Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Que je te bénisse avant de mourir" (Toldot 27,4)

=> Pourquoi Its'hak n'appela que son fils Essav pour le bénir, et non Yaakov aussi?

En fait, du Ciel on a fait tourner les choses ainsi pour que Yaakov prenne les bénédictions alors qu'Its'hak penserait que c'est Essav qui se tient devant lui.
En effet, si Its'hak avait béni Yaakov clairement, l'ange accusateur aurait pu argumenter qu'un juif, descendant de Yaakov, ne peut bénéficier de la bénédiction d'Its'hak que s'il est aussi méritant que Yaakov. La bénédiction ne peut se transmettre qu'aux juifs aussi tsadikim (Justes) que leur ancêtre.
Mais à présent que Yaakov a reçu les bénédictions alors qu'Its'hak pensait bénir Essav, de cette façon tout juif pourra mériter de bénéficier de ces bénédictions, car il n'y a pas de juif qui soit pire que Essav.
Tout juif mérite donc cette bénédiction qu'Its'hak pensait donner à Essav.
[Beit Its'hak]

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-> b'h, en clin d'œil, on peut ajouter : https://todahm.com/2020/03/22/12617-2

"Hachem le bénit. Et l'homme grandit" (Toldot 26,13)

-> Souvent, quand un homme s'enrichit, il risque de tourner vers l'égoïsme. L'humanité qui est en lui encoure le risque de s'affaiblir, et il aura plus de mal à penser aux autres.
Mais, pour les tsadikim il en est autrement. Plus Hachem les couvre de bénédictions et les enrichit, et plus à titre de gratitude vis-à-vis d'Hachem, ils renforceront leurs vertus et développeront leur bonté.
L'humanité, l''homme'' qui est en eux, prendra alors encore plus d'ampleur.
C'est ce qui en fut concernant Its'hak. "Hachem le bénit". Mais loin de se désolidariser des autres du fait de cette bénédiction, au contraire, "l'homme" qui est en lui "grandit" encore plus.
[Béer Its'hak]

"Hachem l'exauça (à lui)" (Toldot 25,21)

-> Bien que Rivka et Its'hak prièrent tous deux pour avoir des enfants, c'est Its'hak qu'Hachem exauça.
Rachi explique que c'est parce que la prière d'un tsadik fils de tsadik comme Its'hak est plus grande que celle d'un Its'hak fils (ou fille) de racha, comme Rivka.

=> Pourquoi en est-il ainsi, alors qu'un tsadik fils de racha devrait avoir encore plus de mérite?

-> Le Saba de Kelm répond :
En fait, à un certain plan, il est encore plus difficile de devenir tsadik pour un fils de tsadik, que pour un fils de racha. Car, si le père est un racha, quand le fils découvrira la Torah, il aura l'impulsion de la nouveauté et de la découverte qui le poussera à avancer.
Ce qui ne sera pas le cas pour un fils de tsadik, qui risque de tomber dans la routine. Ayant toujours connu la Torah, il devra se battre contre la routine et la monotonie pour mettre de la fraîcheur et de la vitalité dans son service d'Hachem, comme s'il était lui aussi le premier à découvrir la Torah dans sa famille, et non pas être dans l'imitation de ses parents.
S'il a réussi ce défi, il aura un grand mérite qui donnera encore plus de force à sa prière.

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-> Nos Sages (guémara Soucca 14b) demandent : "Pourquoi la prière du Juste est-elle comparée, par allégorie, à : une fourche (לעתר)?
Ils répondent : "Car de même que la fonction de la fourche est de déplacer, en retournant la récolte, d'un endroit vers un autre de la grange, de même en est-il pour la prière des Justes qui "déplace et retourne" les intentions de Hachem, de Sa mesure de Rigueur (din), à la mesure de Miséricorde."

