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Un mal être dans sa vie = absence de prière sincère

"L’âme prie en permanence.
Lorsque de nombreux jours ou années se sont écoulés sans prière sincère, des pierres toxiques s’accumulent autour de notre cœur, et nous ressentons à cause d’elles une certaine lourdeur d’esprit."
[rav Avraham Kook - Olat haRaaya - Introduction]

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-> Le rav Arié Ben David explique :
Pendant une prière sincère, il se produit "l’harmonisation de l’âme" ...

La douloureuse réalité que le rav Kook nous transmet est la suivante : à moins de nous livrer à
une "prière sincère", des pierres toxiques s’accumuleront inévitablement autour de nos cœurs.
Elles s’accumuleront, de plus en plus haut et de plus en plus large, jusqu’à ce que nous ayons du mal à accéder à notre for intérieur. Elles épuiseront notre énergie vitale. Nous devons sans cesse nous réaligner et puiser dans la force animatrice de notre âme, qui repose au plus profond de nous-mêmes et y est souvent dissimulée.
En bref, nous devons nous arrêter et nous écouter, écouter la voix de notre âme. Écouter profondément, sans arrière-pensée.

Lorsque le rav Kook parle de "prière sérieuse", il ne fait pas référence à une prière organisée, formelle et publique. Il ne fait pas allusion aux moments de la journée où un juif traditionnel prierait, ni aux paroles du livre de prières.
Il fait référence à une prière personnelle et profonde qui, à ses yeux, consistait avant tout à prêter une oreille attentive à la voix intérieure de l’âme. Une prière d’écoute attentive, une prière d’ouverture et de vulnérabilité, invitant la sagesse divine à venir à nous par le biais de notre voix intérieure.
Cette prière sérieuse est une pause dans la projection de notre énergie vers l’extérieur ; c’est un recentrage intérieur qui consiste à diriger notre énergie vers l’intérieur, afin d’être plus présents à nous-mêmes.

À ne pas confondre avec la méditation, la "prière sérieuse" pour le rav Kook ne vise pas à atteindre un sentiment de sérénité ou de tranquillité. La "prière sérieuse" est une préparation à recevoir des conseils venant de l’âme et à servir de catalyseur à la croissance personnelle et à l’action.
La "prière sérieuse" peut avoir lieu à tout moment, en tout lieu, pour n’importe qui.

Le rav Kook écrit que notre âme communique sans cesse avec nous ; elle nous murmure, nous chante et prie sans cesse. Elle nous transmet son message, tantôt par des éclairs de lucidité, qu’il qualifie d’ "éclairs de l’âme", tantôt par de subtiles intuitions.
Elle nous suggère les pas à suivre dans notre vie. Elle éclaire notre chemin. La "prière sérieuse" consiste à écouter la prière de notre âme, qui tente sans cesse de se faire entendre.

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-> "Les ondes provenant du royaume supérieur agissent sans cesse sur nos âmes.
Les moments de notre sensibilité spirituelle intérieure sont le résultat des sons émis par le violon de notre âme, qui écoute l’écho des sons émanant du royaume divin."
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 8:15]

-> Le rav Arié Ben David commente :
La prière sincère consiste à "écouter les ondes du royaume supérieur qui agissent sur nos âmes", à "écouter l’âme qui prie sans cesse!", à canaliser la manière dont Hachem veut que nous vivions dans ce monde.
Lorsque, pour quelque raison que ce soit, nous ne vivons pas, ou ne pouvons pas faire une prière sérieuse, alors "des pierres toxiques s’accumulent autour de [notre] cœur".
Les pierres toxiques sont les obstacles qui entravent et limitent notre capacité à aimer. Elles créent "une certaine lourdeur d’esprit", une apathie spirituelle, une incapacité à être pleinement vivant et épanoui.

La prière sincère est le moyen qui me permet de mieux écouter la voix de mon âme. La prière sincère aide à éliminer les obstacles qui obstruent les chemins de mon âme. La prière sincère me recentre sur la manière de devenir la personne que je souhaite être. La prière sincère m’aide à révéler ce qui se passe véritablement en moi.

En bref, la prière sincère est la porte d’accès pour devenir plus aimant.

