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"Hachem dit à Moché : "Fais-moi un [serpent] brûlant et place-le sur une perche, et il adviendra que quiconque aura été mordu le regardera et vivra." ('Houkat 21,8)

-> Nos Sages (guémara Roch Hachana 29a) disent : "Est-ce le serpent qui fait mourir ou fait vivre?
En fait, quant ils regardaient vers le haut et soumettaient leur cœur à leur Père Céleste, ils guérissaient ; sinon, ils mouraient"
[Rachi]

-> Selon les lois de la nature, si une personne est mordue par un serpent, il lui est très dangereux de regarder cet animal ou une image le représentant.
Hachem a fait un miracle à l'intérieur d'un autre miracle : la source de la destruction fut la source de la guérison.
Cela nous enseigne que c'est Hachem qui dirige le monde.
[le Ramban]

-> Quand les juifs verront le serpent, ils penseront au danger du serpent qui est mortel. Naturellement, un homme peut mourir d’une morsure de serpent.
Mais là, puisqu’ils auront levé les yeux, ils penseront alors à Hachem et réaliseront qu’Il est au-dessus de toutes les règles de la nature. Et s’Il le souhaite, Il les sauvera des dangers même mortels.
C’est cette conscience qu’Hachem a tous les pouvoirs, même de sauver de dangers mortels comme la morsure d’un serpent, qui pourra les guérir. Et pour éveiller cette conscience, il fallait mettre un serpent en haut du bâton.
Quand on est face à un danger, et qu’on se renforce dans la foi qu’Hachem peut nous sortir de tous les problèmes, c’est cela qui aura la force de nous sauver.
[rabbi 'Haïm de Volozhin - Néfech ha'Haïm]

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-> Le Sfat Emet explique que le fait d'avoir placé le serpent en cuivre est bien en soi le remède, car Hachem soigne avec le coup lui-même. Cependant, le juif doit savoir que même quand il utilise des remèdes et des solutions naturels à ses soucis, la réalité est que ce n'est pas le remède qui guérit mais c'est Hachem.
Malgré tout, Hachem souhaite qu'on utilise les voies et les remèdes naturels pour solutionner ses soucis, car Il n'aime pas opérer des miracles entièrement surnaturels, Hachem souhaite cacher les miracles au maximum pour maintenir le libre arbitre et pousser l'homme à chercher Hachem dans la nature, ce qui est l'essentiel du travail de homme.
C'est pourquoi, d'un côté il fallait placer un serpent remède sur la perche pour jouer ce rôle de remède, mais le but était de ne pas se leurrer. Malgré tout, l'homme devait tourner ses yeux vers Hachem pour reconnaître que c'est Lui qui guérit et pas le remède. Et c'est essentiellement cette reconnaissance là qui donnera toute la force au remède et pourra mener à la guérison de cet homme.
Ce schéma est bien sûr applicable à tous les domaines de la vie, où l'homme est amené à utiliser des voies naturelles pour atteindre sa réussite.

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-> Le serpent en cuivre ne causait pas la vie ou la mort, mais c'était le fait de tourner son cœur vers Hachem qui avait le pouvoir de guérir.
Si cela était ainsi, pourquoi Moché n'a-t-il pas simplement demandé au peuple de prier, plutôt que d'accrocher le serpent?

L'objectif de la perche était d'obliger le peuple à regarder vers le haut, car lorsqu'une personne regarde vers le Ciel, elle a plus d'intention (de kavana) dans sa prière.
De plus, la vision du serpent entraînait de la peur, ce qui contribuait également à augmenter la kavana.

[le Gour Aryé]

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-> Le serpent en haut de la perche prouve le pouvoir de l'image et de l'imagination sur le cœur de l'homme. Sans image et sans imagination, il est impossible de se concentrer pour intégrer dans son cœur les notions spirituelles étudiées ...

La vision du serpent d'airain éveillait dans leur cœur la racine du serpent, c'est-à-dire la prise de conscience du "serpent" symbolisant le mauvais penchant (yétser ara) qui est niché en nous.
D'ailleurs, l'ordre de placer le serpent en haut de la perche (ness - נס) fait allusion à l'étendard (déguel), donc à l'élévation et à la grandeur (romémout).
[rav Dessler - Mikhtav méEliyahou - tome.5,p.145-146)]

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+ Pourquoi un serpent?

-> Hachem a puni le peuple juif par des serpents car ils ont suivi le chemin du 1er serpent (na'hach akadmoni).

