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Désirer la terre d’Israël

+ Désirer la terre d'Israël :

"L'aspiration sainte à l'amour de Sion, au souvenir du pays [d'Israël] auquel sont liées toutes les bonnes choses de la vie, lorsqu'elle s'intensifie dans une âme [juive], même une seule, agit comme une source débordante pour l'ensemble du klal (peuple juif), les âmes innombrables qui lui sont liées."
[rav Avraham Kook - Orot - Erets Israël - chap.6]

-> Le rav Kook dévoile ici un secret très profond de la Délivrance. Le réveil de la nostalgie pour Sion n'influence pas seulement la vie de la personne qui aspire à la terre qu'elle chérit, il influence également son environnement et le peuple juif dans son ensemble.
La nostalgie d'une personne pour Sion réveille la nostalgie d'autres juifs. Comme chaque âme juive est liée à chacune des autres âmes du peuple juif, l'aspiration d'une seule à la Délivrance exerce une influence positive sur toutes.

Le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm - 1ere partie) explique que tout ce qui existe dans notre "monde d'en bas", sur terre, a son équivalent spirituel dans les "mondes supérieurs".
Un mouvement dans le monde d'en bas provoque un mouvement parallèle dans les mondes d'en Haut.
Les mondes supérieurs réagissent en envoyant leur influence céleste vers la création d'en bas.
Toute âme juive sur la terre a son équivalent sublime dans le monde céleste supérieur. Comme l'âme céleste supérieure d'une personne est unie à toutes les âmes du peuple juif, ses actions sur terre influencent l'ensemble du peuple (klal).
Lorsqu'un juif fait une mitsva, l'ensemble du peuple s'en trouve amélioré. De même, une faute sur terre dégrade l'ensemble de la nation.

C'est pourquoi, la nostalgie d'une âme juive pour la terre d'Israël déclenche une réaction en chaîne dans toute la nation. Un invisible bombardement de nostalgie est déclenché dans l'âme collective du peuple juif où se trouvent rassemblées toutes les âmes, sans séparation, en une unité spirituelle.
Du fait de l'unité intérieure du peuple juif, la nostalgie d'une seule personne pour la terre d'Israël affecte tous les juifs. Tous les juifs ne vont pas se précipiter en Israël, mais la réaction en chaîne suscitée par la nostalgie pour Israël pave la voie de la Délivrance.
[rav Tzvi Fishman]

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-> Jérusalem ne pourra être reconstruite que lorsque les Bné Israël y aspireront au point d'embrasser ses pierres et sa poussière, comme le dit le verset : "Tu te lèveras, Tu prendras Sion en pitié, car il est temps de lui faire grâce : l'heure est venue. Car Tes serviteurs affectionnent ses pierres et ils chérissent jusqu'à sa poussière" (Téhilim 102,14-15).
[Kouzari 5,27]

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-> Si un juif n'aspire pas activement à Israël, c'est que quelque chose ne va pas dans sa vie spirituelle. S'il a conscience d'être Juif et en est fier, le fait qu'il soit satisfait de la galout (l'exil) indique qu'il est toujours détaché de l'idéal juif. Car les expressions les plus authentiques du judaïsme et de l'identité juive sont une dévotion pour Hachem, la Torah, le peuple juif et la terre d'Israël. Aucune de ces dimensions ne peut être complète sans les autres. [ le Yaavetz - Sidour Beit Yaakov - Introduction]
[rav Tzvi Fishman]

Les prières en terre d’Israël

+ Les prières en terre d'Israël :

-> Le rav Yossef Gikatilla (dans son Chaaré Orah - chaar 2), décrit la différence entre prier Hachem depuis la terre d'Israël et Le prier en dehors d'Israël.
La prière est comparable à une conversation avec le roi. Si l'on vit à proximité du palais du roi et que le chemin qui y mène est libre de tout obstacle dangereux, on ne rencontrera pas de difficultés pour obtenir une audience avec le roi.
Telle est la nature de la prière en terre d'Israël. Le chemin qui mène au Roi des rois est lisse et sans obstacle.

