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Nos Sages enseignent : "Si quelqu'un voit que des malheurs l'assaillent, qu'il réfléchissent à ses actes."
En effet, Hachem n'inflige pas un jugement sans raison, et Il est très exigeant envers les tsadikim.

=> C'est pourquoi quand les frères de Yossef ont vu qu'ils étaient assaillis par des malheurs, il se sont concentrés uniquement sur la pensée : "Qu'est-ce que cela vient nous enseigner? Qu'est-ce que nous devons améliorer?"

Et au lieu de chercher des moyens de rendre la monnaie de sa pièce à Yossef et de lutter contre ses machinations envers eux, ils ont tout accepté avec amour, comprenant qu'il y avait un signe du Ciel qu'il fallait réparer la faute de la vente de Yossef.
Alors, ils se sont occupés uniquement de ces pensées-là.
[rabbi David Pinto - Mikets]

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[si l'on a conscience qu'absolument rien ne peut nous arriver sans que Hachem donne son accord, alors nous réalisons que les "coups" que nous recevons viennent pour que nous modifions, réparons quelque chose dans notre comportement.
Alors, plutôt que de réagir par orgueil (comment peut-on oser me faire quelque chose à MOI!), soyons humbles et constructifs (qu'est-ce que mon papa Hachem, qui m'aime plus que tout, désire que je modifie!)]

"Pharaon dit à Yossef : ... il n'y a pas plus intelligent et sage que toi" (Mikets 41,39)

-> Le programme institué par Yossef comme préparation aux années de famine a été acceptée par Pharaon et ses serviteurs comme une sagesse qui sortait de l'ordinaire.
En effet, "Pharaon dit à Yossef : ...il n'y a pas plus intelligent et sage que toi".

A l'école de Novardok la question a été posée :
Est-ce une tellement grande sagesse? De quoi est-il question? ...
Est-il possible que tout soit tellement évident, simple? Est-ce que tout le monde comprend vraiment qu'il faut amasser pendant les années d'abondance pour ne pas mourir pendant les années de famine? Que fait-on de : "la durée de notre vie est de 70 ans, et à la rigueur, de 80 ans" (Téhilim 90,10)?

Tout le monde est-il conscient de la nécessité d'amasser de bonnes actions pour les années qui viendront ensuite?
Il n'est pas possible que quelqu'un croie que la vie va continuer éternellement. Est-ce que quelqu'un vit à jamais?

Et pourtant tout à coup, nous ne sommes pas tous sages et nous ne sommes pas tous avisés.
Pour une raison quelconque règne une confiance aveugle que tout ira bien. Il n'y a pas de tension, nos années d'abondance ne sont pas au nombre de 7 mais de 70, et nous repoussons la voix qui se cache dans les profondeurs du cœur et qui essaie de rappeler que la richesse n'est pas éternelle.

[nous investissons tellement pour profiter de l'abondance matérielle de ce monde, en oubliant la famine spirituelle qui risque de nous attendre dans l'éternité de notre monde à venir.

"il n'y a pas plus intelligent et sage que toi" = en effet : "Qui est sage? Celui qui voit ce qui va arriver" (guémara Tamid 32a).
Malheureusement bien trop peu de personnes vivent avec sagesse, en "voyant ce qui va arriver" ...]

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-> Le Zohar (Vayichla'h 168b) enseigne :
70 gouverneurs célestes dirigent les 70 années de la vie de l'homme jusqu'à ce que celle-ci se termine. Chacune des années de vie est attribuée à l'un des 70 gouverneurs qui éprouvera l'homme durant cette période.
Lorsque l'homme dépasse les 70 ans et entame la décennie suivante, il n'est plus sous la domination de ces gouverneurs célestes et c'est le secret du verset : "la durée moyenne de la vie de l'homme est de 70 ans et s'il est vigoureux 80 ans. Et son éclat n'est que peine et misère" (Téhilim 90,10).
Après 70 ans, l'homme ne se trouve plus dans la même adversité, ce qui lui donne l'opportunité de s'élever dans la sainteté plus facilement.

