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"[Il y aura] 6 de leurs noms [de fils de Yaakov] sur une pierre et les 6 noms restants sur la 2e pierre, dans l'ordre de leur naissance ... Tu placeras les 2 pierres sur les épaulettes de l'Ephod en tant que pierres de rappel pour les fils d'Israël. Aharon portera leurs noms devant Hachem sur ses 2 épaules comme rappel" (Tétsavé 28,10-12)

-> Les 2 pierres serties dans 2 montures d'or devaient être placées sur chacun des 2 épaulettes de l'Ephod. Aharon devait porter les noms des 12 tribus comme rappel.
Ainsi, lorsque Aharon accomplissait le service à Yom Kippour, Hachem "regardait" ces noms et se souvenait du mérite des fils de Yaakov, et alors Il prenait en pitié leurs descendants. [Sifté Cohen]

Peu avant sa mort, Yaakov appela ses fils pour s'assurer qu'ils étaient unis dans la voie de D. et que leur foi était parfaite.
A sa question, ils répondirent : "Ecoute Israël, Hachem est notre D., Hachem est Un" (Shéma Israël ..; - Dévarim 6,4).

Ils s'adressèrent à leur père par son nom : Israël, et lui dirent :
"Ecoute Israël, de même qu'il n'y a aucune pensée répréhensible dans ton cœur, ainsi notre cœur n'a aucun doute vis-à-vis de Hachem. Nous croyons de tout cœur que Hachem est notre D. et Maître, qu'Il est Un et que Son Nom est Un."

Yaakov répondit alors : "Béni soit le nom de la gloire de Son royaume à jamais" (barou'h chém kévod mal'houto ...).
[...]

Lorsque le Cohen Gadol accomplit le service revêtu des vêtements sacerdotaux, le mérite des fils de Yaakov joue en faveur des juifs. [Yéffé Toar]

Les initiales des mots du verset : "6 de leurs noms sur" (chicha michémotam al - שִׁשָּׁה מִשְּׁמֹתָם עַל), forment en hébreu : "Shéma" (שמע). [Baal haTourim]
Les noms [des fils de Yaakov] se trouvaient sur les pierres, pour rappeler le verset : "Shéma Israël", mots par lesquels ils avaient accepté le joug, l'Unicité de Hachem.

Sur chacune des pierres figuraient 6 noms [des tribus] de 25 lettres en tout, allusion aux 2 versets suivants :
-> "Shéma Israël Hachem Elokénou Hachem é'had" ("Ecoute Israël, Hachem est notre D., Hachem est Un" - שְׁמַע יִשְׂרָאֵל יְהוָה אֱלֹהֵינוּ יְהוָה אֶחָד) ;
-> "Barou'h Chem kévod mal'houto léolam vaéd" (וְאָהַבְתָּ אֵת יְהוָה אֱלֹהֶיךָ בְּכָל לְבָבְךָ - "Béni soit le nom de la gloire de Son royaume à jamais").

=> En considérant ces versets, nous voyons que chacun est composé de 6 mots et de 25 lettres [comme les 6 noms des fils de Yaakov gravés sur les pierres].
Ces 2 versets constituent le fondement de notre foi en Hachem.
[le verset "barou'h chém ..." ne contient que 24 lettres, mais le verset représente l'unité ajouté à la somme totale faisant un total de 25 - selon le Alshich haKadoch & le Sifté Cohen]

-> "Tu prendras deux pierres de choham, sur lesquelles tu graveras les noms des fils d'Israël" (v.28,9)

Ces "2 pierres" (appelées : pierres de chohan = avné chohan) font allusion aux 2 Tables sur lesquelles étaient gravés les 10 Commandements.
Les lettres du mot "choham" (שֹׁהַם) forment dans un ordre différent : "Moché".
Il s'agissait donc des pierres de Moché, c'est-à-dire des 2 Tables de la Loi (lou'hot).

"Sur ces pierres tu graveras (littéralement : "tu ouvriras" - pita'hta - פִתַּחְתָּ) les noms des enfants d'Israël = Ceci fait allusion aux mérites des juifs qui ouvrent les livres de la Torah et les étudient.
Si les livres ne sont pas ouverts et se couvrent de poussière sur leurs étagères, leur mérite est inexistant.
=> Le privilège du Cohen Gadol d'entrer dans le Michkan et d'accomplir le service Divin est donc dû au dévouement des juifs à l'étude de la Torah. [Alshich haKadoch]

[compilation issue du Méam Loez - Tétsavé 28,12]

"Tu feras une plaque frontale (tsits - צִּיץ) en or pur et tu y graveras, gravé comme un sceau : "Saint pour Hachem (קֹדֶשׁ לַיהוָה)"." (Tétsavé 28,36)

