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Avraham a créé une réalité d’union de tous les juifs

+ Avraham a créé une réalité d'union de tous les juifs :

"Et Hachem dit : "Vais-Je cacher à Avraham ce que Je fais, alors qu'Avraham deviendra une nation grande et puissante et que tous les peuples de la terre se béniront par lui?
Car je l'ai connu afin qu'il commande à ses enfants et à sa maison après lui de garder la voie d'Hachem, de faire la charité et la justice, afin qu'Hachem puisse amener sur Avraham ce dont Il a parlé à son sujet." (Vayéra 18,17-19)

=> Avec ces mots, la Torah énumère les qualités d'Avraham. Nous devons expliquer pourquoi la Torah ne mentionne que des qualités qui se réaliseront dans le futur, car Its'hak n'était pas encore né et il n'y avait certainement pas de nation à éduquer. Pourquoi la Torah ne mentionne-t-elle pas les attributs qu'Avraham possédait déjà à cette époque, tels que les nombreuses épreuves qu'il a surmontées?
De même, pourquoi dit-elle qu'il deviendra une nation grande et puissante? Ce n'est pas une qualité d'Avraham, mais un don de Hachem.

-> Le séfer Ohev Israël explique à propos de ce verset qu'Avraham, à ses propres yeux, se considérait comme sans valeur, comme le dit le verset : "Je ne suis que poussière et cendre" (Vayéra 18,27).
Malgré toutes ses réalisations et ses accomplissements au service d'Hachem, il estimait qu'ils n'avaient aucune valeur.
Il s'engagea donc dans une nouvelle voie, où tout son service divin serait accompli au nom de tout le peuple juif, de toutes les générations qui descendraient de lui.
Puisqu'Avraham était le père du peuple juif, chaque âme juive de toutes les générations était enracinée dans son esprit et dans ses pensées. Nos Sages (Yoma 28b) enseigne qu'Avraham observait toute la Torah, y compris les commandements rabbiniques ; tout cela était fait au nom de tout le peuple juif, au nom de toutes les âmes qui étaient contenues en lui.
Cela confère un avantage à chaque juif à travers les générations, car c'est comme si chaque juif avait déjà accompli tous les commandements, y compris les commandements rabbiniques.
De plus, comme Avraham a parfaitement accompli chaque commandement, il a ainsi ouvert la voie à chaque juif pour accomplir les commandements de manière idéale.
Cela peut nous aider à comprendre l'enseignement de nos Sages (Tana déBé Eliyahou rabba 25,2) selon lequel on est obligé de se demander : "Quand mes actions atteindront-elles celles de mes ancêtres Avraham, Its'hak et Yaakov?"
Comment une personne peut-elle dire que ses actes devraient être comme ceux du géant spirituel Avraham?
Cela signifie plutôt qu'une personne doit se demander quand ses actes atteindront le niveau de ceux qu'elle a elle-même accomplis lorsqu'elle faisait partie d'Avraham. Un juif peut y parvenir grâce au pouvoir spirituel qu'il reçoit d'Avraham, qui a accompli tous les commandements au nom de tout le peuple juif.

-> Ainsi, selon le Ohev Israël, Avraham a innové une nouvelle voie de service divin en accomplissant tous les commandements au nom de toutes les générations futures de juifs qui étaient encapsulées dans son être.
Le rabbi Elimelé'h de Lizhensk (Noam Elimélé'h) enseigne :
Lorsqu'un juif veut accomplir un commandement avec l'un de ses membres et qu'il trouve cela très difficile à faire parce qu'il a utilisé ce même membre pour fauter contre la volonté d'Hachem, il doit avoir l'intention d'accomplir le commandement au nom de tout Israël, de tout le peuple juif.
Il existe un monde spirituel appelé : "Kol Israël" (Tout Israël, tous les juifs), qui est un monde sans faute, sans comportement rebelle, où rien de mauvais ne peut arriver, comme le dit le verset : "Ton peuple est [composé que] de tsadikim" (véamé'h koulam tsadikim - Yéchayahou 60,21).
Bien que les individus fautent parfois, cela se fait à un niveau personnel, mais au niveau collectif de l'ensemble du peuple juif, il n'y a pas de fautes.
Par conséquent, le conseil donné à un juif qui souhaite accomplir correctement un commandement (mitsva) est de le faire au nom de Tout Israël, s'attachant ainsi au monde de "Kol Israël" où il n'y a pas de faute.