En revanche, lorsque l'on prie en dehors d'Israël, on est comparable à quelqu'un qui a besoin d'une audience avec le roi, mais dont la maison est très éloignée du palais royal et dont le voyage est semé d'embûches. Combien de précautions faut-il prendre pour sortir indemne du voyage vers le palais.
Lorsque l'on prie en dehors d'Israël, nos prières se rendent à Jérusalem, mais en chemin, elles rencontrent de nombreux obstacles qui tentent de les bloquer. Ces obstacles sont créés par l'impureté des nations non juives, qui rend plus difficile l'ascension des prières vers les cieux.

-> Le Chlah HaKadoch (parachat Vayétsé) explique un dialogue qui a eu lieu entre Ra'hel et Yaakov. Sachant qu'elle était incapable d'avoir des enfants, Ra'hel demanda à Yaakov : "Donne-moi des enfants, sinon je suis morte". Ce à quoi Yaakov répondit : "Suis-je à la place d'Hachem, qui t'a privé du fruit de tes entrailles ?".
Selon le Chlah HaKadoch, Yaakov disait en fait à Ra'hel qu'étant donné qu'ils vivaient actuellement en dehors de la terre d'Israël, ils n'étaient pas sous le contrôle direct d'Hachem.
En dehors d'Israël, les anges et les constellations agissent comme des conduits (intermédiaires) pour l'intervention d'Hachem dans ce monde. Dans de telles circonstances, Hachem ne désire pas les prières des justes autant qu'Il le fait en terre d'Israël, où il y a un lien direct avec Lui.
C'est pourquoi les prières de Yaakov n'avaient pas l'effet escompté.

+Israël = la terre où l’on peut voir Hachem

+ Israël = la terre où l'on peut voir Hachem :

-> "Hachem parla à Avraham : Quitte ta terre, ton lieu de naissance et la maison de ton père pour la terre que je te montrerai" (Lé'h Lé'ha 12,1).

-> Le Nétivot Shalom demande : Où trouvons-nous qu'Hachem a montré à Avraham la terre vers laquel il lui a été ordonné d'aller? On n'a pas dit à Avraham où il allait jusqu'à ce qu'il atteigne finalement la terre d'Israël.

Le Nétivot Shalom répond que lorsque Hachem dit à Avraham de se rendre dans la terre "que je te montrerai", Il transmet un message bien plus profond que de vagues indications.
Le début du verset dit : "Et Hachem parla". Cela s'explique par le fait qu'alors qu'Avraham était encore en dehors d'Israël, il n'avait que le mérite de voir Hachem lui parler.
Cependant, une fois en terre d'Israël, Avraham était destiné à atteindre des sommets encore plus élevés et à voir Hachem lui apparaître.
Lorsque Hachem lui a ordonné d'aller "dans la terre que je te montrerai", Il disait en réalité à Avraham qu'une fois dans cette terre, il mériterait de "voir" Hachem.

Cette interprétation est reprise dans le Sforno. Le verset (Lé'h Lé'ha 12,6) déclare : "Avraham traversa la terre, jusqu'à l'endroit de Shechem, jusqu'aux plaines de Moréh".
Selon le Sforno, "Avraham n'a pas cessé de voyager jusqu'à ce qu'Hachem lui apparaisse, comme Il le lui avait promis "vers la terre que je te montrerai".
Avraham continua à voyager à travers la terre d'Israël sans savoir où il se trouvait, jusqu'à ce qu'Hachem lui apparaisse, chose qu'il n'avait jamais expérimentée auparavant. Ce n'est qu'à ce moment-là qu'il sut qu'il s'agissait de la terre dont Hachem avait parlée.

