Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Quand un homme frappé de tsaraat porte la marque, ses vêtements seront déchirés, ses cheveux ne seront pas coupés et il se couvrira la tête jusqu'aux lèvres.
Il doit crier : "Impur! Impur!" ... Sa résidence sera hors du camp." (Tazria 13,45-46)

-> Le Sifri (Dévarim 275) enseigne que la tsaraat de la peau arrive principalement à cause du lachon ara.

-> Rachi : "En quoi [le métsora] est-il différent de toutes les autres personnes impures pour qu'il doive habiter seul? Etant donné qu'il a causé la division entre un mari et sa femme et entre un homme et son prochain par son lachon ara, il doit être exclu lui aussi."

-> Selon la guémara (Yérouchalmi Péa 1,1) : le médisant est puni dans ce monde alors que sa punition principale lui est réservée pour le monde futur.

-> "Que te donnera et que t'ajoutera une langue trompeuse" (Téhilim 120,3)
=> Une personne qui dit du lachon ara n'en tirera aucun profit de sa faute.

-> "Il n'y a pas de profit pour le médisant" (Kohélet 10,11).
=> Si quelqu'un pense qu'il peut rehausser son prestige en critiquant les autres, il doit savoir qu'en fin de compte, il affichera publiquement ses propres défauts.

-> Le Rambam enseigne (Hilkhot Déot 7,3) qu'une personne qui écoute volontairement du lachon ara et l'approuve est encore plus coupable que celle qui l'a prononcé.
[si elle n'avait pas écouté, il ne l'aurait pas dit!]

-> Selon le 'Hovot haLévavot (Chaar haKnia - chap.7), les mitsvot accomplies par une personne qui dit du lachon ara sont portées au crédit de sa victime, et les péchés de sa victime lui sont attribués.
Puisque cette personne avait pour objectif de se donner de l'importance en rabaissant sa victime, alors sa punition est infligée mesure pour mesure : le niveau spirituel de sa victime est rehaussé par les mérites du médisant, et le niveau spirituel du médisant est abaissé par les méfaits de sa victime.

"Un homme frappé de tsaraat porte la marque, ses vêtements seront déchirés"
Selon le Kotnot Ohr, les mérites sont les vêtements spirituels/de l'âme, et comme les mérites du médisant lui sont arrachés, la Torah demande de déchirer les vêtements matériels en allusion aux habits de l'âme.

-> "Un homme qui se glorifie de l'humiliation de son prochain n'a pas de part au monde futur"
[guémara Yérouchalmi 'Haguiga 2,1]

Selon le rav Sim'ha Wasserman, cela s'applique à toute personne qui rehausse son propre honneur au détriment d'une autre.

=> Le métsora avait cherché à être supérieure aux autres en abaissant son prochain, ainsi il subira l'inverse : il sera humilié en public.

<-------------------->

+ A l'origine du lachon ara :

->"Il criera : 'Impur! Impur!' : cela signifie qu'il doit faire connaître sa souffrance aux autres, et les gens prieront pour lui." [guémara Shabbath 67a]

Le Sifté 'Haïm explique que, comme le métsora a cherché à s'élever aux dépens des autres en dévoilant leurs défauts, la Torah a créé un moyen de corriger sa faute en le rendant dépendant de l'aide des autres.

Ainsi, lorsque le métsora se retrouve à la merci des autres, plein d'espoir que sa souffrance sensibilisera et encouragera son entourage à prier pour sa guérison, il comprend l'erreur qu'il a pu commettre en cherchant à s'élever aux dépens d'autrui.
Cette expérience l'encouragera à apprendre à partager la souffrance des autres, ce qui corrigera le défaut qui l'avait conduit à la faute.

<------------->

-> Son exclusion du camp a pour but : briser l'orgueil qui l'a fait fauter.

Selon le 'Hafets 'Haïm (Chmirat haLachon), la faute de lachon ara provient de la fierté et du plaisir de se mettre en valeur.

Le Maharcha explique que les fautes de lachon ara et de fierté sont mêlées car la fierté mène l'homme a dire du mal de ses prochains.

<--->

-> "Qui garde sa bouche et sa langue protège son âme des malheurs. Le méchant hautain, son nom est railleur" (Michlé 21,23-24)

Selon Rabbénou Yona, le terme "railleur" fait référence à une personne habituée à dire du lachon ara et portée à se moquer des gens à cause de leurs défauts.
C'est pourquoi le médisant est humilié publiquement par la tsaraat et forcé de sortir avec une apparence négligée (ex: vêtements déchirés, cheveux pas coupés), afin de briser sa fierté et de l'induire à l'humilité.

Le processus de purification nécessite du bois de cèdre, de l'hysope et un fils écarlate.
Rachi explique : comme le métsora a fait preuve de fierté (caractéristique du cèdre : arbre majestueux), il doit effacer sa faute en s'abaissant comme l'hysope.

<---------------------------->

Et il (le métsora) criera : "Impur! Impur!" (vétamé tamé yikra - Tazria 13,45)

Le rabbi Mendel de Kotzk enseigne que l'on peut lire ce passage, ainsi :
- tamé = une personne impure ;
- tamé yikra = elle appellera (criera) toute autre personne qu'elle-même : "impure!".
Cela est en application du principe de la guémara (Kidouchin 70a) : "Tout celui qui trouve des fautes en autrui, le fait en se basant sur ses propres fautes" (kol aposhél, bémoumo poshél).
En réalité, autrui peut n'avoir aucune faute, mais nous allons d'abord y projeter nos propres fautes, avant d'en venir à le juger coupable de ces fautes.

[c'est pourquoi le Baal Chem Tov enseigne que si l'on se focalise sur certaines fautes en autrui, alors c'est qu'à priori on a les mêmes en nous.
Si on y donne de l'importance, c'est qu'on a quelque chose à se reprocher, et il est plus facile d'évacuer ce sentiment en critiquant autrui que nous-même!]

"Le 8e jour, on circoncira la chair de son excroissance" (Tazria 12,3)

-> Pendant une brit mila, il est de coutume de bénir l'enfant par : "De même qu'il est entré dans l'alliance (brit mila), de même qu'il puisse entrer dans la Torah, le mariage et les bonnes actions".

Rabbi Ména'hem Mendel de Kotzk s'interroge : quel est le sens de "il est entre dans l'alliance"? En tant que bébé, il n'est pas entré de sa propre volonté, c'est ses parents qui l'y ont amené.

Il répond que : de même qu'un enfant entre dans cette énorme mitsva (brit mila) sans le moindre sentiment d'orgueil sur le fait de l'accomplir, de même qu'il puisse continuer à réaliser les mitsvot sans arrogance personnelle, mais uniquement afin d'accomplir la volonté de Son Créateur.

<-------------------->

-> Nos Sages émettent l'idée, que l'on accomplit pleinement sa brit mila en faisant celle de ses enfants, car alors nous acceptons rétroactivement la nôtre.