D'après l'explication du Ohev Israël, nous pouvons dire que la source de ce monde de "Kol Israël" était l'accomplissement des commandements par Avraham Avinou au nom de tous les juifs, puisque toutes les âmes juives étaient encapsulées en lui.
Avraham a réussi à unir toutes les âmes juives dans un seul monde spirituel. Bien que le corps de chaque juif soit une entité distincte, toutes les âmes juives sont unies, et le monde de "Kol Israël" est le monde des âmes.
Il n'y a ni péché ni rébellion dans ce monde, car lorsqu'un juif pèche, seul son corps faute, mais pas son âme. Les Sages ont enseigné que lorsqu'une personne faute, son âme la quitte et ne participe pas à la transgression. Par conséquent, dans le monde des âmes, il n'y a pas de fautes, car seuls les corps fautent.

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-> Revenons à nos versets d'ouverture dans lesquels Hachem loue Avraham, dont la grandeur était d'avoir établi ce monde où toutes les âmes juives sont unies, un monde sans péché ni rébellion.
Le verset dit : "Avraham deviendra en effet une nation grande et puissante" ; la nation issue d'Avraham était qualifiée de grande et puissante parce qu'elle avait le grand mérite d'un monde d'âmes.
"Par lui seront bénies toutes les nations du monde" ; toutes les nations désireront cette bénédiction.
Cela faisait partie de la grandeur d'Avraham, d'avoir créé un monde sans faute, une nation qui a une place hors de portée de tout faute.
Le Ohev Israël cite le verset "Car je l'ai connu afin qu'il commande à ses enfants et à sa maison après lui" et explique que le mot "yédativ" (je l'ai connu), indique l'amour et l'affection. Le mot yétsavé, (commander, ordonner), a également le sens de connexion et d'amitié.
Hachem aimait Avraham parce qu'il unifiait toute la nation d'Israël qui était englobée en lui. Hachem loue Acraham pour cela plus que pour avoir passé les 10 épreuves, car c'était là son plus grand accomplissement, celui qui a permis à tous les juifs qui ont suivi de remplir plus facilement les commandements (mitsvot). Grâce à cela, il a établi une nation grande et puissante, une nation unie comme une seule âme.
Nous pouvons apprendre de ce passage à quel point ce monde de "Kol Israël" est aimé. C'est la source qui nous enseigne que chaque mitsva accompli par un juif doit être fait au nom de tout le peuple juif.

Nos Sages (midrach Béréchit rabbah 11) enseigne : "Shabbath a dit devant Hachem : "Tu as donné à chaque jour un compagnon, mais tu ne m'as pas donné de compagnon". Hachem a répondu : "La communauté d'Israël sera ton compagnon"."
La communauté d'Israël fait référence à leur aspect d'unité et de solidarité, ce qui est impossible sur le plan physique puisque leurs corps sont séparés les uns des autres ; seules les âmes juives peuvent être totalement unies. C'est le compagnon du Shabbath, comme l'affirme le Zohar : "Le Shabbath est le jour de l'âme et en aucun cas le jour du corps", ce qui signifie que le Shabbath appartient au monde des âmes, au monde de l'ensemble du peuple juif uni.
De même, le Maguid de Kozhnitz explique que la prière "Vayanou'hou bo kol Israël" (tout Israël se reposera le Shabbath" fait allusion au monde de "Kol Israël". Le compagnon du saint Shabbath est le monde de "Kol Israël", où toutes les âmes juives atteignent l'unité absolue.
[d'après le rabbi de Slonim - rabbi Berezovsky ]

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-> b'h, voir également : https://todahm.com/2021/02/25/49353

Il le reconnut et dit : "C'est le manteau de mon fils ; une bête sauvage l'a dévoré, Yossef a été déchiqueté" (Vayéchev 37,33)

-> Rachi commente : "Les frères de Yossef ont lancé une interdiction, maudissant quiconque révélerait que Yossef était vivant, et ils ont même fait d'Hachem un associé de l'interdiction".

