Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Quiconque a le potentiel de tomber très bas, a nécessairement le potentiel de monter très haut!
[rabbi Shmouel Weinberg]

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[ainsi, quand notre yétser ara nous vend du désespoir en pointant nos échecs, à quel point nous avons pu tomber bas, alors c'est justement là qu'on doit se relever et se renforcer car nous pouvons aller très haut, b'h. ]

Au mont Sinaï, les juifs ont dit : "Tout ce qu'Hachem a dit, nous le ferons et nous le comprendrons, nous voulons voir notre Roi!" (Yalkout Chimoni - Yitro §276).

=> Chaque mitsva est une occasion de pouvoir est davantage proches d'Hachem, d'encore plus pouvoir le voir, dans l'éternité de notre monde à Venir.

Honorer ses parents

+ Honorer ses parents :

-> La Guémara (Kidouchin 30b) explique que trois partenaires participent à la création de chaque personne : son père, sa mère et Hachem.
Si un enfant honore ses parents, Hachem considère que c’est comme s’Il résidait Lui-même parmi eux et que l’enfant L’honorait également.
[rav David Abou'hatséra]

-> Lorsqu’une personne honore ses parents, elle s’entraîne à être reconnaissante envers ceux qui lui ont fait du bien. Il n’y a pas de plus grande bonté que celle des parents, qui offrent à leur enfant le plus beau des cadeaux, à savoir la vie elle-même.
Grâce à notre gratitude envers nos parents, nous sommes inspirés à être reconnaissants envers Hachem, qui est la véritable source de toute vie, tant la vie éphémère de ce monde que la vie éternelle du monde à venir.
À cet égard, le séfer Ha'Hinoukh (mitva 33) écrit :
"La racine de cette mitsva est qu’il convient à une personne d’apprécier et d’agir avec bonté envers ceux qui lui ont fait du bien ... Elle doit reconnaître que ce sont ses parents qui l’ont mise au monde. Il est donc de son devoir de leur accorder tout l’honneur et tous les bienfaits qui sont en son pouvoir.
Lorsqu’il aura ancré cette qualité (de gratitude) dans son esprit, il en viendra à reconnaître le bien qu'Hachem a fait pour lui. Hachem lui a accordé l’existence, ainsi qu’à ses ancêtres jusqu’à Adam. Hachem l’a mis au monde et a pourvu à tous ses besoins.
Hachem a façonné sa forme et tous ses membres, et lui a donné un esprit doué de connaissance et de réflexion. Qu’il organise donc ses pensées pour prendre conscience de la prudence dont il doit faire preuve au service de Hachem."

-> Concernant la place de l’honneur des parents parmi les 10 Commandements, Rabbénou Bé'hayé (Yitro 20,12) écrit ce qui suit :
"Après nous avoir prescrit l’honneur dû à notre premier Père d’en-Haut (Hachem), la première Table se termine par l’honneur dû au dernier père d’ici-bas (notre père biologique).
Cela revient donc à dire : "Tout comme je vous ai prescrit concernant Mon honneur, de même je vous prescris concernant l’honneur de votre père et de votre mère, qui ont été Mes partenaires dans votre création".
Le verset ne détaille pas les types d’honneur qui leur sont dus, mais nous laisse le comprendre par comparaison avec l’honneur dû à Hachem. Tout comme il nous est prescrit de reconnaître qu'Hachem existe et qu’Il est notre D., il nous est prescrit de reconnaître que nos parents nous ont donné la vie.
Tout comme il nous est interdit de renier Hachem, il nous est interdit de renier nos parents. Un fils ne doit pas renier son vrai père en appelant quelqu’un d’autre son père. Il ne doit pas jurer faussement au nom de son père ou sur la vie de son père. Il ne doit pas servir son père uniquement pour hériter de son argent ou pour son propre honneur."

-> Rabbénou Bé'hayé ajoute ensuite une explication sur la raison pour laquelle la Torah offre explicitement une longue vie comme récompense pour l’honneur rendu aux parents. Parfois, les parents vivent jusqu’à un âge très avancé, et leurs enfants doivent prendre soin d’eux pendant de nombreuses années de maladie. De peur qu’un enfant ne rechigne à porter ce fardeau, la Torah l’avertit que sa propre longévité dépend de la leur. Selon les années pendant lesquelles il prendra soin d’eux, sa propre vie sera prolongée.
Le Maharal (Tiféret Iraël - chap.41) explique cela à un niveau plus profond : en honorant ses parents, qui sont la cause de son existence, il se voit accorder la pérennité de son existence.