"Le 8e jour, on circoncira la chair de son excroissance" (Tazria 12,3)

-> "Bien que tous les membres du corps humain peuvent être souillés par nos fautes, le sceau royaux de la brit mila reste toujours intact.
C'est pour cette raison que Avraham empêche ceux qui ont une brit mila (selon la loi juive) d'entrer au Guéhinam (Tikouné Zohar 430).
[Gaon de Vilna]

-> Selon le Kédouchat Lévi, Hachem désire que les juifs puissent réaliser autant de mitsvot que possible, et c'est pour cela qu'il a ordonné la brit mila.
[A l'image du roi David (guémara Ména'hot 43b), qui nu dans les bains publics, pris conscience qu'il était nu de toute mitsva, sauf de celle de la mila qui l'accompagne en permanence. Après avoir quitté les bains, il loua D. pour cette mitsva par les mots : "laménatséa'h al achéminit mizmor léDavid - Téhilim 12,1]

Parfois, Hachem envoie Ses bontés indépendamment de nos mérites, et parfois Il désire que ce soit nous qui les amenions par notre comportement.
C'est ainsi qu'une personne loin de la religion risquerait alors de ne pas pouvoir toujours bénéficier de Ses bontés, puisque n'agissant pas selon la Torah, elle n'a alors pas de mérite activant cette bonté.

Pour éviter cette situation, Hachem nous a donné la mitsva d'être circoncit, ce qui permet à chaque juif de réaliser en permanence au moins une mitsva, et ce mérite énorme est suffisant pour éveiller en permanence la miséricorde Divine.

<---------->

-> La brit mila physique permet d'ouvrir le cœur à recevoir la Torah, puisqu'elle va retirer les excroissances spirituelles qui empêchent la Torah de pénétrer dans cet enfant.
[Rabbi Akiva Eiger - guémara Nédarim 32a]

-> Le jour de la circoncision est considéré comme le jour de la naissance.
[Maharchal]

A ce sujet, le 'Hatam Sofer commente : "[Avraham] fit un grand festin le jour où il sevra Its'hak" (Vayéra 21,8), de la façon suivante : Avraham a fait une fête chaque année le jour où Its'hak a été circoncis, car c'était son jour d'anniversaire.

[de plus, la coutume est de nommer l'enfant qu'à partir de ce jour, comme si sa vie commence qu'une fois circoncis.]

<--->

-> Rabbi David Pinto (la voie à suivre n°980) écrit :
"Mon ancêtre, Rabbi Yochiyahou Pinto, pose la question suivante : Pourquoi circoncit-on le bébé à peine quelques jours après sa naissance et n’attend-on pas qu’il grandisse pour le faire?
Et de répondre que l’homme n’est en mesure de se prémunir contre son mauvais penchant et les maux de ce monde que grâce à la Torah et les mitsvot. Car la Torah détient un puissant pouvoir le protégeant de toute calamité ; elle est tel un écran empêchant les punitions de s’abattre sur lui et le mettant à l’abri des assauts du mauvais penchant.
Or, le nouveau-né, dénué de Torah, n’a encore rien qui puisse le protéger, aussi comment assurer qu’il soit à l’abri des forces malfaisantes? C’est la raison pour laquelle Hachem nous a ordonné de le circoncire si tôt, afin que le mérite de cette mitsva le protège en attendant qu’il grandisse et devienne capable d’étudier la Torah."

<--->

-> "D. lui apparut" (Vayéra 18,1)
Selon le midrach (Béréchit rabba 48,2) : cela nous enseigne que D. lui est apparu par le mérite de la mitsva de la brit mila.

Le rabbi Tsadok haCohen de Lublin (Pri Tsadik - Vayéra 1) enseigne qu'avant la brit mila d'Avraham, D. lui apparaissait seulement lorsqu'Il avait un message particulier à lui délivrer.
Cependant après la brit mila, D. lui est apparu simplement à cause de son niveau spirituel et de sa sainteté.
La Torah dit donc simplement : "D. lui apparut", sans rapporter de communication quelconque lors de cette apparition.

=> Le Darach David affirme que c'est grâce à la brit mila que désormais à chaque génération, un juif circoncis peut devenir digne de recevoir la présence Divine, en particulier en fonction de l'élévation spirituelle qu'il a atteint.

<---------->

-> Le chiffre 8 renvoie au monde à Venir, qui doit être l'objectif principal de tout juif.
[Le 'Hafets 'Haïm fait remarquer que l'on consacre beaucoup de temps et d'efforts pour vivre dans ce monde qui est temporaire, mais tellement peu pour notre mort : le monde à Venir, qui est éternel!]

On ne doit pas courir après les folies et les stupidités de ce monde, mais plutôt étudier la Torah et accomplir des mitsvot, en préparation de ce "8e jour".

=> Ce verset peut se comprendre : "Le 8e jour, on circoncira la chair de son excroissance" = un juif doit avoir conscience en permanence que sa vie passe très vite, qu'il devra rendre des comptes sur toutes ses actions.
Le passage du 8e jour (circoncision) au "8e jour" (monde à venir), est très rapide.
[le fait d'avoir toujours cette alliance sur nous, symbolise la nécessité d'avoir cette réalité toujours à l'esprit!]
Cette prise de conscience doit circoncire notre cœur, et nous faire retourner vers Hachem par notre téchouva.

[d'après le Maharam Shick]

<---------->

-> "Au 8e jour, on circoncira l’excroissance de sa chair" (Tazria 12,3)

Il y a lieu d’expliquer pourquoi le verset a précisé "l’excroissance de sa chair".
En effet, pour la circoncision de l’esclave il est dit (Bo 12,44) : "Quant à l’esclave acheté à prix d’argent, circoncis-le", sans l’ajout "l’excroissance de sa chair".
De même pour l’étranger, il est dit (Bo 12,48) : "Si un étranger, habite avec toi ... que tout mâle qui lui appartient soit circoncis".

Le ‘Hatam Sofer explique que ceci vient nous enseigner qu’un juif qui n’était pas circoncis et l’est devenu est désormais appelé "circoncis", parce qu’en réalité, son cœur était déjà circoncis pour D., et seule sa chair devait encore l’être.
En revanche, il n’en est pas de même pour le non-juif : bien que circoncis, il est appelé "incirconcis de cœur" jusqu’à ce qu’il se convertisse et accepte de se conduire conformément à la loi de Moché et d’Israël.

Ainsi notre verset, qui parle d’un juif, dit "on circoncira l’excroissance de sa chair" : on ne circoncit que sa chair, car dans son essence, il est déjà circoncis pour D.
Mais quand il s’agit d’un serviteur ou d’un étranger qui se convertit, il n’est pas précisé "l’excroissance de sa chair", car il s’agit d’une circoncision complète, et non uniquement de la chair.

<----------------------->

-> Le midrach Tan'houma (Métsora) enseigne que la mitsva de Nidda a été donnée aux femmes car 'Hava a répandu le sang du monde entier par la faute de l'Arbre de la Connaissance, et c'est pourquoi son sang est versé.
[en effet, c'est suite à cette faute que la notion de mort est apparue, faisant qu'elle est d'une certaine façon responsable de toutes les morts de l'Histoire!]

Adam y a également pris part en mangeant du fruit interdit (eits hadaat), amenant également la mort sur l'humanité, et il a donc besoin d'une réparation pour cela.
Ainsi, les hommes font la brit mila au 8e jour, et du sang est versé comme réparation de sa participation dans la faute originelle.