-> Le Ohr ha'Haïm explique sur la plaque frontale il y avait gravé ces 2 mots :
- "Saint" (kodéch - קֹדֶשׁ) = allusion au peuple d'Israël qui est appelé saint par Yirmiyahou (2,3 - "kodéch Israël l'Hachem" - קֹדֶשׁ יִשְׂרָאֵל לַיהוָה) ;
- "pour Hachem" (לַיהוָה) = sous-entend que ce peuple est entièrement dévoué à D. et à Son service.
C'est une raison suffisante pour que D. accepte des offrandes qui, normalement, ne seraient pas aptes à être apportées sur l'Autel.
[ainsi, la plaque frontale permettait d'agréer les offrandes offertes en état d'impureté]

-> Les juifs sont appelés : "saints".
En effet, bien qu'ils puissent fauter, et qu'ils puissent être effrontés, leur véritable volonté est de suivre la volonté de Hachem.
C'est pourquoi le mot : "kodéch" (saint - קֹדֶשׁ) était inscrit sur le tsits en référence au peuple d'Israël, et cela indiquait que les juifs auraient toujours l'opportunité d'être acceptés par Hachem (לַיהוָה).
[Béer Moché]

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-> Selon la guémara (Arakhin 16a), la plaques frontale (le tsits) expie les actions de ceux qui sont effrontés.

-> Tous ceux qui sont effrontés et qui n'ont pas honte, n'ont pas de part à la fois dans ce monde et dans celui à venir.

Si un juif qui avait été effronté regardait la plaque frontale du Cohen Gadol (tsits), alors son cœur se cassait et il en venait à examiner ses actions passées afin de corriger ses fautes.

D'une façon miraculeuse, le nom de Hachem (יהוָה) inscrit sur le tsits était fortement illuminé.
La crainte de D. entrait chez celui qui regardait le tsits, et il s'humiliait devant Hachem.
Cela lui permettait d'expier ses fautes.
[Zohar 2,218]

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-> Une personne qui est effronté n'a pas de crainte du Ciel.

Il est écrit : "Le principe de la sagesse, c’est la crainte de Hachem" (réchit 'hokhma yir'at Hachem - Téhilim 111,10), et également : "sans crainte [de Dieu], point de sagesse" (Pirké Avot 3,17).
Ainsi, avoir de la crainte de Hachem et le fait d'être humble correspondent au trait de caractère le plus important qu'une personne doit posséder.

Le mot : "tsits" (צִּיץ) a la même guématria (190) que : "kéts" (la fin - קץ).
Le tsits (sur lequel il était inscrit : קֹדֶשׁ לַיהוָה), qui nous rappelle la présence de Hachem, est "la fin" de tous les traits de caractère (midot), puisque sans cette mida les autres sont sans valeur.
[Sifté Cohen]

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-> Le tsits était sur : "un cordon de laine bleu azur (té'hélet)" (v.37), en allusion au fait que : le bleu azur est similaire à l'océan, qui est lui-même similaire au Ciel, et ce dernier est similaire au Trône Divin de Gloire (guémara Sotah 17b).

Il est écrit : "Sous Ses pieds [à Hachem], il y avait quelque chose de semblable à une brique de saphir" (Michpatim 24,10)
C'est une référence à l'humilité, nous enseignant qu'une personne doit se faire petite, être pour ainsi dire sous les pieds d'Hachem, pour pouvoir être proche de Lui.
[le Noda biYéhouda]

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-> "Et eux prendront l'or et l'azur" (Tétsavé 28,5)

-> Il est écrit dans le Zohar que le té'hélét (l'azur) a la capacité d'annuler la force des accusateurs et c'est une des raisons pour lesquelles le ciel est de couleur azur.
Le Zohar explique que lorsque l'on observe du feu, les flammes sont constituées de plusieurs couleurs : certaines flammes sont rouges, d'autres sont blanches, d'autres encore ont la couleur de l'or tandis qu'au plus près de la source de la flamme, le feu est de couleur azur.
Lorsque nous voulons faire fondre du métal, il faut atteindre une haute température élevée, au point où il devient azur.
De même, c'est par la force de la couleur azur que nous anéantissons toutes les forces accusatrices.
C'est le secret de la couleur azur des habits du Cohen Gadol qui avaient la capacité de détruire les accusateurs d'Israël.
[Dorech Tsion]

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-> L'effronterie peut être parfois un bon trait de caractère.
En effet, c'est l'effronterie des juifs qui leur donne les forces de surmonter les pressions qui les éloignent de la Torah.
[Ainsi, on ne devra pas avoir honte ni être gêné de faire les mitsvot, même si l'entourage nous est hostile ou se moque de nous. Nous s'armerons d'audace et s'entêterons dans le Service d'Hachem.]

Cependant, l'effronterie qui est mal dirigée peut être hautement destructrice, comme il est écrit : "L’effronté [qui n'accomplit pas la volonté de D.] est voué au Guehinam" (Pirké Avot 5,20).