"C'est à cause de l'argent qu'on a remis dans nos sacs qu'on nous conduit" (Mikets 43,18)

-> Un jour, un des élèves du Gaon de Vilna, lui demanda : "Notre maître, où se trouvent en allusion les paroles de nos Sages (guémara Shabbath 31a) : Quand on fait entrer quelqu'un en jugement (dans le monde à venir), on lui demande : as-tu été droit en affaires?"

Le Gaon de Vilna répondit immédiatement : dans la paracha Mikets, dans le verset : "C'est à cause de l'argent qu'on a remis dans nos sacs qu'on nous conduit" = cela signifie que le début du jugement porte sur l'argent qui est revenu dans nos sacs. C'est la 1ere chose sur laquelle on nous interroge (dans le monde à venir).

"Que le D. tout puissant vous donne de la compassion (véél Sha-daï yiten la'hém [לָכֶם] ra'hamim)" (Mikets 43,14)

-> Le rav Shlomo Kluger (Imré Shéfer - Mikets) demande : normalement on devrait avoir écrit : "que D. ait de la compassion sur vous" (yiten alé'hém ra'hamim).
Cependant le verset utilise : "que D. vous donne de la compassion" = il semble que Hachem va les faire devenir davantage compatissants (en leur donnant en eux de la compassion).
=> En quoi cela est-il utile? Ils ont plutôt besoin que ce soit le responsable de l'Egypte qui est de la compassion pour eux!

Il existe le principe suivant : celui qui désire que le Ciel ait pitié de lui, doit tout d'abord se conduire lui-même de la sorte à l'égard de son prochain, en vertu du principe énoncé par nos Sages : "Quiconque a pitié des gens, le Ciel le prend en pitié" (guémara Shababth 151a).

Le Imré Shéfer ajoute : c'est pourquoi Yaakov a prié Hachem que ses fils reçoivent fortement la vertu de la compassion, afin qu'ils puissent l'utiliser en faveur d'autrui. En effet, par conséquent, Hachem aura alors de la compassion pour eux.

A ce moment, ils avaient tout particulièrement besoin de la compassion d'Hachem. Chimon leur avait déjà été pris, et Binyamin allait maintenant descendre en Egypte, et qui sait ce qui lui arrivera? Qu'arrivera-t-il aux autres frères?
Cependant, en ayant la vertu de la compassion, alors on met avec nous Hachem dans son attribut de compassion, et tout se passera pour le mieux!

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-> Rachi sur notre verset : Yaakov dit : Maintenant que vous avez l'argent, le présent et votre frère Binyamin, il ne vous manque rien si ce n'est la prière. Je prierai pour vous.

Rabbénou Bé'hayé commente : comme le disent nos Sages (guémara Sanhédrin 44b), il faut toujours prier pour éviter le malheur.

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-> Lorsque Yaakov envoya ses fils en Egypte pour la seconde fois, il s’exclama: "Et que le D. Tout Puissant ( וא־ל ש־די El Chaddaï) vous fasse trouver miséricorde רַחֲמִים auprès de cet homme, afin qu’il vous rende votre autre frère et Binyamin. Et moi, comme j’ai pleuré, je pleure encore" (Mikets 43, 14)

-> Le Chlah haKadoch voit dans ש־די les initiales de שלמה דוד ישי (Shlomo, David, Ichaï), les ancêtres du Machia’h.
[le nom ש־די fait allusion à la venue du Machia’h, en plus d'être une allusion à la fin des souffrances de l’Exil]

-> Nos Sages enseignent que tout ce qui est arrivé aux Patriarches est un signe de ce qui arrivera plus tard à leurs descendants. Et en ce sens, la délivrance des Patriarches est un signe de la délivrance future de leurs descendants.
Lorsque Yaakov a vu les malheurs qui s’abattaient sur lui, il a dit : "Si cela est un signe des malheurs qui s’abattront plus tard sur mes descendants [les 4 principaux malheurs qu’a vécu Yaakov : (le séjour chez) Lavan, (la haine d’)Essav, (le viol de) Dina et (la vente de) Yossef, correspondent respectivement aux 4 Exils que subiront ses descendants: Babylone, Perse, Grèce et Rome – Chem Michmouel].