A cause de l'influence du serpent, tout homme naît avec de l'impureté, mais Hachem dans sa grande bonté, a tout rassemblé en un seul endroit du corps au niveau de l'excroissance (orla), et la brit mila lui retire cette impureté.

[Mélo haOmer]

"Lorsqu'une femme concevra et enfantera un garçon, elle sera impure durant une période de 7 jours" (Tazria 12,2)

-> Pourquoi une femme qui accouche est-elle impure?

En général, l'impureté provient d’une présence de sainteté qui s’en va. C'est ainsi qu'au moment de la mort, où l’âme qui est extrêmement sainte se retire, alors c’est l’impureté qui vient prendre la place vacante.

Or, nos Sages (guémara Taanit 2a) enseignent que la clé de l’enfantement appartient uniquement à Hachem.
Cela signifie qu’au moment de l’accouchement, Hachem Lui-Même vient permettre au nouveau-né de sortir du ventre de sa mère.
Cependant après l’accouchement, la Présence Divine se retire, et c'est ce retrait de la Sainteté qui provoque l’impureté de l’enfantement.

[Rabbi Mendel de Kotsk - Amoud ha'Emét]

<--------------------------->

"Lorsqu'une femme concevra et enfantera un garçon, elle sera impure durant une période de 7 jours ... et si elle enfante une fille, elle sera impure durant 2 semaines" (Tazria 12,2-5)

Pourquoi une telle différence de durée d'impureté?

-> Le Ohr ha'Haïm donne la réponse suivante.
Lorsqu'une femme est enceinte d'une fille, elle s'apprête à mettre au monde un futur créateur de vie, entraînant que la sainteté est plus élevée que lorsqu'elle porte un garçon.
C'est pourquoi après la naissance, la mère a un vide de sainteté plus important pour une fille, qui laisse place à davantage d'impureté de venir combler ce vide.
Il en découle que la mère a besoin de plus de temps pour redevenir pure.

<--------------------------->

-> "Une femme qui conçoit et enfante un mâle" (Tazria 12,2)

-> Nos Sages apprennent de ce verset que quand c'est la femme qui "ensemence" en premier, c'est un garçon qui naîtra.
On peut l'expliquer d'après l'allusion. En effet, le lien entre Hachem et Israël est comparé au lien entre un homme et son épouse, la femme symbolisant l'assemblée d'Israël. Quand la "femme ensemence en premier", c'est-à-dire quand le peuple d'Israël s'éveille pour s'approcher d'Hachem en premier, avant même qu'Hachem ne les pousse d'En-Haut à se rapprocher de Lui, alors ce sera un mâle qui naîtra. Le "mâle" symbolise la vigueur et la force.
Si les Juifs n'attendent pas qu'Hachem les réveille et qu'ils se rapprochent de Lui d'eux-mêmes, alors le rapprochement qui en naîtra et en découlera sera plus fort et plus intense, ce sera un "mâle".
[Kédouchat Lévi]

<--------------------------->

"Lorsque s'achèveront les jours de sa pureté pour un fils ou pour une fille, elle apportera un mouton dans sa 1ere année comme offrande d'élévation, et une jeune colombe ou une tourterelle comme offrande de faute" (Tazria 12,6)

Pourquoi une femme qui a accouché doit offrir 2 sacrifices différents (un d'élévation et un de faute)?

-> C'est parce qu'elle doit obtenir le pardon pour 2 sortes de fautes :
1°/ le ressentiment qu'elle peut avoir éprouvé contre son mari, voire contre son Créateur, durant l'accouchement que vient expier l'offrande d'expiation (Ibn Ezra) ;
2°/ le serment qu'elle a peut-être fait, au milieu des douleurs de l'enfantement, de ne plus jamais cohabiter avec son mari, que vient expier l'offrande de faute (guémara Nidda 31b).
[Rabbi Chimon bar Yo'haï dit à ses élèves : "Lorsqu'une femme ressent les douleurs de l'accouchement, elle jure de n'avoir jamais plus d'intimité avec son mari. C'est un vœu qu'elle n'observera pas car elle ne peut refuser les relations avec son époux. La Torah demande donc que la femme offre un sacrifice expiatoire pour expier le serment vain qu'elle a prononcé."]

-> Rabbénou Bé'hayé explique que la nouvelle mère n'a pas besoin d'obtenir le pardon sur une faute qu'elle a commise personnellement, mais plutôt son ancêtre : 'Hava.
En effet, avant la consommation du fruit de l'Arbre de la Connaissance, la conception d'un enfant se faisait comme un arbre qui donne ses fruits, c'est-à-dire sans aucune souffrance.
Cette faute a comporté à la fois une mauvaise pensée et une action interdite, et c'est pour cela qu'après une naissance, chaque mère doit apporter 2 sacrifices :
- une offrande d'élévation = pour expier la mauvaise pensée afférente ;
- une offrande de faute = pour expier l'acte interdit commis par 'Hava.

<--->

-> Rabbi David Pinto (la voie à suivre n°877) écrit :
"Le mot "korban" (sacrifice/offrande) vient du terme "hakrava", qui signifie "dévouement, sacrifice".
Autrement dit, pour atteindre l’unité, il faut sacrifier de sa propre personne pour autrui. C’est seulement en mettant de côté ses propres désirs et en prenant en compte les volontés de son prochain que l’on peut atteindre le niveau élevé d’unité ...
La femme qui, en accouchant, a eu un sentiment négatif vis-à-vis de son mari, doit apporter un sacrifice expiatoire, parce que l’homme et la femme sont liés par la chair et que le Nom de D. réside entre eux. Mais en proférant de mauvaises paroles contre son mari, elle a écarté la présence Divine, c’est pourquoi elle doit offrir un sacrifice expiatoire".

[le mot korban est aussi lié au mot "karov" (proche), car il permet de nous rapprocher de D. suite à notre éloignement par nos erreurs/fautes.]

<---------------->

-> La guémara raconte que les élèves de rabbi Chimon bar Yo'haï lui demandèrent : "Pour quelle raison une femme qui enfante un garçon est-elle impure pendant 7 jours alors qu'une femme qui met au monde une fille est impure pendant 14 jours?"

Il répondit : "Hachem connaît les pensées les plus profondes de l'homme. Il sait qu'une femme donnant naissance à un garçon en est très heureuse.
Elle regrette le serment qu'elle a prononcé et désire à nouveau avoir des relations avec son mari. Elle est donc pure après 7 jours.
Cependant, si elle met une fille au monde, elle n'est pas pleinement satisfaire et appréhende les douleurs de l'enfantement que sa fille devra supporter elle aussi à l'âge adulte.
Une plus longue période passe avant qu'elle ne regrette son serment ; elle doit donc attendre 14 jours avant de devenir pure."
[Méam Loez - Tazria 12,6-8]

<--->

-> La guémara (Nida 31b) enseigne :
Pourquoi la Torah stipule-t-elle qu’une femme qui a accouché d’un garçon [est pure] au bout de 7 jours, et au bout de 14 si c’est une fille? ... Parce qu’à la naissance d’un garçon, tout le monde se réjouit ; aussi regrette-t-elle son voeu au bout de 7 jours ; la naissance d’une fille, au contraire, attriste tout le monde, et elle ne regrette son voeu qu’au bout de 14 jours".