-> Le midrach (Béréchit rabba 30,10) compare Avraham à un ami très cher du roi qui vit un jour le roi marcher dans une rue sombre. L'ami se mit à éclairer le roi à travers une fenêtre. Lorsque le roi s'en aperçut, il dit à son ami qu'au lieu de l'éclairer par la fenêtre, il valait mieux l'éclairer directement devant lui.
De même, Hachem a dit à Avraham qu'au lieu de servir de lumière pour Hachem en dehors d'Israël, il devrait être une lumière brillante devant Lui en terre d'Israël.
[cela symbolise le fait que nous avons beaucoup plus de proximité avec Hachem en Israël, que partout ailleurs. ]

Durant la période pré-messianique, la terre [d'Israël] donnera abondamment de ses fruits (Sanhédrin 77a), au point que dans l'avenir tous les arbres non fruitiers de la terre d'Israël seront destinés à porter des fruits (Kétoubot 112b).

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-> À ce sujet, nos Sages (Kétoubot 112a) posent la question : Pourquoi la terre d'Israël est-elle comparée à un cerf?
Pour nous enseigner que, de même que la peau du cerf ne peut contenir sa propre chair une fois retirée, ainsi la terre d'Israël ne peut contenir l'abondance de ses produits.
Autre explication: de même que le cerf est l'animal le plus rapide, la terre d'Israël est la plus prompte à faire mûrir ses fruits.

-> La grandeur de la terre d'Israël est telle que Rabban Gamliel enseigne, qu'à la fin des temps, lorsque viendra le machia'h, le sol d'Israël produira des miches de pain toutes faites, ainsi que des vêtements en laine fine. [guémara Shabbath 30b]

Lorsqu’on vient résider en Israël, on subit une transformation interne

+ Lorsqu'on vient résider en Israël, on subit une transformation interne :

-> Lorsque Yaakov se rendit en Egypte pour voir son fils Yossef, le verset dit : "Ils prirent leur bétail et leurs richesses, qu'ils avaient amassés au pays de Canaan, et ils vinrent en Egypte, Yaakov et toute sa progéniture avec lui" (Vayigach 46,6).

Rachi se demande pourquoi le verset ne mentionne que les richesses qu'ils avaient amassées en terre d'Israël. Qu'en est-il de toutes les richesses que Yaakov avait amassées en dehors d'Israël? Où s'est-elle volatilisée?

Rachi répond que cet argent avait été donné à Essav en paiement de sa part dans la Méarat HaMachpéla. À l'époque, Yaakov avait déclaré que "les biens que j'ai acquis en dehors d'Israël ne me conviennent pas".
Cette déclaration est reprise dans un midrach sur un autre verset (Vayéhi 50,5).
Le verset relate la demande de Yaakov d'être enterré dans la tombe "acher kariti li" (que j'ai creusée pour moi-même). Le Midrach souligne la similitude entre le mot "kariti" (כָּרִיתִי - j'ai creusé") et le mot kéri, qui signifie un tas, un entassement.
Cela indique que Yaakov avait "entassé" tout l'or et l'argent qu'il avait amassés en dehors d'Israël en guise de paiement pour Essav, en échange de la part d'Essav dans Méarat HaMachpéla.

Le rav Eliyahou Dessler (Michtav Me'Eliyahou - vol.4) explique que lorsque Yaakov est entré en terre d'Israël, il a subi une transformation interne. Afin d'être en mesure de recevoir la pleine influence de la sainteté de la terre d'Israël, il a été élevé à un niveau beaucoup plus élevé qu'auparavant.
Ses biens, cependant, n'avaient pas subi une telle métamorphose. Yaakov a donc estimé que ces biens ne lui convenaient plus.

Le rav Dessler poursuit en expliquant une déclaration de nos Sages (guémara Méguila 29b), qui déclarent : "Lorsque le machia'h viendra, toutes les synagogues et baté midrach en dehors d'Israël se déracineront et seront réinstallés en terre d'Israël".
Les possessions ordinaires de dehors d'Israël ne mériteront pas de venir en terre d'Israël parce qu'elles se situent à un niveau inférieur. Cependant, les lieux que les gens ont utilisés pour consacrer du temps à l'étude de la Torah et au service d'Hachem sont différents. Ces lieux subiront un changement interne et atteindront un niveau spirituel plus élevé, devenant ainsi dignes d'entrer en terre d'Israël.

