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Machia’h & retour de la prophétie dans le peuple juif

+ Machia'h & retour de la prophétie dans le peuple juif :

-> Le machia'h sera un prophète, qui sera le second seulement par ses capacités prophétiques après Moché Rabbénou. [Rambam - Michné Torah - Téchouva 9,2 ]
Cependant, avant son arrivée, il sera annoncé par Eliyahou, qui sera lui-même prophète. Ceci, disent les prophètes, est la preuve qu'avant l'arrivée effective du machia'h, la prophétie reviendra au peuple juif.
Comme le dit le dernier prophète Mala'hi dans sa prophétie finale : "Voici que je vous envoie Eliyahou HaNavi avant la venue du jour grand et redoutable d'Hachem" (Mala'hi 3,23).
Cela est nécessaire car le machia'h sera un roi, et un roi ne peut être oint que par un prophète.

Le rétablissement de la prophétie est un prélude très important à l'arrivée du machia'h. Ainsi, lorsque nous parlons de la venue du machia'h (biat hamachia'h), cela fait référence au moment où le machia'h reçoit cet esprit de prophétie et accomplit sa mission. [Arba Méot Shékel Kessef]

Le prophète Yoël va jusqu'à dire que la prophétie ne sera pas seulement donnée aux dirigeants ou aux grands hommes et femmes de notre peuple, mais qu'elle deviendra un phénomène généralisé.
Il écrit : "Après cela, je répandrai mon Esprit sur toute chair, et vos fils et vos filles prophétiseront ; vos anciens auront des songes prophétiques, et vos jeunes gens auront des visions" (Yoel 3,1).
Il s'agit d'une référence au fait que tout le peuple juif est doté de capacités prophétiques : hommes, femmes et même enfants.
D'autres soutiennent qu'en réalité, toute l'humanité parviendra à cette claire reconnaissance de D., mais que seuls les juifs atteindront la capacité prophétique dont parle le prophète.

Le 'Hafets 'Haïm (Chem Olam 12) nous rappelle que l'ensemble du peuple juif a déjà été prophète dans l'histoire juive. Lorsque nous nous sommes tous retrouvés au mont Sinaï, chaque homme, chaque femme et chaque enfant a reçu le pouvoir de prophétie afin de recevoir la Torah directement d'Hachem.
Cela s'est produit lorsque D. nous a donné les deux premiers des 10 Commandements. Cette expérience a été si intense que le peuple n'a pu entendre que les deux premiers et a supplié Moché d'agir comme prophète pour recevoir le reste de la Torah en leur nom.

Lorsque le machia'h viendra, nous pourrons à nouveau étudier la Torah directement d'Hachem et devenir des prophètes à part entière.
Pour être dignes de cette future prophétie, poursuit le 'Hafets 'Haïm, nous devons accepter la Torah, l'étudier avant son arrivée et accepter les mitsvot, ce qui signifie les accomplir au mieux de nos capacités.
Plus nous investirons notre vie dans la Torah et les mitsvot, plus nous pourrons profiter de l'incroyable révélation lorsque le machia'h apparaîtra enfin.

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+ Pouvoirs prophétiques d'un enfant et d'un adulte :

-> Pourquoi le prophète Yoel qualifie-t-il les visions des enfants de "prophéties" et celles des aînés de simples "songes/rêves" ?
Habituellement, le pouvoir de prophétie n'était atteint que par des hommes et des femmes de valeur qui faisaient beaucoup d'efforts pour développer leurs pouvoirs prophétiques. Bien que la prophétie soit un don accordé par Hachem, tout comme l'intellect peut se développer par le travail acharné et le labeur mental, de même, dit le Rambam, une personne peut développer ses pouvoirs prophétiques par l'étude de la Torah, les activités spirituelles et les prières.
De ce fait, les enfants et les masses n'étaient pas en mesure d'acquérir une quelconque forme de pouvoir prophétique, car leur capacité à atteindre les sommets des visions spirituelles ne leur était pas accessible en raison de leur jeune âge ou de l'absence d'autres responsabilités.