=> Comment les frères ont-ils pu interdire à Hachem de révéler leur vente de Yossef?
La réponse est que les frères n'ont pas réellement tenté d'imposer un interdit à Hachem. Ils ont plutôt inclus Hachem dans le quorum de 10 qui est nécessaire pour la mise en œuvre d'un interdit. [midrach Tan'houma - Vayéchev]
Réouven n'était pas présent à ce moment-là, et sans lui, les frères n'étaient que neuf. Hachem est omniprésent, et en tant que tel, Sa présence peut être prise en compte dans le quorum.
Le midrach (Pirké déRabbi Eliézer 38) l'explique clairement : "Les frères firent remarquer que Réouven n'était pas là et qu'une interdiction ne pouvait être mise en œuvre avec moins de 10 personnes. Que firent-ils? Ils ont inclus le Makom avec eux". Le midrach se réfère à Hachem en tant que
"Makom", le lieu, parce qu'Il est omniprésent.

Bien qu'Hachem ait été inclus dans le quorum, permettant aux frères de mettre en œuvre l'interdiction, cela ne garantissait pas qu'Hachem ne révélerait pas que Yossef était vivant. Après tout, leur interdiction n'était contraignante que pour la chair et le sang, et non pour Hachem.
Néanmoins, Hachem choisit de respecter l'interdiction, comme le relate le midrach (Tan'houma 2) : " Hachem s'est tu à cause de l'interdiction, et Il ne l'a pas révélé [le secret de la vie de Yossef] à Yaakov".
Bien qu'Hachem ait choisi de ne pas révéler la vente de Yossef à Yaakov, Il l'a révélée à Its'hak et à Binyamin. Après tout, l'interdiction ne portait que sur la vente de Yossef à Yaakov, mais pas à d'autres.
Its'hak et Binyamin n'ont pas révélé l'affaire à Yaakov, parce qu'ils ont compris intuitivement que la volonté d'Hachem était que Yaakov n'en soit pas informé.
[d'après le Maharal - Gour Aryé Vayéchev 37,35]

Notre émouna en une promesse d’Hachem permet de la rendre réelle

+++ Notre émouna en une promesse d'Hachem permet de la rendre réelle :

"D. s'est souvenu de Sarah comme Il l'avait dit, et D. a fait à Sarah ce qu'Il avait dit" (Vayéra 21,1)

-> Lorsque D. promet d'accorder une faveur particulière, il est clair que cette faveur est initialement liée à Lui et qu'elle est latente dans Son pouvoir, à un niveau où il n'y a pas de distinction entre le passé, le présent et l'avenir.
Les bénéficiaires, qui doivent recevoir cette faveur, doivent faire passer cette bonté du potentiel à la réalité, en veillant à ce qu'elle se révèle rapidement. En effet, tant qu'elle est cachée dans les pensées de D., elle reste dans le domaine du caché. On peut donc dire qu'elle existe dans le monde à Venir, c'est-à-dire dans le domaine qui sera révélé dans l'avenir mais qui est encore caché à l'heure actuelle.

C'est par la émouna que l'on obtient cette bonté du futur dans le présent.
En d'autres termes, le tsadik croit que D. tiendra certainement Sa promesse et attend à chaque instant avec impatience la réalisation de cette promesse. Ce désir ardent et cette anticipation du tsadik, générés par sa foi (émouna), s'attachent à la pensée Divine associée à la promesse, l'attirant dans l'état présent de sa émouna, actualisant ainsi la bonté.

Telle est donc la signification du verset "Pour toujours, D., ta parole demeure dans les cieux" (Téhilim 119,9). La parole de D., la promesse de bonté, est à l'état spirituel, cachée et fixée dans les cieux. Mais grâce à la émouna, mentionnée dans le verset suivant : "Ta foi est dans chaque génération" - "Tu affermis la terre et elle subsiste", ce qui signifie que "Tu as fourni un outil grâce auquel la bonté promise peut être révélée".

[ c'est pourquoi notre verset dit que "D. s'est souvenu de Sarah comme Il l'avait dit, et D. a fait à Sarah ce qu'Il avait dit", même s'il est évident que D. accomplit Ses promesses. Le verset nous dit que l'accomplissement de ce processus a consisté en 2 étapes : La grossesse de Sarah et son accouchement.
Sa grossesse résulte de la promesse, qui était à l'origine cachée dans le potentiel divin et qui s'est donc manifestée par l'état caché de la grossesse ; son accouchement résulte de la foi d'Avraham et de Sarah, qui a permis à la promesse de D. de se concrétiser. ]

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayéra 21,1]

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=> Etre certain que D. tiendra Ses promesses d'être bon envers nous, va aider à ce que ces promesses s'accomplissent rapidement.

