Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Quand un homme commet une transgression, le jour où cette faute a été accomplie vient témoigner contre lui et n'est pas compté, au Ciel, comme un jour de vie, sauf si la personne se repent.

Quand un Juste (tsadik) meurt, son âme monte au ciel, "habillée" de tous les jours de sa vie qui lui servent de vêtements d'apparat.
En revanche, si un homme a fauté tout au long de son existence, il n'aura pas de quoi "se vêtir" dans l'au-delà ; malheur à lui et à son âme.
[Zohar - Vayé'hi p.224a]

Les âmes des tsadikim qui se sont sanctifiés et purifiés tout au long de leur vie deviennent, comme les anges, des exécutants de la volonté du Maître de l'univers.
En revanche, les âmes des réchaïm qui se sont rendus impurs pendant leur existence, se transforment en forces nuisibles dans le monde.
Ainsi, chacun reçoit dans le monde futur un rôle correspondant à sa conduite, bonne ou mauvaise, durant son existence.
[Zohar - 'Hayé Sarah 129a]

Ramener le racha à Hachem

"La personne vertueuse doit poursuivre le racha pour lui ôter la souillure [de la faute] et pour dompter la sitra a'hara (force du mal). C’est un acte louable qui produit une exaltation d'Hachem, plus que tout autre acte louable, et cette exaltation est plus grande que toutes les autres.
Venez et voyez : quiconque prend la main du racha et l’incite à abandonner sa mauvaise voie s’élève de trois degrés, contrairement à toute autre personne"
[Zohar II,128b ]

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-> Le Baal Shem Tov (dans Keter Shem Tov - sections 113 et 251) met en garde contre le fait que le racha doit être ramené à la bonté avec empathie et gentillesse.

"Grâce à moi, disait Rabbi Na'hman de Breslev, on peut commencer à avoir un aperçu de la grandeur de D."
['Hayé Moharan - 284 ]

Le mot Siyoum …

+ Le mot Siyoum ...

Le mot Siyoum s'écrit en hébreu : סיום
Savez-vous quelle est la particularité de ces lettres?

Ces 4 lettres ont la même valeur numérique en révélé et en caché.
Expliquons cela ...

Chaque lettre de l'alphabet hébreu s'écrit en fonction de sa prononciation.
Par exemple, la lettre א s'écrit : אלף
Elle a pour partie révélée/prononcée : le א (valeur de 1) et pour partie cachée les 2 autres lettres : לף (valeur de 80+20 =110).

On constate qu'il y a seulement 4 lettres dans l'alphabet hébraïque qui ont une équivalence entre leur partie révélée et cachée, et ces lettres sont celles du mot : siyoum (סיום).

Ainsi :
- la lettre ס (samé'h) s'écrit : סמך, sa lettre révélée est : ס (soit 60) et ses lettres cachées sont : מך (soit : 40+20 =60).
De même,
-> le י (youd) s'écrit : יוד, sa lettre révélée est : י (soit 10) et ses lettres cachées sont : וד (soit 6+4=10) ;
-> le ו (vav) s'écrit : וו, sa lettre révélée est : ו (soit 6) et sa lettre cachée est : ו (soit 6) ;
-> le מם (mém) s'écrit : מם, sa lettre révélée est : מ (soit 40) et sa lettre cachée est : ם (soit 40).

Le Gaon de Vilna a commenté ce phénomène en disant que de la même façon que les lettres cachées ont la même valeur que les lettres révélées, le fait de participer à un Siyoum est un événement qui concerne autant les personnes qui n'ont pas participé à l'étude (les personnes "cachées"), que celles qui y ont participé (les personnes "révélées").

Comment comprendre ces paroles du Gaon de Vilna disant qu'une personne qui a pris part au cycle d'étude et une autre qui n'y a pas pris part sont autant attendues l'une que l'autre au siyoum?

Le rav Yits'hak Hutner de répondre par un principe fondamental : les individus sont évalués en fonction de ce pour quoi ils donnent de la valeur.

