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Pleurer pour l’âme d’une personne qui vient de mourir

-> Selon le Maavar Yabok, pleurer pendant l'éloge funèbre apporte un grand bénéfice à l'âme du défunt. En effet, par le biais des larmes, les portes des larmes, qui ne sont jamais fermées, s'ouvrent pour permettre au défunt d'entrer, et dans ce domaine, l'Attribut du jugement est grandement atténué par les larmes.

Toutefois, le Maavar Yabok précise que cela n'est vrai que si les pleurs sont pour amener du bien à l'âme du défunt (qui continue sa vie dans le monde de Vérité), et non sur la perte de la présence physique (dans ce monde).
[Zéra Chimchon - 'Hayé Sarah 23,2]

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[selon la halakha, la période réservée aux éloges est plus longue que celle réservée aux pleurs, comme le dit la guémara (Moed Katan 27b), les 3 premiers jours de Shiva sont consacrés aux pleurs et les 7 autres aux éloges. ]

Le cercueil de Yossef

+ Le cercueil de Yossef :

-> Au moment de quitter l'Egypte, Moché voulut tenir la promesse faite à Yossef il y a de nombreuses années, à savoir que les Bné Israël emporteraient ses os avec eux.
Où se trouvait le cercueil de Yossef avec les os à l'intérieur?
Personne ne le savait jusqu'à ce que Séra'h bat Asher soit interrogée par Moché et qu'elle lui dise que le cercueil avait été placé par les égyptiens dans le Nil. [guémara Sotah 13a]

Moché écrivit sur une tablette, la jeta dans le Nil et le cercueil remonta à la surface. Qu'est-ce qui était écrit sur la tablette que Moshé a jetée dans le Nil?
Les avis divergent : soit le Nom spécial d'Hachem (midrach Aggada Béchala'h ; midrach Hagadol Vayé'hi), soit l'image d'un bœuf (Tan'houma Béchala'h 2), soit les deux (Pirké déRabbi Eliézer 54).
Rachi (Ki Tissa 32,4) adopte une approche différente et affirme que le mot "Lève-toi, bœuf" était écrit sur la tablette.

-> D'où vient la tablette que Moché a jetée dans le Nil?
Une opinion lie la tablette à la coupe spéciale de Yossef qu'il avait secrètement placée dans le sac de Binyamin pour inciter les frères à retourner en Egypte.
Cette coupe était divisée en quatre morceaux. L'un d'eux portait l'image d'un lion, un autre l'image d'un bœuf, un autre l'image d'un aigle et enfin le dernier morceau portait l'image d'un homme. Ce sont les fameuses quatre images de la vision de Yé'hezkel du char d'Hachem (Yé'hezel 1,10).
Moché jeta l'un après l'autre chaque morceau dans le Nil, mais le cercueil de Yossef ne se souleva pas, jusqu'à ce que le dernier morceau avec l'image d'un homme y soit jeté. [midrach haGadol - Vayé'hi]

-> Qu'est-il advenu des ossements de Yossef?
Selon une opinion, ils sont restés dans le cercueil et ont voyagé avec les Bné Israël dans le désert pendant 40 ans. [Tsror Hamor - Bamidbar]
L'autre opinion est que les os ont été enveloppés dans une peau de mouton et que Yossef est devenu un mouton et a erré avec les Bnei Yisrael pendant 40 ans. [Tossefot Shantz - Sotah 13a ]

Les golems

+ Les golems :

-> Dans la littérature juive, un golem est un être créé par d'autres êtres humains à partir de matière inanimée. Un golem est un corps, une forme humaine pleinement fonctionnelle, mais il est incapable de parler et n'a pas d'âme.
Le mot "golem" (גולם) apparaît dans le livre des Téhilim (גָּלְמִי - masse informe).
La michna (Pirké Avot 5,6) utilise également ce terme pour décrire une personne grossière ou inculte (גוֹלָם - guolam - un sot).

Le terme "golem", tel qu'il est utilisé dans le langage moderne pour décrire un humanoïde (ressemblant à l'humain) créé par des moyens mystiques par certains individus pieux, a été introduit au 12e siècle.
Traditionnellement, ces golems étaient créés afin d'aider dans des tâches personnelles ou pour la protection de la communauté.

La guémara (Sanhédrin 38b) dit qu'Adam harichon a d'abord été créé comme un golem, ou une enveloppe sans forme achevée, avant de devenir un être humain complet doté d'une âme.
[selon les termes de la guémara : "le jour où Adam, le premier homme, fut créé, se déroula comme suit : pendant la première heure du jour, sa poussière fut rassemblée. Pendant la deuxième heure, une forme indéfinie fut modelée. Pendant la troisième, ses membres furent allongés. Pendant la quatrième, une âme lui fut insufflée. Pendant la cinquième, il se tint debout sur ses jambes ..." (on voit que l'âme n'est venu qu'à la 4e heure!)]