... Notre prière la plus profonde nous révèle notre désir le plus profond, dans une vulnérabilité et un désir ardent absolus. Paradoxalement, lorsque nous faisons l’expérience de la "prière sincère", lorsque nous écoutons la voix intérieure de notre âme et que nous prions avec un désir ardent et une vulnérabilité totale, nos prières sont exaucées.
D’une manière ou d’une autre, mystérieusement, nous débloquons quelque chose en nous-mêmes et découvrons la force et la sagesse dont nous avons besoin.
La volonté d’exprimer nos aspirations et nos espoirs les plus profonds nous ouvre les yeux sur la prochaine étape du chemin qui nous mènera à devenir des personnes plus aimantes.

-> "C’est par la prière que nous retrouvons l’amour pour ce monde."
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 1:467]

Une personne peut porter en elle les fautes d’une première ou d’une deuxième vie (incarnation).
Mais lorsqu’elle prie en faveur des fauteurs (du peuple juif), alors elle répare ses propres transgressions.
[Baal Shem Tov - rapporté par le Déguel Ma'hané Efraïm - Likoutim Nitsavim]

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[le judaïsme accorde une place importante au fait de juger autrui favorablement, et là on voit qu'on doit même prier pour ceux qu'extérieurement semblent être des fauteurs juifs (on leur souhaite le meilleur, et surtout que leur lumière divine interne puisque briller pleinement!). ]

La grandeur de la prière

-> Le midrach (Chémoth raba 21,4) enseigne : après que toutes les prières ont été reçues dans le Ciel, un ange prête serment ... et les adresse vers les sphères célestes, en direction de la Couronne d'Hachem.

-> "Sachez-le : même les anges ne peuvent s'élever au niveau que les prières peuvent atteindre"
[rabbi Nathan de Breslev - Avané'ha Barzel - p.88 ]

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-> b'h, par exemple également : https://todahm.com/2020/03/25/13078-2

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-> "C'est par la prière que l'homme s'attache principalement avec Hachem"
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan II, 84]

-> "Notre force vitale provient essentiellement de la prière"
[Likouté Moharan I 9,1]

-> "La prière imprègne de vie l'univers entier"
[Likouté Moharan I 9,3]

-> "Par ses prières, chaque juif acquiert une maîtrise et un contrôle absolus. Il peut réaliser tout ce qu'il désire"
[Likouté Moharan II, 97]

-> La prière aide à annuler un décret céleste avant, et même après sa promulgation.
[séfer haMidot - Téfila]

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-> La prière a le pouvoir de changer la nature.
[Likouté Moharan I 216]

-> Cela s'applique aussi bien aux forces de la nature qu'à la nature humaine.
Rabbi Nathan dit une fois:
"Seule la prière peut aider l'individu à briser ses mauvais désirs. La raison en est très simple : normalement, quand une personne brise ses désirs, il lui en reste deux ; de la même façon lorsqu'on casse quelque chose en deux, on obtient deux morceaux. Mais la prière nous aide à nous débarrasser complètement de tous nos mauvais désirs".
[ cf. Sia'h Sarfé Kodech I, 511 ]

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-> Il existe trois genres de prières : la prière de David (Tehilim 86), la prière de Moché (Téhilim 90), et la prière du pauvre (Téhilim 102). Cette dernière est de loin la plus puissante, enseigne le Zohar (III, 195a).

C'est parce qu'elle provient d'un cœur brisé.
L'indigent se tient devant Hachem et se lamente sur son sort. "Pourquoi moi? Pourquoi dois-je souffrir?"
Cette prière est tellement efficace qu'elle brise toutes les barrières et s'élève directement vers Hachem.
Rabbi Nathan écrit : "Combien plus forte est la prière de l'individu qui s'écrie devant Hachem qu'il se sent spirituellement appauvri, qu'il sombre dans le domaine matériel et voudrait tant se rapprocher d'Hachem. Certainement cette prière s'élèvera directement vers le Ciel!"
[Likouté Halakhot - Téfilin 5,43 ]

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-> Ne cherchez pas trop à recevoir une réponse à vos prières. Il faut prier, prier fort ; les prières doivent être des supplications. Sinon (D. accèdera à votre demande, mais) c'est comme dérober quelque chose aux Cieux.
[Likouté Moharan I, 195]

Prier avec kavana

Lorsque l'on prie avec concentration, en unissant la pensée à la parole et en prêtant l'oreille à ce que l'on prononce, alors notre force imprègne naturellement nos mots.
Toute votre énergie aspire au moment où elle sera canalisée dans des paroles de sainteté.

