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+ Pourquoi Moché s'adresse à Israël à la 2e personne du singulier ("Vois, je place devant vous, en ce jour, la malédiction et la bénédiction - Réé 11,26) alors que le conseil est destiné au peuple tout entier.

Le Gaon de Vilna explique :
Moché agit ainsi pour apprendre à chacun qu'il a le droit d'avoir son opinion personnelle et qu'il ne doit pas suivre aveuglément celle de la foule.
C'est à chaque membre du peuple juif que parle Moché pour lui dire : tu es responsable de ton choix et c'est toi qui en subiras les conséquences! De plus, cette possibilité de choisir, tu en disposes tout au long de ta vie.

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-> Si dans le monde futur on me demande : "Pourquoi n'as-tu pas été légal du prophète Moché?", je saurai ce qu'il faudra répondre. Mais si on me demande : "Pourquoi n'as-tu pas été toi-même?", là je ne saurai que dire.
[rabbi Zoucha d'Anipali]

-> "Va vers toi" (Lé'h Lé'ha 12,1) = cette parole de D. à Avraham n'a pas été dite à l'intention de lui seul mais de tous les hommes de l'histoire : chemine vers-toi même, deviens ce que tu es, suis la voie qui convient à ta personnalité.

-> Seul l'homme qui peut se construire lui-même a la capacité de transformer le destin du monde.
[rabbi Mendel de Kotzk]

-> "D. créa l'homme à son image ; c'est à l'image de D. qu'il le créa" (Béréchit 1,27)
Selon le rabbi Mendel de Kotzk : "l'homme doit veiller sur son image et son unicité et ne pas chercher à imiter qui que ce soit, ni par les actes ni par les pensée. Car c'est d'abord à son image à lui qu'il fut créé et ensuite seulement à celle de D.

-> Chez tout être, il existe quelque chose d'unique qui n'existe chez aucun autre homme à travers le monde.
[rabbi Pin’has de Koritz]

-> Un rabbin demande à son nouvel élève : "Qui es-tu venu chercher dans cette maison d'étude?"
- Je suis venu chercher D.!
- Tu t'es dérangé pour rien. Il n'était vraiment pas nécessaire de venir jusqu'ici. Hachem est partout!
- Que peut-on alors chercher dans cette maison d'étude?
- Soi-même!

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-> Pourquoi les 10 Commandements sont-ils formulés au singulier et pas au pluriel?
C'est afin que personne ne puisse se dire : il y a par le monde assez d'hommes et de femmes qui s'appliquent ces Commandements et qui sont au service d'Hachem. Que je les observe ou non personnellement ne change rien à la chose.
C'est pourquoi il est dit à chacun : "Je suis Hachem ton D.!"
[rabbi David Deutsch]

-> "Parle à toute la communauté d'Israël!" (Kédochim 19,2)
Selon le Ohr ha'Haïm haKadoch : ce verset signifie que tout homme, et par seulement quelques initiés ou une petite élite, peut être saint.
Au contraire, la sainteté est à la portée de chacun. Tout homme peut, s'il le veut, être l'égal de Moché".

Rabbi 'Haïm de Volozhin est d'un avis différent : "Il s'agit ici non pas d'un appel à la collectivité mais à chaque individu. Il est demandé à chacun d'être saint selon ses capacités, sa nature et son degré de compréhension.
Les Commandements sont certes les mêmes pour tous, grands ou petits, érudits ou pas, mais la sainteté, elle, chacun doit y aspirer selon sa mesure.

"Observe le Shabbath pour le garder saint comme te l'a prescrit Hachem, ton D." (Vaét'hanan 5,12)

-> Au guéhinam, on annonce l'heure à laquelle le Shabbath commence. Tous ceux qui se trouvent au guéhinam voient leur châtiment suspendu le Shabbath car le mérite du jour saint les protège.
Pourtant, ceux qui ont profané le Shabbath pendant leur vie ne sont pas soulagés des souffrances ce jour-là.
[Méam Loez]

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-> "Le 7e jour est le Shabbath pour Hachem, ton D." (Vaét'hanan 5,14)

-> Tu dois te reposer en Son honneur. Ne pense pas aux chose de ce monde.
Ce jour-là, tes réflexions doivent être constamment attachées à Son service.
Ecarte de ton esprit toute pensée triste car c'est un jour de grande joie pour Hachem, pour les anges et les Armées célestes. Même les réchaïm au Guéhinam sont autorisés à se reposer ce jour-là ...