En inscrivant sur le tsits : קֹדֶשׁ לַיהוָה, nous proclamons que notre effronterie sera utilisée pour sanctifier le Nom de Hachem, et pas pour notre profit.
['Hatam Sofer]

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-> "Tu y graveras [sur le tsits], gravé comme un sceau (pitou'hé 'hotam) : "Consacré à Hachem (קֹדֶשׁ לַיהוָה)"." (Tétsavé 28,36)

Le mot : "sceau" se dit : 'hotam (חֹתָם), et ses lettres sont l'acronyme de : 'hayé (la vie - חיה), té'hiya (la résurrection [des morts] - תחיה), matar (la pluie - מטר).

Or, nos Sages (guémara Taanit 2a) affirment : "Il y a 3 clés que D. n’a donné à personne d’autre que Lui-même, et il s'agit : de la clé de la vie (donner naissance à un enfant), de la clé de la pluie, et de la clé de la résurrection.
=> Ces 3 choses sont : קֹדֶשׁ לַיהוָה (sacré/consacré à Hachem - kodéch l'Hachem)!

[le Gaon de Vilna]

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+ "[La plaque frontale] sera sur son front en permanence" (Tétsavé 28,38)

-> Selon Rachi :
Il est impossible de comprendre que Aharon ait littéralement eu l'obligation de le porter en permanence, puisqu'il n'avait pas le droit de porter son costume quand il n'accomplissait pas le service.

-> Les opinions (guémara Yoma 7b) sont partagées sur le sens de cette expression :

- selon un avis, la plaque frontale obtenait toujours l'expiation, même quand elle ne se trouvait pas sur le front du Cohen Gadol.
- selon un autre, elle ne pouvait apporter l'expiation que lorsque le Cohen Gadol la portait et celui-ci se devait alors d'être en permanence conscient de la porter, il devait donc la palper fréquemment de sa main.

=> Selon le rav Nathan Scherman, ces 2 opinions nous enseignent qu'on ne doit jamais considérer la sainteté comme acquise, et qu'il faut continuellement en avoir conscience.
D'autre part, lorsque nous assumons nos responsabilités, ses effets subsistent même quand nous nous adonnons à nos activités profanes.

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-> b'h, voir également : https://todahm.com/2018/08/08/6913

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-> "Tu feras une plaque d’or pur, sur laquelle tu graveras, comme sur un sceau : "Consacré à Hashem" " (Tétsavé 28,36)

-> Le Ben Ich 'Haï commente :
Il y a une allusion dans ce Tsits (la plaque d’or) que portait le Cohen Gadol, à toutes les âmes d’Israel qui étaient dans Adam Harishon avant la faute. Il y avait 1000 âmes principales.

[voir Sha’ar Haguilgoulim Hakdamah 38,10 partsoufim, Zou’n débriah, Aba véIma et Zou’n déyétsirah et dé’assiah, chacun composé de 10 séfirot klaliot, elles-mêmes composées de 10 séfirot pratiot]

Au moment de la faute, se sont détachées 90 âmes d’Adam pour ne pas fauter du tout et sont remontées, 90 c’est la guématria de Tsadik, la première lettre de Tsits. 10 âmes sont restées en Adam, même après la faute, 10 c’est la guématria de Youd, le deuxième lettre de Tsits. Pour finir il reste les 900 âmes qui sont tombées sous l’emprise des forces du mal, 900 c’est la guématria de Tsadik Sofit, la dernière lettre de Tsits.
On voit ici comment dans ce Tsits étaient rassemblées toutes les âmes du klal Israel. Le Cohen Gadol devait le porter sur le front pour nous montrer que l’idée première, la pensée originelle de la création du monde entier était justement pour ces âmes là, celles d’Israel. Et la dernière lettre, le Tsadik Sofit était plus grande que les autres, pour nous enseigner que la Guéoula (la grandeur) dépend de la réparation de ces 900 âmes que nous réparons et faisons remonter grâce à nos mitsvot et nos prières.

Une autre allusion que l’on voit dans ce Tsits, est dans le fait qu’il faut qu’il aille d’une oreille à l’autre. Car, comme on a dit le Tsits représente la guéoula par la perfection et la réparation des âmes d’Israel, et cette réparation passe par l’étude de la loi orale, qui est représenté par l’oreille, car elle s’enseigne de bouche à oreille.
Une autre indication sur la manière d’amener la guéoula, se trouve dans l’endroit où il fallait positionner ce Tsits, sur le front. Car le front en hébreu se dit Métsa’h, et s’écrit Mèm, Tsadik et ‘Heth. Si on prend les lettres de l’alphabet qui se trouvent après elles, on obtient Noun, Kouf et Tèth, qui forment le mot Katan.
C’est pour nous enseigner que la guéoula viendra grâce aux gens qui se font petits et humbles, et on voit aussi qu’il faut mettre le Tsits en dessous de la Mitsnéfet
(le couvre-chef du Cohen) car si on prend les lettres qui sont dans l’alphabet avant celles de Misnéfeth on obtient Am Shafal, un peuple bas et humble.