Le serpent a parlé du lachon ara sur Hachem à 'Hava.
De même, le peuple juif a dit du lachon ara à Moché sur ce que Hachem leur a fait.
[le Béer Mayim 'Haïm]

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-> Pourquoi les serpents plus que d’autres châtiments?
Parce que D. a dit au serpent : "Tu mangeras de la poussière toute ta vie", et il ne s’est pas plaint.
C’est donc lui qui devra châtier les bné Israël, qui se sont plaints de leur subsistance.
[Michnat Rabbi Eliezer]

-> Le Méam Loez ('Houkat 21,6) écrit :
Une voix céleste déclara : "... Voyez le serpent! Je lui ai imposé la malédiction de se nourrir de terre et il ne se plaint pas! Que ce serpent punisse les rouspéteurs! Que le serpent qui a parlé contre Moi châtie à présent ceux qui ont parlé contre Moi. Que le serpent pour lequel tout a le goût de terre punisse ceux qui n'ont pas montré leur gratitude pour cette nourriture offrant tous les goûts".

Le serpent qui pique l'homme sans profit pour lui-même mais simplement par méchanceté a donc puni le peuple perverti qui avait critiqué cette nourriture parfaite.
D. a envoyé les serpents venimeux du désert contre les Bné Israël ...
Pendant leurs 40 ans dans le désert, les Bné Israël n'avaient jamais souffert des serpents. L'une des 7 Nuées brûlait et détruisait tous les reptiles et les scorpions sur leur route.
Cependant, la 40e année, cette nuée n'existait plus.
Après cette faute, D. envoya des serpents et des vipères pour piquer le peuple.
Mis en péril par la destruction générale que causèrent les serpents, les Bné Israël se tournèrent vers Moché.

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-> "Moché fit un serpent de cuivre qu'il plaça sur une haute perche (ness - נֵּס). Si quelqu'un était mordu par un serpent, il observait le serpent de cuivre et vivait" ('Houkat 21,9)

Le Méam Loez commente :
Le mot "ness" signifie à la fois "perche" et "miracle".
Selon certains commentateurs, Moché jeta le serpent de cuivre en l'air et il resta suspendu par miracle.

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-> "Ce sera, quiconque aura été mordu, qu’il le regarde et il vivra!" ('Houkat 21,8)

Le terme véhaya (ce sera) exprime invariablement la joie.
=> En quoi le fait d’avoir été mordu par le serpent était-il source de joie?

Le Messekh ‘Hokhma explique qu’il est écrit "quiconque aura été mordu" pour inclure les individus déjà atteints d’une autre maladie et à l’article de la mort. Même ces derniers, si le serpent les mordait et qu’ils regardaient ensuite le serpent de cuivre, guérissaient et retrouvaient leur pleine santé. De telles personnes se réjouissaient donc d’avoir subi cette morsure.

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+ Pourquoi était-il placé sur une perche en hauteur?

-> On apprend de là qu'il ne suffit pas au fauteur d'uniquement faire téchouva.
En plus de regretter ses fautes, il doit faire des plans pour le futur, lui assurant qu'il ne retombera pas de nouveau dans la faute.

[Fauter est humain, mais l'essentiel est de ressortir de la boue, de se relever, plutôt que de rester à terre en déprimant d'avoir fauté.
Le serpent était placé en hauteur dans le ciel afin qu'après avoir fait téchouva nous puissions aller de l'avant en "visant la lune", plutôt que de viser la terre en restant confortablement allongé la tête vers le bas. ]

[Tséror haMor]

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-> Selon nos Sages, le message est que dans la vie il faut savoir s'élever au-dessus de nos problèmes du moment : regarder vers le haut, penser plus loin comme à notre monde à venir.
Par exemple dans une dispute, on peut se projeter un an après et se dire : est-ce que cela aura toujours autant d'importance émotionnelle, ou bien cela le cadet de mes soucis?

Nos problèmes prennent les dimensions que nous voulons bien leur donner. Plus nous savons prendre de l'altitude sur l'immédiateté, plus nos soucis deviennent petits.
[pourquoi se pourrir la vie, alors qu'elle est tellement courte. Profitons-en au maximum!]
Non seulement on prend trop à cœur, mais on oublie que tout vient d'Hachem pour notre bien ultime, et que rien ne peut nous arriver sans l'accord d'Hachem.

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+ "[Le peuple dit à Moché : ] Prie Hachem qu'Il retire de nous le serpent (ana'hach)" ('Houkat 21,7)

-> Rabbénou Yoël fait remarquer que les dernières lettre de : יְהוָה, וְיָסֵר מֵעָלֵינוּ אֶת-הַנָּחָשׁ (Hachem qu'Il retire de nous le serpent) forment : Torah (תורה).
Le peuple juif sera sauvé par le mérite de la Torah.

-> "[Hachem dit :] J'ai créé le yétser ara et J'ai créé la Torah, comme antidote". (guémara Kidouchin 30b)
Grâce à la Torah, on peut se purifier et se mettre à l'écart du yétser ara.

[shiviti Hachem lénegdi tamid => tant que l'on maintient son regard vers la Torah, alors on est guéri et protégé des effets du yéter ara (le serpent) ]

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-> Hachem a envoyé une multitude de serpents pour attaquer ceux qui avaient fauté.
Pourquoi est-ce que le peuple juif a demandé à Moché de prier pour retirer le serpent (au singulier) ?