"Puisqu’ils n’auront pas la force de les supporter, en fin de compte, Tu auras probablement pitié d’eux et Tu diras à leurs souffrances de cesser ( דַּי Daï). Aussi, comme mes souffrances ne sont qu’un signe des souffrances futures du Peuple Juif, dis-leur de cesser".
[Ohel Yaakov]

[Rachi sur le verset (43,14) rapporte le midrache qui explique : "Celui qui a dit à l’Univers : Daï ( דַּי - assez), qu’Il dise Daï (דַּי) à mes souffrances, car je n’ai pas eu de repos depuis mes jeunes années. J’ai souffert par Lavan, j’ai souffert par Essav, j’ai souffert par Ra‘hel, j’ai souffert par Dina, j’ai souffert par Yossef, j’ai souffert par Chimon, j’ai souffert par Binyamin"

Selon le Ramban, l’utilisation des termes וא־ל שדי (VéEl Shadaï) expriment, l’Attribut de Rigueur (la "Midat HaDin"); ainsi, "Et que le D. Tout Puissant ( וא־ל ש־די ) vous fasse trouver miséricorde רַחֲמִים (Ra ‘hamim)", signifie qu’Il vous fasse monter de l’Attribut de Rigueur à l’Attribut de Miséricorde.]

"Ils venaient de quitter la ville, ils en étaient à peu de distance, lorsque Yossef dit à l'intendant de sa maison : "Va, cours après ces hommes"." (Mikets 44,4)

La formulation de ce verset semble souligner que, du fait que les frères de Yossef ne s'étaient pas encore trop éloignés, il a demandé à son intendant de les poursuivre.
=> Quel est le rapport entre ces 2 faits?

-> Rabbi 'Haïm Vital explique que la téfilat hadéré'h a pour objectif de nous assurer la protection lors d'un voyage, mais nous ne la prononçons qu'après nous être éloignés d'au moins une parsa (environ 4 kilomètres) de la ville.

=> Yossef, conscient que ses frères réciteraient cette prière en route, ordonna qu'on les poursuivre avant qu'ils ne s'éloignent trop, c'est-à-dire avant qu'ils ne la prononcent [bénéficiant alors de la protection afférente].

Certains expliquent que Yossef ordonna qu'on remplisse leurs sacs de vivres "autant qu'ils en peuvent contenir", justement pour leur alourdir la charge et les empêcher d'avancer vite, ce qui lui permettrait de les poursuivre et de les rattraper plus facilement.

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+ Autres explications :

-> Yossef ne les laissera pas aller très loin, car il veut leur éviter de dépasser sans raison les 2 000 coudées autorisées le Shabbath (té'houm Shabbath).
[les frères voyageant car leur famille était en danger de vie par manque de nourriture.]
[le Yéfé Toar]

-> Yossef ne veut pas que ses frères se fatiguent inutilement.
[Rabbénou Bé'hayé]

La Torah donne une seule fois à Pharaon le nom de "roi d'Egypte" (Mikets 41,46), et c'est lorsqu'il élève Yossef à la dignité de vice-roi.

En effet, la réalité est que c'est Yossef, et non Pharaon, qui domine le Nil, et la valeur numérique de "nilous" (Nil - נילוס) est la même que celle de Yossef (יוסף), soit 156.

[Sifté Cohen]

"Puis 7 autres vaches sortirent du fleuve après elles, celles-là chétives et maigres et s'arrêtèrent près des premiers au bord du fleuve ; et les vaches chétives et maigres dévorèrent les 7 vaches belles et grasses. Alors Pharaon s'éveilla" (Mikets 41,3-4)

-> Le Sfat Emet commente ainsi :
A un niveau spirituel, les vaches maigres symbolisent le yétser ara.

Notre verset liste 3 activités dans lesquelles les vaches maigres étaient engagées :
1°/ "7 vaches sortirent du fleuve après elles (les vaches belles et grasses)"
2°/ elles se tenaient près d'elles ("s'arrêtent près des premières") ;
3°/ elles les dévorèrent ("et dévorèrent").

= Ce sont les 3 stratégies que le yétser ara emploie pour ses projets néfastes.