"Fais lui un pantalon en lin pour recouvrir la chair de sa nudité" (Tétsavé 29,42)

Le Cohen devait aussi porter une tunique. Or, celle-ci descendait jusqu’au bas de ses pieds, et recouvrait donc toute sa nudité.
=> Quelle était donc la raison d’être du pantalon que la Torah considère venir couvrir la nudité, si la tunique jouait déjà pleinement ce rôle?

Cela nous apprend que la pudeur ne vient pas uniquement pour couvrir la nudité vis-à-vis de l’extérieur.
Selon la Torah, la pudeur c’est aussi pour soi, même quand on est seul et que personne nous voit.
D'ailleurs, c'est cela l’essentiel même de la pudeur, car elle est alors intrinsèque, indépendante du regard des autres. C’est la pudeur pour elle-même.

C’est pourquoi, même si la tunique recouvrait la nudité vis à vis de l’extérieur, la Torah demande de porter ce pantalon pour se recouvrir pour soi-même.
Cela constitue la pudeur pour elle-même, et ce même si personne ne peut voir cette nudité, qui est déjà couverte.

[Rabbi Moché Sternbuch - Taam Vadaat]

"Et voici ce que tu offriras sur l'Autel : 2 moutons dans leur première année, chaque jour, continuellement.
Le 1er mouton tu offriras le matin, et le 2e mouton, tu offriras l'après-midi" (Tétsavé 29,38-39)

-> Le verset utilise le terme : "aé'had" (le premier - הָאֶחָד) en parlant du sacrifice du matin, car la guématria de ce mot est de : 18.
Cela correspond au nombre de bénédictions dans la Amida, qui a été instituée à la place des sacrifices quotidiens.
[Baal haTourim]

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-> "Chaque jour, continuellement" (layom tamid).

Le commentaire du Choul'han Arou'h par le Rema :
- débute par : "Je fixe constamment (tamid - תָמִיד) mes regards sur Hachem" (Téhilim 16,8) ;
- et se termine par : "Les jours du pauvre sont tous mauvais; mais qui a le cœur content est constamment (tamid - תָמִיד) en fête" (Michlé 15,15).

=> Cela nous enseigne qu'un juif doit toujours avoir dans son cœur ces 2 "tamid" : la crainte de D. qui se trouve constamment face à nous, et la joie permanente provenant d'une confiance totale en Hachem.

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+ " Tu feras un Autel (mizbéa'h) où faire monter l'encens en fumée" (Tétsavé 30,1)

-> Le Rav Pinkous explique que tous les objets du Michkan symbolisent le travail spirituel pour servir Hachem.
C'est ainsi que l'Arche symbolise l’étude de la Torah, la Ménorah représente l’acquisition de la Sagesse, la Table fait allusion à la retenue dans les plaisirs (car c’est sur la table que l’on mange), l’Autel des sacrifices est une allusion au fait de sacrifier son animalité, ...

Tout cela représente un travail ardu et difficile, et l'on risque alors de se dire qu’on ne voit pas le bonheur et le plaisir que cela apporte. A quoi bon de s’adonner à un tel travail!

C’est pourquoi l’Autel des encens est cité tout à la fin (de la paracha Térouma et Tétsavé décrivant le contenu du Michkan et les habits du Cohen Gadol), car les encens diffusent une très bonne et agréable odeur.
=> La Torah vient nous dire qu’à la fin du travail spirituel, l’homme en viendra à ressentir un profond plaisir et un bonheur indescriptible.
Après tous les ustensiles, après tous les efforts, vient la récompense : les encens, représentant le plaisir qui est réservé à celui qui s’adonne à ce travail.

-> Le Mé Hachiloa’h explique que le mot Ketoret (encens) vient de l’araméen signifiant : "attachement".
En effet, par les encens, on reliait et on attachait toute la création avec le Créateur. On proclamait par cela que : "Tout vient du Ciel".

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-> "L’un des agneaux, tu l’offriras le matin, et le second agneau, tu l’offriras vers le soir" (Tétsavé 29,39)

Le Ben Ich ’Haï explique (Chana Richona, Pin’has) pourquoi il fallait apporter en sacrifice un holocauste perpétuel le matin et le soir : celui du matin expiait les péchés commis la nuit et celui du soir, ceux de la journée.
De plus, du fait que l’animal apporté en sacrifice perpétuel était acheté avec l’argent de la communauté, il possédait le pouvoir d’expier les fautes du peuple entier.
Le Ben Ich ’Haï ajoute que le terme : "olat" (holocauste) peut être rapproché du terme tolaa (vers), parce qu’il existe des mauvais anges, correspondant aux puissances impures, qui ressemblent à un ver cherchant à dévorer et à ronger tout ce qui se trouve sur son passage ; en apportant l’holocauste perpétuel, on affaiblissait ces anges et les empêchait de nous porter atteinte spirituellement.

Hachem a créé un équilibre entre les forces du Mal et celles du Bien. Ainsi, de même qu’il existe un mauvais ange nommé tolaa, il existe également un ange pur surnommé ainsi, dont la mission consiste à empêcher son adversaire de remplir la sienne, en affaiblissant son pouvoir.
Or, l’apport de l’holocauste perpétuel transmettait au tolaa pur la force de lutter contre le tolaa impur, comme le laisse entendre la phrase de l’Eternel : "Ne crains rien, vermisseau de Yaakov." (Yéchayahou 41, 14).