Ainsi, même si une personne n'a pas pris part à l'étude, en venant au siyoum, elle exprime son soutient, son estime à ceux qui y ont pris part, et elle montre aussi toute la valeur, l'importance qu'elle accorde au fait de finir un cycle d'étude.

=> Toute personne doit participer à un siyoum, afin d'encourager ceux qui y participent (dont le rav), afin de témoigner concrètement que l'étude de la Torah est quelque chose de grande valeur à ses yeux, et par conséquent elle s'en trouve également valorisée (dis-moi en quoi tu donnes de la valeur, et je te dirai ce que tu vaux ...)

Source (b"h) : compilation et traduction personnelle d’un dvar Torah du rabbi Moshé Kormornick

La Yéchiva & Israël …

+ La Yéchiva & Israël ... (par le rav Wolbe - extrait)
"La Yéchiva n'est ni une école pour les futurs rabbins, ni une université talmudique.
...
Incontestablement, ses étudiants ne deviendront pas tous de grands maîtres et des guides spirituels, mais tous, aussi longtemps qu'ils demeurent entre ses murs, seront porteurs de la présence divine, purifieront leurs idées et leurs cœurs.

Et chacun, selon sa compréhension, y puisera un esprit de sainteté et de pureté, chacun se réveillera à l'autre et à la responsabilité collective, aucun n'en ressortira les mains vides.
...
L'étudiant en Yéchiva, par la force de son intelligence, sa compréhension et la pureté de cœur, puise dans la Yéchiva, pour tout son avenir, un esprit de Torah et une sagesse de vie.
...

Nos Sages nous enseignent : "Si les nations du monde savaient combien le Temple est pour elles un gage de pardon, elles enverraient des bataillons entiers pour veiller à ce qu'il ne soit pas détruit."

Quant à nous, nous pouvons dire ceci : "Si l'Etat d'Israël savait à quel point les Yéchivot sauvegardent son existence, il placerait des soldats tout autour d'elles, pour veiller à ce qu'aucun élève ne perde un instant d'étude, de cette étude qui est l'âme de notre nation!"

Voici, pour terminer, la plus humble de nos requêtes : que notre pays comprenne enfin que la Yéchiva représente le membre vital dont dépend son âme toute entière. "

Les Bné Israël : le cœur du monde …

+++ Les Bné Israël : le cœur du monde ...

-> Rabbi Yéhouda haLévy (Kouzari 1,95) écrit que le peuple d’Israël est le "cœur du monde", du fait qu’il a été, à chaque génération, le dépositaire de la présence divine, c’est-à-dire de la Torah.

-> "Avant tout, sache que tout ce que l’homme connaît ou comprend provient directement ou indirectement de la Torah.
S’il n’en était pas ainsi, rien ne le différencierait de l’âne qu’il monte …"
[le Ramban – discours intitulé Torat Hachem Témima]

-> "C’est bien de la Torah que le roi Salomon puisa toute sa science, ses connaissances de la nature et de la médecine, ainsi que tous les secrets de la création.
Car tout se trouve dans la Torah …"
[le Ramban – son commentaire sur la Torah]

-> Rabbi Yéhouda haLévy (Kouzari 2,66) d’écrire :
"C’est par D. et grâce à ses aptitudes extraordinaires que le roi Salomon acquit toute sa science.
Des confins de la Terre, de l’Inde lointaine, on venait le trouver afin de s’inspirer de sa science pour la diffuser dans toutes les nations.
C’est chez nous que toutes les sciences puisèrent leurs sources, pour parvenir aux Chaldéens, puis aux Perses et à la Médie, aux Grecs et aux Romains.
A cause du temps et de la multitude des intermédiaires, on en est arrivé à en créditer les Grecs et les Romains, au lieu de les attribuer au Hébreux … "