Lorsque vous concentrez votre esprit sur la prière, cette force se précipite pour habiter les mots. En vous concentrant sur les paroles, cette force pénétrera vos prières sans que vous ayez besoin de la forcer.
[rabbi Na'hman de Breslev - Si'hot haRan 66]

=> on doit se forcer à prier avec toute sa force et son énergie du moment. En effet, si on se concentre sur la prière, alors les mots (de sainteté qui la composent) vont eux-mêmes donner l'énergie de prier avec force.

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-> L'essence de la prière est par définition la compréhension simple et directe des mots que l'on prononce.
[Likouté Moharan II, 120]

Prière & Torah

"Toute la Torah qu'une personne étudie se joint à ses prières pour illuminer les mots qu'elle prononce.
La Torah renforce et renouvelle la prière ; la prière renforce et renouvelle l'étude de la Torah"
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I 2,6 ]

Il écrit aussi : "La source de la Torah jaillit (provient) de la prière." (Likouté Moharan I 8,7).

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-> Tu dois implorer et prier avec une ferveur extrême pour avoir le mérite de comprendre la Torah.
[Likouté Moharan I 21,8]

-> A quelqu'un qui lui demanda une fois un conseil sur la dévotion dans le service divin, Rabbi Na'hman préconisa d'étudier la Torah. "Mais je ne sais pas comment apprendre!" réagit l'homme.
"Tu n'as qu'à prier. Tout devient possible par la prière. On peut en tirer le plus grand des bienfaits", lui dit Rabbénou.
[Likouté Moharan II 111 ]

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-> Il existe deux types de prière: pour les besoins matériels, et pour les besoins spirituels. Il va sans dire que la prière qui concerne les besoins matériels occupe un niveau bien inférieur à celui de l'étude de la Torah. Cependant, lorsque la prière touche au domaine spirituel, elle se trouve à un niveau supérieur à celui de l'étude de la Torah.
Yaakov symbolise la Loi Ecrite, Rachel la Loi Orale et Léa la prière spirituelle. Yaakov pensait que s'il devait accéder à la compréhension totale de la Torah, il devait auparavant associer la Loi Ecrite à la Loi Orale (épouser Rachel). La prière (Léa) suivrait.
Hachem avait une autre conception des choses et fit épouser d'abord Léa par Yaakov.
L'atteinte du sommet dans l'étude de la Torah ne peut se faire que par la prière pour ses besoins spirituels.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Roch 'Hodech 5,2 ]

-> "La prière est l'arme principale du machia'h. Toutes les batailles qu'il mènera, toutes les conquêtes qu'il fera, toutes proviendront du pouvoir de la prière".
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I 2,1 ]

-> Rabbi Nathan ajoute : "L'arme essentielle de chaque juif est la même que celle du machia'h : la prière." (Likouté Etsot I, 2-1)

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-> Aujourd'hui avant la venue du machia'h, la principale forme de service [Divin] est la prière.
[rabbi 'Haïm Vittal - rapporté dans le Tzetel Katan du Noam Elimélé'h]

"Qui peut prétendre avoir une foi complète?
Si l'homme croyait fermement qu'Hachem écoute toutes les paroles qui sortent de sa bouche, il réciterait certainement ses prières avec une concentration et une intensité extrêmes"
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I 62,2 ]

[ainsi un axe d'amélioration de notre émouna est de davantage ressentir cette réalité lors de nos prières. ]

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-> Aussi longtemps que l'individu qui récite sa prière est conscient de la présence de quelqu'un d'autre, sa concentration n'est pas complète. Il doit accéder à un niveau où il n'y a plus qu'Hachem et lui-même.
[Likouté Moharan II, 103]

Le Birkat Hamazon est précieux aux yeux d'Hachem. Lorsqu'une personne le récite avec joie, Hachem déverse Ses bénédictions avec joie et générosité.
C'est pourquoi il ne faut jamais le réciter dans la tristesse, mais toujours avec joie.
[Zohar ]