Les serpents qui les ont attaqués étaient avec eux depuis leur entrée dans le désert, mais ils ne les ont jusque là pas attaqué.
Le peuple juif a alors pris conscience que ce n'était pas les serpents qui causent des dommages, mais plutôt leurs fautes

En disant : "retire de nous le serpent", ils faisaient référence au yétser ara, qui renvoie au 1er serpent (na'hach hakadmoni).

Ils ont demandé que "le serpent", le yétser ara en eux soit retiré, et Hachem a répondu qu'on ne peut pas totalement le supprimer.
En effet, le yétser ara est nécessaire, car sinon il n'y a pas de récompense.

=> En demandant à Moché de le placer en hauteur, Hachem maintient le yétser ara tout en le mettant à distance du peuple.

[le Ben Ich 'Haï - Adéret Eliyahou]

[le yétser ara est mis en hauteur afin de toujours l'avoir à l’œil avec l'aide de D., afin de pouvoir le comparer avec le divin, le spirituel.

Cela doit nous inciter à toujours nous interroger sur ce que Hachem attend de nous, à nous rappeler que seul D. est éternel (le yétser ara viendra nous accuser et sera égorgé à la venue du machia'h!), et que la récompense du yétser ara n'est que passagère (comme un oiseau passant dans le ciel), à l'inverse de l'éternité des mitsvot. ]

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=> Pourquoi Hachem demande-t-il à Moché de faire un sharaf (שרף) et non pas un serpent (na'hach - נחש)?

-> Hachem dit à Moché : "Fais-toi un serpent (saraf) et place-le sur une perche" (v.21,8).
Ainsi, Hachem demande à Moché de confectionner un serpent venimeux désigné : "saraf".
Cependant, au verset suivant (v.21,9), il est écrit : "Moché confectionna un serpent", désigné ici : na'hach.
=> Pourquoi ce changement de dénomination?

C'est parce que les enfants d'Israël se sont doublement rebellés : contre Hachem et contre Moché :
- Pour avoir parlé contre Hachem, il fallait faire un "na'hach" sur le modèle du serpent originel qui avait séduit 'Hava qui a agi contre Hachem.
- Pour avoir parlé contre Moché, il fallait faire un "saraf", d'après la michna : "Réchauffe-toi au feu des sages, mais fais attention ... leur murmure est celui du serpent (saraf)" (Pirké Avot 2,10).

Hachem aurait pardonné le manque de respect du peuple à son égard, mais non pas son manque de respect à l'égard de Moché. C'est pourquoi Hachem a ordonné de confectionner un "saraf", terme associé à Moché, d'après les Pirké Avot (2,10).
Par contre, Moché a pardonné la rébellion des enfants d'Israël à son égard, mais pas celle envers Hachem ; c'est pourquoi il fit un "na'hach", terme associé à Hachem.
[Ktav Sofer]

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-> De son côté, le Ben Ich 'Haï enseigne :
La guémara (Roch Hachana 20a) écrit : "Est-ce le serpent [sur la perche - v.21,8] qui fait mourir ou vivre? Non, c'est pour t'apprendre que lorsque le peuple d'Israël tournait son regard vers le Ciel et soumettait son cœur à son Père Céleste, ils étaient guéris ; sinon ils mouraient empoisonnés."

[dans le texte : "son regard vers le Ciel" se dit : "klapé lémala", soit littéralement : "vers le haut"]
=> Vers le haut, c'est-à-dire au-dessus des 3 lettres composant le mot : sharaf (שרף) se trouvent respectivement dans l'alphabet hébraïque les lettres : ר et ק et ע qui forment le mot : קרע (kira - déchirure), qui fait allusion à la déchirure du décret prononcé contre la personne qui a subi une morsure mortelle.
[ce qui explique que Hachem demande à Moché de faire un charaf, et non un na'hach.]

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+ Le serpent de cuivre (d'airain) :

-> Le serpent de cuivre fabriqué par Moché fut conservé très longtemps.
Il servait à rappeler aux générations suivantes la sévère punition infligée à ceux qui parlaient contre les prophètes.
Cependant, au cours du règne du roi 'Hizkiyahou, l'idolâtrie s'est répandue.
De nombreux Bné Israël firent l'erreur de considérer le serpent de cuivre comme un objet de culte.
Selon eux, puisque Moché avait fabriqué ce serpent sur l'ordre de D. et qu'il pouvait guérir toute personne victime d'une morsure de serpent, il devait posséder certains pouvoirs occultes.
Le roi 'Hizkiyahou décida donc de pulvériser ce serpent, comme il est écrit : "Il brisa le serpent de cuivre que Moché avait fabriqué car jusqu'à ce moment-là, les Bné Israël lui brûlaient de l'encens. Et il l'appela Né'houchtane" (Méla'him II 18,4).

