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Avec le machia’h, vient la notion de plaisir infini

D'une manière ou d’une autre, peu importe ce que nous avons mangé, nous parvenons à trouver de la place pour au moins une boule de glace, car en toute honnêteté, qui n’aime pas la glace?
Imaginez cependant que vous mangiez pot après pot de votre parfum préféré : vous souffririez très probablement d’un terrible mal de ventre.

Cela vaut pour tout plaisir. Peu importe à quel point nous l’apprécions et le désirons, il arrivera un moment où nous dirons, voire crierons : "Assez!"
Dans ce monde, le plaisir pur n’existe pas ; à un certain moment, le plaisir cesse d’être agréable et ce que nous apprécions ne nous procure plus de joie. Comme le dit le proverbe : "Trop d’une bonne chose, c’est mauvais".

Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach 1,4) écrit que, dans l'ère messianique, nous connaîtrons un plaisir sans limite et qu’il n’en résultera aucune négativité.

A l'époque du Temple, le peuple juif était tenu de donner la dîme de ses récoltes. La dîme était donnée à la tribu des Lévi'im, car ceux-ci ne recevaient pas de part de la terre d’Israël.
La dîme devait être donnée aux pauvres, et une certaine quantité était prélevée par les agriculteurs et consommée à Jérusalem.
A l’ère messianique, les Lévi'im recevront une part de la terre d’Israël et n’auront donc plus besoin de recevoir la dîme.
De même, à l’ère messianique, il n’y aura plus de pauvreté parmi le peuple juif et, par conséquent, il ne sera plus nécessaire de donner aux pauvres.
[rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan ]

"Quand Hachem nous délivrera de cet exil, nous serons tous comme dans un rêve, notre bouche s'emplira alors de rires" (Téhilim 126,1-2)

A l'image d'un rêve, nous nous réveillerons et constaterons que nous n'avions rien à craindre (même si sur le moment on ressentait une peur intense), que nous n'avions en fait aucun problème, qu'ils étaient en réalité ce qui pouvait nous arriver de mieux.
A ce moment, en effectuant cette prise de conscience, notre bouche exultera de chants d'allégresse envers Hachem, Le remerciant de tout ce que nous avons traversé dans notre existence.

-> "Souvenez-vous … ce sur quoi vous pleurez aujourd’hui, vous en rirez demain."
[le Gaon de Vilna - lettre adressée à sa famille]

-> Le Yalkout Chimoni (Ekha 997) affirme que la délivrance future se produira en récompense de notre émouna.

=> c'est par notre foi que l'on amènera le Machia'h.
Mais, de quel genre de émouna, s'agit-il?

1°/ la certitude que Hachem dirige tout, que rien ne se produit au hasard [selon le rav El'hanan Wasserman (Kovets Maamarim véAggadata)].
=> D. contrôle pleinement notre existence, et personne d'autre n'a de pouvoir sur nous.

2°/ le fait d'accepter la façon dont nous traite Hachem avec amour et sans se plaindre [selon le Yaarot Dvach]
=> D. ne veut que le meilleur pour nous, Il nous aide toujours et agit uniquement dans notre intérêt.

Observer Shabbath, c’est amener la guéoula

+ Observer Shabbath, c'est amener la guéoula :

-> "En observant correctement le Shabbath, une personne amène la guéoula."
[Machzor Vitry 139]

-> "Hachem a dit aux juifs : Si vous observez Shabbath, Je vous rassemblerai des pays de l'exil."
[Mekhilta Béchala'h]

-> "Rabbi Lévi a dit : Si les juifs gardent uniquement un Shabbath selon la loi, Machia'h viendra, car la mitsva de Shabbath est aussi grande que toutes les autres mitsvot ensembles.
[...]
Reich Lakich a dit : Si les juifs observent juste un seul Sabbath, Machia'h viendra"
[midrach Chémot Rabba 25,12]

-> "[D. dit : ] Bien que J'ai fixé une limite à la "fin des temps", qui arrivera qu'ils aient ou pas fait téchouva ...
Machia'h viendra s'ils (les juifs) n'observent qu'un seul Shabbath, car Shabbath est équivalent à toutes les mitsvot"
[guémara Ta'anit 1,1]

-> "Rabbi Yo'hanan a dit au nom de Rabbi Shimon Bar Yo'haï : Si Israël observe deux Shabbath consécutifs, selon la loi, il sera immédiatement délivré"
[guémara Shabbath 118b]

=> Comment concilier ces 2 promesses ?