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+ "Le premier agneau tu le feras (en sacrifice) le matin, et le deuxième agneau tu l'offriras l'après-midi" (Tétsavé 29,39)

=> Dans la Torah, la nuit précède le jour, c'est-à-dire que le jour commence la nuit qui précède. Ainsi, pourquoi ici, le premier sacrifice se réalise le matin et non le soir qui précède?

Le Midbar Kadech l'explique de façon allusive.
L'agneau symbolise le repentir, quand l'homme décide de maîtriser ses envies. En effet, le mot : "Kévess" (agneau - כבש) a la même racine que le verbe ''maîtriser, dominer'' (לכבוש - likhvoch), allusion au repentir, qui impose à l'homme de se dominer et de maîtriser ses désirs.
Le verset dit : "Le premier agneau (כבש), tu le feras le matin", allusion à la jeunesse. Car le repentir le plus enviable et le plus élevé, c'est celui qui se fait quand on est encore jeune.
Mais, celui qui n'a pas fait cela, pourra encore se repentir quand il sera plus âgé. "Le deuxième agneau", le deuxième niveau de repentir, "tu l'offriras l'après-midi", même quand tu auras pris de l'âge. Ce repentir aussi sera agréé. Il n'est jamais trop tard pour revenir vers Hachem.

"Tu feras l’Autel en bois de Chittim : 5 coudées de long et 5 coudées de large, [de forme] carrée, et 3 coudées de haut" (Térouma 27,1)

-> Un Autel se dit en hébreu : "Mizbéa'h" (מִּזְבֵּחַ), mot qui provient de la racine zéva'h désignant : abattage d'un animal pour l'offrir en sacrifice (korban).

Le mot "Mizbéa'h" (מִּזְבֵּחַ) peut également être compris comme un acrostiche des mots : "mé'hila, zé'hout, béra'ha, 'haïm (pardon, mérite, bénédiction, vie)".
Tous ces avantages peuvent être acquis grâce à l'Autel : par les sacrifices offerts sur l'Autel, les péchés sont pardonnés (mé'hila). Par le mérite (zé'hout) des sacrifices, Israël reçoit la bénédiction (bérah'a) et une longue vie ('haïm).

C'est pour cette raison que D. a ordonné que le fer ne touche pas l'Autel lors de sa construction.
Habituellement, les pierres sont taillées au moyen d'outils de fer et de métal. Cependant, l'Autel est destiné à accroître la vie alors que le fer a été créé pour tuer et écouter les jours.
C'est pour cette raison que 2 objets si opposés : l'Autel en pierre et les outils en fer, ne devaient pas entrer en contact l'un avec l'autre.

L'Autel était couvert d'une couche de cuivre pour signaler qu'il expie l'effronterie du peuple.
Il est écrit : "Ta nuque est un nerf de fer et ton front est de cuivre" (Yéchayahou 48,4).

3 miracles se produisaient constamment sur l'Autel :
- 1°/ le feu brûlait jour et nuit sans consumer le plateau de cuivre ni calciner le bois dont il était fait ;
- 2°/ dans le Michkan, l'Autel se trouvait dans la cour, un lieu ouvert, sans toit. Pourtant, aussi forte que fût la pluie elle n'éteignait jamais le feu de l'Autel.
- 3°/ La fumée de l'Autel s'élevait droite comme une colonne. Même si les vents soufflaient très fort, ils ne déviaient ni ne dispersaient la colonne de fumée.
["La pluie n'éteignit jamais le feu sur l'Autel et le vent ne dispersa jamais la colonne de fumée" - Pirké Avot 5,5]

Les dimensions latérales de l'Autel étaient de 5 coudées sur 5 pour rappeler le mérite des juifs d'avoir accepté les 10 Commandements : 5 Commandements étaient gravés sur une Table et 5 sur l'autre.

L'emplacement surplombant le karkov (la corniche décorative sur la hauteur de l'Autel) mesurait 3 coudées de haut pour rappeler le mérite des 3 grands guides d'Israël : Moché, Aharon et Myriam.

[Méam Loez - Térouma 27,2]

"Tu feras des barres transversales de bois de Chittim ... La barre transversale centrale passera au milieu des poutres, d'une extrémité à l'autre" (Térouma 26,26-28)

-> Avraham a planté un arbre à Béer Chéva (Chémot 21,33).
Lorsque les juifs ont traversé la mer Rouge, des anges sont descendus du ciel, ont coupé cet arbre et l'ont jeté dans la mer Rouge non loin des juifs.
Comme l'arbre flottait sur l'eau, les anges se sont exclamés : "C'est l'arbre qu'Avraham a planté à Beer Chéva! C'est sous cet arbre qu'il a prié!"
Les juifs l'emportèrent avec eux.

