Hachem réside auprès de ceux qui accomplissent Sa volonté et Ses commandements ; Il les protège et leur prodigue tous les bienfaits possibles.
Par contre, s'ils contreviennent à Sa volonté et transgressent Ses commandements, ils chassent Sa présence ; se privant ainsi de Sa protection, ils sont condamnés à l'anéantissement.
Le monde tout entier est livré, alors, aux forces du mal et voué à la destruction, comme à l'époque du déluge.
[Zohar - Noa'h p.61a]
Catégorie : Moussar/Pensée juive
L’Alliance de la circoncision
+ L'Alliance de la circoncision
Tous les Bné Israël ont part au monde futur car, respectant l'Alliance en circoncisant leurs fils en toutes circonstances, ils assurent la survie des mondes, comme le laisse entendre le verset : "Si vous ne respectiez pas Mon Alliance (celle de la circoncision) le jour comme la nuit (et en toutes circonstances), Je cesserais de fixer des lois au ciel et à la terre (pour qu'ils subsistent)" (Yirmiyahou 33,25).
De plus, celui qui contribue à la survie des mondes en ne portant pas atteinte à l'Alliance de la circoncision par des relations interdites a droit au titre de "juste" (tsadik), à l'instar de Yossef qui a mérité ce qualificatif pour avoir repoussé a avances de la femme de Potiphar.
[Zohar - Noa'h p.59b]
Combien l'homme doit-il peiner jour et nuit dans l'étude de la Tora. En effet, Hachem prête une oreille attentive à ceux qui l'étudient de la sorte et crée un nouveau ciel à partir de chaque signification nouvelle que l'homme y découvre.
[Zohar - Introduction p.4b]
Terre d’Israël & les 3 serments
-> La guémara rapporte qu'Hachem a fait descendre "trois serments" sur le monde. Nous allons en examiner un de près. "Rabbi Yossi, fils du Rabbi 'Hanina, dit : À quoi se rapportent ces trois serments? L’un d’eux est que le peuple juif ne montera pas en Israël avec force." [Kétoubot 111a]
-> Rachi explique que cela signifie que nous avons interdiction de monter en terre d’Israël "avec une main forte".
Cette affirmation a été interprétée et enseignée par le rabbi de Satmar comme une interdiction interdisant aux juifs d’entrer en terre d’Israël par la force. Selon cette interprétation, la reprise actuelle de la terre d’Israël par le peuple juif était considérée comme une violation de cette interdiction.
Comment concilier l'obligation actuelle de vivre en Israël et l'apparente interdiction de reprendre la Terre par la force et via des guerres menées par l’armée israélienne?
Il y a plusieurs réponses à cette question.
-> Le Avné Nézer (Yoré Déa 2:454:56) explique que le peuple juif ne s'est jamais rassemblé pour accepter ce serment, et donc, nous n'y sommes pas liés.
-> Le Maharal (commentaire sur Aggadot et Nétsa'h Israël 25) enseigne que le serment était destiné à punir le peuple juif, mais pas comme une interdiction contraignante. Si la situation se présente où nous pouvons mettre fin à la punition et que nous avons le pouvoir de reprendre la terre d'Israël par la force, alors bien sûr, nous pouvons et devrions agir en conséquence.
-> Le rav Meir Sim'ha de Dvinsk (dans Kitvé Messé'h 'Hokhma) écrit que lorsque le gouvernement britannique a publié la Déclaration Balfour en 1917, donnant au peuple juif le droit et la permission d'établir une patrie en terre d'Israël, "la peur du serment avait été levée". Ce n'étaient plus les juifs qui prenaient Israël par la force, mais les nations du monde qui nous permettaient d'entrer dans la terre.
-> Le rav Shlomo Yossef Zevin a répondu que le serment était contraignant tant que les nations du monde respectaient leur part du contrat. Le 3e serment mentionné dans ce passage du Talmud était que les non juifs ne nous infligeraient pas trop de souffrances. Comme ils ont violé leur part du serment et nous ont persécutés terriblement, le peuple juif n'est pas lié par leur serment et il était permis de prendre la terre d'Israël par la force.