Au sujet de la création de l'homme : "Hachem façonna l'homme ... et l'homme devint une âme vivante (néféch 'haya)" (Béréchit 2,7), Onkelos écrit : "Il devint un esprit parlant".
L'être humain est un composite de corps et d'âme, et la fusion de ces deux composantes essentielles de l'humain se fait par la parole (selon le Maharal ; Kouzari). C'est la faculté de parler qui élève une personne au statut d' "humain".
La parole a été donnée à l'humanité afin de révéler aux autres les pensées et les émotions exprimées par l'âme humaine. [Maharal - Nétivot Olam - Nétiv haAvoda - chap.2 ]
Étant donné qu'un être humain, aussi saint et sage soit-il, ne peut créer une âme humaine, un golem n'a pas la capacité de parler. [Maharal - 'Hidouché Aggadot - Sanhédrin 65b]

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-> Pour les hommes saints de l'histoire juive qui maîtrisaient les textes mystiques et qui étaient extrêmement vertueux, créer un golem n'était pas un exploit particulièrement fantastique. Pour quelqu'un avec cette envergure spirituelle, créer un golem n'est pas plus impressionnant que de planter une graine de pomme dans le sol et de regarder le pommier pousser. Pour ces individus uniques, influencer les énergies surnaturelles dans le domaine spirituel de la vie n'était pas différent de manipuler les énergies naturelles dans le domaine physique, matériel.
Il existe une méthode pour les pommes et une autre pour les golems.

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+ Les golems bibliques :

-> Le premier golem a été créé par Enoch, le petit-fils d'Adam. Les gens de sa génération lui ont demandé : "Quel est le nom de ton père?", ce à quoi il a répondu : "Seth".
"Quel est le nom de ton grand-père?" ; "Adam", a-t-il répondu.
"Et quel était le nom du père d'Adam?" demandèrent-ils. "Il n'avait pas de père", expliqua Enoch. "Hachem créa sa forme à partir de la terre, puis insuffla dans ses narines une âme vivante."
Ils dirent à Enoch : "Montre-nous comment cela s'est passé."
Enoch prit alors une poignée de terre et forma l'image d'un homme, et l'esprit maléfique entra dans ses narines et il prit vie.
Le peuple déclara que cet être était leur dieu et ils crurent en lui. [ce midrach est cité dans le commentaire du Roch, rabbi Asher ben Yé'hiel]
Cette entité golem en égara beaucoup.

-> Le séfer Yétsira (litt. le Livre de la Création), est un ouvrage kabbalistique sur la façon dont la création s'est produite, qui est attribué à Avraham.
Ainsi, le grand-père du 'Hida, le 'Hessed léAvraham (Nahar 5), écrit que Avraham créait du bétail en utilisant le Séfer Yétsira, comme il est écrit dans le verset : "le veau qu'il a fait (achèr assa)" (Vayéra 18,8).
Le Malbim (Vayéra 18,7-8) écrit que le veau qui fut servi aux anges venus lui rendre visite était un veau qu'Abraham avait créé (utilisant des formules pour créer un golem en forme de veau).

-> Voir également les golems dans le récit de Yossef et ses frères : https://todahm.com/2018/12/09/les-golems

-> Il existe également une légende sur Ben Sira, qui est présenté comme le fils du prophète Yirmiyahou. Certaines sources affirment qu'il a créé un golem. L'histoire se déroule comme suit :
Ben Sira souhaitait étudier le séfer Yétsira. Alors une voix céleste se fit entendre : "Tu ne peux pas créer [une telle créature] tout seul".
Il se rendit chez son père Yirmiyahou. Ils s'affairèrent à cette tâche et, au bout de 3 ans, un homme fut créé pour eux, sur le front duquel était inscrit le mot "émet", comme sur le front d'Adam.
Alors l'homme qu'ils avaient créé leur dit : "D. seul a créé Adam, et lorsqu'il a voulu laisser Adam mourir, il a effacé le aleph du mot émet et il est resté mét (mort). C'est ce que vous devez faire avec moi et ne pas créer un autre homme, de peur que le monde ne succombe à l'idolâtrie comme aux jours d'Enoch."
L'homme créé leur dit : "Inversez les combinaisons de lettres [par lesquelles il a été créé] et effacez l'aleph du mot émet de mon front", et immédiatement il tomba en poussière.
[rabbi Yéhouda haTsadik de Speyer - dans le manuscrit séfer Guématriot]

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+ Les golems talmudiques :

-> Le sage talmudique Rava étudia le séfer Yétsira, et à partir de ces informations, créa un golem. [Sanhédrin 65b]

Rabbi Zéra reconnut qu'il s'agissait d'un golem, et non d'un véritable être humain, et le réduisit en poussière.
Rabbi Tsadok haCohen de Lublin (Divré 'Halomot - chap.6) explique que l'une des raisons est qu'un golem peut se retourner contre son créateur et causer des dégâts.

-> Le Talmud (Sanhédrin 65b; 67b) mentionne également la création d'un animal (golem) de la même façon.
Rav 'Hanina et Rav Oshia s'asseyaient ensemble tous les vendredis et étudiaient le séfer Yétsira. Grâce à leur étude, un veau était créé, et ils le mangeaient à leur repas du Sabbath. [Chla haKadoch - Torah Chébi'htav - Vayéchev]
Il est intéressant de noter que ces incidents sont mentionnés de manière très factuelle, sans fanfare ni étonnement. Un individu vertueux (tsadik) qui puisait dans les royaumes spirituels et les utilisait était considéré comme une évidence.