Cet acte de 'Hizkiyahou fut l'une de ses 6 initiatives dont 3 furent louées par les Sages et les 3 autres, désapprouvées.
Les voici :
1°/ A'haz, le père de 'Hizkiyahou, était un racha et un hérétique qui commit tous les crimes possibles. A sa mort, son fils 'Hizkiyahou refusa de lui accorder des funérailles prestigieuses, comme c'est la coutume pour un roi. Il fit traîner son corps à la tombe sur un brancard de cordes. Il voulait ainsi, d'une part faire obtenir à son père l'expiation grâce à cette humiliation, et d'autre part faire un exemple que les réchaïm prendraient à cœur, de crainte de subir le même sort.

2°/ La 2e action de Hizkiyahou consista à détruire le serpent de cuivre pour empêcher le peuple de l'adorer.

3°/ Sa 3e initiative fut de dissimuler le Livre des Remèdes écrit par le roi Salomon.
Ce livre exposait toutes les maladies. Dès qu'une personne tombait malade, elle guérissait en le consultant.
Cependant, le roi 'Hizkiyahou constata qu'aucun malade ne se souciait plus de supplier D. de le guérir mais plaçait plutôt sa confiance en ce livre. Il décida donc de le dissimuler afin que le peuple remette sa foi en D., le vrai Médecin.

Selon une autre opinion, ce Livre des Remèdes était basé sur des considérations astrologiques.
Le patient était guéri en dessinant une forme déterminée à une certaine heure qui correspondait à un astre particulier. Or ces méthodes païennes étaient interdites.
L'auteur de ce livre n'avait pas voulu qu'on l'utilise de cette façon mais comme un texte destiné à fournir des connaissances théoriques.
Ainsi lorsque le roi 'Hizkiyahou vit que le livre avait une mauvaise influence sur le peuple, il le cacha.

A part ces 3 actes que louèrent nos Sages, les 3 suivants ne gagnèrent pas leur approbation.
4°/ Lorsque le roi assyrien San'hériv attaque Jérusalem et y mit le siège, 'Hizkiyahou prit peur et tenta de l'amadouer en lui offrant d'importantes quantités d'or et d'argent ; Il défit même les portes d'or du sanctuaire du Temple pour les envoyer au monarque assyrien.

5°/ De plus, lorsque San'hériv assiégea Jérusalem pour la 2e fois, 'Hizkiyahou boucha la source Guichone pour priver l'ennemi d'eau.
Il est écrit : "Il prit conseil auprès de ses princes et de ses hommes puissants pour arrêter l'eau des sources hors de la ville, et ils l'aidèrent" (Divré haYamim II 32,3).
Les sages n'approuvèrent pas son acte car il aurait dû mettre sa confiance en D.

6°/ Il le désapprouvèrent également lorsqu'il tarda à déclarer une année "méoubérét" en intercalant un 2e mois d'Adar, et qu'il attendit le début de Nissan pour le nommer Adar II.
[Méam Loez - 'Houkat 21,9]

"On mêlera de l'eau vive dans un vase" ('Houkat 19,17)

Rav Méir Shapira de Lublin explique :
Le peuple d'Israël est comparé à l'eau, au même titre que l'eau peut se répandre et couvrir d'immenses espaces, fertiliser des déserts, ébranler des montagnes, creuser des chemins, et ce, malgré la présence d'obstacles importants.

Quand cela se passe-t-il?
Lorsque le peuple d'Israël correspond à l'état liquide.
Mais lorsqu'il est dans un état "gelé", il n'a aucune force.

Ainsi, il en va d'Israël ; par le dynamisme et l'enthousiasme, tout est possible, mais dans une situation de gel et de froid, il est impossible d'atteindre quoique ce soit.

"Ceci est le décret de la Torah que Hachem a ordonné en disant : parle aux Bné Israël et qu'ils t'apportent une vache parfaitement rousse" ('Houkat 19,2)

-> L'explication du commandement de la vache rousse fut dévoilé à Moché au moment du don de la Torah avant la faute du Veau d'or. En effet, le Arizal (likouté Torah - Vaét'hanan) nous explique que Moché accéda à la 50e porte de compréhension à ce moment précis.
Le décret de la vache rousse correspond à la 50e porte de compréhension, comme nous
en trouvons une allusion dans le mot אדומה (adouma - rousse) qui a pour valeur
numérique 50.

La vache rousse a la capacité d'annuler l'emprise des klipot et par conséquent d'annuler la mort car le Satan est le mauvais penchant, l'ange de la mort. [guémara Baba Batra 16a]
Les lettres du mot Satan (שטן) sont les acronymes de : נ שער טומה (noun chaar touma - 50e porte d'impureté).

Cependant, à cause de la faute du Veau d'or, la 50e porte de compréhension est devenue inaccessible à Moché, ce qui l'empêcha d'annuler la force des klipot.
Et c'est le sens des paroles de Hacjem à Moché au Sinaï : "Va! Descends! (lé'h réd) Car ton peuple s'est corrompu" (Ki Tissa 32,7)
Lorsque Hakadoch Baroukh Hou dit à Moché לֶךְ (lé'h - va), ce mot a une valeur numérique de 50 ce qui signifie : descends de la 50e porte parce que "ton peuple s'est corrompu" (Arizal - Likouté Torah - Vaét'hanan).