Cependant, à l'époque du machia'h, l'esprit d'Hachem, dit Yoel, imprégnera tous les êtres humains, quel que soit leur âge ou leur statut social.
Selon les Malbim, puisque les jeunes enfants naîtront à une époque où la présence divine sera si palpable, ils atteindront le plus haut niveau de prophétie (la névoua).
Les anciens, en revanche, ayant mûri à une époque non prophétique, bien antérieure à la Rédemption (guéoula), leur niveau de prophétie n’atteindra pas celui des jeunes enfants et restera au niveau des 'halomot (des rêves, songes).
Entre les rêves et la prophétie complète se trouve un niveau appelé 'hezyonot (des visions). Ce niveau sera atteint par les jeunes qui naîtront avant la Rédemption, mais qui atteindront l’âge adulte à l’ère messianique.

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+ Le retour des Juifs en Israël et le retour de la prophétie : quel est le lien?

-> Comme nous l’avons déjà vu, le rétablissement de la prophétie est un élément essentiel du déroulement de la venue du machia'h. Cependant, quelques conditions doivent être remplies pour que la prophétie puisse être pleinement réintroduite auprès du peuple juif.

1°/ Premièrement, la prophétie ne peut avoir lieu qu’en Terre d’Israël et dans aucun autre pays.

L’histoire nous a montré qu’il existe des exceptions à cette règle. Par exemple, le prophète Yona reçut l’ordre de quitter Israël et de se rendre au nord-est, à Ninive, pour prophétiser. Sa mission était d’avertir le peuple du malheur imminent qui attendait leur ville s’il ne se repentait pas de ses mauvaises voies devant Hachem.
Ninive était hors d’Israël et Yona était un prophète. Pourtant, il était nécessaire que Yona transmette sa prophétie à cette ville non juive, même si elle était hors d’Israël.
Malgré cela, la prophétie qu'il devait donner au peuple de Ninive fut reçue par Yona alors qu'il était encore en Terre d'Israël, car la Terre elle-même est hautement propice à recevoir la prophétie d'Hachem.

2°/ Une autre condition nécessaire au retour de la prophétie est que la majorité du peuple juif réside en terre d'Israël pour que le prophète reçoive sa prophétie. Ceci est basé sur le verset de la Torah : "Hachem ton Seigneur suscitera un prophète au milieu de toi" (Choftim 18,15).
Israël n'est considéré comme "au milieu de toi" que lorsque la majorité du peuple juif y réside. Cela signifie que de tout le peuple juif du monde entier, idéalement la totalité ou au moins cinquante pour cent d'entre eux, doit vivre en Terre d'Israël.
En ayant la plupart des juifs du monde vivant en Israël, l'énergie spirituelle propice à la prophétie est suffisamment concentrée pour permettre à la puissance de la prophétie d'exister en Israël.
Cela signifie que le prophète n'a pas simplement reçu la prophétie quand il le voulait. La prophétie lui est venue lorsqu'il a pu canaliser la puissance des nombreux juifs résidant en Terre sainte d'Israël.
Le prophète a alors reçu la prophétie grâce au peuple qui l'entourait en Israël, et non en dépit d'eux.

Libre arbitre

+ Libre arbitre :

-> Hachem a mis une limite à l'existence du bien et du mal. Il a décrété dès le début que tout cela prendrait fin, et qu'à ce moment-là l'unité de D. sera révélée, et que le bien du monde sera réparé pour l'éternité.
Ainsi, chaque jour qui passe rapproche le monde de la perfection, et Hachem fait constamment en sorte que les choses se produisent, de diverses manières, selon Son profond conseil, afin d'amener le monde à cette perfection.
[Ram'hal - Daat Tévounot - sect.48]

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-> Chaque personne est libre : si elle veut s'engager dans la voie du bien et être un individu juste (tsadik), elle a la liberté de le faire ... Personne ne l'empêche de faire le bien ou le mal ...
Le Créateur n'impose pas à une personne d'être bonne ou mauvaise ... En effet, le Créateur ne force pas les gens et ne leur ordonne pas de faire le bien ou le mal. Au contraire, tout [choix] leur est donné.
[Rambam - Hilkhot Téchouva - chap.5 ]