C'est le bois de cet arbre qui a été utilisé pour fabriquer la traverse centrale qui s'étendait d'une extrémité à l'autre du Michkan.
Les barres transversales s'appelaient "béri'him" (בְרִיחִם), car elles ressemblaient aux barres de fer (béri'him) employées pour barricader une porte.
La transverse centrale introduite au centre des poutres était faite de l'arbre d'Avraham. Elle mesurait 70 coudées de long et pénétrait dans les 3 murs du Michkan.

Elle était flexible comme un serpent pour pénétrer dans les 3 murs et les tenir solidement en place.
Cependant, une fois retirée du centre des poutres, elle redevenait droite comme une barre/bâton.

Cette barre transversale médiane permettait à elle seule de serrer et desserrer les poutres.
Les juifs n'avaient aucun effort à faire : tout se faisait automatiquement.
[Targoum Yonathan ben Ouziel]

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-> C'est sous cet arbre que Avraham pratiquait une hospitalité exemplaire.
Le fait que cet arbre a été mis à une place centrale du Michkan, nous montre à quel pont l'hospitalité est fondamentale pour amener la Présence Divine parmi nous.

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-> "La traverse du milieu passera dans l’intérieur des poutres, les reliant d’une extrémité à l’autre" (Térouma 26,28)

Le Targoum Yonathan écrit que la barre transversale était faite en bois ; et ce bois provenait des arbres qu’Avraham Avinou avait plantés pour le profit des voyageurs.
=> Pourquoi ce bois eut-il une fonction si prestigieuse dans le Michkan?

-> Selon le rav Zelig Pliskin, c’est pour nous rappeler que même lorsque l’on se consacre au service d’Hachem, nous ne devons jamais oublier de nous soucier de notre prochain, qui fut créé à l’image de D.

-> Le Alter de Slabodka mettait grandement l’accent sur les mitsvot ben adam la’havéro (entre un homme et son prochain). Il enseignait que lorsqu’une personne accomplit une mitsva, elle doit faire très attention à ne pas causer de désagrément ou offenser son prochain, ce qui risquerait de lui faire perdre la récompense de sa bonne action.
Par exemple, il ne discourait jamais aux heures de repas et quand il priait à l’office, il finissait la Amida en même temps que les autres fidèles ou bien frappait sur son pupitre pour faire savoir à l’assemblée qu’elle ne devait pas l’attendre.

-> La Torah enjoint : "Tu feras ce qui est droit et bien aux yeux d’Hachem".
Nos Sages disent que ce verset nous apprend à aller au-delà de la stricte loi dans nos affaires avec autrui.
Le Ramban explique qu’il ne suffit pas de se contenter du "ikar hadin" (du minimum prévu par la loi) dans les mitsvot ben adam la’havéro ; il faut savoir qu’Hachem souhaite que nous soyons très sensibles aux besoins de nos frères.

L’individu peut vouloir s’attacher aux ‘houmrot (rigueur, en allant au-delà de la loi stricte) dans les mitsvot ben adam laMakom, comme la cacherout. Ceci est très méritoire, mais il est tout autant nécessaire d’être "ma’hmir" (exigeant) dans les obligations ben adam la’havéro.
[de la même façon qu'on peut vouloir être exigeant sur la cacherout de notre viande, on doit être vigilant sur l'impact de nos actions sur autrui (est-ce qu'on voulant bien faire pour soi-même, pour Hachem, on en vient à déranger autrui, même un petit peu. Est-ce que comme pour la viande, notre attitude est 100% cashère selon tous les avis?)]

-> Le Imré Emet estime que le concept de "hidour mitsva" (embellir une mitsva) s’applique tout autant dans nos relations avec autrui que dans celles avec Hachem.

Un 'hassid lui demanda s’il pouvait lui emprunter une paire de tefillin, parce qu’il avait égaré les siens. Le rav lui prêta ses propres tefillin, qui avaient appartenu à son père, le fameux Sfat Émet. Quand on lui demanda pourquoi il avait prêté sa paire la plus précieuse, il répondit que le verset : : "zé Eli vé'anvéou" (c'est mon D. et je L'embellirai - Béchala'h 15,2) nous apprend qu’il nous faut accomplir les mitsvot de la meilleure façon possible. Ce principe s’applique également à la mitsva de ‘hessed (bonté).

=> La barre transversale dans le Michkan est un rappel éternel des 2 piliers dans la avodat Hachem : le ben adam laMakom (avec Hachem) et le ben adam la’havéro (avec autrui). Et même quand nous nous dévouons au maximum pour Hachem, il est primordial de se souvenir de nos obligations envers notre prochain.

"Il y avait [sur le côté ouest] 8 poutres et 16 socles d'argent, 2 socles sous chaque poutre" (Térouma 26,25)

-> Les socles sont appelés en hébreu : "adanim" (אֲדָנִים), de la même racine que : "adnout", signifiant souveraineté.
Ceci nous donne une leçon d'humilité : si un homme se considère petit, Hachem l'élève et le rend important parmi ses contemporains.
Les socles représentaient les éléments les plus bas du Michkan sur lesquels reposaient les poutres. Malgré cela, on les appelait les "adanim" : les "seigneurs".

