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En attente de la venue d’Eliyahou …

“Moshé commença (הוא'ל - o’il) à expliquer cette Torah en disant”  (Dévarim ch.1 ; v.5)

Pourquoi n’est-il pas écrit : “Moshé expliqua cette Torah en disant”?
Que vient nous apprendre le mot : 'commença' (o’il)?

Les lettres de ce mot peuvent former le mot ‘Eliyahou’.
Dans le Talmud quand on n’a pas de réponse à une problématique, on conclut en utilisant le terme : תיקו (teikou) : תשבי יתרץ קושיות ובעיות (‘tishbi yétareitz koushio’t vé’abayot = ‘[Elyahou le] Tishbi va résoudre toutes les difficultés et problématiques”

Bien que Moshé a expliqué de façon très claire la Torah, il savait que les générations futures auraient des difficultés à comprendre des points de la Torah.
Ainsi, il a laissé entendre de façon cachée (mot o’il), que tout manque de clarté sera finalement élucidé par le prophète Eliyahou.

Source : "védibarta bam" du Rabbi Moshe Bogomilsky

+ “J’ai imploré (=vaet’hanan) Hachem ...” ( Vaét'hanan ch.3 ; v.23)

Le mot ‘vaet’hanan’ (implorer) a la même valeur numérique que le mot ‘téfila’, soit 515.
Cela nous rappelle que la prière doit être dite avec supplication et se doit d’être adressé à D. qui est miséricordieux.
D’ailleurs, Rachi explique que c’est une des 10 expressions employées pour la prière, et elle est relative à une notion de don gratuit.
En effet, les justes, dans leur humilité, évitent d’invoquer leurs bonnes actions et font appel à la miséricorde de D.

Si on ajoute la valeur numérique du nom D. (26) à celle du mot téfila ou vaet’hanan, on obtient : 541 (515+26), qui a la même valeur que ‘yisraël’ ( שראל').

Les Bnei Israël se distinguent par la prière qu’ils adressent à D. avec supplication et que Celui-ci agrée, comme il est dit (vaet’hanan ch.4,v.7) : “Quelle est la grande nation qui a un D. proche d’elle comme Hachem, notre D., chaque fois que nous L’appelons?”

A vos prières ...

Source : adaptation du "guévourot aTorah" de Gabriel Cohen

+ 5e livre de la Torah (= Dévarim), 5e chapitre, 5e verset : il doit y avoir un enseignement de folie?
Allons voir cela …

= “Je (ano’hi - moi) me tenais entre Hachem et vous …” (Vaét'hanan ch.5 ; v.5)

Le Rabbi de Kobrin vient nous apprendre une des bases les plus importantes pour vivre juif.

Le “je” de l’homme est ce qui forme une séparation “entre vous et D.”.
Tant que l’homme est sous la domination de son “moi”, il n’est pas capable d’atteindre la proximité avec D.
Pour faire corps avec D., il faut arriver à dépasser son égocentrisme et l’amour de soi, et alors plus rien ne fait barrière entre nous et D.

+ “Va, dis-leur : ‘Retournez dans vos tentes’ “ (Vaét'hanan ch.5 ; v.27)

Le Rabbi de Kotsk commente ce verset de la façon suivante.
Là, près du mont Sinaï, j’ai vu votre crainte et votre attachement à D., mais voyons donc votre comportement lorsque vous rentrerez dans vos tentes.

+ “Et ces sujets que je t’ordonne aujourd’hui seront sur ton coeur” (Vaét'hanan ch.6 ; v.6)

Rashi sur le terme “aujourd’hui” : ces paroles devront toujours rester nouvelles fraîches et exaltantes à vos yeux, comme si la Torah venait d’être donnée “aujourd’hui”, et non comme un vieux dogme, démodé et sans valeur.

"Tu aimeras Hachem, ton D. … de toute ton âme" (Vaét'hanan 6,5) 

Nos Sages expliquent : "De toute ton âme : même s’Il retire ton âme", il faut aimer Hachem même si pour Lui rester fidèle il faut donner son âme et sa vie.

De même on peut expliquer : "De tout ton cœur : même s’Il retire ton cœur”. C’est-à-dire que même si un homme n’a plus de cœur, qu’il ne ressent plus rien dans le service d’Hachem, même alors il faut continuer à Le servir, il ne faut pas s’affaiblir spirituellement.

[le 'Hidouché haRim]

+ Haftara vaét’hanan : “Consolez (na’hamou), consolez Mon peuple dit D.” : 

Rabbi Tzvi Elimelech Shapiro : “Consolez-vous du seul fait que vous êtes “Mon peuple” car cela est, en soi, la plus grande consolation qui soit.