Pourquoi Avraham demandait-il une bénédiction après le repas?

+++ Pourquoi Avraham demandait-il une bénédiction après le repas?

"Avraham se rendit dans une "échel" à Beersheva et y proclama le nom d'Hachem, D. de l'univers" (Vayéra 21,33)

-> Rachi, citant le midrach, explique que ce verset implique qu'Avraham a utilisé son auberge ("échel") comme un moyen de diffuser le monothéisme parmi les voyageurs païens (non-juifs) qu'il accueillait.

-> Le rabbi Lévi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi) enseigne :
Expliquons la déclaration des Sages dans le midrach (Béréchit rabba 49,4) selon laquelle Avraham a dit à ses invités après qu'ils aient mangé la nourriture qu'il leur avait fournie gratuitement : "Bénissez le D. du monde pour ce que vous avez mangé!".
Pourquoi Avraham n'a-t-il pas demandé à ses invités de prononcer une bénédiction avant de manger?

La réponse ne peut être que la suivante.
Avant de manger, ces invités étaient des non-juifs, et on ne pouvait donc pas s'attendre à ce qu'ils acceptent "le joug du Royaume des Cieux", c'est-à-dire la souveraineté de D.
Cependant, une fois qu'ils ont mangé, ils ont accompli un commandement, dans la mesure où ils ont donné à Avraham le mérite d'accomplir la mitsva d'accueillir des invités, et donner à quelqu'un d'autre le mérite d'accomplir une mitsva est en soi une mitsva.
Ainsi, grâce à ce mérite, ils sont devenus capables d'accomplir et d'accepter le joug du Royaume des Cieux.

[si Avraham avait insisté pour que ses invités non-juifs (des païens) bénissent D. avant de manger, cela aurait été de la pure coercition, et comme ils n'avaient aucune conscience Divine, leur bénédiction n'aurait pas été sincère.
En revanche, l'accomplissement d'une mitsva les sensibilisait à la Divinité et les rendait capables d'apprécier la bonté de D. à leur égard. ]

C'est pourquoi le midrach rapporte qu'Avraham a dit à tout invité qui refusait de bénir D. après avoir mangé, de lui payer son repas. Le refus de l'invité de bénir D. indiquait qu'aucune sainteté n'avait pénétré en lui pendant le repas. Puisqu'aucun esprit de sainteté n'était entré en lui, cela prouvait que lorsqu'il mangeait, il n'avait pas l'intention de donner à Avraham le mérite d'accomplir la mitsva de l'hospitalité ; au contraire, il avait mangé entièrement pour ses propres motifs égoïstes. Dans ce cas, pourquoi ne devrait-il pas payer?

[ il en découle que pour que leur repas les ait préparés à réciter une bénédiction, les invités devaient au moins avoir l'intention de reconnaître leur dette à l'égard d'Avraham en mangeant sa nourriture.
Ceux qui ont mangé la nourriture d'Abraham sans cette intention, c'est-à-dire simplement parce qu'ils se sentaient en quelque sorte autorisés à la manger, se sont rendus imperméables à l'effet édifiant que la consommation de sa nourriture aurait pu avoir sur eux. ]

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"Avraham courut alors vers le bétail, prit un veau tendre et de choix, le donna au jeune et se dépêcha de le préparer" (Vayéra 18,7)

=> Pourquoi, en ce qui concerne la façon dont Avraham a accueilli les anges, la Torah ne dit pas "il leur a fait un festin", alors que dans le cas de Lot, elle dit bien "il leur a fait un festin" (Vayéra 19,3).
De même, en ce qui concerne le repas préparé par Esther, le verset dit "au festin du vin" (Esther 7,8).

-> Le rabbi Lévi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi) enseigne :
Le principe sous-jacent est le suivant. Lorsqu'un juste (tsadik) mange avec un racha, le juste élève le racha. La joie principale d'un tel repas réside dans le fait que le juste élève les étincelles de sainteté qui se trouvent dans le racha.

Dans le cas présent, lorsque les anges ont mangé avec Lot, qui n'était pas un tsadik, ils ont élevé l'étincelle de sainteté contenue en lui, car après avoir mangé avec lui, ils ont extrait de lui l'âme du machia'h, qui descendra de Ruth, une descendante de Lot.

