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"Or, il y aura toujours des nécessiteux dans le pays; c'est pourquoi, je te fais cette recommandation : ouvre, ouvre ta main à ton frère, au pauvre, au nécessiteux qui sera dans ton pays." (Réé 15,11)

-> Le Sifri nous enseigne :
"Lorsque les juifs obéissent à D., il n'y a pas de pauvres parmi eux.
Mais, s'ils ne font pas la volonté de D., il y aura des pauvres parmi eux."

-> Rabbi Na'hman de Breslev de nous dire (Likouté Halakhot VIII) :
"La richesse parvient à chaque personne au travers de son conduit personnel.
Lorsque les juifs obéissent à la volonté de D., les ressources descendent d'une bonne façon en étant distribuées de façon équivalente à tous.
Dans le cas contraire, elles sont mal réparties, ce qui explique que certaines personnes soient très riches, et d'autres très pauvres.

Le fait de donner à la charité va rectifier cette situation.
Lorsqu'une personne qui a été bénie par un surplus d'argent, va reconnaître qu'une partie ne lui revient pas, et donne à la tsédaka, elle répare la mauvaise distribution faite.

Ainsi, en ouvrant notre main au pauvre, on ouvre le conduit de distribution des ressources qui peut alors atteindre tout le monde."

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-> Rabbi Na'hman nous enseigne aussi (Likouté Halakhot VII) :

"La charité supprime les mauvais décrets dans le monde.
En effet, lorsqu'un pauvre crie à D. l'injustice de sa pauvreté, ses cris et ses prières reviennent à poser la question suivante :
"Pourquoi n'y a-t-il personne qui aide ce pauvre?", et c'est alors que se réveille la colère et les jugements de D.
(Zohar I - 10b).

Une personne qui donne à un pauvre va non seulement repousser le jugement divin, mais va aussi le transformer en compassion."

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-> "En ouvrant ta main et en donnant aux autres, tu attires un souffle de vie, qui va amener de la vitalité dans ta propre vie"

[Rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Halakhot IV - p137a]

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-> "La mitsva de la charité est équivalent à accomplir toute la Torah, car elle créé une atmosphère d'amour et de paix.
La charité amène à l'unité, comme elle annule les différences entre les personnes, et elle indique le chemin de la vérité, qui est un.
De plus, le fait de donner à la charité invoque le pardon de toutes les fautes."

[Rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Halakhot IV - p194a]

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-> La pauvreté disparaîtra parmi les juifs seulement s'ils écoutent les paroles de D. et observent Ses commandements.
[Méam Loez (Réé 15,5-6)]

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-> "Refuser de donner la charité est considéré comme une faute aussi grave que l'idolâtrie."
[guémara Baba Batra 10a]

Le Tsror haMor commente :
La comparaison entre l'idolâtrie et le refus de donner la charité est claire : celui qui n'aide pas les pauvres nie que D. lui a fait obtenir sa richesse.
Il croit que ses biens n'appartiennent qu'à lui.
L'homme riche et égoïste remplace la foi en Hachem par la croyance en sa propre force et en ses facultés.
De la même façon, le païen remplace D. par une idole à laquelle il attribue une puissance supérieure à celle de D.

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-> "Ouvrir la main pour faire la charité" (Réé 15,11)

Rambam commente :
"Celui qui détourne les yeux du pauvre est comme l'idolâtre, le racha, ...
Celui qui donne l'aumône de mauvaise grâce, le visage baissé vers le sol, même s'il fait au pauvre un don de 1 000 pièces d'or, perd tout le mérite de son action. Il doit lui donner avec bonhomie et ave joie et partager sa détresse".

-> "Ne sois pas partial pour le pauvre, dans son procès" (Michpatim 23,3)
Le rabbi de Lublin explique que cela veut dire qu'il ne faut pas prendre le parti de D. dans le procès que lui fait un mendiant.
[cela montre à quel point nous devons juger positivement un mendiant, et lui apporter ce qu'il a besoin matériellement, en écoute, en mots d'encouragement, ...]