Ceci nous apprend que l'homme doit se considérer petit et laisser les gens le piétiner sans y prêter garde. S'il ne se considère comme rien, il se laissera insulter sans répondre. Hachem l'élèvera alors et le rendra important.

Toutefois, lorsqu'il a atteint cette position importe, il doit rester humble et ne pas s'enorgueillir en voyant les gens l'honorer.
Il doit comprendre qu'il a reçu un cadeau de D.
Son Créateur le fait honorer parce que c'est un élément nécessaire dans Sa façon de diriger le monde. Malgré cela, l'homme restera conscient que ses nombreux défauts ne lui font pas mériter ces honneurs.

[Kli Yakar]

Signification de la Table & des pains de proposition

+ Signification de la Table & des pains de proposition (par le Méam Loez - Térouma 25,30):

Hachem créa le monde ex nihilo, à partir du néant (yéch méayin).
Cependant, après les 6 jours de la Création, Hachem ne désira plus faire de miracles en créant la matière à partir du néant. A présent, Hachem dirige le monde de façon à ce que la matière soit toujours créée à partir d'une autre (yéch miyéch).

La bénédiction, l'abondance, ne peut donc pas reposer sur rien : il doit y avoir quelque chose sur lequel la bénédiction Divine peut s'attacher.
[Par exemple,] Nous le constatons dans le récit du prophète Elicha. Après que la femme sunamite eut trouvé une cruche d'huile, Elicha fut à même d'y faire reposer la bénédiction.
La quantité d'huile s'accrut jusqu'à fournir à la femme de quoi payer toutes ses dettes et subsister avec son fils (Méla'him II 4,1-7).

Hachem nous ordonna de faire la table et le pain de proposition, pour qu'il y ait toujours quelque chose sur laquelle la bénédiction Divine puisse s'attacher.
Le pain de proposition était consommé par les prêtes. Ils se partageaient les 12 pains de sorte que chacun en recevait un morceau de la taille d'un haricot.
Cette petite quantité suffisait à les rassasier comme s'ils avaient pris un repas substantiel parce que la source de la bénédiction et de l'influence qui descendait dans ce monde passait par le pain de proposition.

Lorsque les juifs s'élevaient spirituellement, ils étaient tant aimés de Hachem qu'Il accordait la nourriture et l'abondance au monde entier.
A l'époque où les juifs vivaient dans leur pays, l'abondance descendant sur Israël. Ce qui restait était donné aux autres nations du monde.
A présent, nous sommes en exil et la situation s'est inversée ...

Tant que les juifs accomplissent la volonté de D., ils méritent de siéger à la "table qui est devant Hachem".
Le "repas" entier, c'est-à-dire la bénédiction Divine descendant sur le monde, ne vient que par leur mérite. Lorsqu'ils ne font pas la volonté Divine, ils doivent travailler dur pour leur nourriture et ne reçoivent que les restes des autres nations.
Ils ressemblent à un prince qui doit se contenter des miettes recueillies à la table d'un esclave ...

Hachem montrait Son amour envers Israël lorsque le Temple existait et que le pain de proposition était posé sur la table.
Par l'intermédiaire de ce pain, l'abondance descendait sur le monde entier.
C'est pour cela qu'il était interdit de laisser la table [du Temple] vide serait-ce un instant : la bénédiction ne peut reposer sur un endroit vide.
Par conséquent, lorsqu'une personne récite Hamotsi (la bénédiction sur le pain) ou les grâces après le repas, il faut qu'il reste sur la table du pain sur lequel les bénédictions Divines reposeront.
[...]

Les paroles de Torah dites à table la rendent très précieuse : un ange responsable de ces paroles les prend, les assemble en forme de table et les apporte devant Hachem.
D'une telle table, on peut dire : "C'est la table qui est devant D."
[...]

Un homme ne peut pas mériter de s'asseoir à la "table qui est devant D." dans le monde futur s'il ne veille pas, dans ce monde-ci, à réjouir les mendiants, à les faire asseoir à la sienne et à partager sa nourriture avec eux.
Il est écrit à ce sujet : "Tends ton âme vers les affamés et satisfais l'âme affligée" (Yéchayahou 58,10).
Si l'on fait un effort pour contenter l'âme des pauvres, on méritera de se délecter à la table de D. dans le monde futur.

Une telle table est honorée par la présence de 2 anges, l'un à la droite du maître de maison et l'autre à sa gauche. Ils le bénissent dans ce monde et dans le prochain que sa table soit entière et abondante ...

Le racine du mot "chol'han" (table) est : chala'h, qui veut dire : "envoyer".
Ce nom lui est donné parce que si l'homme veille à ce qu'il fait à sa table, en particulier en ce qui concerne les pauvres, Hachem lui enverra la bénédiction et la prospérité ...
Le mot "choul'han" est égalment l'acronyme de : "choél lé'ha 'hanina nétina" (Il te demande la pitié, le don) ...