-> Le Rav Yérou’ham Leibovitch de Mir a dit un jour :
"Certains peuple nous accusent de leur avoir volé leur sagesse.
S’il en était réellement ainsi, on serait en droit de s’attendre à ce que les victimes de ce vol se situent à la pointe de la morale et de la justice, et que les voleurs, au contraire, se retrouvent au bas de l’échelle.
Or que voyons-nous justement ?
Ces civilisations, dont nous aurions pillé la culture, ont disparu depuis déjà bien longtemps à cause de leur immoralité et de leur cruauté, alors que notre peuple est toujours là, bien vivant, avec ses Justes, ses grands maîtres et ses bienfaiteurs, dans chaque génération.
Cela suffit à dénoncer la malhonnêteté de ces nations que nous aurions prétendument dépouillées. "

-> Il est intéressant de conclure par les paroles du rav Wolbe à ce sujet :
"Le peuple d’Israël est : le "cœur du monde", et la Torah : "le cœur d’Israël.

Tous les vestiges de pureté, de vérité ou de sainteté ont pour même source notre peuple et sa Torah, foyer du monde dont émanent aujourd’hui de pâles lueurs.

Grâce à D., notre Torah est bel et bien là, avec nous, et le centre de notre cœur n’est pas vide.
Mais il nous incombe de sauvegarder précieusement l’intériorité, le sens profond de notre vie.

Lorsqu’on vit dans une société attirée par les futilités, par le spectacle, par la recherche d’une "situation" et de titres honorifiques, et donc, dans une société qui se laisse emporter par un mouvement centrifuge (tendance à s'éloigner du centre), cela requiert de notre part un grand nombre de concessions.

Maintenons-nous donc dans notre centre spirituel, dans les profondeurs de l’étude de la Torah et de la pratique des mitsvot, dans la modestie et la simplicité.
Car telle est notre place "dont émane la lumière du monde", et parce que le cœur est l’organe vital de la création.

Soyons donc des hommes de cœur et construisons le cœur du monde ! "

La raison de la guerre

Lorsque Napoléon est parti envahir la Russie, son armée comptait de nombreux soldats juifs originaires de France. Lorsque Napoléon a été vaincu, beaucoup de ces soldats sont restés en Russie et ont épousé des femmes juives qui y vivaient.
Le rav 'Haïm de Volozhin fait remarquer qu’il est possible que le but même de la guerre ait été que ces soldats viennent en Russie et épousent ces femmes.

Quelques citations d’Anne Frank …

+++ Quelques citations d’Anne Frank …

-> "Dieu ne m'a jamais abandonnée et ne m'abandonnera jamais"

-> "La chose importante à garder en tête est qu'il ne faut jamais attendre une minute pour commencer à changer le monde."

-> "Pense à toutes les merveilles qui t’entourent et sois heureux."

-> "Vous pouvez toujours, toujours donner quelque chose, même si c'est seulement la gentillesse."

-> "Je ne reculerai devant aucune vérité, quelle qu'elle soit, car plus on tardera à la dire, plus elle sera dure à entendre."

-> "Et qui est heureux rendra heureux les autres aussi, qui a courage et confiance ne se laissera jamais sombrer dans la détresse."

-> "On ne connaît vraiment les gens qu'après avoir eu une bonne dispute avec eux, alors seulement on peut juger de leur caractère."

-> "La paresse séduit, le travail satisfait."

-> "Cet homme a un grand esprit mais est si petit dans ses actes."

-> "Sors, va dans les champs, dans la nature et au soleil, sors et essaie de retrouver le bonheur en toi : pense à toute la beauté qui croit en toi et autour de toi et sois heureuse ! "

-> "N'est-il pas merveilleux que nous pouvons tous, à l'instant même, travailler à la création d'un monde meilleur?"

-> "Je veux continuer à vivre, même après ma mort ! "

Le Tsadik dans le monde d’aujourd’hui

-> Rabbi Nathan de Breslev (Likouté Halakhot - Birkat Hayaréa'h 4,31-33) écrit :
"Pendant la Révélation du mont Sinaï, tous les juifs furent amenés à un niveau de prophétie qui accrut l'acuité de leur imagination. Ce qui signifiait qu'ils auraient toujours la capacité de renouveler et accroître leur foi.
C'est Moché qui amena les juifs à ce niveau. Sans sa direction, ils n'auraient pas été dignes de recevoir la Torah, la prophétie ou la foi ...
Cela nous enseigne que nous devons constamment rechercher le Tsadik authentique à chaque génération, car il possède un aspect de cette prophétie, et en clarifiant notre imagination, il nous aide à renouveler notre foi.