Le jour où Moché dut rendre son âme au Créateur, il réussit de nouveau à atteindre la 50e porte de compréhension. Nous y trouvons une allusion dans l'Ecriture : "Moché monta des plaines de Moav vers le mont Nevo" (Vézot haBéra'ha 34,1)
Le terme Moav (מוֹאָב) a une valeur numérique de 49. Moché monta depuis les plaines de Moav, c'est-à-dire qu'il s'éleva depuis la 49º porte, pour aller vers le Mont Nevo (נבו se décompose en : נ et בו) ce qui signifie littéralement vers le 50.
Moché eut accès à la 50e porte avant de quitter ce monde.

C'est pour cela que la vache rousse a la capacité de rendre pur l'homme qui a été en contact avec un mort, et c'est la raison pour laquelle la Torah qualifie cette mitsva de "décret de la Torah" car la vache rousse provient de la 50e porte de compréhension, qui symbolise la capacité de saisir l'absolu.
Le futur roi d'Israël dévoilera la 50e porte de sagesse, comme nous en trouvons une allusion dans les lettres de son nom : machia'h (משיח) qui sont les acronymes de : machia'h yégalé chaar 'hamichim (le machia'h dévoilera la 50e porte [de compréhension]).
[Tsor ha'Haïm]

Pourquoi un corps mort devient impur?

"C'est la loi de la Torah, que D. a ordonnée en disant" ('Houkat 19,2)

-> Les véritables raisons des enseignements de la Torah et des mitsvot de D. sont cachées à tout le monde. Par conséquent, une personne doit accomplir et observer toute la Torah simplement parce que c'est l'ordre d'Hachem de la réaliser.
Cette idée est évoquée dans la phrase "C'est la loi de la Torah" (zot 'houkat haTorah), indiquant que nous devrions considérer la Torah entière et ses mitsvot comme des lois insondables, puisqu'aucune des raisons des mitsvot ne nous a été révélée.
Au contraire, la principale raison d'observer la Torah et ses mitsvot doit être que "Hachem a ordonné, en disant", ce qui signifie que, parce que D. nous a ordonné de les observer, nous sommes obligés de les accomplir et de les garder.

Sur cette base, nous pouvons expliquer pourquoi il nous a été ordonné de faire une préparation à partir des cendres de la vache rousse afin de purifier toute personne qui a été rituellement souillée par le contact avec un cadavre humain.
Considérons ce principe important : l'âme et la vitalité d'une personne, taillée sous le Trône de gloire (Zohar 3,29b), désirent continuellement servir Hachem, sans même une interruption momentanée.
Le corps d'une personne, cependant, n'acquiesce pas. L'âme et sa vitalité mènent une guerre constante contre le corps. Néanmoins, celui qui le mérite vainc le corps, l'obligeant à réaliser la volonté de l'âme.

Mais pourquoi le corps physique/matériel ne veut-il pas observer la Torah et ses mitsvot?
Parce qu'il ne comprend pas la logique qui sous-tend la Torah et ses mitsvot. S'il connaissait les raisons qui sous-tendent la Torah et ses mitsvot, le corps voudrait également les observer.
En revanche, l'âme (juive) ayant été taillée sous le Trône de gloire, comprend les raisons qui sous-tendent la Torah et ses mitsvot. En conséquence, elle veut constamment les observer et les accomplir sans relâche. Une personne méritante fait en sorte que son âme vainque son corps afin qu'il réalise et observe la Torah et ses mitsvot.

Par conséquent, lorsqu'une personne meurt et que son âme monte au ciel, le corps reste seul, et c'est pour cette raison qu'il transmet la souillure rituelle.
Pour cette même raison, les tombes des justes (tsadikim) ne transmettent pas de souillure rituelle. Puisque les tsadikim purifient leur corps dans la mesure où leur corps désire également accomplir la Torah et ses mitsvot, leur corps ne provoque pas de souillure lorsque l'âme s'en va.

C'est le sens profond du verset "Telle est la loi de la Torah". Puisque la Torah est constituée de lois suprarationnelles, car, comme nous l'avons dit, les raisons sous-jacentes de la Torah ne sont pas révélées, le corps physique ne veut pas observer la Torah. Par conséquent, le corps transmet la souillure rituelle après la mort d'une personne, comme nous l'avons expliqué plus haut.
C'est pourquoi D. nous a ordonné de préparer une solution à partir des cendres de la vache rousse afin de nous purifier de la souillure rituelle transmise par le corps lorsqu'il est laissé à lui-même après la mort.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi ]

"Miryam mourut en ce lieu et y fut ensevelie." ('Houkat 20,1)

Si elle est morte, il est évident qu'elle a été enterrée.
Pourquoi notre verset le mentionne-t-il?

Lorsque les espions sont revenus de leur expédition en Israël, ils ont monté le peuple juif contre ce pays, et D. a été très "en colère".