-> Un homme peut pratiquer toutes les mitsvot de la Torah qui concernent les relations de l'homme avec D., il peut même parvenir jusqu'aux plus hauts sommets de l'adhésion à la divinité ; tout cela ne représente rien s'il n'est pas réellement attentif aux douleurs des hommes.
[rabbi Its’hak de Vork]

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-> "Celui qui donne une pièce d’argent à un pauvre recevra 6 bénédictions, et celui qui le réconforte par des paroles recevra 11 bénédictions"
[guémara Baba Batra 9b]

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+ Est-ce vraiment un pauvre?

-> Le Méam Loez enseigne (Réé 15,11) :
Nos Sages nous recommandent d'être reconnaissants envers les imposteurs qui prétendent avoir besoin d'argent alors qu'ils ne sont pas pauvres.
Grâce à eux, de nombreuses personnes trouvent l'excuse de ne pas donner la charité. Elles refusent de donner la charité et prétendent craindre de donner la tsédaka à quelqu'un qui ne le mérite pas.

Si ces imposteurs n'existaient pas, et ne fournissaient pas une excuse commode pour s'abstenir de donner la charité, nous serions tous considérés comme des fauteurs car nous nous sommes tous abstenus, à un moment ou un autre, de donner la charité à une personne qui la sollicitait.

L'attitude approprié est celle que la Torah indique : "il y aura toujours des pauvres dans le pays" = il y aura toujours parmi nous des nécessiteux qui auront réellement besoin de notre aide. Nous devons donc ouvrir la main à quiconque nous le demande, même si nous ne pouvons pas être certain qu'il est vraiment pauvre.
Il existe toujours une possibilité que la demande vienne d'un pauvre réellement nécessiteux.

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"Le pauvre ne disparaîtra pas de l'intérieur du pays" (Réé 15,11)

-> Ce verset est une prophétie : dans le futur, il y aura une génération (ou plusieurs) dont la majorité des gens ne sera pas méritante, donc en situation de pauvreté.
[Ibn Ezra - Dévarim 15,6]

[En effet, Rachi (Dévarim 15,4) affirme que si l'on respect la volonté de Hachem, alors il y aura des pauvres chez les autres et non chez nous ; et à l'inverse si l'on ne respecte pas la volonté de D., alors il y aura des pauvreté parmi nous. (tout dépend de notre comportement!)]

-> Le Ben Ich 'Haï enseigne :
Dans ce verset, pourquoi l'expression principale : "Le pauvre ne disparaîtra pas" (lo yé'hdal év'yone - לֹא יֶחְדַּל אֶבְיוֹן) est-elle suivie de l'expression : "de l'intérieur du pays" (mikérév aaréts - מִקֶּרֶב הָאָרֶץ)?
Il y a ici une allusion : les 3 lettres du mot : érets (pays - ארץ) s'écrivent respectivement : אלף (aléph), ריד (réch) et צדי (tsadi).
Les lettres qui sont "à l'intérieur" : lamed (ל), youd (י) et dalét (ד) forment le mot : dli (un seau - דלי) qui est parfois rempli d'eau et parfois vide.
De même un pauvre, qui aujourd'hui a des manques, car sa caisse est vide, peut demain s'enrichir (sa caisse peut se remplir) comme ce seau.

"Mais le 7e jour, il y aura repos" (Emor 23,3)

-> Citant l’enseignement de nos Sages selon lequel le Shabbat n’a été donné au peuple juif qu’afin de lui donner le loisir d’étudier la Torah, l’auteur du Bné Chouchan y trouve une allusion à travers le verset : "Mais le 7e jour, il y aura repos" (וּבַיּוֹם הַשְּׁבִיעִי שַׁבַּת שַׁבָּתוֹן).
Il fait remarquer que les initiales hébraïques de cette expression équivalent numériquement au mot Torah (תורה).
En d’autres termes, durant Shabbat, il nous incombe de nous plonger dans l’étude de la Torah.

-> b'h, à ce sujet : https://todahm.com/2018/03/05/shabbath-un-jour-special-pour-letude-de-la-torah

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-> "Le 7e jour, ce sera Shabbat Shabbatone" (Emor 23,3)

=> Le jour de Shabbat est qualifié de Shabbat Shabbatone c'est à dire double Shabbat. Quel en est le sens?