Terre d’Israël & la résurrection des morts

+ Terre d'Israël & la résurrection des morts :

-> A l'avenir, lors de la résurrection des morts, ceux qui se trouvent en dehors de la terre d'Israël seront eux aussi ressuscités, mais leur âme (néchama) ne les rejoindra qu'une fois arrivés en Israël.
Cela se réalisera par l'intermédiaire de l'os appelé louz, à partir duquel le corps sera reconstitué. Ils chemineront vers la terre d'Israël par des tunnels souterrains. [Zohar - Noa'h 69a]

-> Le Ramak explique que la résurrection des morts a pour but de réparer les fautes d'Adam Harichon.
Or, le corps ne peut recevoir une âme qu'en un lieu pur, donc en terre d'Israël. Ainsi, il existera des cavités souterraines où les corps demeureront dans la pureté jusqu'à leur arrivée en Israël.

-> Pourquoi Yaacov notre patriarche, ainsi que Yossef, ont-ils tant insisté pour être enterrés en Israël, alors même qu'ils étaient des Justes parfaits?
Il faut en conclure que Yaakov craignait de devoir emprunter ces tunnels souterrains. [Kétoubot 111a]

Mourir en terre d’Israël

+ Mourir en terre d'Israël :

-> La terre d'Israël est si intimement liée à ses enfants que même au moment de la mort, la Chékhina leur procure sa protection et leur témoigne sa reconnaissance.
Le Zohar (Térouma 150b) rapporte que quiconque meurt en dehors d'Israël, meurt par l'intermédiaire de l'ange de la mort, contrairement à ceux qui meurent en terre sainte, dont le départ est accompagné d'un ange de miséricorde (Gabriel).
Moché, Aharon et Myriam, quant a eux, sont morts par le baiser direct d'Hachem.

-> Tout celui qui est enterré en terre d'Israël est considéré comme ayant été inhumé sous le mizbéa'h (l'Autel). Même un esclave cananéen qui y serait enterré, est assuré d'une part au monde futur.
[guémara Kétoubot 111a]

En renforçant le yichouv et en augmentant le nombre de juifs en terre Sainte d'Israël, la guéoula arrivera plus tôt.
Car il est clair que la Délivrance (guéoula) dépend de l'augmentation du nombre de juifs en Terre sainte ... Plus les exilés (en dehors d'Israël) reviendront, plus nous recevrons de bénédictions suprêmes pour hâter la Délivrance.
[rav Avraham Kook - Michpat Cohen - sec.63,p.129]

=> Chaque juif qui vient résider en Israël rapproche la guéoula, apportant de nombreuses bénédictions en ce sens.

Israël, une terre que tout juif doit désirer à la folie!

+ Israël, une terre que tout juif doit désirer à la folie!

=> Tout juif se doit de constamment entretenir un lien émotionnel avec la terre d'Israël. On doit la chérir au point de tomber amoureux de cette terre qui est si spéciale aux yeux d'Hachem.
Même si papa Hachem fait que notre lieu en exil soit 'agréable', cela doit toujours rester comme nul en comparaison de la seule terre qu'un juif(ve) se doit de pleinement aimer : Israël.

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+ Israël = la terre préférée et désirée d'Hachem entre toutes :

-> Selon le Sifrei (Ekev 37 ) :
[Pour Hachem,] la terre d'Israël est plus aimée que toutes [les autres terres].

-> Selon le midrach (Bamidbar rabba 3,8) :
Rabbi Levi dit : "Vous constatez que Hachem a créé de nombreuses choses et en a choisi une pour Lui-même. Il a créé sept jours et s'est choisi le shabbat, comme il est dit : "D. a béni le 7e jour et l'a sanctifié" (Béréchit 2,3) ...
Il a créé des terres et en a choisi une pour Lui-même : la terre d'Israël, comme il est dit : "Les yeux d'Hachem ton D. sont constamment sur elle du début à la fin de l'année" (Ekev 11,12).
Hachem l'appelle également : Sa terre, comme il est dit : "Ils ont divisé Ma terre" (Yoël 4,2).