Le Maharcha commente : "Concernant un fils, les gens se réjouissent qu’il n’ait pas à subir plus tard les souffrances de l’accouchement. S’agissant d’une fille, tout le monde s’attriste qu’elle ait elle aussi, à l’instar de sa mère, à subir les douleurs de l’enfantement".

-> Le Kli Yakar quant à lui explique :
"Si la femme qui accouche d’une fille est impure 2 semaines, c’est qu’elle prend sur elle l’impureté de deux femmes : la sienne et celle de sa fille. Car toute femme est tributaire d’une impureté de 7 jours liée à la faute originelle (qui eut pour conséquence la fameuse malédiction : ‘Et tu enfanteras dans la douleur’) et l’impureté s’ajoute à l’impureté".

-> Par ailleurs, ‘Hava ayant fauté la première puis poussé son mari à fauter, son péché nécessite une double réparation (la purification pour une fille) par rapport à celle d’Adam (la purification pour un garçon) [Ets Daat Tov]
[A noter que la femme qui accouche doit amener 2 Sacrifices : un Ola (Holocauste) et un ‘Hatat (Expiatoire), car explique le Chem miChmouel, la femme répare, à chaque naissance, la faute originelle de ‘Hava. Cette première transgression fut en réalité composée de 2 fautes : Tout d’abord dans la pensée lorsqu’elle crut les paroles du Serpent, puis par la suite lorsqu’elle mangea du fruit défendu.
Par conséquent, lorsque la femme accouche et expie cette faute originelle, elle se doit d’amener 2 Sacrifices : un Ola (qui répare les mauvaises pensées - son parjure) et un ‘Hatat (qui répare les mauvaises actions).]

-> Le Baal haTourim donne l’explication suivante : la période de 7 jours d’impureté de la femme qui a accouché d’un garçon peut être assimilée aux sept jours de deuil, puisque ce garçon qui vient au Monde est inéluctablement destiné à mourir un jour.
La fille qui vient de naître, elle-aussi, est destinée à mourir, mais avant elle mettra des enfants au monde destinés aussi à mourir, d’où une double période d’impureté assimilable à un double deuil.
[b'h, extrait d'un dvar Torah du feuillet de la communauté Sarcelles - Tazria 5782]

<--------------------------->

-> Celui-ci les offrira devant Hachem, fera expiation pour elle, et elle sera purifiée du flux de son sang. Telle est la règle de la femme qui enfante, qu’il s’agisse d’un garçon ou qu’il s’agisse d’une fille (Tazria 12,7)

-> Le Ben Ich 'Haï commente
On voit de ce verset, comme Rachi nous le fait remarquer et comme la guémara (Sanhedrin 83b) le dit, que c’est le sacrifice qu’offre la femme qui lui amène la pureté. Or, pour l’amener au Temple il faut bien qu’elle se soit trempée au mikvé et soit déjà pure pour entrer. Donc, si elle est déjà pure avant le sacrifice, quelle pureté vient-il amener?

En fait, il faut comprendre quelle est la signification ici des mots "mékor damé'ha" (la source de son sang). Le verset ne parle pas comme on aurait pu le comprendre à priori de la matrice qui est à l’origine du sang de Nida, mais bien de l’impureté du serpent originel, qui en faisant fauter ‘Hava la première femme, lui a communiqué.
C’est cette impureté qui est à l’origine du processus du sang de Nida, et c’est jusqu’à ce niveau que le korban, le sacrifice de l’accouchée vient réparer et purifier. Il purifie de la cause de l’impureté vraiment et pas seulement de son symptôme.

"Le 8e jour, on circoncira la chair de son excroissance" (Tazria 12,3)

-> Le chiffre : 8 (chémini - שמיני) a la même guématria que : "shéfél" (humble - שֵׁפֶל).
C'est une allusion au fait que par l'humilité nous pouvons circoncire notre cœur.

[Rabbi Meshoulim Feivish de Brazan]

"Un homme qui aurait sur sa peau ... une plaie de Tsaraat (sorte de lèpre)" (Tazria 13,2)

-> La paracha précédente (Chémini) se termine par le sujet des animaux cashers et non cashers, et la paracha actuelle (Tazria) traite des plaies (Négaïm) apparaissant en conséquence du fait de dire du lachon ara.
Quel lien y a-t-il entre ces deux sujets?

Dans notre monde, les gens ne sont pas très scrupuleux sur ce qu'ils peuvent dire (ça va, ce n'est pas si grave! ce n'est que des mots!), et dans leur tête ce n'est en rien comparable à la faute de manger non casher.

Par cette juxtaposition, la Torah nous enseigne qu'en réalité, le fait de dire du lachon ara (Négaïm) est beaucoup plus grave que consommer de la nourriture interdite, car mal parler d'autrui est similaire à le tuer.

=> De même que tu fais si attention à ce qui peut entrer dans ta bouche, alors fais [au moins] autant attention à ce qui en sort.

[Rav Israël Salanter - Ohr Israël]

"Parlez aux enfants d'Israël, en disant : Voici les bêtes que vous pouvez mangez parmi tous les animaux de la terre." (Chémini 11,2)

-> A partir des mots : "voici les bêtes" (zot a'haya), nous apprenons que Hachem a pris chacune des espèces animales et qu'Il a montré à Moché ce qui est permis et ce qui est interdit à la consommation.

=> Pourquoi était-il nécessaire de les montrer, plutôt qu'une simple énonciation du nom des animaux cashers?

Nos Sages enseignent qu'Adam n'avait pas le droit de manger de la viande. Ce n'est qu'à l'époque de Noa'h, après le déluge, qu'elle est devenue permise à l'homme.
Pourquoi cela?

Hachem souhaite que l'homme libére les étincelles de sainteté qui sont emprisonnées dans la viande d'un animal.
Adam avait la capacité de libérer ces étincelles uniquement en nommant les animaux, et c'est pourquoi il n'avait pas besoin de les manger.
Cependant, après sa faute, le niveau spirituel d'Adam a chuté, entraînant qu'il n'avait plus la possibilité de libérer les étincelles contenues dans la matière.

Noa'h qui était un "ich tsadik", ne pouvait libérer les étincelles uniquement en mangeant les animaux. C'est pourquoi Hachem a alors rendu permise la viande pour Noa'h, ainsi que pour toutes les générations suivantes.

Si Hachem avait énoncé à Moché les noms des animaux, cela aurait certainement effectué la réparation totale de ces animaux, en libérant toutes les étincelles de sainteté qui étaient contenues en eux.
Par conséquent, puisqu'il n'y aurait alors plus d'étincelles chez les animaux, leur consommation en aurait été de nouveau interdite.

=> Pour éviter cela, D. a montré à Moché les animaux, au lieu de les énumérer.