A la première étape, comme les 7 vaches, "il vient par derrière" ("sortirent ...après elle") = il surprend ses victimes, cherchant leurs faiblesses alors qu'il rôde autour d'elles.
A l'étape suivante, "il reste près d'elles" = il lie amitié, leur tient compagnie et gagne leur confiance.
Finalement, à la 3e étape, "il dévore" = les engloutissant entièrement, prenant possession d'elles.

Nos Sages résument succinctement cette progression : "D'abord le yétser ara est simplement un invité, mais à la fin, il devient le maître de la maison" (guémara Soucca 52b).

["les vaches chétives et maigres dévorèrent les 7 vaches belles et grasses" = le yétser ara nous vend du vide, la réalité de ce qu'il nous propose est très maigre, à l'opposé du fait de suivre la volonté de D., qui est Miséricordieux, nous accordant généreusement des récompenses très belles et grasses.

"Pharaon s'éveilla" = la vie passe très très vite, et à notre réveil dans le monde futur, il sera trop tard!
Le but du yétser ara est de nous dévorer éternellement, nous qui sommes potentiellement si gras en mitsvot, de nous retirer un maximum d'occasions d'obtenir de grasses et belles conséquences, et ce même pour de simples actions. ]

"Les enfants d'Israël descendirent s'approvisionner de blé" (Mikets 42,5)

-> Le terme : "lichbor" (לשבור), que l'on a traduit par : "s'approvisionner", signifie littéralement : "casser".
En effet, les tribus accordaient beaucoup d'importance au fait de biser leurs désirs. Or, comme en Canaan où ils vivaient, il y avait la famine, cela n'était pas quelque chose de grand que de se priver des plaisirs de la nourriture dans un endroit où il n'y a pas de quoi manger.
C'est pourquoi, ils se rendirent en Egypte, où se trouvaient largement de quoi manger, pour se confronter au plaisir de manger. Et ainsi, lorsqu'ils se limiteraient dans ce plaisir malgré l'abondance, cela sera vraiment un mérite.

=> C'est à cela que fait allusion ce verset : "Les enfants d'Israël (Yaakov => les frères de Yossef) descendirent "casser" le blé", c'est-à-dire qu'ils descendirent en Egypte, où il y avait la largesse, pour "casser" et briser le désir de manger. Car c'est surtout quand il y a la largesse qu'il est méritant de s'éloigner des plaisirs de ce monde.
['Hidouché haRim]

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-> "[Yaakov dit : ...] J'ai entendu qu'il y a du blé en Egypte, descendez là-bas ... les frères de Yossef partirent à dix, pour s'approvisionner en grain en Égypte" (Mikets 42,2-3)

Le terme : "lichbor" (s'approvisionner - לשבור) signifie littéralement : casser/briser.
Ainsi, si l'on brise le mot : "Egypte" (mitsaïm - מצרים), on obtient la valeur numérique de : "kets" (קץ - la fin, le terme), soit : 190.
C'est une allusion aux 190 ans que D. a enlevé du compte des 400 ans, pour qu'il ne reste que : 210 ans.
[Rachi (v.42,2) commente : "descendez là-bas" (rédou chama) = Yaakov ne leur dit pas : "Allez!", mais "Descendez!" (rédou).
La guematria de "rédou" (רְדוּ) est 210, allusion aux 210 ans que durera l’esclavage d’Egypte.]

['Hatam Sofer]

"Pharaon se réveilla ... et dormit ... et rêva de nouveau" (Mikets 41,4)

-> Le rabbi Aharon de Karlin a dit un jour à ses élèves :
Voyez la différence entre Yaakov et Pharaon.
- Chez Yaakov, il est dit : "Il se réveilla de son sommeil et dit" (Vayétsé 28,16). C'est ce que font les gens pieux et nobles, dès qu'ils se réveillent, ils accomplissent immédiatement : "vayomer" (il dit) = ils disent les bénédictions de la Torah, les bénédictions du matin, le Shéma, la prière, et se mettent à étudier la Torah.

- Mais chez Pharaon, il est dit : "Pharaon se réveilla ... et dormit ... et rêva de nouveau" = dès qu'il a ouvert les yeux, il s'est tourné vers le côté et a continué à dormir.