-> Its'hak et de Rivka ont prié ensemble afin qu'Hachem adoucisse la rigueur d'Its'hak, par l'intermédiaire de la bonté de Rivka.
Le Mégalé Amokot nous signale que les noms Rivka (רבקה) et Its'hak (יצחק) additionnés ont une valeur numérique de 515, qui est égale au mot prière (תפלה).
[ la prière a la force d'inverser une situation en son contraire, en adoucissant la rigueur en bonté/miséricorde. ]

Le Mont Sinaï était plus petit et plus bas que toutes les autres montagnes. Il n'aurait jamais pu ''imaginer'' que la Torah soit donnée sur lui. Et pourtant, Hachem donna la Torah précisément sur lui.
Par cela, Hachem veut nous enseigner que la Présence Divine continue à résider même avec ceux qui sont à de très bas niveaux.
Que personne n'imagine qu'Hachem l'a abandonné.
[Beit Aharon]

La sainteté du mont Moriah

+ La sainteté du mont Moriah :

"Prends ton fils, ton fils unique, celui que tu aimes, Its'hak ... offre-le en offrande sur une montagne que je te désignerai" (Vayéra 22,2)

-> Le Divré 'Haïm de Sanz pose la question suivante : il existe deux montagnes historiques : le mont Sinaï, sur lequel nous avons reçu la Torah, et le mont Moriah, sur lequel a eu lieu l'Akédat Its'hak.
Pourquoi le mont Moriah a-t-il été choisi pour accueillir le Temple plutôt que le mont Sinaï ?

Il répond : Un lieu où un juif a tendu le cou pour être sacrifié en sanctification du nom d'Hachem est encore plus saint que le lieu où Hachem s'est révélé à toute la nation et nous a donné la Torah.

Pardonner les péchés de ceux qui ferment les yeux sur les fautes des autres

+ Pardonner les péchés de ceux qui ferment les yeux sur les fautes des autres :

"Et Hachem dit : "Les cris de Sodome et Gomorrhe ... et leurs fautes sont très lourdes" (Vayéra 18,20)

-> Le séfer Tiféret Shlomo pose deux questions sur ce verset.
Premièrement, il ne dit pas qui criait à Sodome et Gomorrhe. Deuxièmement, pourquoi répète-t-il le fait que leurs fautes étaient "très lourdes" ?

Il répond qu'en plus de faire du mal aux étrangers, les habitants de Sodome se comportaient aussi cruellement les uns envers les autres et s'entre-tuaient même. Ainsi, ils criaient eux-mêmes lorsqu'ils étaient maltraités par leurs propres concitoyens de Sodome.

Le verset dit qu'Hachem "supporte les fautes et ignore les transgressions" (Mikha 7,18) .
Le Tiféret Shlomo explique que cela signifie qu'Hachem pardonne les fautes d'une personne si celle-ci ignore les transgressions des autres et traite ses semblables avec gentillesse.
Cependant, si des amis (tu aimeras ton prochain [juif] comme toi-même!) ne se traitent pas bien les uns les autres, alors le "poids" de leurs fautes est, pour ainsi dire, trop lourd à porter pour Hachem, et ils sont punis pour toutes leurs fautes.
C'est ce à quoi le verset fait référence lorsqu'il dit que les fautes de Sodome étaient "très lourdes".

Il utilise ce concept pour expliquer les paroles d'Hachem à Kayin : "Si tu t’améliores (tes actes), tu seras pardonné" (Béréchit 4,7).
Hachem disait que s'il s'améliore en étant bon envers autrui, alors ses fautes lui seraient pardonnés. C'est pour cette raison que Kayin s'est écrié : "Mon péché est trop grand pour être porté" (v. 4,13). Comme il avait tué son frère, il estimait que son péché était trop lourd et ne pouvait être pardonné.

Le séfer Tiféret Shlomo utilise également cette idée pour expliquer le verset : "Il n'est pas bon que l'homme soit seul. Je lui ferai une ézer kénegdo (compagne)" (Béréchit 2,8).
Il n'est pas bon pour un homme de vivre dans la solitude, car il n'aura aucun moyen d'être pardonné pour ses fautes. Il a donc besoin d'un ami, d'un prochain, à qui il peut se montrer gentil et qu'il peut tolérer, même s'il l'embarrasse, ce qui sera une source d'expiation pour lui.