-> Selon le rav Yaakov Filber (Ayélét Hacha'har) :
Même si le fait de suivre les décrets d'Hachem et d'observer ses lois sont des questions soumises au libre arbitre, à propos desquelles on dit qu'elles ne sont pas sous le contrôle de D., cela n'est vrai qu'au niveau individuel. En d'autres termes, la Providence divine n'intervient pas pour forcer une personne à agir d'une certaine manière.
En revanche, lorsqu'il s'agit de la collectivité, le libre arbitre est limité et le plan divin s'impose. Et puisque la rédemption (guéoula) est l'état d'être juif idéal, qui ne peut se produire que lorsque le peuple d'Israël habite sur sa terre et vit sa vie selon la Torah, le plan divin de rédemption ne peut pas être retardé à cause des mauvais choix d'Israël.
Par conséquent, si Israël ne s'est pas encore repenti au moment où la fin des temps arrive, la loi de la rédemption d'Israël aura la priorité sur la loi du libre arbitre. Hachem forcera alors les juifs à suivre Ses voies, comme il est dit : "Je vous ferai suivre Mes décrets, observer Mes lois et les accomplir" (Yéchayahou 36,27).
Cela explique les paroles du Rambam (Hilkhot Téchouva 7,5) : "La Torah a déjà promis qu'Israël finirait par se repentir, à la fin de son exil".

Ein od milévado …

+ Durant la guerre des 6 jours, alors que les morts tombaient et que chacun redoutait pour sa vie en Israël, on demanda au Rav de Ponieviz, le rav Kahaneman, quelle serait l'issue de cette guerre.

Le rav répondit que tant que l'on mettrait toute sa confiance dans le nombre des tanks, des missiles, ... et de toutes sortes d'armes, on ne verrait pas la fin de cette guerre.

Tant que l'on se fie à sa seule capacité à se libérer de l'ennemi, on retarde la délivrance.

Et de conclure : "La délivrance ne vient que lorsque l'on reconnaît qu'il "n'y a rien d'autre à part Lui" (ein od milévado)."

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[Il est écrit dans les Téhilim (145,18) : "D. est proche de tous ceux qui L'invoquent, de tous ceux qui L'appellent avec sincérité."

=> D. promet de répondre aux demandes de chacun, à condition qu'on fasse appel à lui avec sincérité (ne mettant pas nos espérances autre part qu'en lui!).

==> Chacun dans sa vie, il est très souhaitable d'exprimer notre sincérité envers D. en se disant en toute occasion : "ein od milévado" (D., je ne peux m'en remettre qu'à Toi. Seul Toi, peux m'aider, me sauver dans cette situation ...)]

Notre Délivrance, est la délivrance d’Hachem

+ Notre Délivrance, est la délivrance d'Hachem :

-> Hachem partage toutes les souffrances de Son peuple, car il est dit : "Dans toutes leurs souffrances, Il souffre avec eux" (Yéchayahou 63,9).

La Présence divine accompagne les juifs lors de leurs différents exils, comme il est dit : "Hachem, ton D., reviendra avec toi (de ton exil) et te prendra en pitié" (Nitsavim 30,3).
Dès lors, en nous libérant de l'exil, Il se libère Lui-même.
[d'après Zohar - Vayéra 120b]

"Le peuple juif n'a été délivré d'Égypte que par la prière" (midrach Chémot rabba 38,4 )

Pas par la force. Pas par une stratégie d'une intelligence redoutable.
Seulement par la prière.

Quel corps sera ressuscité?

+ Quel corps sera ressuscité?

Le judaïsme soutient la croyance en la réincarnation et par conséquent une âme peut avoir vécu plusieurs vies dans des corps physiques différents.
La perspective de la résurrection soulève alors la question : quel est le corps qui sera ressuscité ?

Le Zohar (I - 131a ) de nous dire :
" Rabbi ‘Hizkia demanda : "Si tous les cadavres se relevaient de la poussière, que se passerait-il si un certain nombre de corps avaient partagé successivement la même âme ?"

Rabbi Yossi répondit : "Les corps qui n’étaient pas dignes et n’avaient pas atteint leur objectif seront considérés comme si ils n’avaient pas existé : de même qu’ils étaient tel un arbre desséché en ce monde, ainsi seront-ils considérés au moment de la Résurrection.
Seul le dernier qui a été planté fermement et qui a pris racine et a prospéré revivra."

=> L’homme sera ressuscité dans le corps dans lequel il aura atteint le plus haut niveau de perfection de sa personne.