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[toute la vie est de passer de notre potentiel à la réalité. Est-ce que nos magnifiques capacités vont rester au stade du sommeil, ou bien allons-nous faire les efforts pour qu'elles se traduisent dans la réalité (vayomer).
Au final, nous aurons tous une note : qu'est-ce que j'ai fait de ma vie / qu'est-ce que j'aurai pu en faire.
Notre intérêt est d'avoir la meilleure note, tandis que notre yétser ara a pour objectif qu'elle soit la plus basse possible. Alors à nous de sortir de l'endormissement du yétser ara, et d'agir à l'image de Yossef, et non de Pharaon!]

"Pharaon nomma Yossef Tsafnat-Panéa'h et lui donna Osnat, fille de Poti-Phéra, chef de On, pour épouse. Et Yossef sortit dans le pays d'Egypte" (Mikets 41,45)

-> Poti-Phéra et Potiphar ne font qu'un (cf.v.37,36), le premier maître de Yossef.
En laissant sa fille épouser Yossef, Potiphar le blanchit des accusations portées par son épouse.
[le Alchikh]

[A ce moment, Yossef a 30 ans, et il était séparé de sa famille depuis 13 années.]

-> Le midrach dit qu Osnat était la fille de Dina et de Che'hèm.

Lorsque les enfants de Yaakov ont voulu tuer Osnat, Yaakov lui a donné une amulette en or qu'elle devait porter autour du cou, sur laquelle il était gravés les mots suivants : "Quiconque épousera cette jeune fille doit savoir que ses enfants seront les descendants de Yaakov". [selon d'autres, c'était sur un minuscule parchemin contenu dans le boitier de ce médaillon]
Elle s'est cachée dans les ronces et les buissons afin de sauver sa vie, car les frères [Chimon et Lévi] voulaient la tuer. D'ailleurs, elle s'appelle Osnat, en allusion au "shné" (buisson) dans lequel elle a pu se dissimuler.

L'ange Gavriel l'a pris et l'a placé proche de la femme de Potiphar. Elle y grandit et y fut élevé comme sa fille adoptive.

Après que Yossef ait interprété le rêve de Pharaon, et qu'il est devenu vice-roi d'Egypte, toutes les femmes d'Egypte sont venues devant Yossef afin de lui exposer leur beauté.
Chacune de ces femmes lui jetait quelque chose (comme des bijoux), et c'est ainsi que Osnat lui a lancé l'amulette que Yaakov lui avait donnée.
Yossef a vu l'amulette et il a reconnu qu'elle était la petite-fille de Yaakov, et il s'est marié à elle.

[Tséda laDéré'h]

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-> Le Méam Loez (Mikets 41,45) rapporte un autre commentaire :
La phrase inscrite sur le médaillon était indéchiffrable pour les égyptiens. Quand Osnat se trouvait dans la maison de Potiphar, elle se rendit auprès de tous les savants d'Egypte afin d'essayer d'en comprendre la signification. Mais personne ne savait comment la lire.
Bien qu'elle vivait sous le même toit que Yossef, elle ne s'adressa jamais à lui pour déchiffrer cette phrase étrange. Elle pensait que si les magiciens ne pouvaient le faire, à plus forte raison un simple esclave.
Maintenant que Yossef était reconnu comme l'homme le plus sage du pays, Potiphar vint le consulter et lui en expliqua le sens.
Pharaon comprit l'intention de Yossef, et le jour même, il l'autorisa à épouser Osnat.

En partie, ce bienfait était dû également au mérite de Yossef. Quand Yaakov rencontra Essav, Yossef se plaça devant Ra'hél, sa mère, afin qu'Essav ne l'aperçoive pas. Ce qu'il fit alors aucun de ses frères ne l'avait accompli pour leur mère.
En récompense, Yossef épousa Osnat, la fille de Dina, la fille que Yaakov avait tenté de cacher des yeux d'Essav (en la dissimulant dans une boîte).

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-> "Il lui donna sa fille Asnat pour épouse"
"Asnat" (אָסְנַת) a la même valeur numérique que : "zou hi bat Dina" (c'est la fille de Dina).
Cette fille était effectivement Asnat, la femme de Yossef.
[Sifté Cohen]

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+ "Pharaon nomma Yossef : Tsafnat Paanéa'h"

-> Rachi : [Pharaon a appelé ainsi Yossef, et ce nom signifie : ] Qui explique les choses cachées (tséfounot).
[au-delà du fait qu'il a révélé le rêve de Pharaon, ce changement de nom va permettre de dissimuler son identité lors de la venue ultérieure de ses frères.]