Hachem a créé des nations et en a choisi une pour Lui-même : c'est Israël, comme il est dit : "Hachem t'a choisi pour être pour Lui une nation précieuse" (Réé 14,2).

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-> Selon le midrach (Bamidbar rabba 23,7) :
Hachem dit : "La terre d'Israël m'est plus cher que tout le reste".
Il est écrit : "ce jour-là, Je (Hachem) leur ai juré de leur faire quitter la terre d'Egypte pour une contrée ... qui est un joyau entre toutes les terre" (Yé'hezkel 20,6).
Il est écrit également : "Je veux te donner une terre de délices (érets 'hemda), un patrimoine, magnifique entre tous, parmi les nations" (Yirmiyahou 3,19).
[de même nous disons : "érets 'hemda, tova, oubéra'ha" (la terre des délices, du bien et de la bénédiction, c'est Israël!). ]

Rabbi Yanaï le Cohen dit qu'il y avait 62 [rois] dans cette région, 31 à Yéricho [et] 31 à l'époque de Sisra.
Lorsque [Sisra] est allé combattre les juifs, [ces rois] ont été tués avec lui. Pourquoi [l'ont-ils rejoint] ?
Parce qu'ils voulaient boire de l'eau de la terre d'Israël.
Ils supplièrent Sisra et lui dirent : "Laisse-nous t'accompagner à la guerre". Tout roi qui voulait faire la guerre payait de l'argent et engageait des mercenaires pour l'aider. Ces rois dirent à Sisra : "Nous ne voulons rien de toi, nous t'accompagnerons gratuitement, car nous voulons remplir nos estomacs de l'eau de ce pays."
C'est pourquoi il est dit : "Les rois vinrent et combattirent, puis les rois de Canaan combattirent, à Ta'anach, sur les eaux de Méguido ; ils ne prirent pas de gain d'argent" (Shoftim 5,19).
Cela nous enseigne que rien n'est aussi aimé que la terre d'Israël.

Hachem dit à Moché : "Voici, la terre m'est chère, comme il est dit : "Une terre que Hachem ton D. recherche toujours" (Ekev 11,12), et Israël (le peuple juif) m'est cher, comme il est dit : "c'est parce que Hachem vous aime" (Vaét'hanan 7,8).
Hachem dit : "Je ferai entrer [le peuple d'] Israël, qui m'est cher, dans le pays qui m'est cher". [Tout cela est évoqué dans le verset : "Lorsque vous entrerez dans le pays de Canaan" (Massé 34,2).

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+ Yaakov et le roi David désiraient revenir en terre d'Israël :

-> Selon le midrach (Tan'houma - Vayétsé 23) :
"J'ai crié vers Toi, Hachem, j'ai dit : Tu es mon refuge, ma part dans la terre des Vivants" (Téhilim 142,6). Qui a dit ce verset Le roi David l'a dit. Ma part dans la terre des vivants : il a appelé Eretz Yisrael la terre des vivants (lieu où les morts reviendront d'abord à la vie) ...
Le roi David dit : "J'aspire à habiter au milieu d'elle (la terre d'Israël)", mais Shaoul ne me laisse pas faire. Au contraire, "ils m'empêchent aujourd'hui de m'attacher à l'héritage d'Hachem" (I Shmouel 26,19). "C'est pourquoi j'ai crié vers toi, Hachem". C'est ainsi que je suis devenu roi d'Israël".

Autre interprétation : "J'ai crié vers Toi, Hachem" se réfère à Yaakov.
Qu'est-il dit lorsqu'il a quitté la maison de son père? "Si D. est avec moi" (Vayétsé 28,20).
Yaakov a levé les yeux vers Hachem, et a dit : "Tu es mon refuge."
[D.] répondit : "Voici que je suis avec toi ... [et je te ramènerai sur cette terre]" (ibid. 28,15).
Ma part dans la terre des vivants = car Yaakov espérait [adremment] retourner en terre d'Israël.