[ après que les anges eurent rendu visite à Lot et l'eurent sauvé, lui et sa famille, de la destruction de Sodome et des villes de la plaine, Lot et ses filles se réfugièrent dans une grotte. Pensant être les seules survivantes d'une apocalypse semblable à celle du déluge, les filles eurent des relations incestueuses avec leur père (leur mère était morte entre-temps). L'aînée nomma son fils issu de cette relation "Moav" ; il fut le fondateur de la nation de Moav. Ruth, femme moavite convertie au judaïsme, est l'ancêtre du roi David, géniteur du machia'h.
C'est l'influence des anges qui ont mangé avec Lot qui a permis à cette étincelle de sainteté de jaillir de l'intérieur de Lot et d'être transmise à sa fille aînée.]

Ainsi, des étincelles de sainteté se sont élevées lors du repas que Lot a partagé avec les anges. Il s'agissait d'un motif de joie, c'est pourquoi la Torah parle d'un "festin" (michté), ce qui implique la joie.
De même, puisque c'est grâce au repas préparé par Esther pour A'hachvéroch et Haman que le peuple juif a été sauvé, le verset parle également de "festin".

Mais lorsque les anges mangèrent avec Avraham, cela n'entraîna aucune élévation d'étincelles sacrées, car Avraham était juste (tsadik) et n'avait donc pas besoin que les anges élèvent des étincelles en son nom. C'est pourquoi la Torah ne qualifie pas ce repas de "festin", qui évoque la joie.

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=> En partageant un repas avec d'autres, nous pouvons parfois les aider à réaliser leur potentiel spirituel caché, même s'ils ne semblent pas intéressés à le faire.

Générer une odeur agréable à Hachem

+ Générer une odeur agréable à Hachem :

"Hachem a senti l'odeur agréable" (Noa'h 8,21)

=> Qu'est-ce qui rendait ce parfum agréable?
Le fait que l'homme possède une mauvaise impulsion (yétser ara), mais qu'il la surmonte et sert D., comme l'indique l'offrande d'animaux de Noa'h, qui exprime l'élévation du côté animal de l'homme au service d'Hachem. C'est pourquoi "D. dit : Je ne maudirai plus jamais la terre à cause de l'homme, car le penchant de l'homme est mauvais dès sa jeunesse".
En effet, D. se réjouit de notre maîtrise du mauvais penchant (yétser ara).

De plus, parce que le peuple juif réprime son mauvais penchant, D. "revêt" Lui-même d'eux, comme il est dit : "Israël en qui Je me glorifierai" (Yéchayahou 49,3) et le Maggid de Mézéritch, a interprété le verbe "je me glorifierai" (étpaar) comme signifiant "Je m'habillerai moi-même", selon les versets suivants "et ils se revêtirent (vayitpérou) des feuilles de figuier pour s'en faire des pagnes" (Béréchit 3,7).
[cette interprétation est possible parce que la lettre muette alef est parfois omise.
L'expression "D. se revêt" du peuple juif signifie qu'Il en est fier, tout comme un roi mortel exhibe ses vêtements royaux exquis en les portant en public. Hachem considère que le peuple juif est beau parce qu'il a vaincu son mauvais penchant. ]

Ainsi, D. se revêt du peuple juif, plutôt que des anges célestes, en raison de l'immense plaisir que lui procure le peuple juif, un plaisir qu'il ne reçoit de personne d'autre, précisément parce qu'il possède un mauvais penchant et qu'il le conquiert malgré tout.
[comme les anges n'ont pas de mauvais penchant, leur service de D. n'est pas aussi louable que celui du peuple juif.]

C'est la signification de l'expression "Hachem a senti le parfum agréable" (Noa'h 8,21) = Il a senti, c'est-à-dire anticipé, le plaisir qu'Il tirerait du service de l'homme.

C'est également le sens profond du verset "Il sentit le parfum de ses vêtements" (Toldot 27,27), qui implique que D. sentit, c'est-à-dire anticipa, que l'humanité agirait comme Ses vêtements dans lesquels Il se vêtit Lui-même. Et parce qu'Il anticipait le plaisir qu'Il tirerait de leur service, Il eut pitié d'eux et jura de ne plus jamais les exterminer.

