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La Torah = ni du temps, ni de l’espace …

+ La Torah = ni du temps, ni de l’espace …

La Torah fut donnée :
- dans un endroit isolé et inconnu = le désert ;
- à un moment peu précis = on ne sait pas en effet, s’il s’agit du 6 ou du 7 du mois de Sivan.
Tout cela pour nous dire que la Torah ne dépend ni du temps, ni de l’espace.

On entend souvent les réflexions suivantes : ‘’nous devons coller à la réalité de l’endroit et vivre avec notre environnement’’ ou ‘’les temps ont changé, on ne peut plus vivre comme ont vécu nos ancêtres !’’
Le Rav Israël Salanter conclu en disant que c’est pour cela qu’il est écrit : ‘’Les paroles de la Torah doivent apparaître à tes yeux, comme si elles avaient été dites aujourd’hui’’
== La Torah existe et reste toujours d’actualité, à tout moment et en tout lieu !!

Source (b"h) : le ‘’Séoudat aMélé’h’’ du rav Moché Pell

Torah : source de bénédiction …

+ Torah : source de bénédiction ...

Le 'Hafets 'Haïm répondait souvent à ceux qui venaient lui demander sa bénédiction :
"Pourquoi vous fatiguez-vous à venir chez moi, et pourquoi demandez-vous ma bénédiction?
Les bénédictions sont entre vos propres mains, comme la Torah le dit : "Si vous allez selon mes préceptes, et que vous observez mes commandements ..." (Vayikra 26,3), vous pouvez atteindre toutes les bénédictions mentionnées dans la Torah.

Allez, étudiez la Torah, et observez ses commandements, soutenez-la et ceux qui l'étudient, et vous serez garantis que s'appliquera sur vous la bénédiction : "Béni soit celui qui accompli les paroles de cette Torah". "

 

 

Etudier la Torah pour la vivre …

+ Un Kollelman se présenta un jour devant le Rabbi Mendel de Kotzk, et commença à se vanter d’avoir étudié le Talmud (le Shass) dans sa totalité.

"Ah bon !" répondit Rabbi Mendel d’un ton moqueur ; "tu as déjà étudié le Talmud en entier ? Mais qu’est-ce que le Talmud t’a enseigné à toi ?"

 

 

Voir un, pour vivre un …

+ Nous répétons 2 fois par jour : "Tu aimeras Hachem ton D. ..." (véa'avta ét Hachem éloké'ha ... ).
Que disons-nous avant?
= "Chéma Israël ... Hachem é'had" (= Hachem est Un")
==> d'abord, nous proclamons l'unicité de D., et ensuite notre amour à son égard!!

Le principe fondamental du lien réciproque entre les conjoints consiste dans le fait que chacun est unique pour l'autre.
La relation du peuple juif avec D. est semblable à celle d'un couple (le don de la Torah étant notre mariage!).

--> Vis-à-vis de son/sa conjoint, il faut avoir des actes qui témoignent que rien n'a plus d'importance à nos yeux, qu'à part lui/elle rien n'existe/n'a de valeur.

De même, nous devons faire passer D. avant tout autre centre d'intérêt/désir.

Arrêtons de prononcer, le mot éh'ad (Un) automatiquement, tâchons de le vivre réellement, et alors nous serons imprégnés d'amour pour D. ("Tu aimeras Hachem ton D."), et de même dans notre couple :
"Ma femme/Mon mari est un (é'had)" ===> [et alors] "Tu aimeras ta femme/ton mari" ...

 

b"h, à l'image du verset : "Des trombes d'eau ne pourraient éteindre l'amour, des fleuves ne sauraient le noyer" (Shir haChirim 8,7), que notre amour soit toujours plus intense, dans la joie, la santé et le shalom. Amen!

 
Source (b"h) : issu d'un dvar Torah du Rav Chimchon David Pinkous

"L'homme est malheureux parce qu'il s'attend toujours à recevoir de l'autre, alors que le but de la vie est de donner.
C'est la raison pour laquelle, il ne peut pas être heureux, car il va à l'encontre de ce pour quoi il a été créé."

[Rav Eliahou Dessler]

"Qu'ils sont stupides ces hommes qui se lèvent devant un rouleau de la Torah, et non devant le disciple d'un Sage qui est un rouleau de la Torah vivant."

[Rava - guémara Makot 22b]

-> Le rav El'hanan Wasserman rapporte qu'une fois le Netsiv portant le Séfer Torah à la Bima, il a glissé et est tombé avec le Séfer Torah.
Alors que tout le monde a couru pour ramasser en premier le Séfer Torah, rabbi Itzélé de Volozhin a crié qu'il faut relever le Nétsiv d'abord, car il est un Séfer Torah vivant.

-> Le Séfer Béer Moché rapporte que le gadol rabbi David Deutsch (1756-1831) est venu tard la nuit dans la ville de Pressburg, et il n'a pas trouvé de place pour se loger.
C'est pourquoi, il est allé à la synagogue et s'est reposé à même le sol.
Tôt le matin lorsque le 'Hatam Sofer est arrivé et qu'il a vu le rabbi Deutsch sur le sol, il a alors décrété un jeûne, affirmant qu'un Séfer Torah est au sol!

Les passions, les désirs …

+ Les passions, les désirs ...

--> "L'homme meurt sans avoir satisfait la moitié de ses désirs."
(Kohélét Rabba 1,13)

-->Le Gaon de Vilna, compare les passions à l'eau salée : celui qui y goûte veut étancher sa soif, mais il ne fait que l'aviver encore davantage."