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+ Créateurs de golems plus récents :

-> On dit que Rabbi Shimon de Gabirol, poète et philosophe juif du 11e siècle, aurait créé des servantes golems. [rabbi Yossef Shlomo Dilmedigo - Métsaref lé'Hokhma]

-> On attribue à Rabbi Avraham Ibn Ezra (11-12e siècle) la création d'un golem. [rabbu Yéhouda Moskato - Kol Yéhouda]
De plus, on dit que le Ibn Ezra aurait créé un golem en présence de Rabbi Yaakov ben Meir, Rabbénou Tam, et déclaré : "Voyez quels pouvoirs Hachem a insufflés aux lettres hébraïques!"
Rabbénou Tam a ensuite ramené la créature à son état d'origine, celui d'un simple morceau d'argile. [texte du 13e siècle pseudo Saadia Gaon - commentaire sur séfer Yétsira 2,5 ]

-> Le rabbi Shmouel ben Kalonymus HaChassid de Spire, un Tossafiste du 12e siècle, aurait créé un golem pour l'accompagner et le servir tout au long de ses voyages à travers l'Allemagne et la France.

-> Il est documenté que le rabbi Avigdor Kara de Prague a fabriqué un golem au 15e siècle. [rapporté par rabbi Meir de Prague (qui a vécu au 17e siècle) - dans son Méguilat Youchsin]

-> Le rabbi Eliyahou Baal Shem était un rabbin polonais qui a occupé le poste de grand rabbin de Chelm au 16e siècle. Son arrière-petit-fils, le rabbin Yaakov Emden (Shéélat Yaavets - vol.2), écrit qu'il a créé un golem, mais qu'il l'a détruit par crainte qu'il ne devienne trop grand et ne cause des dégâts. Ce faisant, le golem lui aurait griffé le visage.
[Le 'Hida rapporte qu'ayant beaucoup grandi, il a craint qu’il ne détruise le monde, c’est pourquoi il a enlevé le Nom de D. de son front et il est retourné à la poussière.
On a vu précédemment qu'un golem peut se retourner contre son créateur et causer des dégâts (rabb Tsadok haCohe). ]

-> Il existe un récit concernant le Gaon de Vilna. Il connaissait bien le séfer Yétsira avant sa bar-mitsva et il entreprit de créer un golem. Au cours de cette entreprise, on lui fit comprendre du Ciel qu'il ne devait pas continuer car il était trop jeune. [rav 'Haïm de Volozhin - intro au commentaire du Gaon de Vilna - Safra détsinouta ]

-> Au fil des siècles, des sources notables extérieures à la communauté juive ont également attesté de ces pratiques. Au 17e siècle, Samuel Brenz relate dans un pamphlet anti-juif la sorcellerie utilisée par les juifs pour créer un "hamor golim", une image ressemblant étroitement à un être humain, qui consiste à l'animer en chuchotant ou en murmurant une incantation.
De même, la création d'un golem juif est mentionnée dans une lettre latine influente écrite par Christoph Arnold au hébraïsant chrétien Johann Christoph Wagenseil en 1674 :
"Après avoir récité certaines prières et observé certains jours de jeûne, ils façonnent une figure humaine en argile, et lorsqu'ils ont prononcé le Tétragramme, l'image prend vie.
Bien que l'image ne puisse pas parler, elle peut comprendre ce qui lui est dit."

Il mentionne également spécifiquement le golem du rabbin Eliyahou Baal Shem.

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+ Le golem du Maharal :

-> Le golem le plus célèbre de la tradition juive est celui attribué au Maharal de Prague (16e siècle). Cet épisode fascinant est entouré de mystère.
Bien qu'il existe de nombreuses versions de l'histoire, voici un résumé de ce qui s'est passé : les juifs de Prague étaient victimes de diffamations et couraient un réel danger, alors le Maharal créa un golem pour les protéger. Le golem fut nommé Yossele. Finalement, le golem devint effrayant et violent, et le Maharal fut contraint de le détruire.
Le corps du golem fut entreposé dans le grenier de la synagogue Altneu à Prague, où il pouvait être ramené à la vie si nécessaire. À ce jour, le grenier n'est pas ouvert au grand public, et certains pensent que les restes du golem s'y trouvent toujours.

=> Cette histoire est-elle authentique ou pas?

Certains remettent en question l'historicité du golem de Prague.
La question n'est pas de savoir s'il est possible ou non de créer un golem, mais si le Maharal en a réellement créé un. La principale raison de cette incertitude est qu'il ne semble y avoir aucune mention de cela dans les écrits du Maharal ou de quiconque ayant vécu à son époque :
- le rabbi David Gans (le Tséma'h David), l'un des élèves les plus éminents du Maharal et auteur d'une biographie du Maharal, ne fait aucune mention du golem.
- le 'Hida, a écrit des biographies sur les grands personnages de l'histoire juive. Il évoque le golem de rabbi Eliyahou le Baal Shem, mais lorsqu'il parle du Maharal, il ne fait aucune mention du golem. ['Hida - Shem Haguédolim]
- le rabbi Meir Pereles de Prague était un parent du Maharal qui a vécu un peu plus d'un siècle après lui. Il écrit dans son Méguilat Youchsin à propos des deux golems du rabbi Eliyahou Baal Shem et du rabbi Kara, mais ne mentionne pas le Maharal.