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-> Réciter le Birkat Hamazon à partir d'un sidour ou d'un livret dédié, avec une kavana sincère, est une ségoula pour voir naître des générations d'enfants et de petits-enfants qui craignent le Ciel et sont des érudits de la Torah.
[rav Shlomke de Zvhill ]

-> J'ai appris de mes maîtres ... que quiconque veille scrupuleusement à la récitation du Birkat Hamazon bénéficiera d'une subsistance honorable tout au long de sa vie.
[séfer ha'Hinoukh - mitsva 430 ]

Lorsqu’on se tient debout pour prier, on doit s’imaginer que l’on se tient debout au Ciel.
[Rambam - Michné Torah - Hilkhot Téfila 5,4 ]

=> le Rambam n'aborde pas une attitude destinée à une élite pieuse, mais il s'adresse à tous les juifs sans exception. On doit faire l'effort de s'imaginer réellement quitter ce monde pour se trouver au Ciel.

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[selon rabbi Na'hman de Breslev, avoir de la émouna dans le domaine de la prière, implique que l'on est certain qu'Hachem se trouve en face de nous, écoutant et désirant chacun de nos mots de prière.
(plus on se renforce et on vit cette réalité, plus c'est le signe que notre émouna se renforce dans ce domaine) ]

La grandeur d’une prière faite avec kavana

+ elle est acceptée au Ciel :

-> La guémara (Roch Hachana 18a) dit que deux personnes qui sont malades d'une façon équivalentes, ou deux personnes comparaissant devant un tribunal pour un crime identique passible de la peine capitale, l’une survit et l’autre non ; l’une est exécutée et l’autre est libérée. Pourquoi l’une a-t-elle mérité d’être guérie et l’autre non? Pourquoi un suspect a-t-il échappé à la peine capitale et l’autre non?
La raison en est que l’un a prié et a été exaucé, tandis que l’autre a prié et n’a pas été exaucé.
Pourquoi l’un a-t-il été exaucé et l’autre non?
La guémara répond que, puisque l’un a récité une "prière complète", il a été exaucé, tandis que l’autre, qui n’a pas récité une "prière complète", ne l’a pas été.
Rachi explique à cet endroit qu’une "prière complète" désigne une prière avec kavana.

-> De même, le Yérouchalmi (Béra'hot 5,5) dit : "Rabbi Shmouel bar Na'hmani dit : "Si tu as de la kavana dans ta prière, tu constateras que ta prière a été acceptée ... comme le dit le verset : "Guide leur cœur, que Ton oreille soit attentive" (ta'hin libam, takchiv ozné'ha - Téhilim 10,17).
Si l’on ressent une aide d'Hachem lorsque l'on prie avec kavana, c’est un signe clair qu'Hachem a entendu et accepté notre prière.""
[Toldot Yaakov Yossef - paracha Nasso]

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+ c'est une échelle pour nos prières :

-> Le verset dit : "il y avait une échelle (סולם - soulam) fixée sur la terre, dont le sommet atteignait le Ciel" (Vayétsé 28,12). [Yaakov en vu en rêve des anges qui y montaient et y descendaient]
Le Baal haTourim explique que cela fait allusion à ce qui suit : "soulam" (סולם - une échelle), correspond à la valeur numérique de "kol" (קול), qui signifie : une voix, un son.
Le son des prières est une échelle qui permet aux anges de monter vers le Ciel en transportant nos prières vers le haut. Lorsqu’une personne prie avec kavana, tous les échelons de l’échelle sont intacts et, de ce fait, ses prières monteront vers les cieux.

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+ c'est plus grand qu'un korban (sacrifice) :

-> Lorsque nous nous tenons en présence d'Hachem, nous devons veiller à ce que nos prières trouvent grâce aux yeux de Hachem, en particulier pendant la Amida.
Heureux celui qui récite les bénédictions de la Amida du plus profond de son cœur. Cela trouve davantage de grâce aux yeux d'Hachem qu’un sacrifice (korban - que l'on apportait au Temple sur l'autel).
Il ne s’agit pas ici de toutes les kavanot ésotériques, mais plutôt d’une concentration totale sur la simple compréhension des bénédictions. Chacun a la capacité d’y parvenir.
[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,1 ]

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+ protège contre les souffrances après la mort :

-> "Celui qui prie avec kavana est protégé contre le 'hibout hakéver, les intenses souffrances que l’on subit après l’enterrement."
[Kaf ha'Haïm 95,5 ]

-> Le séfer 'Hassidim (n°32) écrit : "Quiconque accomplit avec dévouement des actes de charité, accepte de bon gré la réprimande, aide les autres avec dévouement, accueille des invités et prie avec kavana, même s’il vit en dehors de la terre d'Israël, ne subira pas le jugement du 'hibout hakéver, ni celui du Guéhinam."