Délivrance d’Egypte & Délivrance finale

+ Délivrance d'Egypte & Délivrance finale :

-> Rabbénou Bé'hayé (Kad haKéma'h - Soucca) enseigne que tous les Néviim (prophètes) prophétisent à l'unanimité que la Guéoula Cheléma s'inscrira en parallèle à la première guéoula, la délivrance d'Égypte.

Lorsque nous quittâmes l'Égypte, nous entrâmes dans un désert. De même, lorsque le machia'h viendra, le peuple juif devra également traverser un désert. Hachem guidera et soutiendra ces futurs voyageurs tout comme il le fit pour le peuple juif dans le désert.

Rabbénou Bé'hayé (Kad haKéma'h - 'Hanoucca) avance même qu'une autre ouverture de la mer Rouge se produira à la venue du machia'h, car tous les événements de la sortie d'Egypte se répéteront.
En outre, tout comme Moché Rabbénou fut élevé dans le palais de Pharaon et finit par conduire le peuple d'Israël hors d'Égypte, de même le machia'h viendra d'Édom, et il détruira ensuite celui-ci et conduira le peuple d'Israël vers la liberté.

Le Nétifé Maïm va encore plus loin dans cette idée. Non seulement la Délivrance Finale se déroulera en parallèle avec la sortie d'Égypte, mais la Délivrance d'Egypte constitue le paradigme et la préfiguration de la Guéoula Cheléma. Par conséquent, tous les événements de la sortie d'Egypte rapprochent en réalité les jours du machia'h, car "maassé avot siman labanim".

-> Ainsi, la mitsva de raconter la sortie d'Egypte ne consiste pas seulement à rapporter l'histoire ancienne, mais aussi à lire et à réciter la préfiguration des miracles du futur.
Cette idée est véhiculée par les mots d'ouverture et de clôture de la Haggada.
En effet, celle-ci commence par Ha La'hma Anya, qui renferme la prière : "cette année, nous sommes ici ; l'an prochain, puissions-nous être en terre d'Israël" (achata aba léchana béar'a déIsraël). La dernière phrase de la Haggada proprement dite est dans la même veine : "l'an prochain à Jérusalem" (léchana abaa birouchalayim).

Le Séder de Pessa'h, une célébration de notre départ d'Égypte et de notre transformation en nation de Hachem, se termine par une requête pour le machia'h. C'est curieux, car nous nous attendons à ce que les remarques d'ouverture et de clôture de la Haggada reflètent les événements que nous commémorons actuellement.
À la lumière de ce grand principe, nous pouvons comprendre pourquoi celles-ci sont parfaitement appropriées pour la Haggada.
Les événements de la sortie d'Égypte ne sont pas seulement des événements ponctuels, mais plutôt une préfiguration de notre Délivrance Future. Le but de la soirée est "léavi limot amachia'h", de rapprocher les jours du machia'h.

Ainsi, nous commençons et terminons la Haggada par cette même requête, en demandant à Hachem de répéter ces événements spécifiques et d'amener rapidement le machia'h de nos jours. Nous implorons Hachem de permettre aux événements de la guéoula dont nous discutons au Séder d'atteindre pleinement leur objectif et d'actualiser notre Délivrance Finale.

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-> L'instruction de croire en la délivrance d'Egypte implique de croire et d'aspirer à la Délivrance Finale (guéoula), avec la venue du machia'h.
[Smak - mitsva aléf]

-> Il n'y aura jamais de génération comme celle de la sortie d'Egypte jusqu'à la venue du machia'h"
[Zohar]

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+ Hachem reproduira les Plaies :

-> Rabbénou Bé'hayé (Kad haKéma'h - Pessa'h) explique comment chacune des Plaies avec lesquelles Hachem trappa leségyptiens sera infligée contre Edom dans les jours précédant la venue du machia'h.

Hachem fit en sorte que les eaux d'Égypte se transforment en sang, et cela se reproduira, car Il frappera également Edom avec la plaie de Dam (sang). Cette idée est évoquée dans le verset : "Je ferai des prodiges dans les cieux et sur la terre : du sang, du feu et des colonnes de fumée" (Yoël 3,3).