-> Le golem du Maharal n'est mentionné que dans des ouvrages plus tardifs. Le rabbi Shlomo Yéhouda HaKohen Rappoport, un rabbin pragois du 19e siècle, se demande pourquoi les écrits de ses contemporains ne font aucune mention du golem du Maharal. [dans sa lettre jointe à K.Lieben - Gal Eid ]

-> La première mention imprimée du golem du Maharal semble avoir été faite dans un journal dans les années 1830, soit environ deux siècles après la mort du Maharal.
[la référence imprimée la plus ancienne semble être de B. Auerbach - Spinoza (paru à Stuttgart en 1837)]
Cependant, ce n'est pas vraiment cet article de journal qui a fait connaître le golem de Prague. L'histoire est devenue célèbre après avoir été publiée en 1909 dans un livre intitulé Niflaot HaMaharal, par le rabbin Yudl Rosenberg. Ce dernier était également connu pour avoir traduit le Zohar en hébreu, et a ensuite occupé le poste de président du tribunal rabbinique de Montréal, au Canada. Le livre a connu un grand succès et a été traduit en plusieurs langues.

L'éditeur écrit dans l'introduction que le livre a été copié à partir d'un manuscrit caché dans la bibliothèque royale de Metz, qui aurait été écrit à l'origine par le rabbin Its'hak HaKohen Katz, le Mahari Katz, gendre du Maharal. Bien qu'il soit généralement considéré comme un canular dans les milieux universitaires, aucune étude scientifique n'a jamais été consacrée à cette question spécifique. [rav Pin'has Taylor]

Quelques années plus tard, le même éditeur a publié un livre sur le pectoral du grand prêtre. Cette histoire était une œuvre de fiction. L'histoire racontée dans Niflaot HaMaharal présente également des signes de fiction, avec des incohérences dans les événements, des termes anachroniques et le fait qu'il ne semble pas y avoir eu de "bibliothèque royale de Metz".
Il existe des preuves que le rabbin Rosenberg lui-même a ouvertement reconnu que ces livres étaient des œuvres de fiction.
[par exemple, le 18 février 1931, la communauté juive de Montréal a célébré le soixante-dixième anniversaire du rabbin Rosenberg et a créé un journal souvenir lors du banquet organisé en son honneur.
Ce journal répertorie certaines de ses œuvres, et Niflaot HaMaharal ainsi que l'histoire du pectoral y sont mentionnés comme des œuvres de fiction. ]
Le rabbin Rosenberg a écrit des romans historiques et des nouvelles afin d'inculquer les valeurs juives et d'offrir une alternative à la prolifération des romans allemands et français disponibles.

D'un autre côté, même si le livre du rabbin Rosenberg a été compilé comme une fiction historique, cela ne signifie pas nécessairement que le Maharal n'a pas créé de golem. Le livre du rabbin Rosenberg a popularisé l'histoire du golem, mais cela ne signifie pas qu'elle n'avait aucun fondement historique.

Certains chercheurs suggèrent des raisons pour lesquelles l'histoire du golem n'a pas été consignée par le Maharal ou ses contemporains. [comme Gershom Winkler - The Golem of Prague (1980) ]
De plus, avant même la première publication de l'histoire dans le journal en 1837, il est fait mention d'une histoire orale du golem de Prague. Ces histoires remontent au moins à la fin du 18e siècle.
[il existe une tradition selon laquelle le Noda BiYéhoudah, aurait voulu visiter les restes du golem dans le grenier de la synagogue Altneu à Prague. ]
De plus, le rabbin Yossef Shaul Nathansohn, le Shoel ouMétiv, s'est rendu à Prague et a voulu se rendre à la synagogue Altneu où repose le golem. Le gabaï lui a dit qu'avant que le Noda BiYéhouda ne monte là-haut, il avait jeûné et s'était rendu au mikvé, puis il s'était enveloppé dans un talit et des téfilin et était monté. Quand il est redescendu, il a dit que personne d'autre ne devait monter là-haut. [Olat ha'Hodech - Talmudical Monthly Journal - Sivan (1979) par Dov Ber Schwartz]

-> Le Rayatz de Loubavitch a visité le grenier de la synagogue Altneu à Prague. Cela est consigné dans des documents contemporains, les écrits de son successeur, le Rabbi de Loubavitch (Torat Ména'hem - Hitvadious (1992) - vol.1).
Selon un récit, lorsqu'on lui a posé la question, le Rayatz a choisi de ne pas répondre. [dans ce même Torat Ména'hem ]
Selon un autre récit, il a rapporté avoir vu ce qui restait du golem.
[dans une copie d'une note manuscrite du Rabbi de Loubavitch, il rapporte avoir entendu du Rayatz qu'il avait vu les restes du golem dans le grenier de la synagogue. Voir Kfar 'Habad Magazine, numéro 798, 1998. ]

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-> La grandeur du Maharal est incontestable et plusieurs sources attestent également de sa connaissance parfaite en Torah cachée. [ainsi, l'interrogation n'est pas de s'il pouvait en créer un, mais plutôt de savoir s'il l'a fait. ]
Même si les contemporains du Maharal n'ont pas ouvertement mentionné son golem, leurs écrits contiennent quelques indices à ce sujet.