-> Une partie de la mitsva d’honorer ses parents consiste à les aimer du plus profond de son cœur et à les considérer comme importants. Il ne suffit pas qu’une personne accomplisse les gestes superficiels de l’honneur. Elle doit ressentir cet honneur dans son cœur.
Le Or'hot Tsadikim (chaar haAhava) ajoute qu’on doit les aimer en reconnaissance de nous avoir élevés et de nous avoir enseigné à marcher dans les voies d'Hachem.

-> Le séfer 'Haredim (mitsva assé 1) écrit qu’aimer ses parents fait partie intégrante de l’honneur qu’on leur rend. Un enfant doit prendre soin de ses parents avec amour, de la même manière qu’ils ont pris soin de lui quand il était jeune. C’est ainsi que nous remboursons la dette de gratitude que nous leur devons.

Machia’h & La vision de Jérusalem

+ Machia'h & La vision de Jérusalem :

-> En raison de leur sainteté, certains aliments ne pouvaient être consommés qu'à Jérusalem.
La guémara (Méguila 9b) précise qu'il n'est pas nécessaire de se trouver physiquement à Jérusalem pour pouvoir manger ces aliments. Même si l'on a quitté les murs de Jérusalem, tant que l'on peut voir Jérusalem, on peut manger les aliments consacrés.
La guémara dit que l'on pouvait encore voir Jérusalem depuis un village appelé Tzofim. (Le mot tzofim signifie "voir").

Le Arizal écrit que le mot tzofé (de la même racine que tzofim) signifie prophétie. Tant que l'on peut voir Jérusalem, on peut puiser dans le Roua'h HaKodech (l'Esprit divin) et le comprendre. Cependant, une fois qu'une personne a dépassé Tzofim et ne peut plus voir Jérusalem, elle ne peut plus se connecter à l'Esprit divin.

Une personne peut voir de grandes distances sur un terrain plat. Cependant, si des collines et des montagnes bloquent sa vision, la longueur qu'elle peut voir dépendra de la proximité ou de l'éloignement des montagnes.
Nous pouvons maintenant apprécier les paroles du prophète Zé'haria lorsqu'il parle de l'ère messianique :
"Toute la terre sera transformée en plaine, depuis la colline de Rimon, au sud de Jérusalem ; mais elle (Jérusalem) sera élevée et restera à sa place. (Zé'haria 14,10).

Au temps du machia'h, le peuple juif sera aimé d'Hachem et il jouira de la gloire d'Hachem. Il n'y aura pas de montagnes, pour ainsi dire, qui empiéteront sur la capacité du peuple juif à voir la gloire de D.
[ rav Yonathan Eibshitz ]

L'intention qu'un homme doit avoir en y trouve montant s'installer en terre d'Israël. En effet c'est une terre Sainte et Il ne faut pas y aller pour y chercher des plaisirs matériels ou des profits corporels.
La seule intention que l'homme doit avoir est de profiter de la présence Divine qui s'y trouve car c'est le lieu choisi par D. afin de résider parmi nous.
C'est cela qui doit éveiller en l'homme l'engouement et la passion pour cette terre. Grâce à elle l'homme s'élève spirituellement.
[Ohr ha'Haïm haKadoch - Kédochim 19,23-24]

Notre humilité dévoile la grandeur d’Hachem

"Bien que Hachem soit appelé Lumière Infinie, dont la grandeur est inaccessible et dont la pensée humaine n'a aucune capacité à saisir Son Essence, en aucun point, nos Sages (Méguila 31a) nous ont enseigné que là où se trouve la grandeur d'Hachem, là se trouve Son humilité.