1°/ Le Zohar (introduction au 5b) enseigne que la nuit de Shabbath compte comme un Shabbath, et le jour qui suit, est le 2e Shabbath.

2°/ Le Yichma'h Moché explique qu'un seul Shabbath est nécessaire.
Cependant, chaque Shabbath influence les jours de la semaine qui le suivent, et ces jours de la semaine influencent le Shabbath qui les suit.
Ainsi, nous devons observer le 1er Shabbath à la perfection afin qu'il en élève la semaine qui le suit, permettant au Shabbath la concluant d'atteindre le niveau de perfection nécessaire à amener la délivrance (guéoula).

3°/ Le rav Eliyahou Dessler (Mikhtav méEliyahou) identifie les 2 Shabbath à 2 types de sainteté :
-> un Shabbath de "l'extérieur" = bien qu'une personne est toujours attachée à la matérialité, D. va lui donner un cadeau d'en-Haut : le Shabbath ;
-> un Shabbath de "l'intérieur" : une personne va être animée de l'esprit du Shabbath même avant qu'il n'arrive.
=> Ces 2 niveaux sont requis pour une délivrance immédiate.

4°/ Le Divré Yoel interprète les 2 Shabbath comme : le jour du Shabbath + la partie de la semaine qu'une personne va ajouter au Shabbath (le tosséfét Shabbath), en l'acceptant avant le coucher du soleil (le vendredi) et en l'observant jusqu'après le coucher du soleil du jour suivant.
=> En donnant de "l'extra" au Shabbath, on mérite, mesure pour mesure, que D. nous donne un "extra", amenant la guéoula même si nous ne sommes pas méritant.

5°/ Le haKtav véHakabala (Chémot 31,13) explique qu'en réalité il s'agit de 2 composants du Shabbath :
- la cessation de notre travail et des activités de la semaine ;
- et également notre développement spirituel, l'étude de la Torah, et la proximité avec Hachem.
Ainsi, il est d'avis qu'il ne s'agit pas de 2 Shabbath de suite, mais plutôt du respect de ces 2 composants qui sont présents dans chaque Shabbath.

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-> Il est intéressant de rapporter les paroles suivantes de Rabbi Yéhouda, au nom de Rav (guémara Shabbath 118b) :

"Si le peuple juif avait gardé le 1er Shabbath [après la sortie d'Egypte], aucune nation dans le monde n'aurait eu la possibilité de le dominer.

En effet, il est dit [en référence au 1er Shabbath] : "Le 7e jour, quelques-uns du peuple sortirent pour [en] ramasser [en violation avec l'ordre de Moché], mais ils n'[en] trouvèrent pas" (Chémot 16,27).
Et immédiatement après, il est dit : "Amalek survint et combattit avec Israël" (Chémot 17,8). "

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-> Nos Sages (guémara Shabbath 118b) nous enseignent que si tout le peuple d’Israël observe complètement 2 Shabbath seulement, il méritera la venue du Machia’h : "Si Israël observait 2 Chabbath selon les Lois qui s’y rapportent, il serait immédiatement délivré".

Le rav Ye’hiel Epstein explique que les 2 Chabbath devant être observés sont Shabbath HaGadol (avant Pessa’h) et Shabbath Shouva (avant Yom Kippour).
Chacun de ces 2 Shabbatoth possède un pouvoir spécifique qui lui est propre : Shabbath Shouva tombe entre Roch Hachana et Yom Kippour et enseigne à l’homme la manière de retourner vers D. : la téchouva (condition nécessaire à la Délivrance). Shabbath haGadol fut le premier Shabbath observé en Egypte et contient en lui les germes de la Délivrance.

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-> Le Ohev Israël (Likouté Na'h - Shabbath haGadol) écrit :
"L'origine et la fontaine de tous les Shabbath de l'année provient de 2 Shabbath : du Shabbath haGadol et du Shabbath Chouva.
Ils sont la tête de tous les Shabbath de l'année."

+ Il nous est ordonné de nous rappeler chaque jour du miracle de la sortie d'Egypte.
Mais d'une certaine manière, le miracle de Pourim est encore plus grand que celui de la sortie d'Egypte.
En Égypte, Hachem a sauvé les juifs de l'esclavage ; dans l'empire perse, il les a sauvés de l'anéantissement total.
=> Pourquoi, alors, ne pas rappeler quotidiennement le miracle de Pourim?

