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-> Qui est appelé "Adam"? Seul Israël (les juifs) est appelé Adam et non les nations du monde. (guémara Yébamot 61a)

-> Seuls les juifs sont appelés "Adam" (homme), car eux seuls possèdent une âme Divine, à l'inverse des non juifs qui ont une âme animale. [rav Moïché Silk]

-> Le terme אדם se compose de : א (aloufo chel olam - Hachem qui est Unique) et דם (dam - le sang)
Lorsque l'âme de l'intellect (la néchama) illumine le sang qui est le support matériel/physique de l'âme vitale du corps (le néfech), comme il est dit : "Car le sang est le support physique de l'âme vitale"(ki adam ou anéfech - Réé12,23), alors cet être est appelé "homme" (Adam).
Par conséquent, "vous êtes appelés 'homme' ", se réfère spécifiquement au peuple juif, dont les âmes ont été gravées dans la pensée Divine, comme l'ont déclaré nos Sages (Béréchit rabba 1,4) : "Le peuple juif a surgi dans la pensée primordiale de D." (Israël alou béma'hachavto).
De même, le verset déclare également : "La nation de Dieu fait partie de Lui" (ki 'hélek Hachem amo - Haazinou 32,9) [tellement que l'âme d'un juif vient d'une partie très élevé, intérieure, d'Hachem, à la différence de celle des non juives ].

C'est donc spécifiquement le peuple juif dont la lettre alef de Adam illumine. Cette illumination rayonne depuis le niveau de intellect originel (l'émerveillement Divin), la source primordiale.
Mais la lettre alef de Adam n'illumine pas les nations du monde en termes de reflet de l'intellect primordial, la première source. C'est pourquoi elles ne sont pas appelées Adam.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Pessa'h ]

+ Après avoir créé Adam, Hachem l'a placé dans le Gan Eden "pour le travailler et le garder" (léavéda oul'chomra - Béréchit 2,15).
Nos Sages (Zohar Béréchit 27a) nous disent que "le travailler" fait référence à l'accomplissement des commandements positifs, et que "le garder" fait référence au fait de s'abstenir des interdictions.
Le but même de la création de l'homme est la réalisation des 613 mitzvos.

Si Adam n'avait pas fauté, il serait resté dans le Gan Eden pour toujours. La distance entre la terre et le Ciel aurait été comme la distance entre une maison et un grenier, tant il lui aurait été facile de s'élever à sa guise, de se prélasser dans l'éclat de la Chékhina, puis de revenir sur Terre.

Après la faute d'Adam et sa chute (spirituelle), sa mission de "travailler et de garder" le Gan Eden a été laissée à l'ensemble de la nation juive pour qu'elle continue là où elle s'était arrêtée, en accomplissant la Torah et ses mitsvot. Lorsque nous nous sommes tenus au mont Sinaï, nous avons accepté cette mission en proclamant "na'assé vénichma". Naassé se réfère aux commandements positifs, tandis que nichma se réfère aux interdictions. (Yalkout Chimoni - Chir haChirim 986)

De même, le roi David dit : : "Evitez le mal et faites le bien" (Téhilim 34,15). Ici aussi, il faut "éviter le mal" en observant les interdictions de la Torah, "et faire le bien" en réalisant les commandements positifs. (Radak)
[rabbi David Abou'hatséra]

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-> Le Ohr ha'Haïm hakadoch (Bé'houkotaï 26,3) écrit que même avant que la mort ne soit décrétée sur Adam pour ses fautes, Hachem n'avait pas l'intention qu'il soit restreind dans ce monde matériel pour toujours. Si tel était le cas, il s'agirait pour lui d'une descente et non d'une récompense, puisque le but ultime vers lequel nous espérons se trouve dans les mondes supérieurs, où nous récolterons la récompense de nos bonnes actions.
L'intention d'Hachem était plutôt que l'homme puisse monter au Ciel comme il l'entendait, profiter des trésors de la vie éternelle, puis revenir sur terre.
L'homme devait pouvoir aller et venir d'un monde à l'autre, comme une personne qui vit à la fois dans une maison et dans un grenier. Ce fut le cas d'Eliyahou haNavi, qui monta au Ciel dans une tempête.
Cependant, à cause de la faute d'Adam, Eliyahou fut contraint de se débarrasser de son corps et de le laisser derrière lui dans ce monde.