[ainsi, l'offrande de Noa'h (après être sortie de l'Arche du Déluge), exprimant la volonté et la capacité de l'humanité à soumettre sa nature animale, a incité D. (pour ainsi dire) à avoir pitié de l'humanité, promettant de ne plus jamais l'exterminer en dépit de sa propension à se rebeller contre Lui.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Béréchit 8,21]

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=> Notre capacité et notre volonté de maîtriser notre nature animale font tellement plaisir à D. qu'en raison de ce mérite, il a pitié de nous et pardonne nos méfaits.

La Torah nous protège

Je ne mangerai pas avant d'avoir prononcé mes paroles" ('Hayé Sarah 24,33)

-> Le rabbi Lévi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi) explique :
Il semble tout simplement que la raison pour laquelle Eliézer ne voulait pas manger avant de parler est qu'Eliézer comprenait certainement que ces gens étaient des réchaïm. Il soupçonnait sans doute qu'ils tenteraient de le tuer en empoisonnant sa nourriture, ce qui fut effectivement le cas.
[selon le midrach (Léka'h Tov 24:3), Bétouel s'opposa au mariage et complota pour tuer Eliézer en empoisonnant sa nourriture. ]

C'est pourquoi Eliézer dit : "Je ne mangerai pas tant que je n'aurai pas dit ce que j'ai à dire".
Son intention était que le repas ne soit servi qu'après qu'il ait conclu ses paroles, qui étaient des paroles de Torah. Comme le disent nos Sages (midrach Béréchit rabba 60,8) : "la conversation des serviteurs des Patriarches est plus appréciée par D. que les paroles de Torah prononcées par les descendants des Patriarches."
[Rachi (v24,42) explique : "car le récit d'Eliézer est répété dans la Torah [d'abord tel qu'il s'est produit, puis tel qu'Eliézer l'a raconté à la famille de Rivka], alors que de nombreux éléments [juridiques essentiels] de la Torah n'ont été donnés [par D. par l'intermédiaire de Moshé] que sous forme d'allusions." Ainsi, les paroles d'Eliézer possédaient tous les mérites de véritables paroles de Torah (ou même plus). ]

De cette façon, il serait protégé du danger par le mérite des paroles de Torah qu'il a prononcées avant le repas.
Et c'est effectivement ce qui s'est passé. Un ange vint échanger l'assiette empoisonnée d'Eliézer avec celle de Bétouel, et Bétouel "tomba dans la fosse qu'il avait creusée" (Téhilim 7,16) pour Eliézer, c'est-à-dire qu'il mourut du poison.

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=> L'épisode d'Eliézer à 'Haran est un exemple d'à quel point l'étude de la Torah nous protège de tout danger.

"Moché et le peuple juif chantèrent (litt. chanteront - "yachir" = verbe au futur) ce chant à Hachem, et ils parlèrent en disant" (Béchala'h 15,1)

-> Ce verset fait allusion à des événements futurs, puisque le mot "chanteront" (yachir).
[nos Sages (Sanhédrin 91b) disent que l'utilisation du futur dans ce contexte est une allusion à la future résurrection des morts. (où tous les juifs chanteront alors à Hachem)]

Un explication de l'emploi du futur (yachir) est :
La tribu de Yéhouda est entrée la première dans la mer parce qu'elle était convaincue que D. la séparerait certainement et qu'elle entonnerait alors un chant de louange.
Par conséquent, avant même de sauter dans la mer, ils pensaient que D. allait certainement fendre la mer et qu'à leur tour, ils entonneraient bientôt un chant de louange.

C'est ce à quoi font allusion les mots "Alors Moché et le peuple juif chanteront", au futur, c'est-à-dire qu'ils étaient certains de chanter, car la mer s'ouvrirait sûrement, de sorte qu'il serait suivi de "Je chanterai pour Hachem ..." (Béchala'h 15,1).
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi ]

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=> La tribu de Yéhouda (menée par leur nassi Nahchon ben Aminadav) est entrée dans la mer avec la certitude que D. accomplirait un miracle pour le peuple juif et qu'ils allaient chanter (az yachir) en réponse à ce miracle.