Mordé'haï a pris des mesures pour forcer le miracle de Pourim à se produire. Il a demandé à Esther de mettre sa vie en danger en se rendant à l'improviste auprès d'A'hachvéroch pour plaider la cause de son peuple.
Le décret de destruction ne devait pas entrer en vigueur avant 11 mois. Esther objecte qu'elle sera bientôt convoquée chez A'hachvéroch et qu'elle pourra alors plaider sa cause sans risquer sa vie.
Mordé'haï lui ordonne sévèrement de s'y rendre en toute hâte.

Hachem a miraculeusement aidé Esther à atteindre son objectif, mais nous ne devons pas suivre l'exemple de Mordé'haï.
"Le machia'h viendra à l'improviste" (guémara Sanhedrin 97a) = nous ne devons pas insister pour qu'il vienne avant l'heure.

La rédemption messianique sera semblable à la rédemption de l'Égypte. Les Bné Israël n'ont pas essayé d'obtenir la rédemption de l'Égypte par la force ; ils ont servi leurs oppresseurs jusqu'à ce que D. les libère.
La rédemption finale, elle aussi, ne sera pas obtenue par notre force, mais par le ciel.
C'est pourquoi nous rappelons chaque jour les miracles de l'exode, mais pas ceux de Pourim.
[Ben Ich 'Haï - Ben Ich 'Hayil 1, Za'hor 4]

La guéoula viendra grâce au mérite de l’étude de la Torah

+ La guéoula viendra grâce au mérite de l'étude de la Torah :

-> Le Alchikh hakadoch (Vayétsé 28,18-19) écrit que le 3e Temple sera érigé grâce au mérite de Yaakov Avinou. Il écrit :
"Lorsque Hachem montra l'emplacement [du Temple sur le mont Moria] à Avraham, c'était un mont (Vayéra 22,14). Quand Il l'a montré à Its'hak, c'était un champ labouré ('Hayé Sarah 24,63). [voir Pessa'him 88a ; Rachi 'Houlin 91b]
Quand Il l'a montré à Yaakov, c'était encore un champ, mais quand Yaakov s'est réveillé de l'impressionnante prophétie de son rêve, il l'a appelé une maison (bét-El - Vayétsé 28,19).

L'idée exprimée ici est la suivante. Le Temple sera construit 3 fois, deux fois par la main de l'homme et la troisième fois par Hachem.
Le premier Temple était par le mérite d'Avraham, mais parce qu'il a donné naissance à Yichmael, ce Temple n'a pas pu durer, et lorsqu'il a été détruit, 80 000 jeunes Cohanim sont tombés aux mains de Yichmael.
Le deuxième Temple a été construit grâce au mérite d'Its'hak, mais comme il a donné naissance à Essav, il n'a pas pu durer et a été détruit par Essav, qui est Edom.
Le seul qui ait pu l'appeler une maison permanente [qui ne sera jamais détruite] était Yaakov, car aucun de ses enfants n'était disqualifié. Le 3e Temple sera construit grâce par son mérite et durera éternellement."

Yaakov est le pilier de la Torah et donc, si nous voulons que le 3e Temple soit construit grâce à son mérite, nous devons renforcer notre étude de la Torah.

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-> Nous trouvons également que nos Sages disent que la guéoula finale sera due grâce au mérite de Moché Rabbénou, qui nous a donné la Torah. Si tel est le cas, nous devons activer le mérite de Moché en étudiant la Torah qu'il nous a transmise sur le mont Sinaï.
Le Ohr Ha'haïm Hakadoch (Térouma 27,2) développe cette idée :
"Le Zohar (Béréchit 8) écrit que la délivrance de chacun des quatre exils est due au mérite d'un [des tsadikim]. La rédemption du premier exil était due au mérite d'Avraham. Ils ont été délivrés du deuxième exil grâce au mérite d'Its'hak, du troisième grâce à Yaakov, et le quatrième dépend du mérite de Moché.
C'est pourquoi cet exil est si long, car tant que nous ne nous engageons pas correctement dans l'étude de la Torah et l'accomplissement des mitsvot, Moché n'a aucun intérêt à délivrer une nation qui néglige l'étude de la Torah."