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+ faire taire les forces accusatrices qui sont sur nous :

-> La prière quotidienne avec kavana fait taire toute accusation portée contre une personne, efface les fautes que l’on pourrait commettre par inadvertance et freine le désir de fauer.
[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,1 ]

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+ permet à la prière de franchir n'importe quel obstacle :

-> Lorsqu’on prie avec ferveur (kavana), on peut surmonter les divers obstacles qui bloquent notre prière.
Comme le disent nos Sages : "Hachem est proche de tous ceux qui L’invoquent" (karov Hachem lé'hol koréav - Téhilim 145,18), cela pourrait-il faire référence à tout le monde?
[Le verset poursuit et précise : ] "à tous ceux qui L’invoquent sincèrement" (lé'hol avec yikraou'ou bé'émet).
Hachem est proche de tous ceux qui L’invoquent. Même s’il existe des obstacles qui bloquent la prière, Il exaucera les cris de tous. Cependant, cela n’est vrai que lorsqu’ils L’invoquent sincèrement ; celui qui se contente de réciter les paroles de la prière sans réfléchir à ce qu’il dit n’invoque pas Hachem "sincèrement" (bé'émet).
[Bina lé'Itim II, drouch 3 léTéfila]

[est-ce que si l'on était 100% qu'Hachem est en face de nous pendant la prière, on prierait comme on le fait actuellement. Est-ce que si l'on était 100% convaincu du pouvoir incroyable de notre prière, on prierait d'une façon aussi routinière, machinale?
Est-ce que notre démarche à chaque prière est une retrouvaille heureuse et sincère avec papa Hachem, ou bien on le fait pour se débarrasser de notre obligation (apparemment un juif se doit de prier alors je le fais parfois pour le regard d'autrui, mais est-ce que j'apprécie personnellement la chance et l'importance de ce moment unique?)? ]

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+ même la prière d'un racha :

-> La prière est si puissante que même un racha complet, qui prie du plus profond de son cœur sera inspiré à faire téchouva, et sa prière sincère guérira les blessures de l’âme.
Grâce à la grande compassion d'Hachem, sa prière sincère aura cet effet guérisseur.
[Bina lé'Itim II, drouch 3 léTéfila]

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+ amène la réussite ce jour-là :

-> Il a été testé et prouvé que si l’on prie Cha'harit et récite la lecture du Shéma avec kavana, ce jour-là, on méritera ... de réussir dans ce qu'il entreprendra. Même si le succès n’est pas immédiat, il finira par se concrétiser.
Il va sans dire qu’il réussira dans son étude de la Torah, et qu’une mitsva mènera à la suivante.
L’inverse est également vrai. Celui qui manque de kavana lors de la prière aura du mal à étudier correctement. Cependant, s’il implore Hachem du plus profond de son cœur, Hachem lui fera preuve de compassion et lui accordera la clarté dans son étude.
[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,4 ]

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+ nous affine et purifie :

-> "Le creuset sert à l’argent, le pot d’affinage à l’or, et l’homme selon ses louanges" (Michlé 27,21).
Le 'Hida ('Homat Anakh - Michlé 27,21) explique ce verset comme suit :
Il existe différents niveaux d’orfèvres et d’argentiers. Certains artisans maîtrisent parfaitement la technique ; ils peuvent purifier le métal au maximum en un minimum de temps. D’autres ne sont capables de raffiner le métal que de manière minimale et doivent y consacrer beaucoup de temps. D’autres encore ne maîtrisent pas du tout ce métier.
Tout comme il existe différents niveaux d’expertise chez un artisan qui affine le métal, de même chaque personne possède un niveau différent pour apporter de la sainteté au monde par sa prière.
[l'idée est que plus nous mettons notre coeur dans la prière (kavana), plus nous nous purifions et amenons de la sainteté (kédoucha) dans le monde.
Si la halakha demande à tout juif que sa prière soit une "avoda chébalev" (service du cœur), c'est qu'on peut tous y arriver (chacun du mieux de ses capacités), et plus on met du cœur, plus l'impact est important. ]