-> Le Maguid de Doubno rapporte l'illustration d'un père qui offre en cadeau à son fils une belle montre pour lui faire plaisir. L'enfant est tout heureux de ce beau cadeau et admire cette montre avec grande joie, l'inspectant de tous les côtés. Mais, suite à une légère maladresse, la montre tombe et le verre qu'elle contenait se casse.
Voyant ces débris, l'enfant se mit à pleurer, empli de tristesse pour la perte d'un si beau cadeau. Constatant que son fils ne parvint pas à s'apaiser, le père lui dit : "Je t'ai offert cette montre pour te faire plaisir et te rendre heureux. Si je savais que tu allais en concevoir une telle peine, je ne te l'aurai jamais offerte!"

Hachem aussi a offert un merveilleux cadeau à Son Peuple bien-aimé : le Shabbat, jour de repos et de délice.
Mais parfois, du fait que l'on y cesse tout travail, on en vient à des légèretés, médisance, moqueries, temps perdu, ... fautes qui auront un coût dans le monde futur.
Hachem nous dit alors : Je vous ai donné ce jour pour votre bien, pour que vous profitiez de ce repos pour étudier la Torah et s'approcher d'Hachem, ce qui est le plus grand bien. Mais Je ne vous ai pas donné ce jour pour multiplier les fautes du fait de l'oisiveté et devoir ensuite rendre des comptes amers dans l'autre monde. Le
Shabbat doit être Shabbat Shabbatone, double repos : repos dans ce monde, mais aussi source de repos et récompense dans l'autre monde.

"Tout étranger (non Cohen) n'en consommera pas (de la Térouma - nourriture sacrée revenant au Cohen)" (Emor 22,13)

-> Rabbi Nathan de Breslev (Likouté Halakhot) expliquer de la façon suivante la raison pour laquelle la Térouma est interdite aux non Cohen.
La capacité du Cohen à contenir la sainteté est plus grande qu'un non Cohen. D'autre part, en mangeant de la Térouma, on reçoit dans son âme une lumière spirituelle très haute.
Ainsi, le Cohen constitue un réceptacle adapté pour contenir la grande lumière qui provient de cette consommation. Mais le non Cohen n'a pas le droit d'en manger, car du fait que la capacité à recevoir la sainteté dont il dispose est plus étroite, son âme ne peut pas supporter cette lumière si haute.
De ce fait, l'intensité de la sainteté qui lui parviendra par cette consommation lui causera des dommages spirituels, du fait qu'il n'ait pas la force suffisante pour la supporter.

Dans l’épreuve, Hachem nous retire tout sauf Sa crainte

+ Dans l'épreuve, Hachem nous retire tout sauf Sa crainte :

-> Hachem teste la descendance des saints Patriarches (les juifs) de la même manière, comme le dit le verset : "Car Hachem, ton D., te met à l'épreuve pour savoir si tu aimes Hachem, ton D., de tout ton cœur et de toute ton âme" (Réé13,4).

Le cœur de l'épreuve est lorsque la personne ne voit pas la lumière de la sainteté et se sent éloignée, que ce soit sur le plan physique ou spirituel, assaillie par des pensées mauvaises.
Le Baal Shem Tov explique que lorsqu'une personne est mise à l'épreuve, tous ses niveaux spirituels et ses réalisations lui sont retirés, et ce n'est que par une simple crainte fondamentale du Ciel qu'elle peut surmonter l'épreuve.
Si une personne devait résister à son épreuve tout en conservant toutes ses réalisations spirituelles, ce ne serait pas une véritable épreuve, car lorsqu'elle perçoit la lumière de la sainteté, tout ce qu'elle veut, c'est faire la volonté d'Hachem. C'est pourquoi tous ses niveaux lui sont d'abord retirés, ne lui laissant que son émouna, qui est sa crainte d'Hachem, car la émouna est la porte d'entrée vers la crainte de D., car comment peut-on craindre Hachem si l'on ne croit pas en Son existence?
De cette manière, la personne est véritablement mise à l'épreuve pour savoir si elle suivra les directives d'Hachem même dans cette situation (d'obscurité).