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+ Tous grands (spirituels) aiment la terre d'Israël :

-> Selon le midrach (Tan'houma - Michpatim 17) :
"Je vous ai donné une terre que vous chérissez" (Yirmiyahou 3,19) = une terre que toutes les plus grandes personnes du monde (guédolé olam) ont chérie, [dont] : Avraham ... Its'hak ... Yaakov.

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+ Yaakov aimait tellement la terre d'Israël qu'il était prêt à tout donner pour elle :

-> Selon le Pirké DéRabbei Eliezer (chap.38) :
Essav dit à Yaakov : "Partageons en deux portions tout ce que notre père (Its'hak) nous a laissé, et comme je suis le premier-né, je choisirai [la portion que je veux]."
Que fit Yaakov? Il divisa [tout] en deux parties : une partie [consistait en] tout ce que son père avait laissé derrière lui, et l'autre [consistait en] la terre d'Israël.
Que fit Essav? Il se rendit dans le désert pour consulter Yichmael, comme il est dit : "Essav alla vers Yichmael" (Todlot 28,9). Yichmaël dit à Essav : "Les Amorites et les Cananéens sont actuellement dans le pays et Yaakov est convaincu qu'il héritera du pays? Prends plutôt ce que ton père a laissé, et Yaakov n'aura rien".
Essav prit donc tout ce que son père avait laissé derrière lui et donna à Yaakov la terre d'Israël et le caveau deMa'hpéla ; ils écrivirent un contrat éternel entre eux.
Essav prit alors ses femmes et tout ce qu'il possédait [et s'en alla ailleurs], comme il est dit : "Il s'en alla dans un autre terre à cause de son frère Yaakov" (Vayichla'h 36,6).
On donna à Essav cent pays, de Seïr à Magdiel, comme il est dit : "Le chef de Magdiel et le chef d'Iram" (Vayichla'h 36,43), c'est-à-dire Rome.
Ensuite, Yaakov s'installa en toute sécurité et tranquillité dans le pays de Canaan, dans sa patrie et dans le pays où son père avait séjourné, comme il est dit : "Ya'akov s'installa dans le pays où son père avait séjourné" (Vayéchev 37,1).

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-> Selon le midrach (Tan'houma Réé 8 ) :
La terre d'Israël est bien-aimée, car Hachem, l'a choisie.
Vous constatez que lorsqu'Il a créé le monde, Il a réparti les [différentes] terres entre les anges Tutélaires des nations, tout en choisissant la terre d'Israël [pour Lui-même] ...
Hachem a [également] choisi le peuple d'Israël comme sa portion ...
Hachem a dit : "Qu'Israël, qui est devenu Ma part, vienne hériter de la terre qui est devenue Ma part".

"Je vous ai donné une terre que vous chérissez" (Yirmiyahou 3,19) = une terre que les pères du monde (avot aolam) chérissaient et qu'Avraham la désirait ... que Its'hak la désirait ... et que Yaakov la désirait ...

Rabbi Yéhouda dit : "Moché aussi la désirait, comme il est dit : "J'ai imploré Hachem ... laisse-moi traverser et voir [la bonne Terre]" (Vaét'hanan 3,23-25)".

Le roi David aussi la désirait ...
Rabbi Tan'houm, fils de Rabbi Chanilai, et Rav [commentant le terme "histofé'h" - הִסְתּוֹפֵף - Téhilim 84,11].
L'un dit [que] David a dit devant Hachem : "Maître de l'univers, même si j'ai des palais et des château en dehors d'Israël et seulement le pas d'une porte en terre d'Israël, je choisirais le pas d'une porte".
L'autre dit [que David a dit] : "Même si je n'avais que des restes de caroubes à manger en terre d'Israël, je choisirais les restes [caroubes]".
[David aimait tellement la terre d'Israël, qu'il était prêt à dormir sur le pas d'une porte, ne mangeant que des restes de caroubes. On n'est pas à son niveau spirituelle, mais est-ce que notre amour pour Israël tend vers son exemple?]