-> La Amida est le test décisif qui permet de savoir si l’on est pur et juste. Si l’on est capable de réciter l’intégralité de la Amida avec une kavana totale, sans aucune distraction, alors on sait que l’on est un tsadik. Comme le dit le verset : "Le creuset est pour l’argent et le fourneau pour l’or, et l’homme selon ses louanges" (Michlé 27,21) ; c’est à la kavana dont on fait preuve dans la prière que l’on peut connaître son niveau d’avodat Hachem.
['Hida - 'Homat Anakh - Michlé 27,21]

[une prière est un moment où l'on s'isole seul face à papa Hachem, c'est un moment d'union entre notre intériorité la plus profonde avec Sa source divine. Plus nous apprécions ce moment d'amour, alors aucune autre préoccupation n'est plus importante que cela à nos yeux, et ainsi notre kavana est un thermomètre de notre désir d'attachement avec Hachem. ]

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+ efface les fautes :

-> La puissance de la prière est si grande que lorsqu’on se tourne vers Hachem du plus profond de son cœur, non seulement sa prière est acceptée, mais Hachem pardonne également tous nos fautes.
Comme le dit le verset : "Car Tu n’es pas un D. qui désire la méchanceté ; aucun mal ne réside en Toi" (Téhilim 5,5).
Le midrach Tan'houma (parachat Béchala'h 9) commente : "Hachem ne désire punir aucune de Ses créatures. Au contraire, Il désire que Ses créatures se tournent vers Lui dans leur prière et Il acceptera alors leurs prières."
De même, le verset dit : "Hachem, écoute ; Hachem, pardonne" (Daniel 9,19).
Nos Sages commentent : "Aujourd’hui, nous n’avons ni prophète, ni cohen, ni sacrifice, ni Mikdach, ni Mizbéa'h, qu’est-ce qui peut expier pour nous maintenant que le Temple a été détruit? La seule chose qui reste, c’est la prière ; c’est pourquoi : "Hachem, écoute ; Hachem, pardonne"."
[Maalot haMidot - Maalat haTéfila]

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+ réduit les fautes :

-> Nos Sages (midrach raba Vayikra 10,5) nous enseignent que "la prière accomplit la moitié du travail".
Par exemple, quelqu’un se réveille le matin avec quarante fautes. En récitant la prière de Cha'harit, la moitié d’entre elles lui sont pardonnées. Il lui en reste donc vingt. Avec la prière de Min'ha, une autre moitié lui est pardonnée. Il lui en reste donc dix. À la prière d'Arvit , il n’en reste plus que cinq.
Cela signifie qu’il ne lui reste qu’un huitième de ses fautes, et que sept huitièmes lui ont été pardonnés, à condition qu’il ait prié avec kavana.

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+ la bataille principale du yétser ara se joue contre la kavana :

-> Même si l’on peut étudier la Torah et accomplir les mitsvot, faire du 'hessed et aider les pauvres, le yétser ara ne concentre pas l’essentiel de ses efforts sur ces domaines.
Mais lorsqu’une personne ouvre son cœur à Hachem dans la prière et accepte le joug du Royaume céleste d'Hachem, avec une pureté totale de pensée, le cœur enflammé, s’efforçant d’atteindre les sommets de la prière et de la proximité avec Hachem tels qu’ils sont décrits dans le Choulhan Aroukh (98) et les autres sifrei kodech, alors le yétser ara intensifiera sa lutte, bien plus qu’avec les autres mitsvot.
[Maor vaChémech - paracha Ki Tétsé]

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+ une priorité actuelle :

-> La prière avec kavana est le principal moyen de purification ; et dans notre génération, le service (d'Hachem) le plus important consiste à prier avec crainte et un grand amour, ce qui mènera à une formidable croissance spirituelle.
Le roi David y a fait allusion lorsqu’il dit : "Il s’est tourné vers la prière des désespérés, et n’a pas méprisé leur prière. Que cela soit consigné pour la génération future" (Téhilim 102,18-19).
[Maor vaChémech - paracha Vaét'hanan]