Le rabbi Tzvi Ashkenazi, grand sage du 17e siècle connu sous le nom de 'Hakham Tzvi, cite le Maharal et le décrit comme celui "qui a utilisé l'influence divine, comme chacun sait". [Téchouvot 'Hakham Tzvi - n°76]

Le rabbi Tzvi Elimélé'h Shapira de Dinov, grand sage et kabbaliste du 19e siècle, écrit : "Il est connu que les paroles du Maharal de Prague étaient prononcées avec une intuition divine et qu'il avait l'habitude d'utiliser le séfer Yétsira". [Bné Yissa'har - maamaré Kislev-Tévet - maamar 2]

On ne sait pas exactement à quoi fait référence "utiliser le séfer Yétsira", mais cela pourrait servir à étayer l'idée que le Maharal a créé un golem.
Le rabbi Noa'h 'Haïm Levin, érudit du 19e siècle à la cour rabbinique de Kobrin, a publié une édition annotée du Méguilat Youchsin (livre abordé précédemment). Dans la note 7 de la chronique, il écrit : "S'il a fait usage de l'influence divine, nous ne devrions plus être surpris par l'histoire du golem qu'il a créé et qui est connue de tous."

Un érudit plus récent, le rabbi Shimon Zelichov, machguia'h de la Yéchivat 'Hokhmé Lublin, a déclaré : "Il est clair que le Maharal a utilisé le séfer Yétsira et créé un golem". [dans son Naharé Eich]

Le rabbi Yaakov Israël Kanievsky (le Steïpler) a également mentionné que le Maharal avait créé un golem afin de sauver la communauté juive. ['Hayé Olam - chap.30 ]

-> Quoi qu'il en soit, il existe une citation attribuée au rabbi Meir Arik, auteur du Téchouvot Imré Yocher, selon laquelle "on ne sait pas si le Maharal a réellement créé un golem. Cependant, avoir "créé" un élève du calibre du Tossafos Yom Tov est certainement un miracle encore plus grand!"
[son maître a été le Maharal, et il était un géant en Torah (ayant vécu : 1578-1654). ]

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+ La formule pour créer un golem :

-> Outre les personnages de l'histoire juive qui ont réellement créé des golems, nombreux sont ceux qui ont écrit sur les stratégies permettant de les créer.
À la fin du 12e siècle, on assiste à un regain d'intérêt pour le concept du golem et les techniques utilisées pour en créer un. Le rabbi Yéhouda Ha'hassid et le rabbin El'azar de Worms étaient deux sages éminents, qui ont tous deux écrit des commentaires sur le séfer Yétsira.
Le rabbin El'azar a consigné une technique pour créer un golem. Tout d'abord, on rassemble de la poussière en forme d'homme, puis on récite une formule de permutations de lettres hébraïques. Les combinaisons de lettres de la première moitié de l'alphabet hébreu lui donnent vie, tandis que celles de la seconde moitié le rendent inanimé.

Avec une technique similaire, on écrit le mot "homme" (adam) dans la poussière, puis on récite les combinaisons de lettres, et le golem se forme alors de lui-même.
Dans une autre méthode, on écrit plutôt le mot "vérité" (émet) en lettres hébraïques et on récite des permutations de lettres kabbalistiques. On efface ensuite la première lettre de "mét", de sorte que le mot s'écrit désormais mes (mort), ce qui le rend à nouveau inanimé.

D'autres rituels pour créer un golem consistent à réciter des combinaisons de toutes les lettres hébraïques tout en marchant en cercle autour de la poussière moulée. Pour détruire le golem, les combinaisons de lettres sont récitées à l'envers et le cercle est inversé. [attribué au rabbi Avraham Ibn Ezra]
De plus, le rabbin Yossef ben Shalom Ashkenazi, un kabbaliste de la fin du 13e siècle, a ajouté à sa technique un élément unique qui impliquait la visualisation de couleurs. [voir son commentaire sur le séfer Yétsira ]

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+ Les golems dans la loi juive :

-> Ces créations ont des implications halakhiques étonnantes.
Il s'agit notamment de questions telles que la nécessité ou non d'abattre rituellement un veau créé à partir de formules mystiques. Une telle vache peut-elle être utilisée pour le commandement de la égla aroufa?
Tuer un golem constitue-t-il un meurtre? Un golem peut-il être créé le jour du sabbat?