C'est [le sens de] "Je vous ai donné une terre que vous chérissez" (Yirmiyahou 3,19), une terre que les pères ont chérie.

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+ Les tsadéket : filles de Tsélof'had :

-> Selon le Sifrei (Pin'has 133) :
"Les filles de Tsélof'had ... de la descendance de Ménaché, fils de Yossef" (Pin'has 27,1) = tout comme Yossef chérissait la terre d'Israël, les filles de Tsélof'had la chérissaient également.

-> Le Nétsiv de Volozhin (Emek haNétsiv) écrit : en raison de leur grand amour pour la terre d'Israël, elles ne voulaient pas vivre en paix de l'autre côté du Jourdain, qui avait déjà été conquis [se dispensant d'une longue guerre].

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+ L'amour de nos Sages du Talmud pour Israël :

-> Selon la guémara (Kétoubot 112a-b) :
Lorsque Rabbi Zéra se rendit en terre d'Israël, il ne trouva pas de bateau pour traverser [le Jourdain]. Il traversa donc à l'aide d'une mitzra (מִצְרָא).
Un certain sadducéen [vit cela et] dit : "Nation impétueuse! Vous avez mis votre bouche avant vos oreilles, et vous êtes toujours impétueux!"
[Rabbi Zéra] répondit : "Moché et Aharon n'ont pas eu le privilège d'entrer dans ce lieu (la terre d'Israël) ; qui dit que j'aurai ce privilège?"

Rabbi Abba embrassait les rochers (képpé - כֵּיפֵי) d'Akko.
Rabbi 'Hanina réparait (métaken) les obstacles [d'Akko].
Rabbi Ami et Rabbi Assi passaient du soleil à l'ombre et de l'ombre au soleil.
Rabbi 'Hiya fils de Gamda se roulerait dans la poussière [de la terre d'Israël], car il est dit : "Tes serviteurs ont désiré ses pierres et favorisé sa poussière" (Téhilim 102,15).

-> Rachi nous explique ce passage de la guémara :
"Il a utilisé une mitzra" = Il y a des endroits où il n'y a pas de pont, et [les gens] jettent un tronc à travers la rivière, d'une rive à l'autre. Mais il n'est pas assez large pour que l'on puisse marcher dessus. Il faut plutôt saisir avec les mains une corde tendue au-dessus de soi, dont les deux extrémités sont attachées à deux piquets, l'un ici et l'autre là, de part et d'autre de la rivière.
"Nation impétueuse" = nation hâtive.
"Vous avez mis votre bouche avant vos oreilles" = Depuis vos débuts, vous étiez hâtifs, car vous mettiez naassé (nous ferons) avant nichma (nous écouterons), et vous conservez encore votre hâte, comme au début, en faisant les choses rapidement, avant leur temps.
"Képpé" = arbres à santal (ou coraux). Autre interprétation : le képpé d'Akko [se réfère à ses] rochers.

"Il réparait les obstacles" = Il réparait les obstacles de la ville par son amour pour le pays. Il la chérissait et se déplaçait pour réparer les routes, afin que les gens n'en parlent pas en mal.
"Ils se déplaçaient du soleil à l'ombre" = Lorsque le soleil atteignait l'endroit où ils étaient assis et étudiaient, et que le soleil les frappait, ils se levaient de là pour s'asseoir à l'ombre. Et pendant les jours les plus froids, ils s'éloignaient de l'ombre et s'asseyaient au soleil, afin que [leurs élèves] ne puissent pas se plaindre d'habiter en terre d'Israël.