Hachem dans Sa grande Volonté, a contracté et inséré sa Sagesse à l'intérieur des 613 commandements de la Torah et de toutes les lois qui en découlent, à travers les combinaisons de lettres qui se trouvent dans le Tanakh et dans ses explications ainsi que dans les Hagadot et les Midrachim de nos Sages.
Ceci afin que chaque néchama, roua'h ou néfech qui se trouve dans un corps humain, puisse accéder à ces connaissances, afin d'accomplir tout ce qui lui est possible d'accomplir, que ce soit par ses actes, ses paroles ou ses pensées ...
C'est la raison pour laquelle la Torah a été comparée à l'eau qui, par nature, descend toujours au niveau le plus bas. Il en est de même pour la Torah qui est descendue des mondes supérieurs et qui exprime la Volonté et la Sagesse de Hachem.

C'est depuis cet endroit spirituel supérieur qu'elle est descendue de niveau en niveau, descendant d'un monde à l'autre jusqu'à se matérialiser par des paroles et des sujets de ce monde inférieur qui sont majoritairement des commandements et qui s'expriment par des lettres matérielles écrites avec de l'encre sur les 24 livres du Tanakh afin que chacun puisse accéder a elle par la pensée."
[Baal haTanya - Likouté maamarim - chap.4]

-> Le Shvilé Pin'has écrit :
"Qu'est-ce donc que l'homme pour que Tu T'en souviennes?" (Téhilim 8,5).
[Lorsque Moché était au Ciel pour recevoir la Torah,] les anges ont dit : "Hachem relève davantage de Ton honneur de donner et transmettre la Torah aux créatures célestes."
Hachem demanda à Moché : "Saisis le Trône de Ma Gloire et donne leur une réponse!"
En effet, le Créateur fit une allusion à Moché pour l'orienter dans sa réponse à la question des anges de service.
Puisqu'ils argumentent que ce n'est pas de l'honneur d'Hachem que de donner la Torah à l'humanité, au contraire "Saisis le Trône de ma Gloire".
Il voulait dire par là aux anges que ceci est le meilleur des honneurs pour Hachem que de dévoiler la Torah à l'être humain, conçu de matière, être mortel, car c'est en reconnaissant sa petitesse par lui-même, en ayant conscience de "Qu'est-ce donc que l'homme pour que Tu T'en souviennes?" (Téhilim 8,5).

Autrement dit, c'est par l'intermédiaire de son humilité qu'il va avoir le mérite d'apprendre que même Hachem se conduit ainsi mesure pour mesure en contractant sa Sagesse.
Par contre, vous les anges qui n'avez pas de mauvais penchant, vous pensez par vous-même être aptes à recevoir la Torah en déclarant : "Transmets ta Gloire aux cieux". (Téhilim 8,2).

S'il en est ainsi, vous n'avez pas la capacité d'éveiller le "ma" (מה - qu'est-ce que), questionnement qui suscite l'humilité et qui est le fondement sur lequel Hachem peut également se conduire avec vous, mesure pour mesure, par votre humilité et vous dévoiler toute Sa Torah.
Ceci est la raison pour laquelle Hachem nous a donné la Torah précisément à nous, peuple juif, qui est détenteur du mauvais penchant et éveille la jalousie car ceci nous amène à considérer notre petitesse et développer notre humilité.

Immédiatement, les anges ont reconnu par le même langage accusateur qu'ils avaient utilisé au départ, qu'il n'y avait rien de plus grand que de contracter la splendeur divine de sa Sagesse sur toute la terre à des êtres mortels, conscients de leur petitesse, créant ainsi le plus grand des réceptacles de la Sagesse
divine, par la modestie.
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-> La Torah est composée de Noms divin d'Hachem. Tous les mots et les lettres se divisent pour s'associer et former des Noms divins. La Torah n'est en fait qu'une multitude de combinaisons mathématiques de Noms divins.
Les associations des lettres en mots ne sont apparues que pour l'entendement humain et pour nous décrire les mitsvot que D. a données à Moché.
Hachem transmit à Moché sa lecture originelle par les Noms divins oralement.
[Ramban - dans son introduction sur le livre de Béréchit]

L’orgueil & l’humilité

+ L'orgueil & l'humilité :