Un golem peut-il être pris en compte dans un minyan? La grande majorité des autorités juridiques juives répondent qu'un golem ne peut pas être pris en compte, mais les différentes raisons invoquées pour justifier cette réponse sont intéressantes à examiner.
De plus, il convient de noter que, bien que la plupart des autorités concluent qu'un golem ne compterait pas pour un minyan, plusieurs autorités ont au moins défendu l'idée qu'un golem pourrait compter pour un minyan.
Ce sujet est abordé par des autorités plus récentes comme par exemple, la Michna Béroura (55:44) et le 'Hazon Ich (Yoré Déa 116:1). Il est intéressant de noter que la Mishnah Berurah ne se prononce pas réellement, mais conclut plutôt qu'il s'agit d'un doute.
Il convient de noter que le rabbin Acher Weiss cite le rabbin Aryé Leib HaKohen, fils du 'Hafets 'Haïm, qui a demandé à son père pourquoi il avait mentionné cette question dans la Michna Béroura.
Il a répondu : "Afin de renforcer la foi simple dans le cœur du peuple juif, afin qu'il sache que de telles choses existaient, même dans les générations ultérieures, ce qui est merveilleux. "

Le rabbin Yossef Rosen, le Rogatchover Gaon, attribue au golem un statut juridique juif très particulier, affirmant qu'il n'appartient pas à la catégorie des "choses réelles". En d'autres termes, il n'est légalement classé dans aucune catégorie existante (animal, humain ou autre) et les commandements ne s'appliquent pas à lui.
C'est à travers ce prisme que les questions ci-dessus trouveraient une réponse. Ce qui explique que dans la guémara Rabbi Zéra pouvait simplement détruire le golem, pourquoi un golem "animal" ne nécessiterait pas d'abattage rituel, ...

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-> b'h, également sur les Golems : https://todahm.com/2018/12/09/les-golems

Même les paroles insignifiantes d'un homme sont inscrites et lues devant lui au moment de sa mort.
[rav 'Haïm Vital - Chaaré Kédoucha 2,5]

La force de se lier à un tsadik

+ La force de se lier à un tsadik :

-> "La lumière des tsadikim ... brille pour le monde entier comme le soleil. Celui qui ouvre ses fenêtres voit la lumière se déverser en lui.
De même, celui qui se rapproche des tsadikim atteint la sainteté et l'expansion de l'âme grâce à la lumière des tsadikim.

Cela n'est pas seulement vrai lorsque le tsadik est vivant dans ce monde, mais aussi lorsqu'il est passé dans l'autre monde. Parfois, dans le monde supérieur, une personne est conduite sur un chemin inconnu, dans l'obscurité et dans l'ombre de la mort. Et soudain, une lumière brille pour cette âme.
D'où vient cette lumière? C'est la lumière de l'âme du tsadik auquel cette personne a été reliée de son vivant, personnellement ou par ses enseignements.
De même, dans ce monde, il arrive qu'une personne ressente une élévation dans sa sainteté et son service d'Hachem, dans sa volonté et ses pensées, apparemment venue de nulle part. Il s'agit d'une révélation de la sainteté du tsadik auquel la personne est liée, qui s'éveille maintenant en elle".
[rabbi Klonimus Kalman de Piaseczna - séfer Déré'h haMélé'h - Yitro 5690]

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-> "La lumière des tsadikim apporte la joie" (ohr tsadikim yisma'h - Michlé 13,9).
Ainsi, ouvrons les fenêtres de notre âme et laissons entrer leur lumière, pour apprécier la vie selon la Vérité Divine.

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-> Hachem accomplit la volonté des tsadikim, parce qu'ils font régner la paix dans les hautes sphères [célestes].
[Zohar - Mikets p.194b]

-> Heureux sont les Justes (tsadikim) ici-bas et dans le monde futur. Bien qu'ils se trouvent dans les sphères Supérieures, leur mérite subsiste pendant des générations.
Quand les Bné Israël se repentent après qu'un décret a été prononcé contre eux, Hachem appelle les Justes qui se tiennent devant Lui tout en Haut, leur fait connaître ce décret et ils parviennent à l'annuler en suscitant la miséricorde divine.
Heureux sont les Justes, car il est dit au sujet de chacun d'entre eux : "Hachem te guidera constamment et prodiguera à ton âme des jouissances pures" (Yéchayahou 58,11).
[Zohar - 'Houkat 183a]

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-> voir aussi : Les paroles d'un tsadik illuminent et purifient ceux qui les entendent : https://todahm.com/2025/02/23/les-paroles-dun-tsadik-illuminent-et-purifient-ceux-qui-les-entendent

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-> Pourquoi le récit de la mort de Myriam fait-il immédiatement suite au chapitre sur la vache rousse?
Pour t’enseigner que, de même que les offrandes procurent l’expiation, de même la mort des justes (tsadikim) procure-t-elle l’expiation [des fautes d'Israël] (guémara Moéd katan 28a).
[Rachi - 'Houkat 20,1]

=> A première vue, le fait que la mort d'un homme puisse constituer un sacrifice expiatoire pour les fautes des autres est une idée choquante, étrangère au judaïsme qui insiste sur la responsabilité de chacun, comme il est dit (II Méla'him 14,6) : "Chacun mourra par son péché", et non pour expier ceux des autres.

-> Selon le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach 1,4), la Torah a comparé la mort des Justes (tsadikim) à la purification par les cendres de la vache rousse, car il s'agit dans les deux cas de décrets divins irrationnels et inexplicables.

En revanche, d'après le Chla hakadoch (sur le traité Taanit), la mort d'un tsadik n'est pas un expiatoire en soi ; elle apporte le pardon, car la disparition d'un homme important, à la conduite exemplaire, provoque un choc salutaire en faisant prendre conscience de la fragilité de l'existence et éveille au repentir, de même que la vache rousse réduite à un tas de cendres purifie le corps et l'esprit de celui qui a été en contact avec un mort.