Le Shabbath est un jour de réjouissance en Haut et sur la terre car le monde entier partage la joie de D.
Nous avons donc reçu l'ordre de nous réjouir et d'avoir du plaisir le jour du Shabbath.
Si un homme fait l'effort d'embellir le Shabbath et de l'honorer autant que possible, le Ciel lui ajoutera richesse et honneur.
[...]

Il existe des anges chargés de bénir les juifs qui respectent le Shabbath et le rendent comme la loi le demande.
Des myriade d'anges répondent "Amen" lorsqu'ils prononcent la bénédiction : "Alors tu te réjouiras en Hachem" (az tit'anag al Hachem - Yéchayahou 58,14).
Ceci signifie qu'au monde futur, ceux qui observent le Shabbath se réjouiront avec D. car le Shabbath représente un avant-goût du monde futur.
[...]

Lorsque les femmes allument les bougies du Shabbath, elles doivent le faire avec joie. Grâce à cette mitsva, elles mériteront d'avoir des enfants saints dont la Torah illuminera le monde comme une torche.
Grâce à elles, la paix s'étendra dans le monde et leur mari aura une longue vie.

Toute personne qui observe le Shabbath devient un sceau de D., comme si le Nom divin était appelé sur elle.

Trois choses sont appelées saintes : le Shabbath, Israël et Hachem.
Le Shabbath, comme il est écrit : "Vous observerez le Shabbath car il est saint pour vous" (Chémot 31,14) ; Israël, comme il est écrit : "Israël est saint pour D." (Yirmiyahou 2,3) ; et D. comme il est écrit : "Tu es saint, Toi qui résides parmi les louanges d'Israël" (Téhilim 22,4).
Ces 3 saintetés sont liées : si Israël observe le Shabbath, D. fera résider sa Présence parmi eux.
[Méam Loez]

+ "C'est Yéhochoua qui a écrit les 8 derniers versets de la Torah (écrite).
En effet, il est écrit (à la fin du Séfer Dévarim) : "C'est donc là que mourut Moché, le serviteur d'Hachem" (Vézot haBéra'ha 34,5).
Est-il possible que Moché soit mort et qu'il puisse écrire ce verset (et les 7 versets qui suivent),
Donc Moché a écrit tout ce qui précède ce verset et c'est Yéhochoua (son successeur) qui a écrit les 8 derniers versets, selon rabbi Yéhouda (rabbi Né'hamia selon d'autres).
Rabbi Chimon objecte : Est-il possible qu'il manque une seule lettre lettre dans le Séder Torah (écrit par Moché)? ... Non!
Donc, selon rabbi Chimon, jusqu'au verset (v.34,5), Hachem dictait et Moché répétait, puis écrivait. Mais pour les 8 derniers versets, Hachem dictait et Moché écrivait avec ses larmes ..."
[guémara Baba Batra 15a]

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-> Rabbi Moché Feinstein (Iguérot Moché) écrit :
Après le décès de son maître Moché, Yéhochoua bin Noun a écrit les 8 derniers versets du Séfer Torah de la même manière que Moché avait écrit le reste de la Torah.
Ainsi, comme le faisait Moché, Hachem prononçait chaque mot de la Torah, Yéhochoua le répétait (pour éviter toute erreur), puis l'écrivait.
Par contre, Yéhochoua bin Noun a écrit son livre Yéhochoua, le premier livre des Névi'im (Prophètes), de la même façon qu'on été écrits tous les autres livres des Prophètes, c'est-à-dire par inspiration prophétique, sans dictée d'Hachem et sans répéter chaque mot.
C'est pourquoi, les 8 derniers versets de la Torah, écrits par Yéhochoua selon rabbi Yéhouda, font partie intégrante du Séfer Torah, et non pas les livres de Yéhochoua, par la façon dont ils ont été écrits.