-> L'un des tremplins vers le service du Créateur est d'être humble et modeste, de ne pas mépriser une autre personne en pensant qu'elle n'est pas bonne. En effet, chaque personne sert D. selon ses capacités et il est possible que, selon ses capacités, elle en fasse plus qu'un homme juste de haut rang.
C'est pourquoi Moché était "extrêmement humble, plus qu'aucun homme sur la face de la terre".
['Hozé de Lublin - Doudaïm baSadé - paracha Emor]

-> Une personne ne doit pas regarder les défauts d'une autre personne. Qu'est-ce qui la pousse à regarder ces fautes? Son propre orgueil.
Il veut se considérer comme meilleur que l'autre et cherche donc à voir ses défauts.
S'il était honnête et voyait ses propres défauts, il verrait les vertus de l'autre personne et ne se concentrerait pas sur ses points faibles.
[Maor vaChémech]

-> Celui qui possède une véritable humilité considère les autres comme justes tout en se considérant comme humble. Il est préférable d'être fier, mais de voir les autres d'un œil favorable, que d'être faussement humble et de regarder les autres d'un œil péjoratif.
[rabbi Shalom de Belz]

-> Il faut se regarder très humblement, sans penser que l'on possède des vertus. Néanmoins, on ne doit pas être triste. Au contraire, on doit être heureux parce qu'on se rend compte de la vérité.
J'ai vu écrit au nom du Baal Shem Tov que même l'humilité qui n'est pas authentique est souhaitable, parce qu'elle conduit à l'humilité qui est authentique.
['Hozé de Lublin - Zot Zikaron]

-> Parfois, une personne doit faire preuve d'estime de soi pour rehausser l'honneur du Créateur.
C'est ainsi que nos Sages (guémara Sota 5a) ont dit : "Une personne doit avoir un huitième de huitième de mesure d'orgueil".
Cependant, lorsqu'il exerce cette mesure d'orgueil, elle doit être extérieure. À l'intérieur, elle doit se sentir faible et humble et avoir le sentiment qu'elle ne fait cela que pour l'honneur du Créateur.
[Baal Chem Tov - Tsavaat haRivach]

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-> L'orgueil est comme une plante profondément enracinée, avec des tiges longues et fines qui s'enfoncent profondément dans le sol. Pour s'en débarrasser, il faut pénétrer au plus profond de sa conscience et en extirper les traces subtiles. Sinon, une personne ne comprendra jamais à quel point elle est absorbée par l'orgueil.
Une telle prise de conscience est fondamentale pour le progrès d'une personne au service de D.
Sans elle, elle sera freinée par de nombreux types d'obstructions. Par exemple, si au milieu de sa prière ou de son étude, des pensées indésirables lui viennent à l'esprit, une personne peut être envahie par la tristesse et ne pas continuer à s'efforcer d'étudier la Torah, en disant qu'elle n'est pas apte, parce que la Torah doit être étudiée dans la pureté.
Ces pensées sont le résultat de l'orgueil, du fait que l'on ne reconnaît pas sa place. Si une personne reconnaissait son niveau de service divin, qu'elle est encore embourbée dans son désir pour les choses du monde et qu'elle ne devrait pas s'attendre à un service spirituel au-dessus de son échelon, elle serait heureuse d'accomplir l'ordre : "Ne suivez pas votre cœur et vos yeux", et consacrer ses énergies à l'étude de la Torah.
[rabbi Tsvi Elimélé'h de Dinov]

-> [seolon le rav Shalom Klein, à sa source une âme est humble. Une personne témoignant de l'orgueil est un signe qu'elle coupe son âme de sa source (Hachem). ]
Il y a une personne qui est racha, mais le mauvais penchant lui ferme les yeux et lui fait croire qu'elle est juste. Elle peut même paraître juste aux yeux de l'opinion publique, parce qu'il étudie la Torah et qu'il prie. Cependant, ses efforts ne servent à rien, car elle n'a pas une foi totale et ne se lie pas au Créateur [à cause de son orgueil].
[Ohr haTorah]

-> Il y a des moments où même un homme juste doit montrer ses qualités positives, ses réalisations dans l'étude de la Torah et son service divin.
Comment peut-il savoir s'il agit ainsi comme un élément voulu de son service de D. ou si son acte est le résultat de son orgueil?
En observant la réaction des personnes véritablement humbles. Si elles l'écoutent et n'en sont pas affectées, il peut être certain que ses actes étaient des actes de service.
Si, en revanche, elles ne supportent pas ses déclarations, il doit se rendre compte qu'elles émanent de l'orgueil.
[Maor vaChémech]