Comme punition, toutes les personnes qui ont quitté l'Egypte entre les âges de 20 et 60 ans sont mortes durant les 40 années de séjour dans le désert.

En effet, chaque année, la veille du 9 Av, tous ces gens creusaient leur propre tombe et y dormaient durant toute la nuit.
Les personnes devant mourir cette année, rendaient l'âme, tandis que ceux qui y avaient survécu, pouvaient retourner dans leur tente (guémara Baba Batra 121a - Rachbam).

=> Ainsi, durant les 40 années dans le désert, les gens étaient d'abord enterrés et ensuite ils mouraient.
Myriam a été la 1ere à mourir, et à être ensuite enterrée.

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-> Nous devons comprendre pourquoi la mort de Myriam est mentionnée ici ('Houkat 20,1) juste après le chapitre concernant la mitsva de la vache rousse.
Cette loi a été donnée aux juifs le jour de l'érection du Michkan, le 1er Nissan de la 2e année après la sortie d'Egypte, alors que Myriam mourut la 40e année.
Malgré l'intervalle de temps les séparant, la Torah lie la mort de Myriam aux lois de la vache rousse pour nous apprendre que, comme la vache rousse sert d'expiation pour la faute du veau d'or, la mort des tsadikim fait expiation pour le peuple juif.
[Méam Loez - 'Houkat 20,1]

"Tout récipient ouvert qui n'est pas entièrement clos par un couvercle sera impur." (Bamidbar - 'Houkat 19,15)

Le 'Hafets 'Haïm d'expliquer :
ce verset fait allusion à la bouche de l'homme : si elle est toujours ouverte, sans "couvercle", c'est-à-dire sans les limites imposées par la loi, elle sera impure.

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-> "Rabbi Chimon dit : D. pardonne tout, sauf la médisance."

[Zohar - paracha Chéla'h Lé'ha]

Il faut le pardon d'autrui, les dégâts ne sont pas toujours réparables, ... => Combien de précautions, il faut avoir lorsque l'on risque de fauter avec son prochain!  (c'est dans ce sens que nos Sages comparent autrui à du feu , car si on ne fait pas attention, il est facile de se brûler ...)

"Ceci est le décret de la Torah que l'Eternel a ordonné en disant: parle aux enfants d'Israël et qu'ils t'apportent une vache parfaitement rousse" ('Houkat 19,2)

-> Le guémara (Sanhédrin 31a) demande : Jusqu'à quel point doit-on honorer son père et sa mère?
Rabbi Eliézer répond : allez voir ce qu'un non juif appelé Dama ben Netina fit à Ashkelon.
Les Sages vinrent lui acheter des pierres pour l'Ephod pour une somme 600 000 dinars d'or mais la clé du coffre qui contenait les pierres était posée sous le coussin où son père dormait. Cependant, Dama ben Netina refusa l'offre car il ne voulut pas réveiller son père.
L'année suivante, Hachem le récompensa et une vache parfaitement rousse naquit dans son troupeau.
Les Sages d'Israël vinrent chez lui pour lui acheter la vache et Dama ben Netina leur dit : je vous connais, et je sais que si j'exigeais de vous tout l'argent du monde vous me le donneriez. Cependant, je ne vous demande que la somme d'argent que j'ai perdu pour avoir honoré mon père.
Rabbi 'Hanina a dit : si déjà celui qui accomplit un précepte sans en avoir reçu l'ordre reçoit une telle récompense, celui qui l'accomplit en ayant reçu l'ordre, quelle sera la taille de sa récompense?! Car celui qui accomplit un précepte en ayant reçu l'ordre de le faire est plus grand que celui qui accomplit un précepte sans en avoir reçu l'ordre.

=> Pour quelles raisons cet homme reçut-il précisément comme récompense de Hachem une vache rousse?

-> Le 'Hidouch haRim explique que la conduite irréprochable de ce non juif envers son père éveilla des accusations dans le Ciel contre Israël. Dans le but de faire taire ces accusations, Hachem lui donna précisément une vache rousse afin de donner des mérites inestimables au peuple d'Israël : en effet ce non juif perdit une fortune pour accomplir un acte qui est logique et rationnel, ne pas réveiller son père.
Les Bné Israël, quant à eux, furent prêts à perdre une fortune colossale pour réaliser une mitsva qu'ils ne comprenaient même pas!

Ainsi, chaque juif a le devoir d'accomplir les commandements d'Hachem et de suivre sa voie même lorsque si ces derniers dépassent notre entendement, comme celui de la vache rousse, du mélange de lin et de laine, ... car aux yeux de D., nous accomplissons Sa volonté et il est évident que nous avons reçu ce commandement pour notre bien même si nous ne le comprenons pas.
C'est la même chose pour un père qui demande à son jeune fils de ne pas s'approcher du feu par exemple. L'enfant inconscient du danger ne comprend pas pourquoi son père l'en empêche. Certains enfants s'en éloigneront par amour, d'autres par crainte, d'autres encore désobéiront et se brûleront. Ils comprendront alors que cet interdit leur fut donné par amour.
Cette parabole vient nous faire réaliser que nous ne devons pas faire de distinction entre les commandements qui nous paraissent logiques et ceux qui dépassent notre intellect mais nous devons les accomplir tous sans aucune distinction, uniquement parce que nous en avons reçu l'injonction par notre Créateur.