De plus, l'homme charitable recevra une récompense dans le monde futur, pour lui et pour ses descendants.
Le mot "choul'han" lu à l'envers est une abréviation de : "notsère 'hessed laalafim chamour" : quiconque montre de la bonté à des milliers [de générations] sera gardé.
En d'autres termes, la bonté envers les pauvres est gardée et préservée pendant de nombreuses générations.

Le Michkan comptait 48 poutres, 100 paires de brides (loula'ot - cf.v.26,5) et 100 crochets (les agrafes d'or (v.26,6) se terminaient par un crocher à chacune de leur extrémité), ni plus ni moins.
Ce nombre n'est pas arbitraire : il fait allusion aux 248 commandements positifs de la Torah et aux 248 membres du corps humain.

Ceci explique les paroles de Hachem à Moché : "Selon tout ce que Je te montre, le modèle du Michkan et le modèle de tous les objets, ainsi ils feront" (Térouma 25,9).
Ces paroles signifient : "Moché, Je t'ai montré les 248 membres du corps humain. Faites le Michkan avec exactement le même nombre d'éléments.
"Ainsi ils feront" = en observant les 248 commandements que Je te donnerai"."
[Yalkout Réouvéni]

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-> Le Méam Loez (Térouma 27,19) enseigne :
Ceci nous apprend à ne pas croire que la Présence Divine reposait sur le bois et les divers matériaux du Michkan. Elle réside principalement sur les 248 commandements positifs.

Par conséquent, l'homme doit veiller à sanctifier et à purifier ses 248 membres pour permettre à la Présence Divine de résider sur lui.

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-> Hachem a dit à Yé'hezkel : Ce que Je te dis est un précieux cadeau pour eux [les juifs]. Tant qu'ils seront en exil, qu'ils liront la section expliquant la façon de construire le Temple et qu'ils contempleront mentalement sa forme, Je leur compterai cela comme s'ils l'avaient construit!"

Ainsi en est-il de celui qui lit les sections de la Torah décrivant la confection du Michkan et des vêtements sacerdotaux et qui s'applique à bien les comprendre.
Hachem lui compte cet effort comme s'il les avait lui-même fabriqués.

De même, lorsqu'une personne étudie les lois des sacrifices et y médite, Hachem considère son étude et sa réflexion comme une offrande de sacrifices.
[Yalkout Chimoni (Yé'hezkel) - rapporté dans le Méam Loez (Térouma 27,19)]

"Tu feras une Ménora" (Térouma 25,23)

-> Nos Sages expliquent que Moché avait des difficultés à réaliser la Ménora, et alors Hachem lui montra une Ménora pour lui faire comprendre comment elle devait être faite.
Par ailleurs, un autre enseignement dit que la Ménora s'est faite d'elle-même, par Hachem Lui-Même.

=> Si elle s'est faite d'elle-même, pourquoi Hachem avait-Il besoin de montrer à Moché comment elle devait être faite?

Dans toute action qu'un homme réalise, l'essentiel de sa part, c'est sa volonté complète de faire cette action, et le reste, c'est Hachem Qui parachève l'action.
Il en est ainsi pour chaque mitsva, et ce qu'Hachem attend de l'homme, c'est qu'il renforce sa volonté d'accomplir cette mitsva.
En ce qui concerne la réalisation concrète, Hachem aidera et finalisera le tout.

Ainsi, Hachem montra à Moché la Ménora pour qu'il ait la volonté et l'envie de la réaliser dans ses détails. C'était cela l'essentiel : éveiller la volonté.
Et une fois que Moché a cherché au maximum à réaliser la Ménora, alors l'essentiel de sa contribution était apportée et Hachem pouvait réaliser la part concrète de la Ménora.

=> Pour qu'Hachem apporte Sa Contribution et Son Aide à l'homme, Il attend que celui-ci témoigne de sa volonté et qu'il fasse le maximum de ses efforts.
Une fois cela obtenu, Hachem intervient et apporte Sa Contribution pour finaliser l'action.
Une fois la volonté obtenue, pour le reste, c'est Hachem qui s'en occupe.

[Sfat Emet]

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-> "La Ménora (sera) face à la table"

-> Le verset ne dit pas que c'est la table qui doit être face à la Ménora. En effet, la Ménora fait allusion à la lumière de la Torah, et la table symbolise l'opulence matérielle. Or, la richesse doit être mise au profit de l'étude. Celui qui dispose de moyens, doit les investir pour subvenir aux besoins de ceux qui étudient la Torah.
Quand il en est ainsi, alors le riche, qui pourvoit aux besoins du Sage, est alors considéré par la Torah comme étant encore plus important que le Sage. Au point que la Torah considère que la table du riche est l'essentiel, et la Ménora du Sage ne fait que se positionner comme étant face à la table. Mais c'est la Table qui prime.
[Chaaré Sim'ha]