Il semble que nous ayons ici à faire face à un paradoxe : nos Sages disent que tous les juifs se trouvaient présents sur le mont Sinaï pour le don de la Torah : nos âmes s'y trouvaient et accédèrent toutes au niveau de prophétie, indispensable à la clarté de l'imagination et à la foi. Pourquoi alors, ce besoin de rechercher le Tsadik?
Nous avons déjà subi cette purification au Sinaï, et notre foi a déjà été purifiée.
Cette question est en fait similaire à l'objection qui s'élève souvent : pourquoi se rendre chez le Tsadik? Si la Torah, que nous avons reçue au Sinaï, peut purifier notre foi, pourquoi s'obliger à un voyage chez le Tsadik dans ce but?
Nous pouvons y accéder par l'étude de tous les ouvrages de Torah en restant chez nous. Rabbi Na'hman ne met-il cependant pas l'accent sur le fait que nous devons nous rendre chez le Tsadik, car sans un lien très fort à sa personne, notre foi ne peut être pure."

Rabbi Nathan explique que les enseignements de Rabbi Na'hman sont la vérité éternelle ; ils sont clairs pour quiconque recherche la sagesse. La foi est quelque chose dont nous devons nous imprégner quotidiennement.
Chacun des jours de la création, chacun des jours de la vie de l'homme, est quelque chose d'entièrement nouveau et différent, qui n'a jamais existé auparavant. Chaque jour par conséquent, la Royauté et la Gloire de Dieu se manifestent d'une manière absolument première et unique, ce qui nécessite que notre recherche de Dieu soit un processus continu et croissant. Chaque jour doit donc voir un renouveau de foi.
Il ne suffit pas d'avoir eu la foi, même une foi très pure, hier ou plusieurs jours auparavant.

Nous avons tous en outre été créés avec la possibilité d'exercer notre libre arbitre. En d'autres termes, aussi longtemps que nous vivons, nous devons constamment relever le défi de choisir entre le bien et le mal. Et, comme chaque jour est une création nouvelle, le Penchant du Mal (yétser ara) cherche toujours, par toutes sortes de moyens, à réduire à néant notre foi en Hachem.
Cela signifie que nous devons constamment surmonter de nouvelles épreuves, de nouveaux obstacles, susceptibles de nous éloigner d'Hachem et saper notre foi. Pour les vaincre et demeurer absolument fidèles à notre foi, avoir reçu la Torah et l'étudier personnellement est manifestement insuffisant.
Seuls les Tsadikim authentiques de notre génération sont en mesure de nous révéler des enseignements et des interprétations de Torah qui, dans leur originalité, favorisent notre combat quotidien contre toutes sortes de doutes.
Ce n'est que par l'intermédiaire du Tsadik que nous pouvons parvenir à de nouvelles révélations de Torah et de foi.

On peut mieux comprendre cela à la lumière de ce qui se passa lors de la faute du Veau d'or. Les juifs avaient été miraculeusement libérés d'Egypte; ils furent témoins d'une suite de miracles, lors de la traversée de la mer Rouge et dans le désert, miracles dont l'apogée fut la Révélation d'Hachem Lui-mêmesur le mont Sinaï.
Ils furent purifiés de leurs souillures et doués de prophétie. Et quarante jours plus tard ... ils firent une idole!
Nous devons nous demander : "Y a-t-il quelque chose de plus puissant que l'exercice du libre arbitre? Imaginons un peu la force du Penchant du Mal, qui put égarer le peuple après tant de prodiges."