Il en est de même pour les nations du monde. Le Rambam a tranché la loi et écrit : "Tout celui qui accepte les 7 commandements de Noa'h et prend le soin de les accomplir est appelé "Juste des nations" et aura une part au monde futur. Cependant, il devra les accomplir uniquement parce que Hachem lui en a donné l'ordre dans la Torah qu'Il transmit à Moché. Par contre, s'il accomplit ces commandements suite à un raisonnement sans avoir conscience qu'il le fait parce que le Créateur Le souhaite, il n'aura pas le statut de "Juste des nations"." (Méla'him fin chap.8)

Quelle était la taille de Moché et d’Aharon?

+ Quelle était la taille de Moché et d'Aharon?

Nos Sages rapportent que la taille de Moché était de 10 coudées, équivalent à environ 5 mètres.
Or, Aharon et Moché étaient "égaux" (1) ; Aharon mesurait donc également environ 5 mètres (1 mètre par livre de la Torah ... !?).

---> "Défais Aharon de ses vêtements, tu en revêtiras El'azar, son fils." ('Houkat 20,26)
Le Rabbi de Gour dit qu'il y a eu un miracle : les habits d'Aharon rapetissèrent d'eux-mêmes, et devinrent à la bonne taille pour El'azar.
Les habits du roi Chaoul furent l'objet d'un miracle similaire : quand il en revêtit David, ils prirent ses dimensions, et lui allèrent parfaitement, alors que Chaoul "dépassait de l'épaule tout le reste du peuple." (Chmouel 9,2).

(1) : cf.Béréchit rabba 1,21 ; Chir haChirim rabba 4,12

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-> Nos Sages nous enseignent que Moché et Aharon étaient égaux en importance.
Comment est-ce possible que durant toute leur vie, 2 individus puissent rester identiques dans leurs traits de caractère et au même niveau de piété?

-> Certains commentent que Aharon et Moché avaient tous les 2 exploités au maximum leurs potentialités.
En effet, certes chacun reçoit en "cadeau" des capacités uniques (Moché en avait davantage), mais la grandeur, la véritable importance d'une personne est ce qu'elle va en faire.
Est-ce qu'il va se satisfaire du minimum ou est-ce qu'il va les exploiter du mieux qu'il peut?
En ce sens, Moché et Aharon étaient égaux, chacun ayant investi le maximum pour utiliser au mieux les potentialités/capacités que Hachem leur avait confié.

-> Le 'Hozé de Lublin donne la réponse suivante :
La guémara ('Houlin 89a) déclare que Moché et Aharon étaient plus élevés qu'Avraham, car Avraham se décrivait lui-même comme : "poussière et cendre" (Vayéra 18,27), alors que Moché et Aharon se décrivaient par les mots : "Mais nous, que sommes-nous?" (Béchala'h 16,7).
Ils se considéraient eux-mêmes comme inexistants, inférieurs à la valeur de la poussière et de la cendre.
Tant que les gens s'attribuent une valeur, quel que soit le niveau insignifiant de cette valeur, ils ne sont pas égaux. Seuls Moché et Aharon, qui ont atteint une annulation totale d'eux-mêmes, peuvent être considérés comme absolument égaux.

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Rachi (Vaéra 6,26-28) explique : "dans certains endroits, on fait passer Aharon avant Moché et dans d'autres, on fait passer Moché avant Aharon pour te dire qu'ils se valent."

=> Cela est étonnant car la Torah affirme explicitement : "Il ne se leva pas d'autre Prophète comme Moché", et qu'Hachem dit à Aharon lui-même : "Il n'en est pas de même de Moché mon serviteur"? Comment dès lors peut-on dire qu'ils se valaient?

Le Ktav Sofer répond ainsi :
Certes, Moché était plus grand que son frère Aharon. Néanmoins, au moment où ils se tinrent tous deux devant Pharaon, Aharon s'éleva au même niveau que Moché.
Il le mérita grâce à ce que la Torah témoigne à son sujet : "Il (Aharon) te verra (toi, Moché) et il sera joyeux dans son cœur."
Ce qui signifie qu'Aharon n'éprouva aucune jalousie envers son frère bien que celui-ci fût plus jeune que lui.
De plus, il l'accompagna pour être son porte-parole devant Pharaon avec tout ce que cela avait d'humiliant pour lui, puisque Pharaon les connaissait et savait qui était l'aîné des deux. Et du fait qu'Aharon sacrifia alors de sa propre personne, il mérita ainsi d'être élevé à ce moment au même niveau que Moché. Car la valeur de celui qui brise ses tendances naturelles en faveur d'autrui ne cesse ensuite d'augmenter sans limite."