[ex: de voir que même un géant spirituel, un ange humain meurt nous fait prendre conscience que nous aussi nous mourrons ; de plus, on peut avoir tendance à se reposer sur un grand tsadik en se disant qu'on est protégé, qu'on ne se tourne pas totalement vers Hachem se disant que le tsadik va nous aider par ses mérites, et en constatant sa disparition, on réalise que l'on n'a plus que Hachem sur qui compter par être sauvés! ; ... ]

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+ "La sagesse est avec les humbles"
[Michlé 11,2 ]

-> Selon la guémara ('Houlin 92a), il existe : "45 tsadikim, par le mérite desquels le monde continue d'exister".
Nos Sages discutent du nombre de ces justes (tsadikim) qui se trouvent en terre d'Israël et du nombre de ceux qui sont en exil à Bavel : "la plupart d'entre eux se trouvent dans la synagogue, dans la pièce d'en haut", c'est-à-dire cachés parmi les masses non honorées.

-> Rabbi Zvi Elimélé'h de Dinov (Bné Yissa'har - chap. sur 'hodech Nissan) parle de "grands justes (tsadikim) de chaque génération qui pouvaient accomplir des actes merveilleux ... ils ne sont pas connus du public ; parfois ils sont des coupeurs de bois ou des tireurs d'eau".

-> La guémara (Sanhedrin 97b) parle de 36 tsadikim cachés :
"Le monde ne compte pas moins de 36 tsadikim dans chaque génération qui saluent la Chékhina, comme il est dit : "Heureux tous ceux qui L'attendent" (Yéchayahou 30,18)"."

Cependant, Rava répond par une source suggérant qu'il y a 18 000 juifs tsadikim qui saluent la Chékhina à chaque génération.
La guémara réconcilie cette contradiction apparente en affirmant que seuls 36 voient la Présence divine "avec une vision complètement illuminée" (béispaklaréya méira), tandis que des multitudes voient la Présence divine avec moins de clarté" (béispaklaréya chééna méira).

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-> La bénédiction ne se trouve que dans une matière cachée à l'œil.
[guémara Baba Métsia 42a]

Le corps que nous aurons lors de notre résurrection

+ Le corps que nous aurons lors de notre résurrection :

=> Lors de la résurrection des morts, dans quel corps sera-t-on ressuscité?

-> Selon les kabbalistes, c'est le premier corps qui sera ressuscité, alors que selon les théologiens, c'est le dernier corps qui sera ressuscité.
(voir Zohar 1,131b&2,100a&3,308a ; Séfer haGuilgoulim 10-12)

-> Il me semble qu'il existe une solution intermédiaire. Selon la guémara (Makot 23b ; et Zohar 1,170b) les 248 commandements positifs correspondent aux 248 membres ; les 365 commandements négatifs correspondent aux 365 tendons. Chaque membre correspond à une mitsva particulière.
Nos Sages (Yoma 28b) disent que, bien qu'Avraham ait vécu avant le don de la Torah, il a observé tous les commandements, y compris érouvé tavchilin.
En comprenant l'essence spirituelle de ses propres membres, Avraham pouvait comprendre toute la Torah.

Par conséquent, lorsqu'une personne observe toute la Torah, elle rectifie et perfectionne la construction de son corps : ses 248 membres et ses 365 tendons.
À l'inverse, lorsqu'elle fait une faute en n'observant pas une mitsva, elle fait une faute dans le membre qui correspond à cette mitsva. Ce membre, pour ainsi dire, est manquant.
Par conséquent, la personne qui a causé un défaut/tâche en n'observant pas correctement un commandement positif ou une interdiction négative se ternit et se fait du tort à elle-même. Elle perd le membre correspondant au commandement dont elle s'est rendue coupable.
Par conséquent, elle doit subir de nombreuses incarnations jusqu'à ce qu'elle rectifie toutes les mitsvot. Ce faisant, elle guérit tous ses membres et perfectionne la totalité de son corps.
[dans le monde à Venir, qui est une réalité essentiellement spirituelle, nous aurons un corps spirituel parallèle à nos actions dans ce monde (une faute le salissant, le faisant sentir mauvais (quelle honte éternelle!), et une mitsva l'embellissant). ]

Ainsi, au moment de la résurrection des morts, lorsque Hachem rassemblera tous les exilés du peuple juif, chaque juif sera parfait dans son corps et dans son âme, atteignant le summum de la perfection.
En d'autres termes, il sera digne d'entrer dans le palais du Roi sans aucune déficience, sans manquer d'aucun membre. Tous ses membres seront réunis, chacun ayant été perfectionné, rectifié et guéri au cours d'incarnations spécifiques.
Chacun de ces membres perfectionnés se réunira pour construire un corps entièrement et absolument parfait, tous ses membres parfaits et intacts, en subissant toutes les incarnations.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vaét'hanan 7,11-12 ]

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-> À l'avenir, le corps se délectera du repas du Léviathan (Baba Batra 75a).
Le cœur, quant à lui, n'apprécie que le plaisir spirituel, c'est-à-dire en étant informé que nos fautes sont pardonnées et en accomplissant de nombreuses mitsvot.
Selon nos Sages (Yoma 86b) : "Grand est le repentir (téchouva), car il transforme les fautes délibérées en mérites véritables".
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Na'hamou]

=> A l'avenir, lorsque nos anciennes fautes auront été transformées en mérites par notre téchouva (de notre vivant), le corps et l'âme se délecteront, le corps se délectera du Léviathan, et l'âme de ses mérites nouvellement trouvés (qu'on a pas fait, mais provenant de notre téchouva).