L’interdiction de bavarder pendant la prière et à la synagogue

+ L'interdiction de bavarder pendant la prière et à la synagogue :

-> Il est interdit de bavarder à la synagogue (sauf pour une mitsva). Cela est énoncé clairement dans le Choul'han Aroukh (Ora'h 'Haïm 151.1; voir Michna Beroura qui souligne la gravité de cette conduite).
C'est particulièrement grave pendant la prière, la répétition de l'Amida par l'officiant (pendant laquelle si l'on parle, la faute est "trop lourde à porter"; Choul'han Aroukh Ora'h 'Haïm 124,7), la lecture de la Torah, le Kaddich et à tout autre endroit de la prière où le Choul'han Aroukh interdit de parler.

-> L'incident suivant est raconté dans la Massékhet Dérekh Erets (citée par Beit Yossef - Ora'h 'Haïm 125) : Rabbi 'Hama bar 'Hanina rencontra Eliahou Hanavi qui marchait avec des chameaux chargés.
"Que portent ces chameaux?" demanda Rabbi 'Hama bar 'Hanina.
Il répondit que ces chameaux portaient la Colère et la Fureur pour ceux qui parlent entre Kadoch Kadoch et Baroukh Kevod (dans la Kédoucha), entre Yehé Cheméh Rabba et Yichtaba'h, et entre les bénédictions. A propos de celui qui parle à ces moments-là, Hachem dit : "Mais Tu ne M'as pas appelé, Yaacov" (Yechayahou 43,22).

-> Un autre récit est raconté dans un midrach (cité par les poskim ; voir Michna Beroura 56,1) :
un érudit apparut en rêve à son élève avec une tache sur son front, et il expliqua que c'était une punition parce qu'il parlait pendant le Kaddich.
Le Michna Beroura (ibid.) cite aussi le Séfer 'Hassidim : un homme pieux remarqua qu'un autre homme pieux [au monde futur] avait le visage blême. Il expliqua que c'était parce qu'il parlait pendant que l'officiant disait Vayé'houlou et Maguen Avot [dans la prière du vendredi soir après l'Amida] et pendant le Kaddich.

-> Les poskim citent Kol Bo (voir Michna Beroura 124.27) : "Malheur à ceux qui bavardent ou plaisantent pendant la prière, car de nombreuses synagogues ont été détruites à cause de la légèreté d'esprit".

-> Selon le Midrach (Yalkout Chimoni - Tehillim 623) : "Lorsqu'un homme est debout en prière, il doit être heureux d'avoir l'occasion de servir le D. suprême. Il ne faut pas agir avec légèreté d'esprit devant Lui mais Le servir avec crainte."

-> "Il ne faut pas quitter la synagogue avant la fin de toute la prière, sauf pour faire ses besoins ou vomir".
[ séfer 'Hassidim 779 ]

On raconte qu'une vieille dame allait prier tôt et faisait de bonnes actions. Après sa mort, elle est apparue à des justes dans un rêve.
"Quel est ton lot dans ce monde-là? lui demandèrent-ils. On me frappe de grandes punitions. Lorsque les autres hommes et femmes justes sont joyeux, on me chasse de parmi eux. C'est parce que, lorsque j'étais en vie, je sortais de la synagogue pendant la Kédoucha sans attendre que toute la congrégation sorte."
[ voir Séfer 'Hassidim où il raconte un incident semblable.]

Au Ciel, on posera à chaque personne on pose une question lorsqu'elle s'élève après sa mort et se présente devant le tribunal céleste : : "T'es-tu conduit honnêtement ("bé'émouna") dans tes affaires?" (guémara Shabbath 31a).
Le sens simple de cette question est : "Avez-vous été honnête et fidèle (à Hachem) dans vos relations d'affaires dans la matérialité?"
Cependant, il y a beaucoup de gens qui ne pratiquent pas du tout les affaires économiques, et cette question doit donc avoir un autre sens. Il s'agit également de savoir si nous avons travaillé dur pour développer notre émouna (foi), tout comme un entrepreneur consacre toute son énergie au développement de son entreprise.
[Divré Ména'hem de Riminov - Likoutim]

[ la émouna ne vient pas facilement. Il faut constamment faire des efforts pour la développer et la garder vivante, pour rester de feu avec papa Hachem.]

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-> Le 'Hafets 'Haïm a comparé la emunah à une tasse d'eau dans de l'air glacial. Si nous continuons à la remuer, elle restera liquide. Sinon, elle gèlera.
De même, si une personne ne s'investit pas constamment dans le développement de sa émouna, celle-ci se figera rapidement et sera perdue, comme morte.