La guémara (Shabbath 89a) enseigne que le Satan poussa les juifs à faire le veau d'or, en leur montrant que Moïse était mort. Livrés à la panique, croyant avoir perdu leur guide, le Tsadik de leur génération, ils se dépêchèrent de façonner une idole destinée à les guider et les protéger. Aussitôt que Moïse réapparut, il détruisit l'idole et apporta plus tard les secondes Tables de la Loi. En agissant de la sorte, il put réinstaller la foi dans le cœur du Peuple juif. La leçon que nous tirons de tout cela est claire: nous devons constamment décupler nos forces par une foi renouvelée, inspirée du pouvoir du Tsadik.

-> Rabbi Nathan continue :
Ce qui se passa pour les juifs dans le désert se passe pour nous de nos jours. C'est la foi dans les Tsadikim qui est le champ de bataille entre le Satan et le Peuple juif.
Le Penchant du Mal renouvelle constamment ses attaques, et plus particulièrement contre le Tsadik authentique de la génération, le mettant en butte à l'opposition humaine, provenant souvent des individus les plus éminents des communautés juives.
En agissant de la sorte, le Satan espère cacher et isoler le Tsadik de la génération, tout comme il convainquit les juifs du désert que le Tsadik authentique, Moché, avait disparu.

L'Histoire n'est qu'un éternel recommencement : un certain Tsadik apparaissait dans une génération et les gens ne cessaient de le critiquer, d'émettre des doutes quant à ses possibilités. Des années plus tard, après sa mort, les gens se projetaient quelques années en arrière, pour prendre conscience qu'il s'agissait en fait d'un vrai Tsadik, dont les enseignements étaient réellement de nouvelles révélations de Torah et de foi.
Le Tsadik de leur propre génération ne leur aurait pas inspiré les mêmes vues. Il aurait été ridiculisé et ses capacités mises en doutes, tout comme le Tsadik de la génération précédente.
Par la suite évidemment —quand il cesse d'être le Tsadik de la génération en cours - on le reconnaît naturellement à sa juste valeur. La génération se pose alors des questions sur son propre Tsadik... et le processus se poursuit ...

Qui ne reconnaît pas par exemple aujourd'hui Arizal comme le plus grand Cabbaliste des temps modernes, Tsadik authentique sans conteste de sa génération?
Il rencontra cependant une opposition farouche de la part de ses contemporains, qui refusaient d'admettre qu'à leur époque, il était possible à un Tsadik de pénétrer si profondément les enseignements ésotériques redoutables de la Kabbale et d'en tirer de nouveaux éclaircissements ; ils n'arrivaient pas à croire qu'il pouvait accéder à un tel niveau de prophétie et de sainteté.
Des années plus tard, quand la génération connut un nouveau Tsadik, le Satan ne chercha plus à cacher la grandeur d'une telle figure et le Arizal fut accepté par tous.
Il en fut de même du Baal Shem Tov qui, malgré (ou à cause de) la lumière merveilleuse et impressionnante qu'il diffusait, dut faire face à un antagonisme farouche et fut sans cesse persécuté. Ses détracteurs avaient déjà reconnu les immenses qualités de Rabénou haAri et son caractère unique, mais ils ne pouvaient pas accepter le Tsadik de leur propre génération, le Baal Shem Tov.
Néanmoins, quelques années plus tard, il fut lui aussi reconnu comme ayant été le Tsadik authentique de sa génération.

Du fait que le Tsadik authentique doit malheureusement être sans cesse exposé à l'antagonisme de ses contemporains, sa lumière est cachée au monde. Les efforts qu'il déploie pour révéler la vérité dans les ténèbres sont un combat continu, semblable à celui que nous menons par nos efforts constants pour reconnaître, accepter le Tsadik authentique, et nous attacher à lui. Toutes sortes de dissimulations, sous forme de conflits et d'argumentation stérile nous empêchent de nous lier à lui et, par conséquent, de renouveler notre foi.
Nous n'avons donc, en fin de compte, d'autre choix que de rechercher sans répit la vérité ..., car là où se trouve la vérité, on peut reconnaître le Tsadik authentique."