[Ben Ich 'Haï - Ben Yéhoyada - guémara 'Houlin 42a]

<--->

-> "Voici la bête que vous mangerez" (Chémini 11,2)

Comme la pureté de la nourriture et sa cacherout font partie des choses les plus graves, celui qui les transgresse se fait du mal à lui-même, à son âme et son corps en même temps, et celui qui s’en garde sanctifie son âme et purifie ses membres.
Rabbi Moché Malka (Nétifé haMayim) dit que c'est pourquoi lorsque Moché est venu donner aux bnei Israël les mitsvot qui les concernent, il n’a pas pu se contenter d’enseignements oraux, et il leur a donné les noms des choses impures et pures comme tout le reste des mises en garde. Mais il a bien pris la peine de leur montrer chaque bête domestique et sauvage et chaque oiseau que l’on peut manger ou que l’on ne peut pas manger, pour qu’ils n’en viennent surtout pas à se tromper.

Sifra dit également sur le verset "Voici la bête que vous mangerez" : cela nous enseigne que Moché tenait la bête, la montrait aux bnei Israël et leur disait : "voici ce que vous pouvez manger et voici ce que vous ne devez pas manger", "voici ce que vous devez abhorrer et voici ce qu’il n’y a pas à abhorrer" ; "Voici ce qui est pour vous impur et voici ce qui n’est pas impur".

<------------------->

"Vous ne souillerez pas vos âmes par toute créature grouillante (chéréts -שֶּׁרֶץ ) qui rampe sur la terre" (Chémini 11,44)

-> Eliyahou haNavi a demandé à Rav Néhoraï pourquoi Hachem a-t-Il créé les créatures grouillantes (les "chératsim")?

Rav Néhoraï lui expliqua qu'elles ont été créées comme défense pour le peuple juif.
En effet, lorsque quelqu'un faute, Hachem dit : "De même que les "chératsim" n'ont pas d'utilité et cependant Je subviens à leurs besoins, alors il est certain que Je me dois de soutenir une personne qui a un but/utilité."

Cependant, si les juifs mangent les "chératsim", alors les "chératsim" ont un but (servir de nourriture!).
Il en découle que les juifs perdent alors le raisonnement (kal va'homer) des "chératsim" qui permet de les sauver lorsqu'ils fautent.
=> C'est la raison pour laquelle manger des "chératsim" est si préjudiciable pour un juif.

[Ben Ich 'Haï - Ben Yéhoyada - guémara Baba Métsia 61b]

<--->

-> Hachem dit : Si Je n'avais fait "monter" le peuple d'Israël depuis l'Egypte que pour lui éviter de se rendre impur en mangeant des rampants (que consomment les autres peuples), cela aurait été une raison suffisante.
[guémara Baba Métsia 61b]

"Vous êtes les enfants de Hachem votre D. : ne vous tailladez pas le corps et ne vous rasez pas entre les yeux en l'honneur d'un mort" (Réé 14,1)

-> "Selon le Ibn Ezra, cela signifie que lorsqu'on a conscience d'être les enfants de Hachem, et que Son amour à notre égard est plus intense que celui d'un père pour son fils, il n'y aura jamais lieu de se taillader le corps à cause des malheurs, dont Il nous accable, car tout ce qu'Il fait est pour le bien.

Et si vous ne parvenez pas à le comprendre, soyez tout au moins comme des jeunes enfants qui ignorent le sens des décisions de leur père, mais qui s'en remettent néanmoins à lui.
C'est pourquoi il est dit à la suite : "Car tu es un peuple consacré à Hachem" = tu es un peuple différent des autres nations, et tu ne dois donc pas les imiter."

[Ramban]

[d'un côté il est permis de pleurer la séparation/perte d'êtres proches, mais d'un autre, il nous est interdit de garder le deuil trop longtemps (cf. les durées fixées par nos Sages)]

<----------------->

+ Les Sages dirent à rav Haménouna le petit lors du mariage de Mar fils de Ravina : "Chantez-nous quelque chose!"
Il entonna ce chant : "Malheur à nous qui allons mourir! Malheur à nous qui allons mourir!"
[guémara Béra'hot 31b]

-> Le Saba de Kelm explique :
Nulle joie n'est plus intense que celle éprouvée lorsque tous les doutes s'effacent, et nul moment n'est plus révélateur de Vérité que le jour de la mort.
Lorsque rav Haménouna mentionna la mort, tous les convives se remémorèrent le but de leur existence et en éprouvèrent une joie immense.

[notre vie peut être difficile actuellement (pourquoi continuer), mais aucun édifice ne s'est fait sans efforts!
A notre mort nous serons alors tellement fier de ce que nous avons pu bâtir grâce aux plans Divins, qui sont parfaits mais hors de notre compréhension sur le moment.]

-> Rabbi Moché Rozenstein (machguia'h de Lomza) propose une autre explication :
En déclarant : "Malheur à nous qui allons mourir!", il leur adressa ce message : "Vous devez être capable de vous réjouir sans pour autant détourner vos pensées du jour de la mort. Si vous réussissez à combiner ce mélange délicat, ce sera la preuve que votre joie est authentique. Mais si seul l'oubli de la mort vous permet de vivre des instants d'allégresse, ce sentiment n'est assurément pas de la joie mais une frivolité ordinaire."

=> Comment parvient-on concrètement à se réjouir en pensant à la mort?

Lorsque l'on sait que l'on a convenablement servi le Créateur par le passé, ou tout au moins quand on prend la résolution de le faire à l'avenir.

[selon nos Sages, puisque la mort est ce moment de retrouvailles éternelles avec notre papa Hachem, le sentiment de peur de la mort prend racine en réalité dans notre peur de devoir affronter le Tribunal Divin, où nous devrons rendre des comptes sur tout (même la pensée que l'on aura eu seul dans son coin!).
Ainsi, lorsque dans ce monde nous faisons le maximum pour être en accord avec la volonté de D., alors il reste principalement la plus grande des joies : celle d'avoir toujours davantage de proximité avec Hachem!

Il ne faut pas être joyeux pour échapper à notre responsabilité "angoissante" de devoir rendre des comptes, mais plutôt être joyeux d'être sur le bon chemin de la Vérité, de pouvoir faire ce qu'il y a de mieux de notre vie (si Hachem le dit!), et cela vaut tous les désagréments passagers. ]

"La mitsva n'est pas de se souvenir que Amalek est venu nous attaquer, mais plutôt de se souvenir de la raison pour laquelle Hachem lui a permis de nous attaquer."

[Rabbi Tsadok haCohen (Pri Tsadik)
- "Souviens-toi de ce que t'a fait Amalek" - Ki Tétsé 25,17]

<----------->

Amalek est le fils de Elifaz, et le petit-fils de Essav.

-> Le nom de son père : Elifaz (אליפז) est une combinaison des mots : "éli" (mon dieu - אלי) et "paz" (l'or - פז).
=> Ainsi, cela représente la notion de : "Mon dieu est mon or!"
Tout son système de croyance était dans son argent et ses possessions matérielles.
Plutôt que de croire en Hachem, son dieu réside dans tout ce qui "brille" extérieurement, dans ce que son égo désire sur le moment.

[notre yétser ara (le Amalek en nous) est tellement fort qu'il arrive à nous vendre des actions contraires à la volonté de D., comme des affaires en or massif!
Mais un juif doit vérifier la marchandise, et si nécessaire se rendre chez des experts (nos sages), car tout ce qui brille n'est pas de l'or.
Notre vie est ce que nous avons de plus précieux, dommage de se la faire voler par des tromperies sur la marchandise!]