[dans le même ordre d'idées, la guémara (Baba Batra 9a) enseigne au sujet de la tsédaka que celui incite les autres à donner a plus de mérite que celui qui donne.
Le Yaavets en explique la raison du fait qu'il s'astreint davantage parce qu'il subit [l'humiliation], les affronts de ceux qui lui donnent.]

La manne = l’ancêtre de nos bons gâteaux à l’huile et au miel …

+ La manne = l'ancêtre de nos bons gâteaux à l'huile et au miel ...

"Qui n'est pas un lieu de semence, ni de figue, de vigne et de grenade." ('Houkat 20,5)

Pourquoi n'ont-ils pas mentionné l'olive à l'huile et le miel [de dattes] (qui sont aussi des fruits d'Israël) ?

Le Méchékh 'Hokhma explique qu'ils ne sont pas cités parce que les saveurs de l'huile d'olive et du miel se trouvaient dans la manne, ainsi qu'il est écrit :
- "comme un beignet dans du miel" (Chémot 16,31) ;
- "et son goût était comme le goût d'une patisserie à l'huile" (Bamidbar 11,8).

C'est pourquoi, en revenant de la terre d'Israël, les explorateurs n'avaient rapporté que des raisins, des figues et des grenades.
Ils n'avaient pris ni olives, ni dattes, dont les enfants d'Israël connaissaient les goûts.

Source (b"h) : le "talelé Oroth" du rav Yissa’har Dov Rubin

"Celle-ci est la loi (la Torah) [s'appliquant à] un homme, lorsqu'il mourra dans une tente." ('Houkat 19,14)

On va expliquer (b"h) ce verset de 2 façons différentes, au travers 2 guémarot ...

1°/ Dans la Guémara Shabbath 83b, il est écrit :
Rabbi Yonathan a enseigné : "On ne doit jamais s'abstenir de paroles de Torah, pas même à l'heure de la mort, comme il est écrit : Celle-ci est la Torah, un homme, lorsqu'il mourra dans la tente."

C'est ainsi, quelques semaines avant sa mort, à la fin de l'année 1797, le Gaon de Vilna était alité, en proie à sa dernière maladie.
Devant l'insistance de sa famille et de ses disciples, le Gaon finit par accepter de faire venir le célèbre médecin d'alors, Reb Yaakov Lubaschitz pour l'examiner.

Après l'auscultation, les membres de la maisonnée interrogèrent anxieusement le médecin.
"Où en est-il?", lui demandèrent-ils, en voulant parler évidemment de l'état de santé du vénérable malade.

Le spécialiste répondit : "Il en est au traité Kélim."
En effet, quand il avait posé son oreille sur la poitrine du Gaon pour écouter ses battements de son coeur, il avait entendu sa faible voix énoncer cette partie du Talmud.
Jusque dans ses derniers instants, il n'a cessé d'étudier ...

2°/ Dans la guémara Béra'hot 63b, il est écrit :
Reich Lakich a enseigné : "D'où sait-on que les paroles de la Torah se maintiennent chez celui qui se mortifie pour elle?
De ce qu'il est écrit [littéralement] : Celle-ci est la Torah, un homme, lorsqu'il mourra dans la tente [sous-entendu : de l'étude]."

Lorsque quelqu'un étudie, il doit considérer qu'il est mort.
Les "soucis", tentations, ... des vivants n'ayant plus aucun intérêt à ses yeux (puisqu'il est mort!), il peut alors s'adonner pleinement à la Torah.

Le 'Hafets 'Haïm avait l'habitude de dire que l'homme doit se figurer 3 choses :

-------> 1ere = On n'a plus qu'un jour à vivre.
=> en pensant que nous avons qu'un seul jour à vivre, nous faisons tout ce qui en notre pouvoir pour se repentir, pour opérer une téchouva authentique et sincère, et pour observer les mitsvot sans rien remettre au lendemain.

---------> 2e = Seul existe le chapitre de la michna ou la page de la guémara que l'on est en train d'étudier.
=> en s'imaginant, que nous n'avons en tout et pour tout qu'un chapitre ou qu'une page à étudier, nous ne succombons pas à la paresse, ni ne se laissons séduire par l'argument du yétser ara, selon lequel nous devons nous épuiser encore longtemps pour pouvoir terminer ce traité.

---------> 3e = On est le seul Juif au monde auquel D. ordonne d'observer la Torah, et de lui dépend le maintien de la Création entière.
=>en pensant que la Création tient sur nos seules épaules, nous nous renforcerons et empresserons d'agir, et nous ne prêterons pas attention aux objections du yétser ara, nous soufflant qu'il se trouve suffisamment de gens observant la Torah, grâce auxquels le monde continuera d'exister ...

Source (b"h) : compilation personnelle issue du : "talelé Oroth" du rav Yissa’har Dov Rubin