Quel film souhaite-t-on montrer à nos proches après notre mort?

+ Quel film souhaite-t-on montrer à nos proches après notre mort?

-> Dans le livre Réchit 'Hokhma, il est rapporté au nom du Zohar que là-haut dans le Ciel, il y a comme une sorte d' "ordinateur". Dans celui-ci est filmé et enregistré chaque instant de la vie de l'homme, depuis sa naissance jusqu'à sa mort. Ce qu'il a dit? Ce qu'il a pensé? Tout est enregistré!
Mais le Zohar nous dit que cela va encore plus loin : cet "ordinateur" contient même les pensées qui animaient l'homme au moment où il parlait. Si, par exemple, tu as dit à quelqu'un que tu l'aimais, alors qu'en vérité, dans ton cœur, tu le détestais, on te montrera dans le Ciel non seulement les mots que tu as prononcés, mais aussi la pensée que tu avais tout en les disant ....

Et voici ce qu'il est écrit dans le Zohar : Les grands-pères et les grands-mères, les fils et les filles, tous sont assis à l'intérieur d'une grande salle. L'âme se trouve sur une estrade, et tous les Grands Sages de la génération se trouvent réunis pour l'occasion. Hachem siège au-dessus d'eux, on introduit la "disquette" contenant le dossier du disparu, et elle commence à tourner ...
Et toi, Untel (qui vient de décéder), tu dois expliquer et rendre des comptes à propos de chaque instant de ta vie : ce que tu as fait lorsque tu n'aurais pas dû agir, et ce que tu n'as pas fait au moment où tu aurais pu intervenir.

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[tant que nous vivons nous pouvons faire téchouva, aller demander pardon à autrui, et ainsi 'effacer' ces moments de la 'disquettes'. Combien il vaut mieux abaisser son orgueil et demander pardon à Hachem et à autrui dans ce monde, plutôt que cela ne reste un dégât éternel pour nous dont tous nos proches seront au courant.
C'est cela aussi les souffrances du monde à Venir, notre douleur de devoir vivre pour toujours sali par de mauvaises odeurs/tâches sur l'âme de nos fautes, notre douleur du regret de ne pas avoir fait téchouva, de ne pas avoir davantage profité de notre présence dans ce monde pour acquérir davantage de mérites éternels, ... car maintenant c'est trop tard pour réparer, pour s'améliorer! ]

Avoir une alimentation saine

+ Avoir une alimentation saine :

-> Dans la paracha Ekev, il nous est rappelé qu'Hachem a nourri les juifs pendant les 40 années passées dans le désert, afin de nous enseigner que "ce n'est pas uniquement par le pain que vit l'homme, mais [c'est] par tout ce qui émane de la bouche d'Hachem que l'homme vit" (Ekev 8,3).

Dans le monde d'aujourd'hui, il y a une demande croissante d'aliments naturels et biologiques. La croyance veut que moins un aliment est transformé, plus il est bon et sain.
Rabbénou Bé'hayé sur le verset ci-dessus enseigne que plus un aliment est proche de la façon dont nous l'avons reçu d'Hachem, plus il est vivifiant et sain pour nous.
Inversement, plus l'homme participe à la production de l'aliment, moins il est source de vie et de santé.
Puisque Hachem est la source de toute vie, plus nous mangeons directement de Sa main, plus nous pouvons bénéficier de la vie et de la santé.

L'une des questions que l'on pose à une personne lors du jugement ultime après sa mort est la suivante : "As-tu traité les autres comme un roi, avec d'une manière agréable et calme?"
[Massé'het 'Hibout haKever ]

Israël – le pays de la résurrection des morts

+ Israël - le pays de la résurrection des morts :

-> La guémara (Yérouchalmi Kilayim 9,3) et le midrach (Béréchit rabba 96,5) nous disent que les morts en terre d'Israël ressusciteront les premiers à l’ère messianique.

-> De combien la résurrection des personnes inhumées là-bas précèdera celle des autres reposant en dehors ('houts la'arets)?

Le ‘Hessed léAvraham écrit que nous avons une tradition selon laquelle la résurrection des morts reposant en terre sainte précèdera de 40 ans celle de ceux de diaspora.
Il écrit également : "Quiconque meurt en dehors d'Israël et qui a un membre de sa famille en terre d'Israël pour lequel il devrait éventuellement faire chiva (prendre le deuil), ce parent en terre d'Israël aura le pouvoir de le faire revivre en dehors d'Israël à la même période que lui (en Israël)". (mayan haChlichi - nahar 23)

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-> Selon le Yérouchalmi (Kilayim 9,3), en étant enterré en terre Sainte [d'Israël], les gens peuvent obtenir l'expiation.

-> Lorsque les morts ressusciteront, Hachem "secouera" la terre d'Israël (pour ainsi dire) et les réchaïm en seront chassés, ne laissant que les justes (tsadikim).
[midrach Michlé chap.1]