Les égyptiens souffrirent de la cacophonie de la Maka de Tsefardéa (grenouilles), et Aram devra également faire face à des sons horribles et effrayants. Le prophèteYéchayahou fait référence à cela : "Le bruit du tumulte vient de la ville, un son du Sanctuaire : le son de Hachem payant leur salaire à Ses ennemis" (Yéchayahou 66,6).

La palie des animaux sauvages, sera également reproduite, et elle est référencée dans le verset : "C'est le pélican et le hibou qui en prendront possession ; la chouette et le corbeau en feront leur demeure (Yéchayahou 34,11).
Rabbénou Bé'hayé passe en revue toutes les laies de la série, démontrant que chacune reviendra dans les Temps Futurs (lors de la guéoula finale).

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=> De quelle manière toutes les Plaies seront-elles répétées?

-> Le séfer Pardess Yossef pose une question difficile concernant l'affirmation de Rabbénou Bé'hayé. En décrivant la palie de Arbé (sauterelles), la Torah nous informe : "Et après cela, il n'y aura plus son égal" (véa'harav lo yiyé kén - Bo 10,14).
[voir Rachi (Bo 10,14), comparant les sauterelles du temps du prophète Yoel à celles d'Egypte. ]

De même, en ce qui concerne la plaie des premiers-nés, la Torah rapporte : "comme cela, il n'y en aura plus jamais" (vékamo'ou lo tossif - Bo 11,6) ; il n'y aura plus jamais de cri, de me, tel qu'il y en eut durant la Makat Békhorot.

La Torah déclare explicitement que ces phénomènes ne se répéteront pas. Hachem ne fera plus jamais réapparaître ces deux plaies.
Comment, demande le Pardess Yossef, Rabbénou Béhayé peut-il affirmer que toutes les plaies se reproduiront, alors que la Torah déclare clairement que ces deux plaies-là ne se répéteront jamais?

Le Pardess Yossef cite l'Admuor Mé'Homré Emounim, qui explique que même si Hachem reproduira en fait les plaies sur les nations du monde au moment de la Guéoula Cheléma, ces deux plaies spécifiques seront des exceptions. Elles ne se répéteront pas, car elles seront inutiles.

En Égypte, la plaie de Barad (grêle) cessa avant d'être achevée. Les grêlons de feu restèrent suspendus dans le ciel à la fin de la plaie.
Lorsque Moché demanda à Hachem de mettre fin à la plaie, ces projectiles cessèrent de tomber ; ainsi, toute la destruction prévue n'eut pas lieu. Certaines cultures censées être détruites par le Barad furent épargnées.
Pour achever la destruction des cultures, Hachem envoya alors la plaie des sauterelles. Ainsi, cette plaie avait un but précis: terminer ce que la grêle avait commencé. En fait, lorsque Moché avertit Pharaon de la plaie imminente des Sauterelles, Moché mentionna explicitement qu'elles consommeraient tout ce qui restait après le passage de la la plaie de la grêle (Bo 10,5).

Lorsque la grêle réapparaîtra dans le futur, elle continuera jusqu'à ce que sa mission de dévastation et de destruction soit achevée.
Comme elle aura entièrement accompli sa tâche, les Sauterelles deviendront inutiles, et donc cette plaie ne se reproduira pas.

La plaie des premiers-nés sera tout aussi inutile au temps de la Délivrance Finale. Le prophète Ovadia nous rapporte que toute la nation d'Edom périra : "Il n'y aura pas de survivant dans la maison d'Essav" (vélo yiyé charid lévét Essav - Ovadia 1,18).
Dans le bouleversement qui aura lieu à l'époque du Machia'h, il ne sera pas nécessaire de tuer les premiers-nés édomites, car il n'y aura pas de survivants.

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=> Que nous importe le nombre de plaies qu'il y eut?

-> La révélation de Rabbénou Bé'hayé selon laquelle les Plaies seront reproduites à la venue du machia'h nous livre également un aperçu sur une autre partie de la Haggada.
Dans Maguid, un débat sur le nombre de plaies qu'infligea Hachem sur les "gyptiens est mentionné.
Rabbi Yossé HaGlili est d'avis qu'il y eut 10 Plaies en Égypte et 50 à la Mer des Rouge.
Rabbi Eliézer et Rabbi Akiva ne sont pas d'accord, affirmant respectivement qu'il y eut quarante ou cinquante plaies en Égypte et cinq fois plus à la Mer Rouge.