-> Le Ohr Ha'haïm Hakadoch (Bérechit 1,1) écrit également :
"Le verset dit : "L'esprit de D.". Le midrach (Béréchit rabba 2) explique que cela fait référence à l'esprit du machia'h. "Planant au-dessus des eaux" = il n'y a pas d'autre eau que la Torah [ce qui signifie que "l'esprit de D." - l'esprit du machia'h, "planant" - viendra "au-dessus des eaux" - grâce au mérite de la Torah].
Cela correspond à la déclaration du Zohar selon laquelle le peuple juif ne sera délivré que grâce au mérite de la Torah, qui est comparée à l'eau."

-> Le Maalot Hatorah (ד"ה עוד מלבדו) écrit : "Ce n'est que grâce au mérite de la Torah que les exilés sont rassemblés ... On sait que les deux premiers exils étaient dus aux fautes d'idolâtrie, d'immoralité et d'effusion de sang, et qu'ils ont été délivrés grâce au mérite d'Avraham, Its'hak et Yaakov.
Ce dernier exil est dû aux fautes de propos inconvenants et de haine sans fondement, qui sont contraires à la Torah. La rédemption [de cet exil] sera due par le mérite de Moché (Zohar 'hadach 10) et par le mérite de la Torah que nous avons reçue par son intermédiaire.
La fin de cet exil est cachée, comme il est dit à propos de Moché lui-même : 'Personne ne connaissait le lieu de sa sépulture" (Vézot haBéra'ha 34,6)."

-> C'est ce que dit la guémara (Baba Batra 8a) : "S'ils étudient parmi les nations, je les rassemblerai immédiatement" (Hochéa 8,10) ... Oula dit : Ce verset utilise la langue araméenne. S'ils étudient tous, je les rassemblerai immédiatement."
Rashi explique : "S'ils étudient tous" - de même, si la majorité étudie et s'occupe de la Torah lorsqu'ils sont exilés parmi les nations, "je les rassemblerai immédiatement" - je les rassemblerai bientôt."

Le Eitz Yossef (sur midrach Tan'houma Béréhchit 1) explique : "Se consacrent à l'étude de la Torah seront ceux qui enverront le pied du machia'h fils de Yossef, et le machia'h fils de David grâce au mérite de leur étude de la Torah."

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-> Le Beit haLévi (parachat Bo) explique que la guéoula dépend de l'engagement dans la Torah Orale.
Il écrit :
"On sait que le premier Temple a été détruit à cause de la faute d'idolâtrie. À l'époque du deuxième Temple, cette faute n'existait pas. À cette époque, le culte des tsédoukim est apparu, qui rejetait la croyance et la tradition des Sages de la Torah orale, et expliquait la Torah selon sa propre compréhension. Il en résulta que le peuple juif se divisa en factions. La haine et les conflits se développèrent, ce qui provoqua la destruction (guémara Yoma 9b).
Par conséquent, avant la guéoula, Israël doit rectifier la faute qui a causé la destruction, c'est-à-dire le rejet de la Torah Orale. C'est pourquoi il n'est délivré que grâce au mérite de l'étude de la Michna, qui est la totalité de la Torah Orale ...
En renforçant leur foi et en s'engageant davantage dans la Torah Orale, le peuple juif méritera la guéoula ... Le principal défi sera de croire en la Torah orale, contrairement aux affirmations des tsédoukim qui vivaient à l'époque de la destruction du Temple."

-> Le Tana DéBé Eliyahou (Zouta 14) exprime une idée similaire : "Israël n'est délivré ... que lorsque dix personnes s'assoient ensemble et que chacune apprend des versets et des michnayot avec son collègue, et que leurs voix sont entendues".

-> Le Yéchouot Yaakov explique que la providence divine fait en sorte qu'à notre époque, le principal domaine d'étude parmi ceux qui restent fidèles à Hachem et à Sa Torah soit la Torah Orale, la Michna et la Guémara, car c'est cela qui corrige la faute qui a causé la destruction et prépare la voie à la guéoula.