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=> Quelle était l'intention de rabbi Chimon dans son enseignement : "Moché a écrit les 8 derniers versets de la Torah avec des larmes"?

On peut citer :
1°/ Depuis le début du Séfer Torah et jusqu'aux 8 derniers versets, D. dictait et Moché répétait le verset avant de l'écrire, non seulement pour éviter une erreur, mais surtout pour exprimer sa grande affection pour la Torah.
Mais pour les 8 derniers versets relatifs à son départ de ce monde, D. dictait et Moché écrivait sur le Séfer et pleurait, et il ne répétait pas le verset avant de l'écrire, en raison de la grande peine qu'il ressentait.
[à ce moment Moché pleura essentiellement car il a compris qu'il ne rentrerait pas en terre d'Israël avec le peuple juif, malgré ses prières insistantes]
[Ritba - guémara Ména'hot 30a]

2°/ L'intention de rabbi Chimon était de dire que Moché a écrit la fin de la Torah avec ses propres larmes et non avec de l'encre, car cet événement s'est produit le jour de Shabbath et la Torah interdit d'écrire avec de l'encre ce jour-là.
Ce sont les Rabanan qui ont interdit d'écrire avec n'importe quel autre liquide, mais lorsque Moché écrivit avec ses larmes, les Rabanan n'avaient pas encore décrété l'interdit avec d'autres liquides que l'encre, car la Torah avec les autres liquides ne se maintient pas, et de la Torah (déoraïta) n'est pas considérée comme une écriture.
[Ben Ich 'Haï]

3°/ Moché pleurait en écrivant les derniers versets.
Le fait qu'il ait écrit de son vivant : "là mourut Moché ..." n'est pas considéré comme un mensonge. En effet, les larmes versées par un homme anéantissent ses forces et son considérées comme un début de la mort ; donc l'expression "mourut" au sens figuré correspond bien à la situation présente.
[Maharal -'Hidouché Agadot]

[ainsi selon le Maharal, lorsqu'une personne désire quelque chose, et qu'elle en arrive à pleurer pour cela, c'est d'une certaine façon, comme si elle était prête à mourir pour cette chose désirée.]

4°/ Le mot : "dim'a" (larme - דמע) ne doit pas être pris ici au sens habituel de "larme", mais au sens de "dimoua" (mélange - דמוע). En effet, 2 millénaires avant la Création du monde, la Torah avait déjà été écrite, mais Hachem mélangea toutes les lettres contenues dans ce Séfer, jusqu'à ce que Moché vienne retranscrire toute la Torah, comme elle l'était initialement, redonnant ainsi au Texte toute sa compréhension.
Cependant, les 8 derniers versets relatifs à sa mort demeurèrent mélangés (en allusion dans le mot : דמוע - mélange), et Moché a bien écrit la totalité du Séfer Torah sans qu'il y manque une seule lettre, mais il n'eut pas accès à la compréhension des derniers versets qui relataient sa mort.
Après le départ de Moché, c'est finalement Yéhochoua bin Noun, son disciple, qui reprit les 8 derniers versets pour les remettre en ordre et leur donner une lecture lisible.
[Gaon de Vilna]

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-> Rabbi Shlomo de Radomsk considère que Moché a versé des larmes en écrivant les derniers versets de la Torah, non pas parce sa mort y était annoncée, mais parce qu'il était obligé, sur ordre de D., de se décerner à lui-même une série de compliments : "Moché était le plus humble des hommes" et "Il n'a plus paru, en Israël, un prophète tel que lui".

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-> Du fait que ces 8 derniers versets de la Torah traitent d'évènements qui ont eu lieu après la mort de Moché, bien que ce soit Moché lui-même qui les ait écrits sur la dictée d'Hachem, selon rabbi Chimon, leur sainteté est moindre que tout le reste de la Torah.
[Rambam]

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-> Un ministre demande à Zalman de Liady (le 1er rabbi de Loubavitch) qui se trouvait en prison : "Pourquoi vous, les juifs, vous réjouissez-vous ainsi à chaque fois que vous achevez la lecture de la Torah alors qu'il y est dit, à la fin de Dévarim, que Moché mourut? Vous devriez plutôt, me semble-t-il, verser des larmes!