Pour quelle raison ces Tannaim contestent-ils le nombre de plaies infligées aux Égyptiens? Quelle différence cela nous fait-il de connaître le nombre exact de plaies s'étant produites il y a si longtemps?

La réponse se trouve dans l'idée exposée par Rabbénou Bé'hayé. Nous ne commémorons pas seulement l'histoire ancienne, mais nous attendons aussi avec impatience les miracles futurs en faveur de notre peuple.
Étant donné que les Plaies ayant affligé les égyptiens se reproduiront à l'avenir lorsque le machia'h viendra, une connaissance précise du nombre exact de plaies auxquelles ils furent confrontés nous permettra d'anticiper ce qui se passera dans le futur.
Il nous incombe de déterminer ce nombre précis, car elles se reproduiront toutes.

"Que Israël se repente ou non, lorsque le ketz arrive, il est immédiatement délivré, comme il est dit : "Je suis le Seigneur ; en son temps, je le hâterai".
[midrach Tan'houma - Bé'houkotaï 3]

Réflexion sur notre désir de la venue du Machia’h …

+ Réflexion sur notre désir de la venue du Machia'h ...

Le Ramban (Dévarim 30,6) écrit :
"Au temps du Machia’h une personne n’aura pas de désir [pour le mal] ; mais elle fera naturellement ce qui est juste.
Il n’y aura donc ni mérite ni démérite [pour ses actions], car le mérite et le démérite sont fonction du désir."

=> Pourquoi vouloir la venue du Machia'h s'il ne sera plus possible alors de recevoir de "récompense" pour nos actes?

Le Rabbi Yitzchak Berkovits a dit à ce sujet :
"Après la rédemption, la clarté sera tellement grande qu’il n’y aura plus de défi.
Il semble que demander la rédemption est l’opposé du but de la vie. Il semble qu’on se dérobe complètement, comme si nous disions : "Assez de faire ces choix difficiles !"

Nous ne demandons pas le Machia'h pour rembourser nos dettes, ou régler tous nos dilemmes.

La réponse est que lorsque nous demandons la rédemption, nous la demandons pour "la rédemption pour la gloire de Ton Nom, גאולה למען שמך" (comme nous le disons dans les prières de Roch Hachana).
Afin que tout le monde Te reconnaisse, et se débarrasse de la plus grande profanation de la Divinité qu’il y ait : le manque de conscience qu’a l’homme de son Créateur.

Demander Machia’h contient en fait un élément de sacrifice pour nous : nous abandonnerons toute la joie du choix, du challenge et du développement personnel pour que la rédemption Le révèle."

Le but ultime de l’ère messianique est que le monde entier reconnaisse que c’est D. qui a créé, qui supervise et dirige le monde et que notre existence dépend de lui.
=> En souhaitant la venue du Machia'h, nous exprimons à D. qu'on est prêt à sacrifier notre situation actuelle (avec toutes les récompenses qu'on pourrait potentiellement avoir), par amour pour Lui, pour que la grandeur de Son nom resplendisse comme elle devrait.

[Ayons (b"h), chacun à son niveau, une attitude en adéquation avec cette envie de venue dès que possible du Machia'h, selon le principe que l'acte le plus simple vaut plus que la pensée la plus élaborée ...
Montrons à D. par nos actes que nous souhaitons la guéoula au plus vite!!]

Parabole de notre état sans le Machia’h …

+ Parabole de notre état sans le Machia’h …
(Objectif Machia'h)

Rabbi Chimon Schwab donne une belle parabole de notre état sans le Machia’h, ainsi que de notre inconscience de la situation dans laquelle nous nous trouvons.

"Imaginez que vous êtes à un mariage.
Tout le monde est bien habillé, l’orchestre joue, les photographes n’arrêtent pas, le buffet est merveilleux.
Tout le monde passe un moment grandiose.

Une seule chose manque : la jeune mariée n’a pas montré le bout de son nez.
Qu’importe l’attractivité du cadre, la plupart d’entre nous réalise qu’un mariage sans mariée n’en n’est pas un.

Et bien, un monde sans le Machia’h est comme un mariage sans mariée.
Il n’y a qu’une différence : nous ne réalisons même pas l’absence de la jeune mariée ... "