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+ Subir un embarras expie :

-> Dans le même ordre d'idées, le Tomer Dévorah (chap.) écrit :
"Quelle est la meilleure forme de souffrance que l'on puisse avoir dans ce monde?
Celle qui ne l'empêche pas de servir Hachem. La forme la plus appréciée est celle où l'on est embarrassé par son ami mais où l'on ne réagit pas. Cela ne rend pas malade et ne sape pas les forces. Cela ne lui cause pas de manque de nourriture ou de vêtements, d'enfants ou d'une bonne vie. C'est pourquoi il faut le désirer.

Il faut se dire : pourquoi devrais-je jeûner, me frapper ou affliger mon corps, ce qui m'enlève ma force et ma capacité à servir Hachem? Il vaut mieux souffrir un embarras, qui ne m'enlève aucune de mes forces.
C'est pourquoi, lorsqu'on est humilié en public, il faut se réjouir."

=> Nous voyons dans ses paroles que si l'on réalisait à quel point un embarras peut nous purifier l'âme, on le rechercherait et paierait une fortune pour l'obtenir afin d'expier nos fautes.

La tsédaka qui sauve du jugement du Ciel

+ La tsédaka qui sauve du jugement du Ciel :

"Or, Avraham et Sarah étaient vieux, avancés en âge ; le cycle des femmes avait cessé pour Sarah" (Vayéra 18,11)

-> Après que les anges aient annoncé à Avraham qu'il aurait un fils, le verset dit : "Les hommes se levèrent et fixèrent leurs regards dans la direction de Sodome" (Vayéra 18,16).
Le Zohar (104a) déclare : "Rav Elazar dit : Venez voir comment Hachem agit avec bonté envers toute la création, et plus encore envers ceux qui suivent Ses voies. Même lorsqu'Il veut juger le monde, Il accorde à ceux qu'Il aime le mérite d'accomplir d'abord des mitsvot afin de protéger le monde et de le sauver grâce à ce mérite avant de prononcer le décret."

Le Zohar explique que lorsque Hachem aime une personne, Il lui envoie un cadeau. Quel est ce cadeau?
Il lui envoie un homme pauvre à qui elle doit faire preuve de bonté afin de gagner des mérites.
Lorsque la personne fait preuve de 'hessed envers l'homme pauvre, Hachem place sur elle un "fil de 'hessed" qu'Il attache à sa tête en signe que lorsque le jugement viendra sur le monde, les forces destructrices resteront loin d'elle.

Un exemple de cela est que lorsqu'Hachem a voulu faire tomber Son jugement sur Sodome, Il a d'abord envoyé un mérite à Avraham, qui a servi à sauver son neveu, Lot.
C'est pourquoi il est dit qu'Avraham "s'est souvenu d'Avraham" et a sauvé Lot de l'enfer.
Il n'est pas dit qu'Il s'est souvenu de Lot, car Lot n'a été sauvé que grâce au mérite de la bonté d'Avraham envers les trois anges.

Le Zohar conclut en disant : "Une personne reçoit le mérite d'accomplir un acte de tsédaka (ex: financièrement, moralement, émotionnellement) à un moment où le monde est jugé afin qu'elle puisse être sauvée de ce jugement (la rigueur divine), comme il est dit : "La tsédaka sauve de la mort" (Michlé 10,2).

"Seule la terre des prêtres (de l'Egypte), il (Yosseph) ne l'a pas acquise" (Vayigach 47,22)

=> Alors que Yossef acheta toute l'Egypte, on peut se demander pourquoi n'a-t-il pas acheté également la terre des prêtres?

Le Chla haKadoch (Chné Lou'hot haBrit) explique :
En fait, quand Yossef fut accusé par la femme de Potifar d'avoir tenté de l'agresser, il fut au départ condamné à la mort. Seulement, parmi les juges se trouvaient des prêtres égyptiens, qui savaient que Yossef était en réalité innocent. Ils sont donc intervenus pour qu'on épargne sa vie.
Et finalement, il fut "seulement" emprisonné.
Pour témoigner sa gratitude à ces prêtres, qui ont agi pour lui sauver la vie, Yossef a laissé leur terre entre leurs mains et ne l'a pas acquise, au même titre que tout le reste de l'Egypte.
=> Ce comportement de Yossef vient enseigner l'importance de toujours témoigner sa gratitude à tout bienfaiteur.