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-> Une autre source soulignant l'importance de l'étude de la Torah pour apporter la rédemption est le Targoum sur le verset du (Shir Hashirim 7,14) : "Les mandragores ont répandu leur parfum, et à notre porte se trouvent toutes sortes de fruits".
Le Targoum écrit : "Lorsque Hachem désirera délivrer Son peuple de l'exil, Il dira au roi, le machia'h : "La fin de l'exil est arrivée et le mérite des justes est parfumé devant Moi comme le parfum du baume. Les Sages de la génération sont assis aux portes du Beit Midrach, occupés à étudier les paroles de la Torah Orale et les paroles de la Torah Ecrite. Maintenant, reçois le royaume qui t'a été réservé ! »

Retour des juifs en Israël

+ La guémara (Sanhedrin 98b) évoque les douleurs qui engloutiront le monde avant la venue de machia'h. Elles seront si intenses que de nombreux rabbins ont déclaré : "Qu'elles viennent, mais que je ne les voie pas".

La raison pour laquelle la période précédant l'arrivée de machia'h sera si sévère est que lorsque le peuple juif est parti en exil, D. est parti en exil également. Il est parti en exil pour protéger le peuple juif.

À l'ère messianique, D. et le peuple juif ne reviendront pas en Israël en même temps. Hachem reviendra en Israël avant que le peuple juif ne revienne en Israël.
D. doit être en Israël avant l'arrivée du peuple juif, car de nombreuses choses doivent être accomplies avant l'arrivée du peuple juif. Ces choses ne peuvent être accomplies que si D. est déjà retourné sur la terre d'Israël.

Si c'est le cas, le peuple juif sera dans la diaspora sans la protection de D., et par conséquent, le peuple juif connaîtra une grande persécution.
[ rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonathan]

"Lorsque le peuple juif fera clairement et totalement la différence entre le Shabbath et les jours de la semaine, nous deviendrons clairement et totalement différents des autres nations du monde.
Alors, la guéoula arrivera."

[le Maharal - 'Hidouché Aggadot - guémara Shabbath 118b
commentant les mots de la Havdala disant que D. a séparé "Israël des nations, le 7e jour des 6 autres jours de la semaine"]

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+ "Jérusalem a été détruit car ils profanaient le Shabbath"

[guémara Shabbath 119b]

-> Rabbeinou Yona de commenter :
"Cette déclaration [de nos Sages], ainsi que de nombreuses autres, soulignent l'aspect central du Shabbath dans la vie juive et le rôle majeur que son observance peut avoir dans notre délivrance future."

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+ Le Temple et Shabbath :

-> Il y existe un lien entre le Shabbath (qui est le Temple dans le temps) et le Temple (qui est le Temple dans l'espace).

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+ Le Rambam enseigne que la sainteté du site du Temple durera pour toujours, même lorsque le bâtiment est détruit.
(Hilkhot Beit haBékhira 7,7).

+ "Observez mes Sabbath et révérez mon Temple" (Vayikra 26,2)

Le rav Elyah Lopian disait sur ce double lien dans ce verset, que l'un enseigne quelque chose sur l'autre.
En effet :
-> le Shabbath se célèbre chaque semaine, et s'il venait à disparaître rien qu'une fois, le monde ne pourrait plus continuer à exister (Shabbath étant le cœur du monde, qui lui donne la force nécessaire pour se maintenir encore jusqu'au prochain Shabbath).

=> Le Shabbath vient nous apprendre que, de même qu'il est éternel (c'est un signe éternel de D. avec nous), de même, le Temple est éternel (la présence divine y réside toujours).
Même s'il nous semble matériellement détruit, il est en réalité déjà construit, prêt à descendre, à tout moment, selon notre comportement.

-> Le Temple :
Imaginez que vous avez la possibilité de rentrer dans le Temple : la demeure terrestre de D.
Quelle sera votre attitude?

A priori, conscient de la grandeur de la situation, vous témoignerez un profond respect pour le lieu.

=> Le Temple vient nous apprendre qu'on doit avoir la même attitude lors de l'entrée du Shabbath, que si on entrait dans le Temple, au plus proche de D.

Le rav Pinkous dit qu'accueillir le Shabbath, c'est accueillir la présence divine.
D'ailleurs, c'est tellement puissant de recevoir la présence divine, qu'une âme supplémentaire nous est ajoutée afin de pouvoir y survivre.

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-> Le lien entre le Sanctuaire et le Shabbath réside aussi dans le lien entre les 39 travaux nécessaires à sa construction, et les 39 catégories de travaux créatifs interdits durant Shabbath.