A noter que Tsafnat Panéa’h (צָפְנַת פַּעְנֵחַ) a la même valeur numérique [828] que "Mistarim Mégalé" (des mystères, il dévoile - מסתרים מגלה)
[Séfer Panéa’h Raza - Mikets]

-> "Tsafnat Panéa’h" : C’est un mot égyptien (qui signifierait: "D. a parlé et a donné la vie" ou "Délivrance du Monde" - voir Haktav VéHakaballa).
Telle était l’habitude au moment où l’on nommait quelqu’un dans leur Maison, comme Moché qui a nommé Hochéa Bin Noun, Yéhochoua, lorsqu’il en fit son serviteur.
[Rachbam]

-> Rabbi Leib ‘Harif explique que les égyptiens étaient irrités contre Pharaon. Comment avait-il pu mettre un esclave à leur tête? protestèrent-ils.
Le roi chercha donc un moyen de leur prouver que Yossef n’était pas un esclave. Que fit-il?
Il lui donna le nom "Tsafnat Panéa’h = "celui qui dévoile prophétiquement les choses cachées", prouvant qu’il ne pouvait être un esclave puisque "D. ne fait reposer Sa Présence que sur les familles de lignée irréprochable" (guémara Kiddouchin 70b).

-> Si tel est le sens de ce nom, Yossef n’aurait-il pas plutôt du s’appeler : Panéa’h (qui révèle) tsafnat (les choses cachées) [en inversant l’ordre des deux noms]?
Yossef a atteint ce niveau élevé de dévoilement des choses cachées parce qu’il était extrêmement discret et dissimulait son intégrité.
Tel est le sens de son nom : "Tsafnat" = étant donné qu'il se cachait et dissimulait ses qualités ; "Paanéa'h" = il a mérité la capacité de révéler les choses cachées.
[Sfat Emet].

Cette nomination provenait du Ciel, afin que son vrai nom Yossef soit dissimulé à la face du monde, et que ses frères ne le reconnaissent pas lorsqu’ils descendront en Egypte durant les années de famines [cf. 'Hatam Sofer].

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-> Le midrach (Béréchit rabba) rapporte :
Les Sages disent que "Tsafnat Paanéa'h" est composé des initiales de :
Tsadik => Tsofé (voit) = il voyait l'avenir ;
Pé => Podé (rachète) = par sa sagesse, il sauvait et rachetait l'Egypte ;
Noun => Navi (Prophète) = il prophétisait l'avenir ;
Tav => Tomé'h (soutien) ;
Pé => Poter (interprète) = il interprétait les rêves ;
Ayin => Aroum (rusé) = il était sage ;
Noun => Navon (intelligent) ;
'Hét => 'Hozé (il avait la vision).

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+ Récompense de Yossef :

-> Chacun des nombreux membres de notre corps, outre leur fonction physique possède une fonction spirituelle.
Si ce membre contribue à accomplir une mitsva, il sera récompensé et s'il participe à une transgression, il sera sanctionné.
C'est ainsi que chaque membre du corps de Yossef, qui a fui devant les avances de l'épouse de Potifar, a été récompensé, selon le midrach (Béréchit rabba 20,3) :
- sa bouche (qui n'a pas embrassé cette femme) donnera des ordres à tous les égyptiens ;
- son corps (qui ne l'a pas touchée) sera revêtu de vêtements royaux de lin ;
- son cou sera paré d'un collier royal en or ;
- sa main recevra l'anneau royal de Pharaon ;
- ses pieds monteront dans le char royal ;
- ...

Par contre, selon la guémara (Sota 8b), tous les membres de la femme Sota, qui auraient participé à l'acte d'infidélité envers son époux, seront sanctionnés afin d'expier ses fautes : son visage verdira, ses yeux deviendront globuleux, ses ongles tomberont, son ventre gonflera, ...
[rav Lumbroso]