- En vérité, nous nous réjouissons justement parce que la Torah nous annonce que Moché est mort. Car s'il avait vécu éternellement, certains auraient imaginé qu'il était lui-même D. et que c'est la raison pour laquelle il avait fait pour nous tant de miracles. Nous savons désormais qu'il n'était que l'envoyé de D.!

"Et la montagne [de Sinaï] était embrassé de feux qui s'élevaient jusqu'au cœur des cieux" (Vaét'hanan 4,11)

-> La Torah brûle de la flamme de l'enthousiasme jusqu'à ce que le cœur de l'homme parvienne à atteindre le ciel".
[rabbi Alexander]

-> De son côté, rabbi Mendel de Kotzk enseigne :
Le Ciel a-t-il vraiment un cœur?
Le feu du mont Sinaï a été si fort que les cœurs de tous ceux qui y assistaient sont devenus le cœur du ciel.

"Ne convoite pas l’argent et l’or qui sont sur eux (les idoles) pour les prendre pour toi de peur que tu sois piégé" (Ekev 7,25)

=> En quoi consiste ce danger et ce piège de prendre pour soi de l'argent ou de l'or d'une idole?

En fait, il peut arriver que par cet argent ou cette or que tu auras pris d’une l’idole, que tu réussisses et que tu t’enrichisses. Suite à cela, il existe le risque que tu te mettes à penser que ta réussite te soit venue par la force de cette idolâtrie et que tu te mettes à accorder du crédit et de la foi à ce culte idolâtre.
De cette façon, c'est justement par l'or et l'argent de l'idolâtrie que tu risques de tomber dans l'idolâtrie elle-même !
[Sforno]

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[L’idolâtrie est le fait d'accorder de la force, de l'importance à autre chose que Hachem.
Dans notre vie de tous les jours, nous pouvons être tentés de prendre ce qui "brille" dans des réalités contraires à la Torah, s'en revêtir et en retirer des profits sans profaner la volonté de D.
Le problème c'est qu'en faisant ainsi nous injectons en nous (plus ou moins consciemment), l'idée que d'autres réalités que D. sont également bonnes pour nous.
Un juif ne doit jamais se détacher de Son Créateur, sous peine de s'en éloigner, en accordant de l'importance, de l'intérêt, à d'autres choses. ]

"Dans le désert, tu as vu Hachem, ton D., te porter, comme un homme porte son fils, sur la route que vous avez emprunté jusqu'ici" (Dévarim 1,31)

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-> [Dans le désert,] Vous étiez accompagnés de 7 nuées de Gloire.
4 nuées étaient postées dans les 4 directions pour vous protéger du mauvais œil. Une autre se trouvait au-dessus de vous afin que ni le soleil ni la pluie ne vous atteignent.
Grâce à la nuée situé au sol, D. vous portait comme un père porte son enfant. Il vous portait "sans Ses bras" afin que vous ne vous fatiguiez pas sur la route.
Une autre nuée avançait 3 jours devant vous pour aplanir votre route et supprimer toutes les bosses et les fosses. Si un Bné Israël avait envie de descendre dans un lieu, la nuée formait une dépression dans le sol. Si un autre voulait se trouver dans une colline, la nuée le soulevait.
[...]

Moché leur a dit : "Vous n'êtes pas dominés par un ange gardien [comme les autres nations,] c'est Hachem Lui-même qui vous dirige.
Il est "Hachem votre D.", vous êtes Ses enfants ...
Vos voyages sont donc dirigés [directement] par D. et non par [l'intermédiaire] d'un ange gardien."
[Méam Loez - Dévarim 1,32-33]

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=> Dans notre vie, on se demande où peut bien se trouver Hachem, mais en réalité Il est en train de nous porter sur la route de notre vie, comme un père chouchoute son fils adoré.
Hachem accomplit une infinité de bontés, de miracles pour nous, que le libre arbitre nous empêche de percevoir.
[dans le monde à venir nous serons fous de joie en comprenant rétroactivement à quel point Hachem nous aime!]