"Où est la prostituée qui se trouve entre les sources sur le chemin?" (Vayéchev 38,21)

-> Ce verset peut être expliquée d'un point de vue de moral. Les termes que l'on a traduit par "entre les sources" se disent dans la Torah : "ba'énayim" (בעינים), qui signifie littéralement : "dans les yeux".

Dès lors, ce verset peut se lire ainsi :
"Où est la prostituée?" = c'est-à-dire, où se situe la cause première et essentielle de la débauche?
A cela vient la réponse : "Elle est ''dans les yeux'' sur le chemin!" = c'est-à-dire que quand un homme laisse ses yeux regarder tout ce qui se présente devant lui sur son chemin, dans la rue, alors il renforcera par là son mauvais penchant.
C'est alors que grandira en lui le penchant de la débauche. Comme le disent nos Sages : "L’œil voit, et le cœur convoite et désire".
[le Pshvorsker Rebbe - rav Yaacov Leizer]

Sans Hachem, nous n’avons rien!

"Its'hak sema dans ce pays-là et trouva cette même année, au centuple : tant le Hachem le bénissait" (Toldot 26,12)

-> Ce verset présente une particularité : tout d'abord "Its'hak sema (vayizra)", et ensuite : "il trouva" (vayimtsa - וַיִּמְצָא).
Lorsque quelqu'un plante, on ne peut pas dire qu'il trouve par hasard sa récolte.
La nature est telle que si nous plantons alors forcément et naturellement notre culture va se développer.
=> Pourquoi alors dire que Its'hak trouva sa récolte, et non plutôt qu'il la ramassa, cueillit.

-> Le Kédouchat Yom Tov répond que Its'hak a compris que toute chose est une trouvaille.
Nous ne méritons rien pas le simple pouvoir de notre main.
Ce n'est pas parce que je plante, que j'investis des efforts dans mont travail que j'ai forcément ma parnassa.
Pour Its'hak et tous ceux qui ont de la émouna, tout l'argent qu'ils gagnent est une trouvaille car c'est un cadeau du Ciel, sans rapport avec le travail effectué.

[la hichtadlout est une punition liée à la 1ere faute, où l'on se comporte comme si cela venait de nous, afin de dissimuler la réalité du miracle : Hachem nous donne en cadeau notre parnassa (faut faire attention à ne pas croire en la dissimulation, mais plutôt avoir en tête la véritable origine : Hachem).
J'ai travaillé très dur des jours et des jours, et au moment de la récolte, du jour de ma paie, je dois être tout étonné : Waou Hachem m'a fait un cadeau! Merci HM!!]

Le Kédouchat Yom Tov écrit :
"Il considère toute chose comme "trouvée", car il sait que l'abondance n'est pas le fruit de son propre travail.
[La réalité est qu'] absolument tout ce que l'on a vient des bénédictions d'Hachem."

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-> "Its'hak dit à son fils [Yaakov] : comment as-tu trouvé [l'animal] si rapidement?
[Yaakov] a répondu : Hachem l'a placé (ikra - הִקְרָה) devant moi" (Toldot 27,20)

=> Comment Hachem a-t-il pu placer l'animal devant Yaakov? N'est-ce pas Rivka qui le lui a donné : "va au menu bétail et prends moi deux beaux chevreaux [Rachi : le contrat de mariage lui permettait d'y prendre chaque jour 2 chevreaux]" (v.27,9)?
N'est-il pas en train de mentir à son père?

-> Le Zera Chimchon écrit :
"Tout le monde doit savoir que pour chacune de ses actions, il ne peut rien faire si cela n'est pas la volonté d'Hachem ... tous les gains ... ne sont que bonté de Hachem".

Ainsi, Yaakov a dit la vérité : bien qu'il l'a pris des biens de sa mère, il a vu qu'en réalité c'est Hachem qui le lui a préparé.
=> Même lorsque nous prenons quelque chose qui nous appartient, l'origine de pouvoir en bénéficier provient de Hachem, car nous ne pouvons rien avoir sans que D. émette un décret en ce sens.