-> Le nom Amalek (עמלק) est la combinaison de 2 mots : "am" (peuple - עם) et "malak" (décapiter - מלק), ce mot provient du concept de : "mélika" (מליקה) qui dans le service du Temple était la partie où le Cohen coupait la tête de l'oiseau que l'on allait sacrifier à Hachem.
=> Ainsi, Amalek a pour objectif de couper la connexion entre le peuple juif et leur source Divine, d'endommager la émouna qui nous lie à Hachem.

Amalek marche dans les voies de ses ancêtres, persuadé qu'il n'y a pas de D. dans ce monde, et en ce sens il passe son temps à essayer d'anéantir toute relation entre les juifs et Hachem.

<--->

-> "Et il ne craint pas Hachem" (Ki Tétsé 25,18)

La Torah décrit Amalek comme quelqu’un qui ne craint pas Hachem. Cela parait surprenant de ne trouver à reprocher à Amalek, l’ennemi juré d’Hachem, qui incarne le mal par excellence, que le fait de manquer de crainte d’Hachem!

-> Le Rav Yehouda Leib ‘Hasman explique que le garde-fou qui protège l’homme et l’empêche de tomber dans de graves fautes, c’est la crainte d’Hachem. Quand un homme a peur d’Hachem, de Son Jugement et Ses punitions, même si son cœur le tente à de graves déviations, il saura se maîtriser et se retenir, craignant la Colère Divine et redoutant d’être puni et de souffrir.
Mais quand un homme n’a pas de crainte d’Hachem, alors il risquera de se laisser aller à tous les aléas de son cœur, sans connaître de retenue. Il y a alors lieu de craindre le pire, D.ieu Préserve. Le seul garant préservant d’une chute vertigineuse c’est la crainte d’Hachem.
Ainsi, bien qu’il soit clair que la méchanceté et la corruption d’Amalek soit à un niveau si grave qu’il n’est pas approprié de lui reprocher de manquer de crainte d’Hachem. Au niveau de cruauté, de haine et de dépravation où il se trouve, on n’en est plus à parler de manquer simplement de crainte d’Hachem. Mais malgré tout, c’est uniquement son manque de crainte d’Hachem qui a causé sa glissade jusqu’à en venir là où il en est arrivé.

Chaque homme se doit de mesurer où il en est dans sa crainte d’Hachem. Est-ce que la peur du Jugement d’Hachem et de Ses sanctions occupe une place dans ses pensées et dans son cœur ? Dans le cas échéant, il y a lieu de se remettre en question et de se renforcer dans ce domaine par l’étude des textes qui sensibilisent sur cela. Car sans crainte d’Hachem, la porte est ouverte aux plus graves chutes. Cette réflexion doit nous éveiller à renforcer en nous cette crainte.

"Ceux-là vous écarterez parmi les oiseaux" (Chémini 11,13)

-> La Torah prend la peine d’énumérer tous les oiseaux interdits, car ils sont moins nombreux que les oiseaux permis, les autres étant interdits.
En revanche, en ce qui concerne les animaux, c’est l’inverse, les espèces interdites sont plus nombreuses.

En effet, les animaux proviennent de la terre, qui est ce qui a de plus matériel. De ce fait, elle produit surtout des espèces interdites.
En revanche les oiseaux émanent surtout de l’air (c’est pourquoi ils peuvent voler), qui est plus raffiné et plus pur que la terre, et c’est pourquoi, la majorité des oiseaux est autorisée.

[Kli Yakar]

<------------->

"Mais celui-ci vous ne pourrez pas" (Chémini 11,4)

-> Lorsque la Torah mentionne les animaux non cacher, elle commence par indiquer le signe qu'ils possèdent au lieu de dire simplement qu'ils ne sont pas casher à cause du signe qu'ils ne possèdent pas.
Cela suggère que la présence d'un seul signe de casherout (ruminant ou sabot fendu) est pire, car elle symbolise l'hypocrisie de certaines personnes qui tentent de faire connaître leurs rares bonnes actions ou les qualités qu'elles possèdent, au lieu de s'appliquer à se débarrasser de leurs défauts.
[Kli Yakar]

[ainsi, les mitsvot sont pour eux comme des déguisements à leur service, agissant comme des faire-valoir dans leur entourage!]

Le rabbi Nathan Scherman dit que de telles personnes agissent comme le porc qui a l'habitude de s'allonger sur le sol, pattes en avant, comme s'il voulait montrer ses sabots fendus et tromper les gens en faisant croire qu'il est casher.

[ils sont totalement dépendants du regard des autres (regardez mes beaux sabots!), oubliant que ce que désire Hachem, c'est leur cœur!]

-> Le Yashresh Yaakov fait remarquer que pour exister un bon mensonge doit forcément reposer sur de la vérité, et c'est là tout le problème avec ces animaux ne possédant qu'un seul des 2 signes. En effet, ils ont une base pour faire un beau mensonge/illusion, ce qui n'est pas le cas des animaux n'ayant aucun des signes (il n'y a alors pas à discuter!).
Par exemple, le gamal (chameau), peut être traduit par : "gomel" (celui qui accorde des bontés), alors qu'en réalité il n'en est rien.
De même le chafane (שָּׁפָן), possède les mêmes lettres que : "néfech" (l'âme), ce qui laisse penser qu'il fait preuve de gentillesse envers les âmes opprimées, mais cela n'est que de façade.
=> Ces animaux sont non seulement non-cashers par nature, mais également trompeur.

<--->

-> Le Méam Loez (Chémini 11,4-8) écrit que ce verset fait allusion aux hommes qui paraissent très pieux mais qui en leur for intérieur sont emplis de mauvaises pensées et de méchanceté.
Ces hypocrites sont encore plus répugnants aux yeux de D. qu'un homme franchement racha.
Alors qu'un racha ne trompe personne, les hypocrites ne sont pieux qu'en apparence et dupent leurs prochains ...

Hachem désire que les hommes fassent de bonnes actions discrètement sans se vanter.
Le prophète dit : "[Hachem] dit à l'homme ce qui est bon. Que Hachem demande-t-Il? Seulement de faire la justice, d'aimer la bonté et de marcher discrètement avec ton D." (Mi'ha 6,8) ...

Si un homme dissimule ses actions louables, la bénédiction réside dans ses actes.
Si un décret est arrêté contre le monde, par exemple la mort ou la maladie, cet homme sera protégé par Hachem.
En effet, Yov dit : "Si un homme dirige sa voie avec discrétion, Hachem le protégera" (Yov 3,23).
[b'h, voir également : https://todahm.com/2014/08/07/1762 ]

Il est écrit : "C'est un jour [de châtiment] pour le D. des Armées célestes sur chaque haut lieu et sur chaque endroit élevé et bas" (Yéchayahou 2,12)
Ce verset signifie que Hachem punira 2 sortes de personnes :
1°/ celle qui s'enorgueillit publiquement ("chaque haut lieu") = elle éprouve de l'orgueil et le montre ouvertement.
2°/ Cependant, Hachem punira aussi celui qui adopte l'attitude de : "élevé et bas" = intérieurement, ces personnes sont orgueilleuses mais elle se montrent humbles comme la poussière afin de tromper autrui.
Elles veulent qu'on les prenne pour pieuses et religieuses afin de tromper et escroquer leurs semblables. Ce genre d'individus est haï de D., davantage qu'un homme franc, qui aussi mauvais à l'extérieur qu'à l'intérieur, a au moins l'avantage de ne pas duper autrui.
[...]