-> Le Méor Enayim (Vaéra) enseigne : "Une épreuve (nissayon), c'est lorsque le lien que l'on a développé avec Hachem par son intellect est supprimé pendant la durée des épreuves, ne nous laissant que le libre choix. Sans cela, ce ne serait pas vraiment une épreuve, un test, car grâce à notre lien avec Hachem, un tsadik restera sûrement sur sa voie".
Ainsi, l'illumination spirituelle d'une personne doit d'abord être obscurcie, ne lui laissant que sa crainte du Ciel ; ensuite, elle est mise à l'épreuve pour voir si sa crainte du Créateur seul lui permettra de résister à l'épreuve.

-> Le Lev Sim'ha (Vayéra, Amarim) écrit :
C'est ce à quoi fait allusion l'enseignement de nos Sages (Béra'hot 33b) selon lequel "tout est entre les mains du Ciel, sauf la crainte du Ciel" = lorsqu'une personne est mise à l'épreuve, toutes ses réalisations spirituelles peuvent lui être retirées par "les mains du Ciel", sauf sa crainte du Ciel, qui reste en elle même pendant l'épreuve.

-> Lorsque Avraham a vécu l'épreuve de la Akéda, le verset : "Il vit le lieu de loin" (vayar ét amakom méra'hok - Vayéra 22,4).
Le Maguid de Kozhnitz (Avodat Israël - Vayéra) explique que Hachem, qui est appelé HaMakom (l'Endroit), semblait distant d'Avraham, le rendant incapable de se connecter avec Hachem au niveau qui lui convenait. C'était là le véritable test : la suppression de son niveau spirituel.
Pourtant, même ainsi, il s'est renforcé grâce à sa émouna, pour accomplir le commandement d'Hachem.
Après la Akéda, les acquis spirituels d'Avraham lui revinrent, et il fut capable de percevoir clairement comment Hachem l'avait accompagné tout au long du chemin, veillant à ce qu'il surmonte l'épreuve.
Avraham légua ce pouvoir à tous ses descendants, leur permettant ainsi de se fortifier pour surmonter les défis même lorsqu'ils traversaient des moments sombres, que ce soit sur le plan physique ou spirituel.

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-> Maintenant, une personne peut se demander : à quoi cela sert-il de savoir que Hachem, qui est bon et fait le bien, est présent en toutes circonstances, si cette connaissance, ainsi que toutes mes autres réalisations spirituelles, me sont retirées lorsque je suis soumis à une épreuve?

Le Sfat Emet de Brezan (Vayéchev) répond que plus une personne s'efforce continuellement de se renforcer dans le service d'Hachem, plus elle grave dans son âme la détermination de ne pas s'écarter de Sa volonté.
L'habitude devient une seconde nature pour une personne, et cette marque reste gravée dans son âme même lorsque toutes ses réalisations spirituelles lui sont retirées. Cette marque sacrée lui insufflera la force nécessaire pour surmonter toutes ses épreuves.

La sainteté du Chabbat nous aide à mieux observer les mitsvot

+ La sainteté du Chabbat nous aide à mieux observer les mitsvot :

"Moché réunit toute l'assemblée des bné Israël et leur dit : "Voici les paroles qu'Hachem a ordonné de faire : 6 jours durant, le travail sera effectué, mais le 7e jour (le Shabbath) sera saint pour vous." (Vayakel 35,1-2)

-> Le séfer Tiferet Israël explique que les mots "Voici les paroles qu'Hachem a ordonné de faire" (élé adévarim acher tsiva Hachem) font référence aux 613 mitsvot.
Le verset dit que la sainteté du Shabbat aide à accomplir tout ce qu'Hachem nous ordonne de faire.
C'est ainsi que la guémara (Yérouchalmi Béra'hot 1:5) affirme que la mitsva de "se souvenir du jour du Shabbat" est incluse dans les mots : "Vous observerez tous mes commandements et vous serez saints pour votre D."
Autrement dit, la mitsva du Shabbat est égale à toutes les autres mitsvot de la Torah.