"Vous vous sanctifierez" (Chémini 11,44) c'est-à-dire vous mettrez des barrières afin de ne pas être amenés à vous rendre impurs! Et par cela je vous promets que vous serez saints.
On apprend de cela que la présence Divine ne réside que parmi ceux qui se privent des plaisirs matériels. D. associe son Nom à eux.
[Ohr ha'Haïm hakadoch]

"Car je suis Hachem votre D." (Chémini 11,44) : c'est-à-dire que vous êtes une nation différente de toutes les autres de par votre sainteté et votre pureté, et D. n'a désiré associer son Nom qu'avec le peuple d'Israël et pour cela il devait les tenir à l'écart des choses impures.

"Vous vous sanctifierez et vous serez saint. Vous ne rendrez pas votre âme impure avec tous ces reptiles qui rampent sur terre". (Chémini11,44)
[Ohr ha'Haïm hakadoch]

Trop bien on va recevoir la Torah … (épisode n°1)

+ Shavouot arrive, et on va recevoir la Torah.
Pourquoi devons-nous être fou de joie, fou d’impatience à l’idée de cela?

Nous allons essayer b"h de voir des citations sur l’importance de la Torah …
Aujourd’hui, épisode n°1!!

 

"Lorsque D. a donné Sa Torah à Israël, Il leur a dit :
"C’est Moi-même, si l’on peut dire, que vous acquérez!"
A plusieurs reprises, le Zohar revient sur cette idée, en affirmant l’identité de D. et de la Torah.
D’une manière encore plus explicite, le zohar nous enseigne que D. Lui-même est appelé Torah, et que la Torah n’est rien d’autre que Lui.

C’est que la racine supérieure de la Torah se trouve dans le plus élevé des mondes supérieurs, celui de ein sof (le sans fin)."

 

(Source : le Néféch ha'Haïm, 4e portique)

La jalousie

--> "Personne ne peut toucher, fut-ce d'un millimètre, à ce qui est destiné à son prochain."
(guémara Yoma 38b)

--> "Tout ce que fait D., c'est pour le bien, qu'Il le fait!"
(guémara Béra'hot 60b)

 => arrêtons de nous battre contre D., arrêtons d'être jaloux, ...
Profitons de ce que l'on a, car c'est réellement ce qu'il y a de mieux pour nous!
TodaHM ...

 

+ "La jalousie est un signe de manque d'intelligence, et une preuve de sottise.
Car l'envieux ne gagne rien, et il ne cause aucun tort à celui qu'il jalouse.
Il ne nuit qu'à lui même!

Cependant, certains sont tellement stupides, qu'ils se rongent, se tourmentent, et sont chagrinés en voyant qu'un autre a un avantage, au point de ne plus éprouver la moindre satisfaction.
--> C'est le sens du verset : "La jalousie est une carie pour les os." "

[Rabbi Moché 'Haïm Luzzato - Méssilat Yécharim - chap.11]

 

+++ Un jour un homme très riche, venu visiter le 'Hafets 'Haïm, exprima son étonnement devant la maison toute simple de son hôte, et lui demanda :
"Pourquoi n'avez-vous pas une habitation digne du plus grand Sage de la génération" (avec des beaux meubles, un divan confortable, ...)?

Le 'Hatefs 'Haïm rétorqua : "Et où sont tes meubles?"
Le visiteur lui répondit : "Ici, dans cette ville, je ne suis qu'un simple invité ; viens chez moi, et tu verras ma maison luxueuse!"

Le 'Hafets 'Haïm lui répliqua : "Moi aussi, je suis un invité ici dans ce monde ; viens et tu verras ce qui m'est réservé dans le monde à venir ..."

---> Cette histoire peut se rattacher au pirké avot (4;16) :
"Rabbi Yaakov dit : Ce monde ressemble à un vestibule devant le monde à venir [éternel]. Prépares-toi dans le vestibule [en accomplissant des bonnes actions, des mitsvot dans ce monde] pour entrer dans le palais.'

D'après cette michna, le monde ici-bas n'est pas le but principal (la finalité) de la création de l'homme ; c'est le moyen par lequel, nous pouvons accéder au monde à venir.

---> De même, le midrach (Kohélét Rabba 1,15) enseigne :
"Ce monde ressemble au vendredi ; celui qui s'est fatigué le vendredi pourra manger le Shabbath ; mais celui qui ne s'est pas fatigué le vendredi, que mangera-t-il Shabbath?
Ce monde est comparé aussi à la terre ferme, et le monde à venir, à la mer : celui qui ne se prépare pas de provisions n'aura rien à manger pendant la traversée!"