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-> Ailleurs, rabbi Nathan de Breslev (Likouté Halakhot - Chélou'hin 5,10-12) examine en détail la faute perpétrée par les juifs qui firent le Veau d'or. S'approchant d'Aharon, ils lui dirent : "Fais nous un dieu qui marche à notre tête, puisque Moché, l'homme qui nous a fait sortir du pays d'Egypte, a disparu" (Ki Tissa 32,1).
Rabbi Nathan écrit : "O vous, qui cherchez à étudier en toute sincérité la Torah, considérez que toute la faute commise par les juifs était de ne pas avoir recherché notre maître Moché. Ils conclurent très vite qu'il avait disparu et finirent par s'adonner à l'idolâtrie.
C'est ce que signifie le verset : "Car je sais qu'après ma mort, vous serez corrompus" (Vayélé'h 31,29). Mais ne savons-nous pas que le Tsadik ne meurt jamais? (Cf. plus haut). C'est nous qui sentons qu'il n'est plus avec nous ...
Aussi longtemps que nous sommes liés au Tsadik, nous pouvons tirer largement profit de lui et de ses enseigne-ments. Mais quand il ne fait plus partie de notre réalité, c'est nous qui nous corrompons.

Notre recherche du Tsadik authentique doit donc se poursuivre continuellement, sans répit. Même après sa disparition, il reste toujours un individu, et parfois même plusieurs, qui s'étant imprégnés de ses enseignements sont à même de les transmettre aux autres.
Nulle génération n'est orpheline ; le Tsadik laisse toujours sa bénédiction, c'est-à-dire ses enseignements, dans ce monde et on peut les retrouver chez ses disciples.

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-> Rabbi Na'hman ('Hayé Moharan - 307) disait :
"Je ne suis pas venu dans ce monde pour moi-même. J'y suis venu pour rapprocher de Hachem l'âme des juifs. Je ne peux cependant aider que celui qui vient à moi et me dit ce dont il a besoin."

-> Rabbi Na'hman ('Hayé Moharan - 332) disait : "Je suis une rivière qui nettoie toutes les taches." Quiconque a suivi les conseils de Rabénou et parlé à Hachem en hithbodédout connaît la merveilleuse sensation d'être capable d'épancher son cœur et d'exprimer ses sentiments les plus intimes. Il sait que là où il se trouve, Hachem est avec lui et attend qu'il se repente et se rapproche de Lui.
Il sait aussi qu'indépendamment des difficultés de la vie, quand l'heure arrive et que ses jours touchent à leur fin, il peut toujours compter sur la force et le pouvoir du Tsadik authentique qui plaidera sa cause devant la Cour Céleste. Il sait qu'en fin de compte, le Tsadik authentique, Rabbi Na'hman, rectifiera et purifiera son âme.
[rav 'Haïm Kramer]

-> Sachons enfin que Rabbi Nahman ressent envers nous la même sympathie que nous ressentons pour lui et ses enseignements. "Si une personne ne fait simplement que s'attacher à Rabénou, dit une fois Rabbi Nathan de Breslev (Sia'h Sarfé Kodech I-713), le Rabbi ne l'abandonnera pas avant d'avoir rectifié son âme."

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-> Rabbi Na'hman ('Hayé Moharan - 227) dit :
"C'est sûr, l'homme doit lutter principalement pour atteindre le but ultime. On ne peut dans cette vie savourer réellement la signification ou le sentiment de cette proximité du Tsadik à cause de la matérialité de notre corps et de tous les autres obstacles.
L'essentiel par conséquent est de s'efforcer d'atteindre le but ultime : quand on quittera ce monde après une longue vie bien remplie, on comprendra ce qu'on a entendu longtemps auparavant. Chacun en outre accédera aux joies spirituelles.
Heureux celui qui croit d'une foi profonde en Hachem et au Tsadik authentique, et qui accomplit ce que dit le Tsadik. Il ne connaîtra jamais l'humiliation, ni la honte, ni dans ce monde, ni dans le monde futur."