-> Le rav Kook enseigne que ce passage talmudique est juste de nature aggadique et non halakhique.
-> Le Steïpler écrit que même si l'on dit que ce passage était destiné à être de la halakha, et même si l'on dit qu'aucune des explications données ci-dessus n'est correcte et que l'interdiction a été violée, elle a déjà été violée. Maintenant, il n'y a aucune raison pour nous de ne pas vivre en terre d'Israël et de profiter de tous les avantages spirituels que la vie dans le pays apporte au peuple juif.
Lorsqu'on a peur d’un non juif ou d’une arme telle qu’une épée, on doit se dire : "Pourquoi aurais-je peur d’un être humain comme moi? Le Créateur, béni soit-Il, réside assurément en cet être humain ; à combien plus forte raison devrais-je donc avoir peur de Lui, béni soit-Il!"
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 120]
<--->
[notre crainte d'Hachem doit toujours avoir le dessus sur notre crainte d'autre chose, car rien ne peut exister, agir, sans un décret d'Hachem le permettant. ]
L'étude de la Torah doit être faite avec énergie et empreinte d’une grande joie. Cela permettra de réduire les pensées étrangères.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 113]
Se préparer à une mitva
+ Se préparer à une mitva :
-> Le rabbi de Kotzk explique la nécessité des préparatifs pour une mitsva en affirmant que si l’on tente de se connecter à Hachem en accomplissant une mitsva sans préparation préalable, celle-ci ne parvient pas [pleinement] à atteindre le "côté de la sainteté", mais est plutôt saisie par les forces néfastes.
Ceci est suggéré dans le verset qui dit : "Et il prit de ce qui lui tombait sous la main comme présent pour Essav" (Vayichla'h 32,14).
Ceci suggère que si quelqu'un s'empare d'une mitsva sans préparation, il s'agit d'un "cadeau pour Essav", ce qui signifie qu'il est livré aux forces du mal et n'aura aucun effet positif.
<--->
[une mitsva génère une lumière, qui si on n'a pas fait les efforts, les préparatifs pour avoir un réceptacle, risque d'être saisie par les forces du mal, les renforçant. ]
"Mais la colombe ne trouva pas de lieu de repos pour la plante de son pied" (Noa'h 8,9).
-> Le midrach (Béréchit rabba 33,6) commente que si cette colombe, que Noa'h avait envoyée depuis l'Arche, avait trouvé un lieu de repos pour la plante de son pied, elle ne serait pas revenue.
Le midrach dit ensuite qu'elle s’est dispersée parmi les nations, mais n’a trouvé aucun repos.
Si le peuple juif avait trouvé le repos parmi les nations (ex: dans leur matérialité, vision du monde), dit le midrach, il ne serait pas revenu.
[rav Moché Sternbuch]
-> "Maintenant que Hachem nous a rapprochés de Son service" (véa'hchav kérvanou aMakom laavodato)
Le Ram'hal (Daat Tévounot - p.180) enseigne que "cette louange se renouvelle chaque jour pour le peuple juif". [comme en témoigne le mot : véa'hchav (maintenant) ]
Dans la mesure où nous nous rapprochons d'Hachem, Il nous rapproche de Lui.
Le rav El'hanan Wasserman (Kovetz Maamarim) explique que la vérité est claire pour tout le monde, et que le déni de l'existence d'Hachem n'est qu'une excuse pour se livrer à ses désirs personnels.
C'est, dit-il, pourquoi nos Sages parlent de "s'égarer après vos cœurs" (Chéla'h Lé'ha 15,39), en référence à l'hérésie. On pourrait penser que l’hérésie relève du cerveau et de l’intellect, et non du cœur. Mais les Sages nous enseignent que l’hérésie trouve en réalité ses racines dans le désir et la convoitise, car nier l’existence d'Hachem donne à une personne le droit de suivre les désirs de son propre cœur.
[rapporté par le rav Moché Sternbuch]