C'est l'intention du midrach (Chémot rabba 25,12) qui dit : "Hachem dit à Israël : Si tu mérites d'observer le Shabbat, Je considérerai cela comme si tu observais toutes les mitsvot de la Torah."
En effet, observer le Shabbat permet d'observer toutes les mitsvot d'Hachem.

"Et tu placeras sur la table du pain de proposition (lé'hem hapanim) devant Moi à tout moment" (Térouma 25,30)

-> Le rav Moché Leib de Sassov disait que le lé'hem hapanim nous enseigne que chaque table juive doit toujours avoir du pain dessus afin que l’on soit toujours prêt à nourrir un homme pauvre et affamé qui pourrait demander de la nourriture.

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[éventuellement, on pourrait prolonger cette idée dans le fait de toujours avoir sur soi : un sourire à donner à autrui (même quand cela ne va pas dans notre vie), de même pour un mot positif, d'appréciation (qui est une nourriture vitale de l'égo de chaque personne), de même en ayant une petite somme d'argent à pouvoir donner, ... ]

Ce qui se passe en-Haut, nous impact

+ Ce qui se passe en-Haut, nous impact :

-> "Le cheval et cavalier qu'Il a lancé dans la mer" (souss véro'hévo rama bayam - Béchala'h 15,1)

=> Pourquoi le verset utilise-t-il un mot pour "lancé" (rama - רָמָה) qui dénote une élévation?

Il me semble que l'explication de tout ceci est la suivante :
Le midrach (Chémot rabba 21,7 ; Zohar 2:170b) raconte que l'ange d'Egypte a prétendu devant D. que les égyptiens et les juifs étaient des idolâtres, alors pourquoi les égyptiens seraient-ils noyés alors que le peuple juif est sauvé?
Ceci est problématique. Pourquoi Hachem a-t-il permis cette accusation contre le peuple juif?
Il l'a fait pour faciliter la chute des égyptiens, afin qu'ils osent poursuivre le peuple juif jusqu'à la mer, où "les eaux profondes les couvriraient "(Béchala'h 15,5).
Sans cette allégation céleste, les égyptiens n'auraient pas suivi effrontément le peuple juif jusqu'à la mer.
En effet, après avoir été témoins des miracles et des prodiges accomplis par Hachem, après avoir été punis par les 10 plaies, tout cela à cause du peuple juif, les égyptiens ont certainement compris que la mer s'était séparée uniquement pour le bien du peuple juif et que s'ils le suivaient, l'eau reviendrait et les submergerait, comme cela s'est effectivement produit.

Mais Hachem voulait que les égyptiens aient la liberté de vouloir et de choisir d'entrer dans la mer à la poursuite du peuple juif. À cette fin, D. a orchestré l'accusation céleste momentanée afin d'éveiller chez les égyptiens l'envie de poursuivre le peuple juif.
Même si les Égyptiens n'étaient pas conscients de l'accusation céleste contre les juifs, ils en étaient conscients sur le plan spirituel (guémara Sanhédrin 94a).
Telle est la nature humaine : sentir ce qui est dit à propos de quelqu'un d'en Haut. Ce qui se passe en Haut se fait sentir en bas, que ce soit au détriment ou au bénéfice de la personne.

D. avait prévu qu'à la suite de l'accusation céleste portée contre le peuple juif, les égyptiens croiraient que le moment était propice pour l'emporter, et qu'ils se jetteraient dans la mer à la suite du peuple juif. En agissant ainsi, l'armée égyptienne exercerait son libre arbitre et accomplirait sa propre volonté.
C'est ainsi qu'"Il fait grandir les nations et les détruit" (Iyov 12,23), et que "pas un seul d'entre eux n'est resté" (Béchala'h 14,28).
[ la guémara (Méguila 50a) explique que même les gens simples, qui ne peuvent recevoir de prophétie, sont capables d'avoir une idée de ce qui se passe au Ciel. Ici aussi, lorsque l'ange a accusé le peuple juif d'être idolâtre, les égyptiens l'ont senti et ont éprouvé le besoin de poursuivre le peuple juif dans la mer, pensant qu'ils avaient une chance de l'emporter.]