 

+ “Vous n’ajouterez pas à la parole que je vous ordonne et vous n’en retirerez rien …” (Vaet'hanan ch.4 ; v.2)

L’interdiction d’ajouter une mitsva supplémentaire est sous-entendue dans le nombre des commandements de la Torah :
- ils sont au nombre de 613 = taryag ( תריג)
- si on en rajoute un, on obtient 614 = torid (תוריד) = tu feras descendre ;
Ainsi, on n’améliore pas la Torah en y ajoutant de nouvelles injonctions, mais on la déprécie au contraire en la rabaissant (torid) au rang d’une loi sortie de l’imagination d’un être humain.
- si on enlèves une unité, on obtient 612 = tariv (תר'ב) = tu te querelleras ;
En effet, chacun voulant retrancher de la Torah ce que bon lui semble, on en viendra à des disputes incessantes.

[le Ben Ich 'Haï]

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-> Rabbi Yonathan Eibeshutz dit :
"La Torah est décrite comme un "sam ha'haïm" (un élixir de vie), un médicament capable de purifier ceux qui le prennent.
Nous sommes avertis de ne pas ajouter ni retirer des mots de la Torah.

Un médicament est un mélange de différentes substances, et en changer les proportions est toxique.
De même, les commandements de la Torah sont donnés en proportion exacte et parfaite, et modifier même un seul mot peut avoir un effet terrible et nuisible."

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-> Le Rabbi de Loubavitch enseigne :
"Si à la fois un ami et un ennemi te donnent un conseil, tu peux être sûr que ton ennemi souhaite que tu t'égares.
Lorsqu'une idée vient dans notre esprit, nous devons nous interroger : "Quelle est l'origine de cette idée : est-ce le yétser atov ou bien le yétser ara?"

=> Hachem nous a donné un package parfait de mitsvot, et tout désire d'en ajouter ou bien d'en retirer fait forcément partie des plans du yétser ara.

+ “Le ra’a, la aya et le daya selon son espèce” (Réé ch.14; v.13) :
Rashi explique que ces 3 noms sont relatifs à un seul oiseau et non pas à 3 oiseaux différents.
Que peut-on en apprendre?

+ le nom "ra'a" = relatif à la vue.
On apprend dans la guémara 'Houlim 63b : "qu'il peut se tenir à Babylone (qui est une vallée) et voir une carcasse en terre d'Israël."
Cet oiseau est impur car il utilise son excellente vision afin de voir les choses négativement et trouver les défauts hors de chez lui.

+ le nom "aya" = où.
Cet oiseau est très intelligent dans sa capacité à éviter de se faire capturer, passant d'une cachette à l'autre.
Le chasseur s'en retrouve à se dire : "aya - où est-il, et comment peut-il être attraper?".

+ le nom "daya" = assez.
Le bruit du croassement ressemble au mot daya : assez!

On apprend de ces 3 noms, qu'à l'inverse de cet oiseau impur, la pureté d'un juif réside dans :
- voir les autres avec un bon œil (bonne utilisation du ra'a - de la vue) ;
- être impliqué dans les efforts et les activités de la communauté : les prières, les cours, ... (aya - où sont ces gens qui passent de temps en temps mais dont la communauté ne peut pas compter sur eux?) ;
- toujours donner avec un cœur reconnaissant et généreux (à l'inverse du daya - assez! J'ai assez donné. Assez! Il y a trop d'appels afin de me faire donner de l'argent ...).

Source : traduction personnelle de l'anglais du commentaire "védibarta bam" de Rabbi Moshe Bogomilsky

+ "Donner, tu lui donneras ..." (Réé ch.15;v.10) :

La Tsédaka doit se faire de façon discrète/cachée.
Au sein même du mot, on apprend de façon cachée les bornes cadrant la tsédaka (צדקה).

En effet :
- la valeur numérique de la lettre : ק - kouf = 100 et celle de : צ - "tsadik" = 90.
Sur 100 euros, il faut donner afin de garder au plus 90 euros pour soi-même (le minimum à donner à la tsédaka = soit 10%).
- la lettre : ה - "hei" = 5 et la lettre : ד - "dalet" = 4.
Sur 5 euros, il faut donner afin de garder au moins 4 euros pour soi-même (le maximum à donner à la tsédaka = 1/5 = 20%).

Source : traduction personnelle de l'anglais du commentaire "védibarta bam" de Rabbi Moshe Bogomilsky