Béchala’h – la noyade des égyptiens = grande bonté pour eux

+ Béchala'h - la noyade des égyptiens = grande bonté pour eux :

-> Les concepts de vie et de mort sont inversés lorsqu'ils sont appliqués aux réchaïm, puisque même de leur vivant, les r sontéchaïm appelés "morts" (guémara Béra'hot 18b), en raison du fait qu'ils sont racha ils sont alors déconnectés de D., la source de la vie.
Cependant, par lorsque leur mort physique est non naturelle, ils sont élevés, puisque leur mort sanctifie publiquement le nom d'Hachem, car le nom de D. est sanctifié lorsque les gens sont témoins de la façon dont il exécute la justice contre ceux qui lui désobéissent.
En ce sens, leur mort les "vivifie" réellement.

La question se pose alors [au sujet des égyptiens] : Puisque la mort du malfaiteur le ramène à la vie, pourquoi la mer [Rouge] devrait-elle rejeter son cadavre? En outre, il n'y a pas eu de plus grande sanctification de D. que par la mort des réchaïm, comme ce fut le cas en Égypte, car par la mort des réchaïm égyptiens, tout le monde a réalisé que D. était le Créateur et le soutien du monde.

C'est sur cette base que nous expliquons le verset : "Israël vit la grande main que D. infligea à l'Égypte" (Béchala'h 14,31). A première vue, l'utilisation de l'expression "la grande main" n'a pas de sens, puisque le Arizal (Eits 'Haïm 33,1) affirme que l'expression "la grande main" (yad aguédola) fait allusion à la bonté d'Hachem.
Quelle bonté D. a-t-il exercée à l'égard des égyptiens?

A la lumière de l'explication ci-dessus, la phrase peut être interprétée comme disant : "Israël a vu la grande main", c'est-à-dire la bonté que D. a accordée aux égyptiens. Et de quelle bonté le peuple juif a-t-il été témoin?
"Le peuple craignait D. et avait foi en lui". En frappant les égyptiens, le peuple juif en est venu à révérer Hachem et à croire en Lui et en Son serviteur Moché.
En étant frappés, les égyptiens ont servi de véhicule pour imprégner le peuple juif de foi en D. et de révérence à son égard.
Il ne pouvait y avoir de plus grande bonté pour les égyptiens que celle de D. de les utiliser comme moyen d'inculquer la foi au peuple juif.
[...]

Une main "grande" (yad aguédola) symbolise la bonté, tandis qu'une main "forte" (yad a'hazaka) symbolise le jugement. (Tikouné Zohar 9a)
C'est donc ce que signifie le verset "Israël vit la grande main que D. infligea à l'Égypte". Ils ont été témoins de la bonté dont ont bénéficié les égyptiens.
Le verset poursuit en expliquant quelle bonté a été exercée à l'égard des Égyptiens : la bonté a consisté à ce qu'ils aient pu servir d'instrument pour que le peuple juif en vienne à craindre D. et à croire en D.
En d'autres termes, les égyptiens ont permis au peuple juif d'acquérir la foi en Hachem.
[...]

C'est pourquoi le verset dit : Israël a vu", en référence à ceux qui possèdent un intellect bien développé, dont la foi et la crainte de D. ne nécessitent pas de miracles ou de prodiges. Pour ces personnes, appelées "Israël", il n'y a pas eu de bonté pour les égyptiens lorsque la mer s'est séparée, puisqu'ils avaient déjà foi en D. avant d'être témoins du miracle.
Comme les personnes les plus élevées du peuple juif avaient foi en Hachem sans avoir besoin d'assister à des miracles, les égyptiens n'ont pas servi d'instrument pour leur inculquer la foi. C'est pourquoi il n'est pas dit qu'ils craignaient Hachem. Lorsque le verset affirme que le peuple craignit D. à la suite du châtiment des égyptiens, il se réfère au "peuple".

Néanmoins, ceux que l'on appelle "Israël" se rendent compte qu'une bonté a été accordée aux égyptiens, puisqu'ils allaient servir de support à l'accomplissement de miracles et de prodiges pour le bien de ceux dont l'intellect n'était pas développé et qui avaient besoin de tels miracles et de démonstrations des pouvoirs de D. pour fortifier leur foi et leur crainte.
Les égyptiens ont donc été les instruments par lesquels "le peuple" en est venu à craindre Hachem et à croire en lui.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Béchala'h 14,31]

Hachem aime notre avoda dans la difficulté

+ Hachem aime notre avoda dans la difficulté :

"Il n'a pas regardé l'iniquité de Yaakov, ni vu l'injustice en Israël" (Balak 23,21)

-> Chaque personne doit se clarifier sans cesse : l'Avodat Hachem qu'elle accomplit lorsqu'elle se trouve dans des situations difficiles est très apprécié par Hachem. Même si elle ne parvient pas à Le servir en toute sérénité et qu'elle ne dispose pas des outils, des capacités intellectuelles et de la compréhension nécessaires pour accomplir les mitsvot de manière optimale, ce service est tout de même plus désirable pour Hachem que son service lorsqu'il est en paix et que son esprit est serein.