--> Le Rav Na'hman de Breslev disait : "Les passions sont comme un rayon de lumière, insaisissable."

--> Le roi Salomon a dit : "Comme, il est sorti du sein de sa mère, nu il s'en retournera, tel qu'il est venu, et il ne retire rien de son travail qu'il puisse emporter dans sa main."
(Kohélèt 5,14)

--> "Rabbi Méir : "A sa naissance, l'homme entre dans ce monde les poings fermés, comme s'il pouvait attraper le monde entier dans ses mains.
Mais à sa mort, il part les mains tendues, montrant à tous qu'il n'emporte rien."
(Kohélèt Raba 5)

 

"Ce monde ressemble à un oeil : le blanc de l'oeil évoque l'océan qui entoure le monde entier ; l'iris, le monde lui-même ; la pupille - Jérusalem ; et la prunelle - le Temple."

[Déré'h Erets Zouta chap.9]

Trop bien on va recevoir la Torah … (épisode n°2)

+ Trop bien on va recevoir la Torah dans quelques jours … (épisode n°2)

Nous allons rapporter (b"h) un texte du Rav David Pinkous, afin de voir qu'une vie sans Torah, c'est une vie sans véritable joie ...

Une des caractéristiques les plus marquantes du juif, à toutes les époques, était la sim’ha, la joie.
J’ai une fois entendu un spécialiste des langues, un non-juif, dire qu’aucune langue, au monde, ne possède autant de mots pour exprimer la joie que la langue sainte.
En anglais, il y a 2 ou 3 synonymes, et c’est tout !
En hébreu, il y a : sim’ha, guila, rina, ditsa, ‘hedva, sasson , …
Pourquoi ?

Chaque peuple enrichit son langage de ce qui est l’essentiel à sa vie.
Par exemple, dans la langue des Esquimaux, il y a 6 ou 7 synonymes pour décrire la neige.
En anglais, il n’y a que le mot : snow, et en hébreu : chélèg.
Par contre, ceux qui habitent près du pôle Nord possèdent une quantité de mots pour définir ses différents états : molle, dure, poudreuse, …

Dans le peuple juif, la joie a toujours occupé un point central, et c’est pourquoi il existe tant de mots, qui l’expriment.
Aujourd’hui, cela nous nous est un peu difficile à comprendre, car … nous vivons dans la tristesse.

En effet, toute notre existence nous semble balisée de problèmes, de soucis, de malheurs et de dépressions.
On essaie alors de créer un sentiment de joie factice en achetant une nouvelle voiture, une nouvelle maison, ...
On essaie de se divertir pour trouver la joie, mais dans le fond, c’est la tristesse qui habite notre cœur.
Aujourd’hui, on entend partout de bruyants éclats de rire ? Qu’est-ce que cela signifie ?

== au plus profond d’eux-mêmes, beaucoup de gens sont tristes, et c’est pourquoi ils s’efforcent de rire.
Ils recherchent sans cesse ce qui pourrait leur apporter de la joie, et ils ne le trouvent pas …

L'âme de l’homme, par sa nature, est assoiffée de quelque chose, et lorsqu’elle ne le trouve pas, elle reste affamée … et devient triste.
Nous devons donc vérifier, en nous-mêmes, si nous connaissons la vraie joie, si nous sommes heureux d’être juifs, de pouvoir accomplir les mitsvot, d’étudier la Torah : bref, être en relation directe avec le Maître du monde.

Selon le Rav Akiva Tatz = "La joie réelle, c’est ce qu’on éprouve quand on fait ce qu’on doit faire."
Ainsi, la joie est la réponse de la néchama (l’âme), lorsqu’on fait ce qui doit être fait.

Or, sachant que l’âme de tout juif n’aspire qu’à étudier la Torah, à accomplir les mitsvot, … => vivement le don de la Torah !!

Source (b"h) : le "néféch Chimchon" du Rav Chimchon David Pinkous

La prière …

+ La prière ...
Le Choul'han Arou'h dit, à propos de la prière, que celle-ci "doit être récitée comme une supplication, tel un pauvre qui mendie aux portes, et non comme une charge dont on cherche à s'acquitter." (Hil'hot téfila 98,3)Le Michna Béroura écrit : "cela signifie que même, s'il la récite sous forme de supplication, s'il ne réfléchit pas qu'il vient solliciter le Roi pour ses besoins, mais qu'il prie seulement pour s'acquitter de son devoir, ce n'est pas correct, et il faut y faire très attention."

=> Le Rav Pinkous dit :
On doit se rendre à l'office exactement pour les mêmes raisons qu'on se rend dans un supermarché.
On n'y entre pas parce que cela fait partie de notre emploi de temps, mais parce qu'on a besoin de pain, de lait, ...

Le Michna Béroura traduit les paroles des Sages : "Ne fais pas de ta prière une obligation fixe, mais un moment de miséricorde et de supplication" (Avot 2,13), de façon littérale :
== on doit entrer dans une synagogue, et prier parce qu'on a besoin de D.
On vient Le solliciter, Le supplier!

Sans cette intention, et si on prie simplement "parce qu'il le faut", certains A'haronim pensent qu'on n'est pas quitte.
Néanmoins, à postériori, le Michna Béroura tranche qu'il n'est pas nécessaire de recommencer à prier une seconde fois.

C'est ce qu'on appelle vivre avec D. ; et ce lien/ ce fait de "marcher" avec D. est totalement dissimulé aux autres humains, c'est de l'ordre de l'intimité.

Source (b"h) : le "néféch Chimchon" du Rav Chimchon David Pinkous