Il faut se méfier d'une personne qui exhibe trop sa pitié. Il est possible qu'elle agisse ainsi pour tromper ses semblables.
Hachem n'apprécie pas un tel comportement : Il veut qu'un homme observe les commandements et accomplisse des actes de piété supplémentaire ('hassidout) chez lui, là où personne ne peut le voir.
Lorsqu'il se trouve parmi d'autres, il doit agir comme ses semblables sans se distinguer.

<--->

"Le chameau, car il rumine mais son sabot n'est pas fendu ... le chafane, car il
rumine mais son sabot n'est pas fendu ... la arnévét car elle rumine mais son sabot n'est pas fendu ... le porc car son sabot est fendu et son sabot est complètement séparé, mais il ne rumine pas sa nourriture" (Chémini 11,4-7)

-> Rabbi 'Haïm Yossef Kofman fait remarquer que la Torah expose d'abord la qualité (il rumine, sabot fendu), et seulement ensuite le défaut.
C'est une importante leçon d'éducation pour une critique constructive : il faut d'abord exprimer beaucoup de positifs, et seulement ensuite faire une petite remarque (c'est dommage, tu frôles l'excellence, il faudrait juste que tu perfectionnes cette petite chose!).
Sinon le risque est qu'autrui pour se protéger de son imperfection découverte, va se braquer et refuser de la prendre en compte, voir vouloir faire le contraire (c'est moi qui est raison! je fais ce que je veux!).

-> Le rav Israël Salanter fait remarquer que dans le texte les mots décrivant le "défaut" : "son sabot n'est pas fendu", sont écrits :
- pour le chameau au présent (oufarssa énénou mafriss) ;
- pour le chafane au futur (oufarssa lo yafriss) ;
- pour la arnévét au passé (oufarssa lo yafriss).
=> Nous devons juger autrui favorablement car nous ne connaissons pas toute l'histoire.

Rabbi Israël Salanter enseigne que la Torah nous dit en allusion qu’avant de venir donner son opinion en disant qu’Untel est impur, on doit bien réfléchir d’abord et prendre en considération non seulement le présent mais aussi le passé et l’avenir de cet homme.
Ne nous dépêchons pas de juger et de le déclarer impur, même si le passé et le présent ne sont pas ce qu’il faudrait, car peut-être y aura-t-il dans l’avenir des signes de pureté?
Ce n’est qu’après s’être assuré que ni dans l’avenir, ni dans le présent ni dans le passé on ne voit autre chose que des signes d’impureté, qu’on a le droit de dire: "Il est impur".

Rabbi Guttman dit que le Nom Divin (Tétragramme) représente la miséricorde et il renvoie à : "qui est (aya), qui a été (ové), qui sera (yiyé)", puisque Seul Hachem n'est pas limité par la notion de temps, et grâce à cela Il est infiniment miséricordieux.
Nous devons essayer de suivre le comportement de D., en se disant que puisque nous ne possédons pas tous les éléments, alors nous avons certainement une mauvaise vision de l'intégralité des choses.
Le fait de juger positivement autrui est la base de la miséricorde et de la bonté, que nous devons nous témoigner l'un l'autre.

-> On a pu voir précédemment que ce verset fait allusion aux hypocrites : ceux qui s'efforcent de dissimuler leur véritable nature, et affichant une pseudo honnêteté pour tromper leur entourage.
D'ailleurs, le midrach (Vayikra rabba 13,5) commente :
- le chameau = symbolise l'empire de Babylone "parce qu'il rumine", car il éleva Daniel à la dignité ;
- le chafane = symbolise l'empire perse "parce qu'il rumine", car il éleva Modé'haï à la dignité ;
- la arnévét = symbolise l'empire grec "parce qu'il rumine", car il honore les tsadikim : lorsque Alexandre le Grand vit apparaître Chimon haTsadik, il se leva devant lui ;
- le porc =symbolise l'empire romain "parce qu'il ne rumine pas", car il n'honore pas les tsadikim, mais au contraire il les assassine."

=> Durant leur règne respectif, chacun de ces empires s'efforça de paraître bienveillant à l'égard des juifs, alors qu'en leur for intérieur, ils ne songeaient qu'à les détruire.
Ils élevaient et exposaient des tsadikim à la dignité, qu'afin de servir leur propre intérêt.
==> La société environnante peut nous séduire par des choses qui paraissent bénéfiques/cashères (1 signe sur 2) mais sans l'accord de nos Sages, et nous devons encore plus être vigilants car cela est pire que des concepts clairement non cashers.
[on est dans un exil où le juif n'est pas détruit physiquement, mais spirituellement, en le faisant se comporter sur certains points comme les non-juifs!]

-> Le rav Yoël Schwatz fait remarquer :
- les descendants d'Essav, c'est-à-dire le monde chrétien et les tenants de la culture occidentale sont représentés par le porc.
Cet animal doté d'un sabot fendu, symbolise le progrès et l'évolution de la société. De fait, cette civilisation fait bien peu cas du passé, qu'elle relègue systématiquement au second plan (il faut vivre avec son temps!).
Ainsi, les jeunes, qui sont détenteurs du progrès, méprisent leurs aînés, incarnation d'un temps révolu et dépassé.

- à l'opposé, les descendants d'Ichmaël, c'est-à-dire la culture arabe, se glorifient essentiellement de leur passé.
[Le Yalkout Réouvéni dit que les enfants d'Ichmaël on le symbole du chameau (à l'image du chameau qui traîne sa bosse de souvenir avec lui tout le temps!)]
Les anciens ressassent sans cesse les exploits de leurs ancêtres et l'âge d'or de leur civilisation, comme au temps de Saladin.
Cette tendance est incarnée par la nature ruminante du chameau : cette culture reconnaît l'importance du passé, mais elle nie tout espoir futur, car le "pied corné" leur fait défaut.

- face à ces 2 civilisations se dresse le peuple juif, symbolisé par la brebis ("Israël est une brebis pourchassée" - Yirmiyahou 50), qui est à la fois "ruminant" = fidèle aux valeurs véhiculées par le passée ; et également le "sabot fendu" = ses yeux étant continuellement tournées vers l'avenir.
Pour les juifs, tous les événements de l'histoire sont comme d'innombrables maillons, reliant la Création du monde à la venue du machia'h.

<--->

Nous allons voir ci-dessous, b'h, une vision 'hassidique sur ces 2 signes de casherout :
-> Le pied d'un animal est le membre le plus près de la terre. Mais lorsqu'il possède un sabot se crée alors entre lui et la terre une séparation (le mot hébreu : parsa, qui signifie "sabot, a pour racine un mot qui signifie : "séparer").
La terre symbolise ici le monde matériel, tandis que le sabot symbolise la distance qu'un juif doit installer entre lui et ses préoccupations matérielles.
Une adhésion véritable au judaïsme n'est possible qu'en réduisant un attachement excessif à la matérialité.