-> Onkelos traduit en araméen les mots : "ki ikra Hachem éloké'ha léfanav" (Hachem l'a placé devant moi - כִּי הִקְרָה יְהוָה אֱלֹהֶיךָ לְפָנָי) par : "Hachem ton D. l'a préparé pour moi" (aré zamin Hachem élaa'h kadamaï - אֲרֵי זַמִּין יְיָ אֱלָהָךְ קֳדָמָי).

A plusieurs reprises Onkelos traduit : הִקְרָה (pris) par זמין (préparé).
Le terme "ikra" (הִקְרָה) signifie généralement quelque chose qui arrive par hasard, par accident.
Cependant Onkelos le traduit par : "zamin" (זמין - préparé), car même les choses qui semblent être le plus dues, qui nous arrivent le plus naturellement (j'ai fait des efforts, je l'ai acheté, ..., c'est normal que ce soit le mien!), et bien la vraie réalité c'est qu'elles nous sont toutes préparées par Hachem.

Hachem se cache tellement, que nous nous persuadons de tout faire nous-même.
Certes cela est nécessaire pour permettre d'avoir un libre arbitre, mais c'est également une bonté de D. pour nous éviter au maximum un sentiment de redevabilité infinie.
Ainsi, D. nous permet de faire une hichdadlout, mais en réalité c'est Hachem qui fait tout.
[ex: notre patron n'est qu'un conduit pour qu'Hachem nous transmette notre parnassa.]

[l'effort, le travail que nous faisons met en place le récipient, mais ce qui va y arriver dedans c'est Hachem qui le donne.
Chaque jour de paie nous devrions être aussi étonnés que de trouver une forte somme par terre dans la rue.]

[bien que D. nous comble constamment de cadeaux gratuits (indépendant de nos mérites), notre hichtadlout vient cacher cette bonté infinie de papa Hachem, et nous donne le sentiment à tort qu'on se débrouille tout seul, qu'on l'obtient par nous-même.]

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-> Quelqu'un qui a une bonne vision des choses ne perd jamais espoir.
En effet, pourquoi désespérer si c'est Hachem qui est celui qui permet toute chose (rien ne peut se passer sans décret Divin)?

Ceux qui désespèrent sont ceux qui pensent pouvoir agir uniquement par eux-mêmes.
Lorsqu'ils reconnaissent que leurs capacités sont limitées et insuffisantes, alors ils deviennent inquiets et perdent espoir.
S'ils avaient su qu'absolument tout vient d'Hachem, alors ils auraient également su qu'il y a toujours de l'espoir, car Hachem peut tout faire.
[d'après les enseignements du rabbi Mendel de Kotzk]

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+ "Its'hak sema dans ce pays-là et trouva cette même année, au centuple : tant le Hachem le bénissait" (v.26,12)

-> "C'est la bénédiction d'Hachem qui enrichit" (Michlé 10,22)

On a pu voir que le Kédouchat Yom Tov enseigne :
- "Its'hak sema dans ce pays-là" = l'effort que l'homme doit investir n'est nécessaire que pour s'acquitter de la malédiction originelle (comme un taxe à s'acquitter) : "C'est à la sueur de ton front que tu mangeras ton pain" ;
- "trouva cette même année, au centuple : tant Hachem le bénissait" = les 100 mesures que produisent la terre, lui fut octroyée comme cadeau du Ciel.

-> Le Séfer haBrit écrit sur ce sujet :
"Il ne sied pas à un homme sage et sensé comme toi de s'évertuer à investir dans ses besoins [plus que nécessaire], mais tu dois au contraire te renforcer dans la confiance en D.
Remets ta subsistance entre les mains d'Hachem et Il te nourrira moyennant un effort minime correspondant à tes forces sans que tu ne te sois forcé de t'évertuer du matin au soir par monts et par vaux et d'affronter de nombreux dangers sans répit, la nuit comme le jour.
De plus, tu ne te procureras pas cette subsistance par des moyens tortueux et tu ne te rendras pas coupable ...
Tu devras te reposer sur Hachem et Lui faire confiance.
Ainsi, dans tout ce que tu entreprendras avec intégrité et droiture, Il te bénira en retour".