C'est ce à quoi fait allusion l'expression "rama bayam" (lancé dans la mer), en utilisant un verbe qui implique une élévation, indiquant qu'ils ont été élevés un peu pour pouvoir suivre effrontément le peuple juif dans la mer.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi]

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=> En orchestrant une accusation contre les juifs dans le tribunal céleste (en Haut), Hachem a enhardi les égyptiens à poursuivre le peuple juif jusqu'à la mer.

Faire les mitsvot = être béni au-delà de son mazal

+ Faire les mitsvot = être béni au-delà de son mazal :

"Tu serviras Hachem et Il bénira ton pain et ton eau, ... Il n'y aura aucune femme qui fera une fausse couche ou qui sera stérile dans ta terre. Je comblerai le nombre de tes jours" (Michpatim 23,25-26)

-> Ces trois bénédictions, les enfants, la santé et la richesse, sont en réalité les trois choses que la guémara (Moéd Katan 21b) enseigne, qui ne sont pas basées sur le mérite, mais dépendent plutôt du mazal, le destin prédéterminé.

=> Le Zéra Shimshon demande que les versets semblent impliquer que ces choses sont basées sur les mérites de chacun (si tu fais cela, alors je Te bénirais). Et même selon Tossafot (Shabbos 156a) qui dit qu'avec un très grand mérite, on peut en effet changer son destin, ce verset ne semble toujours pas parler de quelqu'un ayant un mérite hors du commun. Il parle du moment où le peuple juif sert Hachem comme il se doit. Comment alors la guémara concilie-t-elle ces versets?

-> Le Zéra Shimshon explique que ces bénédictions peuvent avoir lieu même sans que le destin d'une personne ne soit changé. Par exemple, si, d'après le mazal, quelqu'un est censé être pauvre et vivre de pain et d'eau, ce verset dit que Hachem bénira ce pain et cette eau d'une bénédiction spéciale de satiété.
Ainsi, son destin ne changera pas, mais tout ce qu'il apportera sera béni et il ne se sentira pas différent de celui qui possède beaucoup. C'est pourquoi le verset précise que le pain et l'eau seront bénis, sans mentionner les richesses.

Il en va de même pour la bénédiction "Je comblerai le nombre de tes jours". Cela signifie que la personne vivra tous les jours qui lui sont attribués et ne mourra pas avant l'heure. Ainsi, son destin ne changera pas pour qu'il vive plus longtemps, mais il sera béni de vivre tous les jours qui lui sont attribués.

Le Zéra Shimshon explique aussi que cette bénédiction semble superflue, car si une personne n'a pas fauté, pourquoi aurait-elle besoin d'une telle bénédiction?
Le Zéra Shimshon explique qu'il existe néanmoins une bonne raison à cette bénédiction.
En effet, une personne est confrontée à de nombreuses situations où elle est en danger ou a des habitudes malsaines qui peuvent techniquement la rendre malade. Ici, la Torah dit que si une personne sert Hachem, elle sera protégée et vivra jusqu'à la fin de ses jours, même si elle se trouve sans le savoir dans une situation dangereuse.

Jusqu'à présent, le Zéra Shimshon explique que ces versets ne contredisent pas la guémara. La guémara discute de la question de savoir si, grâce à ses mérites, une personne peut réellement changer son destin.
La guémara dit que ce n'est pas possible. Sur quoi Tossafot commente qu'à travers un grand mérite, on peut en effet changer son mazal prédestiné.
Alors que ces versets, bien qu'ils disent qu'en observant les commandements de Hachem comme il se doit (ce que le Zera Shimshon ne considère pas comme un mérite suffisant pour changer son mazal), une personne reçoit des bénédictions, celles-ci se manifestent de manière limitée par son destin, mais le surpassent néanmoins d'une certaine manière, comme expliqué.