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-> Une personne a été créée pour passer toute sa vie à se protéger contre l'orgueil.
[rabbi Pin'has de Koritz - Midrach Pin'has]

Un homme pieux a été trouvé dormant seul dans le désert. Lorsqu'on lui a demandé pourquoi il ne s'inquiétait pas de l'attaque d'un animal sauvage, il a répondu : "Je suis gêné qu'Hachem me voie craindre autre chose que Lui" ('Hovot haLévavot 10,6).
Il existe dans ce monde de nombreux instruments de nuisance et de destruction. Une personne qui craint Hachem ne doit pas s'inquiéter de ces agents, car elle peut se fier à la protection d'Hachem.
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm - Avot 4,29]

Ne pas quitter Israël

+ Ne pas quitter Israël :

-> La sainteté de la terre d'Israël est si grande qu'il n'est pas simple de la quitter.
En effet, la guémara (Kidouchin 31b) relate un incident concernant Rav Assi, dont la mère âgée souffrait d'une grave déficience mentale. En raison de son état, elle traitait Rav Assi de manière inconvenante, allant même jusqu'à l'humilier en public. La situation était si difficile pour Rav Assi qu'il s'est enfui en terre d'Israël.
Après s'être installé, il apprit que sa mère le suivait en terre d'Israël. Il s'adressa donc à Rabbi Yo'hanan et lui demanda s'il était autorisé à quitter le pays et à retourner en dehors d'Israël afin d'éviter sa mère.
Rabbi Yo'hanan répondit que c'était interdit. Rav Assi demanda alors : "Quelle est la halakha si l'on souhaite quitter la terre d'Israël afin d'honorer ses parents? Dans une telle situation, est-il permis de quitter la terre d'Israël?"
Rabbi Yo'hanan répondit qu'il ne le savait pas.
Cet incident montre à quel point les nos Sages étaient prudents lorsqu'ils conseillaient à une personne de quitter ou non la terre d'Israël.

-> En effet, le Rambam (Hilkhot Méla'him 5,9) déclare : "Il est interdit de quitter la terre d'Israël pour le 'houtz laAretz, sauf pour étudier la Torah, pour épouser une femme ou pour sauver quelqu'un des non juifs.Une fois ces objectifs atteints, il faut retourner dans le pays. On peut également quitter le pays pour faire des affaires".
Le Rambam conclut : "Même s'il est permis de quitter la terre d'Israël [dans les circonstances susmentionnées], ce n'est pas la voie des personnes pieuses. Voici, Machlon et Kilyon étaient deux des plus grands hommes de leur génération et ils ont quitté la terre à cause d'une grande détresse. Néanmoins, ils ont été punis de leur vie pour cela".

-> La guémara (Baba Batra 91a) rapporte un enseignement que Rav 'Hanan bar Rava a donné au nom de Rav.
"Elimélé'h, Salmon (le père de Boaz) et Ploni Almoni, ainsi que le père de Naomi, étaient tous des fils de Na'hson ben Aminadav".
La guémara demande ce que cela vient nous enseigner et donne une réponse percutante :
"Cela nous enseigne que même si une personne possède d'énormes zé'hout avot (mérites d'ancêtres vertueux), ces mérites ne la protègeront pas lorsqu'elle quittera la terre d'Israël pour aller en dehors."

=> Ainsi, même les mérites du saint père d'Eliméle'h, Na'hshon ben Aminadav, qui fut le premier à sauter dans la mer Rouge avant qu'il ne se fende, ne suffirent pas à le protéger lorsqu'il quitta la terre d'Israël. Malgré la droiture de son père, Elimélé'h et ses deux fils, Ma'hlon et Kilyon, périrent en dehors d'Israël.

En réalité, il n'y a qu'une transgression : l'égocentrisme.
Une fois qu'on s'est dégagé de ce défaut et que l'on aime son prochain comme soi-même, on peut accomplir sa mission [dans la vie] et observer toutes les mitsvot.
[Rav Chimchon Raphaël Hirsch - Beréchit - chap.5 ]