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Avoir conscience de la valeur de chaque mitsva

-> Lorsque Hachem sépara [lors de la Création] les eaux supérieures des eaux inférieures, les eaux inférieures s’écrièrent : "Nous voulons être devant le Roi". Hachem les consola par les mitsvot de nissou'h hamayim (libation des eaux) et de la brit méla'h (l'alliance de sel).
[voir Rashi (Vayikra 2,13) qui explique qu’une alliance fut conclue avec le sel au cours des six jours de la Création, lorsque les eaux inférieures (celles des océans) reçurent l’assurance qu’elles seraient offertes sur l’autel sous forme de sel et d’eau lors de la cérémonie de "la libation d’eau" à Souccot.]

Nous devons nous demander : comment se fait-il qu'un peu d’eau une fois par an (à Souccot) puisse consoler les eaux inférieures? Cette petite quantité n’est rien comparée à l'immensité du restant de eaux inférieures qui ne serait pas proche d'Hachem.
Le Sfat Emet (Souccot 5651) explique que l’on voit ici qu’il faut se réjouir de chaque petite mitsva, car cela a suffi à convaincre l’océan tout entier qu’il n’était pas éloigné d'Hachem.
[Béer Haparacha ]

L’essentiel et le superflu

+ L'essentiel et le superflu :

-> On raconte sur le 'Hazon Ich qu'il priait toujours Min'ha Guédola (la prière de l'après-midi peut se faire dès la mi-journée) dès que l'heure de cette prière arrivait.

L'un de ses disciples le questionna : "Rav, selon la Halakha pure, il est préférable de prier Min'ha Kétana et non Min'ha Guédola. Pourquoi le Rav prie-t-il Min'ha Guédola?"
Le Hazon Ich lui répondit : "Tu as raison, mais je ne peux pas m'en empêcher! Dès qu'arrive le moment de la prière, mon âme explose de joie à l'idée de pouvoir m'adresser à Hachem!"

C'est la différence entre les hommes pieux et le reste du monde : certaines personnes ont comme pôle d'intérêt principal la nourriture, le sommeil ... et à côté, ils prient et étudient, car ils sont tenus de le faire.
Chez les tsadikim, c'est exactement l'inverse : l'étude et la prière sont leurs priorités, leur désir profond. Ils mangent et dorment, car c'est une obligation.

+ "Une transgression éteint le mérite acquis par l'accomplissement d'une mitsva" (guémara Sota 21a).
Mais après le repentir (téchouva), les fautes sont pardonnées et la lumière qui méane de la mitsva brille de nouveau.
[Rabbénou Yona - Chaaré Téchouva 6,2]

Il est écrit : "Pour saisir les bords de la terre et en rejeter les méchants en une secousse" (Iyov 38,13).
On peut en déduire que dans les temps futurs Hachem purifiera Sa terre (Erets-Israël) de toutes les impuretés des nations étrangères et des païens, comme on secoue un habit pour ôter la saleté qui s'est déposée dessus.
Tous les réchaïm qui y sont enterrés seront rejetés à l'extérieur, pour qu'elle soit préservée des forces pernicieuses.
[Zohar - A'haré Mot 72b]

La foi, la prière, les miracles et la Terre Sainte ne sont qu'un seul et même concept.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I 7,1]

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-> Comment cela? Quand nous prions, nous témoignons de notre foi. Pourquoi prier autrement? La prière accroît notre foi et nous rapproche graduellement de notre Créateur. Plus nous prions, plus nous avons le contrôle des éléments. C'est parce que nos prières sont adressées à l'Eternel, qui contrôle la Création entière. Dieu peut donc — et Il le fait — accomplir des miracles en faveur de ceux dont les prières sont empreintes d'un degré de foi particulier. En outre, ces miracles et ces prières sont liés conceptuellement à la Terre Sainte, car ils révèlent la sainteté et le Royaume du Ciel.
[rav 'Haïm Kramer]

Shema Israël

La récitation du Shéma Israël, qui est une proclamation de foi dans le D. unique, est le fondement de toutes les mitsvot.
Les trois paragraphes du Shéma comprennent 248 mots ; par leur lecture, on répare les atteintes portées aux 248 parties de l'âme.

De plus, nos maîtres, de mémoire bénie, affirment : "Réciter le Shéma deux fois par jour, c'est comme accomplir la Torah tout entière" (guémara Ména'hot 99b), car il est dit : "Tu la méditeras jour et nuit" (Yéhochoua 1,8).
[rav 'Haïm Vital - Chaaré Kédoucha 2,6]

Celui qui s'unit à une femme pendant sa période d'impureté menstruelle est passible de la peine de Karète ("retranchement", mort anticipée).
De plus, selon le Zohar, c'est l'une des transgressions qui chasse la Présence divine (Chékhina) du monde et empêche la prière d'être entendue, car il n'y a pas de plus grande impureté.
[rav 'Haïm Vital - Chaaré Kédoucha 2,6 ]

Dans la guémara (Shabbath 33a), Raba bar Chéla déclare au nom de Rav 'Hisda : Celui qui dit des mots grossiers tombera au fond de la guéhinam ...
Rav Na'hman bar Its'hak ajoute : Celui qui écoute en silence ces grossièretés sera, lui aussi, précipité dans la guéhinam, ... même s'il n'a pas tenu des propos inconvenants.
[commentaire des Métsoudot - sur Michlé 22,14 ]

De bonnes habitudes à prendre jeune

+ De bonnes habitudes à prendre jeune :

-> Un homme ne peut changer sa nature profonde. Cependant, même s'il est né sous un mauvais signe astral, il a le choix d'être juste (tsadik), racha ou moyen, comme l'enseignent les Sages (Shabbath 156a) : "Celui qui est né sous le signe de Mars peut devenir soit un meurtrier (racha), soit un Mohel (un homme pieux pratiquant les circoncisions) soit un boucher (moyen)".

C'est le sens du verset : "Donne au jeune homme de bonnes habitudes suivant son chemin personnel" (Michlé 22,6), c'est-à-dire habitue-le à accomplir des commandements en tenant compte de son signe astral et de sa nature ; de la sorte, "même avancé en âge il ne s'en écartera pas".
En revanche, si tu contraries sa nature, il t'écoutera peut-être dans son jeune âge pour ne pas être puni, mais par la suite, quand il sera déchargé de ton joug et ne sera plus sous ton autorité, il s'éloignera des mitsvot, car il lui sera impossible de briser sa nature profonde.
[Gaon de Vilna - Michlé 22,6]

Le sacrifice d’un Cohen célibataire n’est pas agréé

+ Le sacrifice d'un Cohen célibataire n'est pas agréé :

-> "Quand un homme apportera un sacrifice" (Vayikra 1,2) vient exclure un Cohen qui n'est pas marié ; son sacrifice n'est pas agréé et il est privé des bénédictions.
Il n'est pas un homme à part entière et la Présence divine ne réside pas sur lui car il est comme un infirme, disqualifié pour le Service, puisqu'il est "amputé" de sa moitié.

Ainsi, Nadav et Avihou, les deux premiers fils d'Aharon, périrent de mort violente pour avoir apporté «un feu étranger" (Chémini 10,1-2) alors qu'ils n'étaient pas mariés.
Selon Rabbi Aba, c'était d'autant plus grave qu'ils avaient brûlé de l'encens, qui est le sacrifice de la plus haute valeur.
[Zohar - Vayikra 5b]