En ce qui concerne la bénédiction d'avoir des enfants et de ne pas faire de fausses couches, le Zera Shimshon dit qu'il s'agit en fait d'une bénédiction qui change le destin. Cependant, le verset écrit clairement que cette bénédiction ne s'applique que "bé'artsékha", en terre d'Israël.
Le grand mérite de vivre en terre d'Israël change le destin spécifiquement à cet égard. La raison en est que celui qui vit en terre d'Israël le fait pour se connecter à la Chékhina (voir Kétoubot 110b) et avoir des enfants fait venir la Chékhina, la présence divine d'Hachem, dans ce monde (voir Yébamot 64a), mesure pour mesure, il mérite d'avoir des enfants.

=> Quand une personne respecte la Torah comme il se doit, même si son mazal n'est pas bon, Hachem trouve le moyen de lui envoyer ce dont il a besoin sans changer son mazal.

Le processus de Création a commencé par la création du temps.
Avant la création, il n'y avait pas de notion de temps. Avant la création, on ne pouvait pas parler d'antériorité ou de postériorité.
[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,12 ]

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-> Il est intéressant de noter que la toute première mitsva que le peuple juif a reçue en tant que nation était le commandement de sanctifier le temps.
Reconnaître que le temps est précieux et qu'il doit être sanctifié nous aidera grandement à le gérer de la manière la plus productive possible.

Un juif ne perd jamais son essence de vérité

+++ Un juif ne perd jamais son essence de vérité :

"Si c'est une création d'Hachem, la Terre ouvrira sa bouche et les avalera avec tout ce qui est à eux, ils descendront vivants dans la tombe et vous saurez que ces hommes ont provoqué Hachem" (Kora'h 16,30)

-> Tous les 30 jours, Kora'h et son assemblée sont retournés au guéhinam comme on retourne un morceau de viande dans une poêle et durant leurs souffrances ils déclarent : "Moché et sa Torah sont vérité tandis que nous, nous sommes des menteurs!" [guémara Baba Batra 74a ; Sanhédrin 110a ]

=> Pourquoi Kora'h et son assemblée se sont-ils repentis précisément en déclarant : "Moché est vérité et sa Torah est vérité" ?

-> " Il prit Kora'h fils de Yitsar, fils de Kéhat, fils de Lévi" (Kora'h 16,1)
La guémara (Sanhédrin 109b) pose la question suivante : pourquoi le nom de Yaakov n'a-t-il pas été mentionné également?
Rav Chmouel fils de Rav Its'hak répond que Yaakov pria et demanda la miséricorde pour lui-même, comme il est écrit : "Que mon âme ne vienne pas dans leur projet secret et que mon honneur ne soit pas uni à leur assemblée" (Vayé'hi 49,6) :
"Leur projet secret" = il s'agit des explorateurs.
"Mon honneur ne soit pas uni à leur assemblée " = il s'agit de Kora'h et de son assemblée.

=> Le Ohr ha'Haïm s'exclame : "Mes yeux sont stupéfaits! Comment le Talmud peut-il apporter des interprétations de cette nature au sujet de Justes (tsadikim) d'une telle stature spirituelle?
Et comme si cela ne suffisait pas, comment les Sages purent-ils s'interroger sur l'absence de la mention de Yaakov qui est l'élu des patriarches?"

Le Ohr ha'Haïm hakadoch répond :
"Tu dois savoir que lorsque Hachem créa Adam, Il le créa tel un tronc d'arbre qui incluait en lui les futurs branches de la sainteté. Lorsqu' Adam fauta, il endommagea toutes les âmes (néchamot) qui étaient en lui et tous ceux qui sortirent de lui étaient endommagés jusqu'à ce que sorte l'âme d'Avraham notre patriarche qui acheva sa réparation par les souffrances endurées durant les 10 épreuves.
En évacuant son impureté dans Ichmaël, sortit de lui l'âme d'Its'hak qui acheva également sa réparation par la Akéda. À son tour, il évacua son impureté qui se matérialisa dans Essav et sortit de lui la néchama de Yaakov qui ne contenait plus aucun défaut.