-> Hachem dit à tout juif : "Je suis avec lui dans le malheur/détresse" (Téhilim 91,15 - imo ano'hi bétsara - עִמּוֹ-אָנֹכִי בְצָרָה).
Dans ce verset qui parle de nos moments de douleur, on peut noter que les dernières lettres de chaque mot sont : youd, hé, vav (יהו), qui sont les 3 lettres du Nom de Hachem (יהוה) [dans Son attribut de miséricorde].
[Rabbénou Bé'hayé - Ki Tavo 28,15]

-> Le Zohar (sur Méguilat Eikha) dit qu'à chaque fois qu'une punition doit s'abattre sur un juif, la Présence Divine se place devant la punition pour la recevoir à sa place. L'homme qui se trouve alors derrière la Présence Divine ne reçoit qu'un léger éclat, une fraction de la punition qu'il aurait dû réellement recevoir.
C'est ainsi qu'agirait une mère pour son fils, et c'est ainsi qu'Hachem agit constamment pour nous.

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-> "[Hachem!] Tu es empli de pitié dans Ton jugement! Lorsque Tu juges un homme, Tu ne le punis pas en fonction de ses actes. Par Ton Attribut de miséricorde, Tu allèges son châtiment.
Si Tu punissais l'homme selon ses actes, il serait réduit à la poussière et à des cendres.
Mais Toi Hachem, Tu agis avec bonté et miséricorde : Tu frappes d'une main et Tu guéris de l'autre."
[paroles de Moché à Hachem - Méam Loez - Vaét'hanan 3,24]

-> "Quel peuple est assez grand pour avoir D. proche de Lui, comme l'est Hachem, notre D., chaque fois que nous L'appelons?" (Vaét'hanan 4,7)

Le Méam Loez (Vaét'hanan 4,7-8) commente :
Hachem n'agit pas envers Israël comme envers les autres nations.
S'il punit une nation pour ses fautes, Il la frappe jusqu'à l'anéantir. Par contre, s'Il frappe le peuple d'Israël d'une main, Il le guérit de l'autre.
Cela peut être comparé à un homme si fort qu'il peut tuer d'un coup de poing. Cependant, s'il lui faut corriger l'un de ses enfants, il le frappe avec compassion sans le mettre en danger.
Hachem agit de même envers nous car Il est notre parent (karov veut aussi dire "un proche parent").

Si un homme a un parent riche, il fait savoir à tous que ce parent fait partie de sa famille ; mais s'il est pauvre, il fait comme s'il ne le connaissait pas.
Bien qu'en Egypte, nous fussions des esclaves qui travaillions aux briques et au mortier, D. nous a appelés : "Mon fils, Mon premier-né, Israël" (Chémot 4,29).
La Torah dit donc : "pour avoir D. proche de lui (ou D. comme proche parent)" = voyez à quel point Hachem vous aime! Il est proche de vous comme un membre de votre famille. Lorsque vous fautez, Il vous frappe d'une main, mais de l'autre Il vous prend en pitié.

"Telles sont les paroles (dévarim) que Moché adressa à toute la communauté" (Dévarim 1,1)

-> [Le mot "dévarim" est phonétiquement lié au mot "dévora", qui veut dire une abeille] car la Torah est comparée à une abeille.
De même qu'une abeille peut piquer et même tuer, les Bné Israël sont punis s'ils transgressent la Torah.
Mais l'abeille produit aussi du miel : si l'on observe la Torah, on goûtera une vie aussi douce que le miel, tant dans ce monde que dans le prochain.
[Méam Loez - Dévarim 1,5]

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-> Le mot "dévarim" est proche du mot : dévorim, qui veut dire "abeilles".
De même que les abeilles suivent leur chef, les juifs doivent suivre leur dirigeant [spirituel].
[Méam Loez - Dévarim 1,12]

"Hachem nous a ordonné d'accomplir toutes ces lois, de Le craindre, Lui notre D., pour notre bien, tous les jours et pour nous maintenir en vie comme ce jour-ci" (Vaét'hanan 6,24)

-> Nos Sages (guémara Tamid 32a) disent : "Que doit faire l'homme afin de vivre? Il doit se faire mourir. Que fera-t-il s'il veut mourir? Il se fera vivre."