-> La Torah nous enseigne qu'un juif doit "ruminer" les idées qui l'entourent pour pouvoir (selon les critères de la Torah) déterminer ce qui est du domaine de la sainteté de ce qui ne l'est pas. A l'image du ruminant qui pour bien assimiler sa nourriture la régurgite plusieurs fois pour qu'elle puisse être dirigée facilement par la suite.
[il faut faire attention à l'effet de masse/mouton, l'influence extérieur (besoin d'être comme les autres), ...]

[extrait d'un divré Torah du rav Gérard Touaty]

<------------->

"Hachem parla à Moché et à Aharon pour leur dire" (Chémini 11,1)

En général, la Torah dit : "Hachem parla à Moché (et à Aharon) pour dire (lémor)".
Pourquoi ici écrit-elle : "pour leur dire (lémor aléhém)" ?

-> Ce verset introduit le passage des animaux cashers. Or, nos Sages disent sur Moché, que comme il sera amené à parler avec Hachem, il ne devait pas, même nourrisson, consommer du lait d’une égyptienne.
De même, comme tous les juifs seront amenés, dans les temps futurs, à parler avec Hachem, il convient déjà dans ce monde de se purifier et de ne pas introduire des aliments non cashers dans leur bouche.
[Hachem nous interdit donc dans ce monde la nourriture non cashère car dans le futur chacun d'entre nous parlera avec la Présence Divine, comme il est écrit : "Je répandrai mon esprit sur toute chair, si bien que vos fils et vos filles prophétiseront" (Yoël 3,1)]

Cela est en allusion dans ce verset :
- "Hachem parla à Moché et à Aharon" = en vue de leur transmettre les lois de casherout de sorte à ce que les juifs préservent leur bouche ;
- "pour leur dire" = pour pouvoir leur parler dans les temps futurs.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Levi]

<---->

-> "Si vous vous rendez impurs sur terre [en mangeant des aliments interdits], Je (Hachem) vous traiterai, Moi aussi, comme impurs dans le monde à venir et dans le séjour dans l’au-delà."

[Rachi (Chémini 11,43) - citant la guémara Yoma 39a]

<---->

"Vous vous sanctifierez et vous serez saints, car Je suis saint ; et vous ne souillerez pas vos âmes par toute créature ... car Je suis saint" (Chémini 11,44)

-> Si vous faites un effort sincère pour vous sanctifier, D. vous aidera en vous protégeant contre le risque toujours présent de consommer involontairement des aliments interdits.
[Ohr ha'Haïm haKadoch]

-> D., qui est Saint, désire que Son peuple accède à la sainteté et à l'éternité, en apprenant à connaître le Créateur et en suivant Ses voies, ce qui n'est possible que s'ils s'abstiennent de tout aliment interdit.
[Sforno]

-> "Hachem, l'essence de la pureté et de sainteté, est tellement repoussé par les aliments non-cashers, qu'Il prend distance avec ceux qui en consomment." [Mizra'hi al aTorah]

-> "Bien que dans ce monde l'impact négatif [de manger des aliments non-cashers] apparaît minimal, du Ciel il est considérable."
[le Maharal - sur Yoma 39a]

<--->

-> "La Torah interdit certains aliments, car même si la médecine ne reconnaît aucun mal latent en eux, ne te questionne pas à leur sujet, car le "Médecin Fidéle" (Hachem) qui nous en a averti est de loin plus Sage que toi et qu'eux (les docteurs).
Combien idiot et insensé est celui qui pense qu'il n'y a aucun mal ou but, dans ce qu'il ne comprend pas."

[Séfer ha'Hinoukh - mitsva 73]

<--->

-> "Vous ne rendrez pas vos personnes impures par tous ces reptiles qui se meuvent sur la terre" (v.11,44)

Le Ohr ha'Haïm haKadoch commente :
"Par le mérite de l’observance de cette mitsva, les non-juifs ne domineront pas les juifs, parce qu’ils s’appellent des reptiles qui se meuvent sur la terre.
Quand les juifs veillent à ne pas manger de nourritures interdites, aucun peuple n’a de pouvoir sur eux et ils sont vainqueurs de leurs ennemis".

<--->

-> "Qui vous ai fait monter du pays d'Egypte" (Chémini 11,45)

Selon Rachi, le choix du terme : "aalé" (monter, litt. élever), indique que les lois de la casherout ont été données pour élever le niveau du peuple d'Israël, l'évitant de devenir impur par le biais d'aliments.

Le rabbi Nathan Scherman commente que la consommation d'aliments interdits réduit l'aptitude d'une personne à s'élever et à se sanctifier, elle souille l'âme sans qu'il soit possible de s'en rendre compte et dresse une barrière qui l'empêche de percevoir D.

D'ailleurs, le Rama (Yoré Déa 81,7) écrit que l'on doit également empêcher les enfants de consommer des aliments interdits pour éviter que leur potentiel spirituel en soit affecté [et ce alors qu'ils n'ont pas encore l'obligation d'accomplir les mitsvot!]

-> b'h, également à ce sujet : https://todahm.com/2015/02/16/la-cacherout

<--->

-> La guémara (Béra'hot 29a) rapporte que Yo'hanan Cohen Gadol, après avoir été Cohen Gadol durant 80 années, a ensuite quitté la religion juive en devenant Sadducéen.

Le Arizal affirme que Yo'hanan a mangé des aliments qu'il n'aurait pas dû, et c'est cela qui entraîna sa chute spirituelle.

=> On apprend de là que le fait de manger non-casher cause des dommages tels, que l'on chute dans les profondeurs de l'impureté.
D'ailleurs si les juifs n'avaient pas été vigilants avec cette mitsva pendant leur esclavage en Egypte, ils auraient atteint le 50e et dernier niveau d'impureté, et n'auraient pas mérité d'être délivrés.

[le Béré'h Moché]

<---------------->

+ Est-ce que si une personne se doit obligatoirement de manger de la nourriture non cachère pour des raisons de santé, cela lui cause quand même une impureté spirituelle?

-> Rav ‘Haïm Soloveitchik (cité dans Torat ‘Haïm) explique que ce n’est pas la nourriture qui entraîne un dommage spirituel, mais plutôt son interdit de la manger.
Ainsi, selon son fils, rav Yits’hak Zev Soloveitchik, une personne qui doit manger de la nourriture non cashère afin de sauver sa vie, ne sera pas négativement impactée.

-> Le ‘Hatam Sofer (Chout ‘Hatam Sofer, Ora’h ‘Haïm 1,83) et le Messé’h Hokhma (Dévarim 6,11) ne sont pas d’accord, et sont d’avis que toute nourriture non cashère a en elle des qualités spirituelles négatives qui vont automatiquement entraîner des dommages après consommation.

-> Le rav ‘Haïm Kanievsky (Or’hot Yochère 13) enseigne que s’il n’y a absolument aucun autre moyen de sauver une vie que de consommer du non-cashère, alors une personne qui en consommera sera négativement impactée, mais le mérite de la mitsva de sauver une vie va protéger cette personne de tout préjudice spirituel.