C'est le sens de l'enseignement de nos Sages lorsqu'ils disent que Yaakov était à la ressemblance d'Adam Harichon (guémara Baba Métsia 84a) = c'est-à-dire que Yaakov ne contenait aucune imperfection tout comme Adam avant la faute.
Yaakov incarnait ce premier arbre de qui sont issues les 12 branches de la sainteté et parmi elles, celle de Lévi. La branche de Lévi va elle-même concevoir 3 autres branches : Guerchon, Kéhat et Mérari. Kéhat va lui-même produire 4 branches : Amram, Yitsar, 'Hévron et Ouziel. C'est de la branche de Yitsar que va être issu Kora'h.

Ainsi, Kora'h est venu apporter la confusion dans les branches de la sainteté en voulant être à la place du Cohen. Il endommagea par son acte les branches de la sainteté à la source de son âme et qui étaient toutes dignes de louanges.
Cela commença depuis le bas pour aller vers le haut: d'abord par lui-même, car Kora'h est désigné par la Torah de "pur", comme il est écrit :"Kora'h tahor ou" (Tazria 13,40). Ainsi "Fils de Yitsar" = il éclairait (tsorahim) le monde comme à l'heure du midi, "Fils de Kéhat" = car il émoussait (kihah) les dents de tous ceux qui contemplaient sa grandeur. "Fils de Lévi" = car depuis le jour de sa naissance, Hachem l'a accompagné (levaya) pour l'élever dans la grandeur.

Lorsque la branche incarnée par Kora'h fut endommagée, elle détériora non seulement les branches précédentes que sont Yitsar et Kéhat mais également la première branche qui sortit de Yaakov qui est Lévi. Tous furent endommagés.
Et si la Torah n'a pas mentionné le nom de Yaakov qui est à la source, c'est parce qu'il demanda la miséricorde pour lui-même au Maître de l'univers.
Voici quelle était la demande essentielle de Yaakov : que la force de la faute de Kora'h ne remonte pas jusqu'à la racine de l'arbre qu'est Yaakov pour que ne se rompt pas la corde de la réparation du monde, et pour qu'il y ait un espoir pour les générations futures."

=> Ainsi, nous apprenons des paroles du Ohr ha'Haïm haKadoch que Yaakov notre patriarche pria pour que son nom ne soit pas associé à Kora'h qui, par sa rébellion, causa un dommage à ses ascendants Yitsar Kéhat et Lévi. Malgré tout, la source première, Yaakov, ne sera pas endommagée par l'âme de Kora'h ce qui permettra aux générations suivantes de pouvoir accomplir leur réparation en s'attachant à la sainteté de Yaakov, qui est la source de toutes les âmes d'Israël.

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-> Grâce à l'analyse du Ohr ha'Haïm haKadoch, nous pouvons à présent comprendre l'explication du Sfat Emet (Kora'h 5648) qui explique que Yaakov a prié pour que Kora'h n'endommage pas son âme qui est la vérité, comme il est écrit :" La vérité a été donnée à Yaakov" (titèn émet léYaakov - Mikha 7,20).
Voici ses paroles :
"Yaakov demanda la miséricorde pour que son nom ne soit pas mentionné dans la dispute de Kora'h. En effet, l'essence même de Yaakov étant la Vérité, il voulut protéger ce trésor qu'il transmit à tous les Bné Israël. Ainsi, il pria pour que cette essence ne soit jamais endommagée et c'est la raison pour laquelle les Sages nous ont enseigné : "Bien que les Bné d'Israël aient pu fauter, tout Israël a une part dans le monde futur" (guémara Sanhédrin 44a).
Cela signifie que même lorsqu'un homme faute, cette essence de vérité se retire de lui pour ne pas être endommagée car l'homme ne peut pas fauter tant qu'il est épris de vérité, et mon Maître m'a expliqué que la vérité est un accomplissement perpétuel qui ne s'associe qu'avec le bien et non avec le mal."

=> on voit que : l'essence même de la Vérité est inscrite dans toutes les âmes juives par le mérite de Yaakov, notre arbre de vie, qui pria pour protéger les fruits délicieux que sont les âmes du peuple juif.
Quel réconfort!