-> Le rav Moché Soloveitchik écrit que dans ces paroles se cache la différence entre la conception du bonheur dans la vie selon la Torah et celle des autres nations du monde.
Pour les non-juifs, le but de la vie dans ce monde est d'en profiter et d'être heureux.
La Torah, elle aussi, veut donner à l'homme de la joie ici-bas, comme le Sforno explique notre verset : "Pour te faire vivre aussi bien dans le monde présent que dans le monde futur".
Cependant, la différence fondamentale entre ces 2 visions réside dans le fait que les non-juifs recherchent continuellement le bonheur : c'est pourquoi, généralement, ils ne peuvent pas l’atteindre.
Tandis que la voie de la Torah consiste à faire des efforts et à se sacrifier pour accomplir toutes les mitsvot.
L'homme accédera alors au bonheur : il s'agira d'un cadeau de Hachem pour son abnégation.

Le rav Soloveitchik conclut que c'est ce qu'ont voulu nous signifier nos Sages : "Celui qui veut véritablement vivre et être heureux devra se faire mourir", c'est-à-dire se sacrifier pour réaliser les mitsvot et étudier la Torah.
Ce sera précisément parce qu'il n'aura pas recherché le bonheur qu'il le méritera.
Par contre, celui qui veut mourir dans ce monde-ci, et être constamment brisé et insatisfait, se fera vivre : il recherchera à profiter de tous les plaisirs du monde, mais assurément, il n'accédera pas au bonheur.

"La proposition [de l'exploration du pays] parut bonne à mes yeux [moi Moché] et je choisis parmi vous 12 hommes, un homme par tribu" (Dévarim 1,23)

-> Rachi précise que les explorateurs ont été choisis parmi les plus distingués du peuple.
Le Ramban (Chéla'h Lé'ha 13,4) dit que le verset rapporte les noms des explorateurs par ordre d'importance décroissante.
[Yéhochoua, le successeur de Moché, n'y apparaît qu'en 5e position, ce qui confirme qu'il s'agissait d'hommes remarquables au moment d'être envoyés en exploration.]

-> Le rav Yérou'ham Leibovitz enseigne :
Dans la nature, il existe une force qui monte et une qui descend : une petite graine commence à pousser donne un arbre chargé de nombreux fruits, mais finira par flétrir.
Si nous devons comparer cet arbre qui se trouve dans une phase de flétrissement à la graine qui commence à germer, c'est cette dernière qui a la plus grande valeur, car elle est en train de grandir.
Ainsi, malgré leur niveau très élevé, les explorateurs entamèrent un processus de déclin et finirent par fauter.

=> Il conclut : Contrairement à l'idée commune, il nous faut apprécier davantage ceux qui tendent à grandir, que certains grands hommes qui commencent à s'affaiblir.

[une personne peut sembler en apparence plus élevée à un instant t, mais si elle est dans une dynamique descendante, elle peut chuter et nous faire chuter à l'image de celle des explorateurs!
Quelques soient ses sentiments, l'environnement, ... un juif se doit de toujours regarder vers le haut, de vouloir toujours sincèrement se développer et s'élever vers Hachem!]

"Vous respecterez les mitsvot d'Hachem ... pour que ... tu entres et tu hérites de la bonne terre" (Vaét'hanan 6,17-18)

-> Rabbi Nathan de Breslev (Likouté Halakhot) enseigne :
Ce verset fait allusion au fait que toutes les mitsvot que l'on respecte permettent d'hériter de la Terre Sainte.
Par chaque mitsva qu'un juif accomplit, il conquiert une certaine part de la terre d'Israël et ainsi il prépare et ouvre le chemin pour y entrer.
Ainsi, le respect des ''mitsvot d'Hachem'' est un préalable et une préparation ''pour que tu entres et tu hérites de la bonne terre''.