Même à ce moment-là, cette personne peut se concentrer sur son avodat Hachem et même atteindre des niveaux élevés, car son engagement à servir Hachem quelle que soit la situation dans laquelle elle se trouve témoigne de sa puissante émouna dans le Créateur.
À travers cette avoda, elle démontre sa foi en Hachem qui a décrété qu'elle devait Le servir spécifiquement dans ces circonstances difficiles.
Puisque tout est orchestré par la Providence divine, ce doit être le sentiment qu'elle est censée avoir en ce moment.

C'est un principe fondamental de l'avodat Hachem : quelles que soient les circonstances, il faut accepter sa situation avec amour, plutôt que de rêver à des niveaux et à des réalisations élevés. Cela signifie que notre seul objectif est de servir Hachem, et qu'on ne se concentre pas sur le plaisir et les avantages personnels dont on jouirait en temps normal.
[c'est dans cet état de souffrance, de fatigue, ... car Hachem veut que Le serve, et j'accepte Sa volonté, car j'ai foi en Lui. ]

Cette idée est évoquée dans le verset : "Il n'a pas regardé l'iniquité de Yaakov, ni vu l'injustice en Israël" (Balak 23,21) ; même si une personne se trouve dans un état bas (on est loin d'être au top), en proie à l'iniquité et à l'injustice, Hachem, son D., est avec elle, et le désir du Roi est en elle, Hachem trouve son service agréable précisément dans cette circonstance, car Il a décrété que cette personne Le serve, à ce moment précis, précisément dans son état d'abaissement.
De plus, l'amitié du Roi est en lui, car il affirme qu'Hachem se trouve en tout lieu et en toute circonstance, même ceux qui sont éloignés de la sainteté. De cette manière, nous le couronnons Roi sur toute la Création : "Que tous ceux qui ont une âme dans leurs narines déclarent, Hachem, D. d'Israël, est Roi, et Son Royaume règne sur tout!"
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

Guéoula & la force de la téchouva

+++ Guéoula & la force de la téchouva :

-> "Les yeux rougis par le vin, et les dents blanches de lait" (Vayé'hi 49,12)

-> Le Abir Yaakov, rav Yaakov Abou'hatséra (Makhsof Lavan - Vayé'hi) explique :
ce verset est une réprimande contre le peuple juif pour ne pas être revenu à la téchouva des fautes qui ont causé notre exil. Nous aurions dû nous rendre compte que les souffrances que nous endurons parmi les nations méchantes (réchaïm) ne sont en fait qu'un appel d'Hachem. Nous devrions tenir compte de cet appel pour changer nos habitudes de fauter, et ainsi apaiser la colère d'Hachem et apporter la guéoula.

Malheureusement, malgré toutes les souffrances que nous endurons en exil, nous ne sommes toujours pas revenus à Hachem. La colère d'Hachem contre nous grandit et l'exil se poursuit.
Si nous étions revenus à Hachem avec une téchouva sincère, rien ne pourrait s'opposer à notre Délivrance (guéoula), comme il est écrit : "Revenez à Moi et Je reviendrai à vous" (Mala'hi 3,7).
Si nous revenons à Hachem par la téchouva, Il reviendra immédiatement vers nous pour nous délivrer de notre exil.

Le verset dit à ce sujet : "Les yeux rougis par le vin" = même s'il semble que les yeux d'Hachem rougeoient de fureur, pour nous punir de nos fautes, nous pouvons toujours revenir en téchouva sincère et mériter la suite du verset : "et des dents blanches de lait."
En purifiant nos cœurs et nos bouches, nous mériterons que les yeux d'Hachem deviennent plus doux et plus blancs que le lait, avec bonté et miséricorde.
Même dans les moments de jugement les plus sévères, le pouvoir de la téchouva adoucit l'Attribut Divin de Justice/Rigueur et permet à la Miséricorde de prendre le dessus.