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+ Lorsque les juifs se trouvaient en Egypte, ils devaient servir les égyptiens en accomplissant toutes les 39 catégories de travaux, comme il est écrit : "Les égyptiens firent travailler les juifs avec dureté (béfaré'h - בְּפָרֶךְ)" (Chémot 1,13).

En utilisant le système de la guématria appelé "at-bach" [selon lequel chaque lettre de l'alphabet est remplacée par la lettre de l'alphabet dans l'ordre inverse : soit aléph par le tav, bét par le chin, ...], le mot : "péré'h" (פרך) devient : וגל, et a une valeur numérique de : 39.
=> Ceci fait allusion aux 39 catégories de travaux que nous avons été contraints d'accomplir en Egypte.
[avec dureté (béfaré'h) = avec ces 39 catégories!]

A notre libération, Hachem nous ordonna de ne faire aucune des catégories de travaux accomplis en Egypte.
Dans le Kiddouch et la Amida, nous disons que le Shabbath "commémore la sortie d'Egypte" (zéh'er litsiyat Mitsaryim)

[Tossafot sur la guémara Pessa'him 117b - rapporté par le Méam Loez (Yitro 20,10)]

[il y aura un parallèle entre notre libération d'Egypte et celle très prochaine avec le machia'h.
Ainsi, si nous voulons être délivrés, nous devons briser les chaînes de la "dureté" (פרך) de notre exil, nous devons respecter la halakha des 39 catégories de travaux de Shabbath.]

La Guéoula et nos prières

+ La Guéoula & nos prières (par le rav Matitiahou Salomon) :

"D. a défini la quantité de prières nécessaires pour faire venir la guéoula et la reconstruction du Temple. Lorsque cette mesure sera atteinte, nos souhaits seront immédiatement exaucés.
[...]
Les pierres du Kotel nous offrent une belle métaphore du caractère cumulatif de nos prières.
Si nous regardons le Mur, nous voyons des pierres énormes et massives à sa base.
Quelques rangées plus haut, les pierres sont toujours larges, mais moins massives.
Au fur et à mesure que nous montons, les pierres deviennent de plus en plus petites, jusqu'à ce que nous arrivions à quelques rangées de briques tout en haut qui s'apparentent à des cailloux.

Les murs du Temple seront reconstruits avec la prière.
Les prières des 1eres générations ont fondé les pierres massives des 1eres couches, et chaque génération a successivement ajouté ses propres strates.

Notre tour est à présent venu, et nous nous approchons du sommet.
Nous n'avons plus que quelques petits cailloux à apporter pour terminer le travail, mais ils sont essentiels.
Sans eux, il n'y a pas de Mur.
[...]

Il en va de même avec chacun d'entre nous.
Lorsque nous prions D., nous ne devons pas nous décourager si nous n'obtenons pas de réponse immédiate.
Qui connaît le nombre de prières nécessaires pour atteindre ses objectifs?
La quantité est variable pour chacun et dépend de toutes sortes de facteurs.

Mais il y a une chose à savoir : chacune de nos prières est prise en compte et nous rapproche de D."

Le son qui va annoncer la venue du Machia’h

+ Le son qui va annoncer la venue du Machia'h :

-> Rav Tsadok haKohen (dans son Résisei Laïla) décrit le son du grand Shofar, qui soufflera lorsque le machia'h arrivera.

Il enseigne qu'il sera composé de l'accumulation de tous les cris émis durant tous nos exils : les cris de ceux qui ont souffert aux mains de persécuteur(s), les cris de ceux qui ont vu mourir leurs enfants, leurs proches, lors de l'Inquisition, des Croisades, par les Nazis, par les terroristes arabes, les cris brisés d'une mère, d'un père, d'un enfant orphelin, ...
Tous ces cris vont se rejoindre, pour ne former qu'un seul son : le shofar gadol, qui annoncera la venue du machia'h.

Ce message est très réconfortant.
On doit avoir confiance que chacune de nos souffrances physiques, émotionnelles, ... (dans un cadre casher) est écoutée, et est précieuse pour D., au point qu'Il va toutes les garder comme souvenir afin d'annoncer la venue de la guéoula.

=> Le son qui va accompagner, accueillir la grande révélation du machia'h est fait par chacune de nos souffrances pour D., tout au long de notre histoire ...