-> Tossafot explique différemment la pratique de Rabbi 'Hanina, en se basant sur une autre lecture du texte de la guémara :
"Rabbi 'Hanina pesait (métakel) les poids [d'Akko]" = c'est-à-dire que lorsqu'il pesait les pierres et les trouvait légères, il disait : "Je ne suis pas encore entré en terre d'Israël".
Lorsqu'il les pesait et les trouvait lourdes, il disait : "Je suis déjà entré en terre d'Israël".
Le midrach Tan'houma (Chéla'h Lé'ha) l'explique de la même manière : "Lorsque le grand Rabbi 'Hanina est monté [en Israël] depuis la Babylonie, il voulait savoir s'il était (déjà) entré en terre d'Israël, et il a donc pesé les pierres. Tant qu'elles étaient légères, il disait : "Je ne suis pas encore entré en terre d'Israël".
Lorsqu'il les trouva lourdes, il dit : "Cela ne peut pas être d'autres pierres que celles de la terre d'Israël". Alors, il les embrassa et récita sur elles le verset suivant : "Car tes serviteurs ont désiré ses pierres".

La guéoula viendra par notre appréciation de la terre d’Israël

+ La guéoula viendra par notre appréciation de la terre d'Israël :

"L'origine de l'exil et de la dégradation du monde [à cause de lui] provient uniquement du fait que les gens ne font pas connaître la terre d'Israël, sa valeur et sa sagesse, et [par conséquent] ne rectifient pas la faute des espions qui ont calomnié la Terre [d'Israël, dans le désert].
[Nous devons rectifier cette faute] par un repentir proportionné (cette faute est si grave que le peuple est resté 40 ans dans le désert, avec la mort des hommes adultes) : apporter de bonnes nouvelles au monde entier et lui parler de sa splendeur et de sa gloire [de la Terre d'Israël], de sa sainteté et de son honneur.

Je souhaite seulement qu'après toutes nos louanges [sur cette Terre], nous parvenions à exprimer ne serait-ce qu'un dix millième de la beauté de la Terre désirable, de la splendeur de la lumière de sa Torah, de l'exaltation de la lumière de sa sagesse, et de l'esprit saint qui se répand en son sein.
[rav Avraham Kook - Igrot haRéiya - lettre 96 ]

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=> plus nous faisons des efforts pour apprécier et faire apprécier la terre d'Israël, plus nous faisons avancer la venue du machia'h.

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-> aussi du rav Kook : Israël - Se sentir mal d'en être éloigné & notre nostalgie à son égard amène la guéoula : https://todahm.com/2024/11/12/israel-se-sentir-mal-den-etre-eloigne-notre-nostalgie-a-son-egard-amene-la-gueoula

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-> En vérité, Jérusalem sera reconstruite quand les juifs en auront une nostalgie extrême, à tel point, qu’ils chériront ses pierres et sa poussière."
[Rabbi Yéhouda haLévi – le Kouzari 5,27]

-> Le Sforno explique que les juifs furent exilés parce qu'ils méprisaient le pays d'Israël, et la délivrance viendra à travers la réparation de cette faute.

-> Le Maharcha (guémara Taanit 15a) écrit que lorsque les habitants d'Israël chérissent les pierres et la poussière de la terre d'Israël, ils hâtent d'autant le moment fixé pour la Délivrance (guéoula).

-> "La guéoula dépend uniquement de l'amour que les juifs témoignent à la terre d'Israël.
Le plus ils la chérissent, le plus vite la guéoula arrivera."
[rabbi Yissa'har Shlomo Teichtal - Ein haBanim Sémé’ha]

-> b'h, également : https://todahm.com/2021/05/23/31757
-> ainsi que : https://todahm.com/2025/01/22/lamour-de-yaakov-pour-la-terre-disrael

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-> Rabbénou Bé'hayé (Kad haKéma'h - guéoula 1) parle de la téchouva qui amènera la rédemption, comme d'un retour de l'exil en quittant la Diaspora et en montant en Israël. Dans ses mots : "Si vous voulez être délivrés, implorez la miséricorde, revenez des terres d'exil et venez à Jérusalem".
[toute personne qui ne pourra sincèrement pas y aller, devra le désirer et le demander à Hachem. ]