Le Zohar ('Hayé Sarah 224a) affirme que lorsque le moment est venu pour l'âme d'une personne de monter au Ciel, elle "s'habille" avec les jours qu'elle a passés sur la Terre.
Ensuite, les jours qui ont été ternis (en ne servant pas correctement Hachem pendant ces jours) sont retirés du vêtement de l'âme. Si ces jours sont nombreux, l'âme n'a plus rien pour s'habiller dans le monde à Venir.
Catégorie : z- Divers
Tsadik et racha sont récompensés dans le monde qu’ils jugent comme principal
+ Tsadik et racha sont récompensés dans le monde qu'ils jugent comme principal :
"Le Rocher, Son oeuvre est parfaite, car toute Ses voies sont justice ; D. de fidélité et sans iniquité, Il est juste et droit" (Haazinou 32,4)
-> Rachi commente : "Hachem récompense les justes dans le monde à Venir. Bien qu'Il retarde leur récompense, Il finira par accomplir Sa parole ; [inversement], Hachem récompense les réchaïm pour toutes les bonnes actions qu'ils accomplissent dans ce monde".
-> Le Maharal (Gour Aryé) explique :
Il est normal qu'Hachem récompense les justes dans le monde à Venir et les fauteurs dans ce monde-ci, car Hachem récompense une personne dans le monde qu'elle considère comme principal.
Les actes d'une personne révèlent ce qu'elle considère comme étant le monde principal.
Ceux qui s'engagent dans des activités spirituelles et négligent leurs besoins matériels considèrent manifestement le monde à Venir comme principal/primordial. Ils n'utilisent ce monde que pour accumuler des mérites en vue du prochain monde.
En revanche, ceux qui ne sont jamais satisfaits de leur situation matérielle dans ce monde et qui ne reculent devant rien pour l'améliorer considèrent manifestement ce monde comme leur monde principal.
Les tsadikim comme les fauteurs méritent d'être récompensés dans le monde qu'ils considère comme principal.
Une autre raison pour laquelle les tsadikim ne sont pas récompensés dans ce monde est qu'un travailleur n'est payé que lorsque son travail est terminé, comme l'enseignent nos Sages (Baba Métsia 65a) : "les salaires ne sont payés qu'à la fin".
Les tsadikim (justes) passent leur vie dans une quête sans fin pour servir Hachem, et leur travail ne s'achève qu'à leur mort. Ainsi, un tsadik n'est récompensé que par le "fruit" de son travail dans ce monde, mais la récompense principale l'attend dans le monde à Venir, une fois son travail achevé.
En revanche, une personne fauteuse passe sa vie à rechercher sans cesse des plaisirs matériels. Lorsqu'elle accomplit une mitsva, elle marque une pause dans ses activités généralement vides de sens.
Pour un fauteur, chaque mitsva est une entité distincte et séparée et ne fait pas partie de la mission de toute une vie. Ainsi, sa récompense est due à la réalisation de chaque mitsva individuelle pendant qu'il est encore dans ce monde.
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=> Un juste est récompensé dans le monde à Venir parce que c'est son monde qu'il considère comme essentiel/principal.
Un fauteur est également récompensé dans son monde principal, ce monde-ci.
De plus, une personne juste (tsadik) est constamment engagée dans des mitsvot, et elle n'achève son travail spirituel qu'à son entrée dans le monde à Venir (où elle recevra son salaire).
Cependant, une mitsva est un acte distinct pour un pécheur et son paiement est dû immédiatement après chaque mitsva.
La tsédaka nous sauve de la mort
-> "Ta vertu marchera devant toi, et derrière toi la majesté d'Hachem fermera la marche"
Le Radal explique : nos bonnes actions nous précéderont pour que l'on soit jugé favorablement et tenteront de nous sauver de la mort, comme il est écrit 'la tsédaka sauve de la mort' (Michlé 11,4 & 10,2)."
-> Nos commentateurs expliquent, qu'en hébreu, les initiales de la phrase "et la tsédaka sauve de la mort" (וצדקה תציל ממות - Michlé 11,4) forment le mot "mort" (mavét - מות).
Cela permet de déduire que lorsqu'on donne de la tsédaka, on est préservé de la pauvreté, et donc automatiquement, on n'est pas concerné par ce qu'affirment nos Sages (guémara Nédarim 64a), qu'un pauvre est considéré comme mort.
En ce sens, selon le Zohar haKadoch (Ekev 273b) : "Nous disons que la tsédaka sauve de la mort, car le pauvre est considéré comme mort, et donc, celui qui lui donne de l'argent lui redonne vie, et en retour, Hachem lui accordera également la vie".
Il faut comprendre quel est ce système de "mesure pour mesure" dont parle le Zohar : pourquoi le bienfaiteur bénéficie-t-il d'une protection contre la mort?
Le pauvre a un statut de mort, et lorsque quelqu'un lui accorde la charité, il le "ressuscite".
Par conséquent, du fait que le donateur s'est investi dans la résurrection des morts en sauvant le pauvre de la mort, Hachem le récompense en lui accordant la vie à lui aussi.
-> "Il existe deux sortes de tsédaka: celle qui sert à sauver l'homme d'une mort violente, et celle qui sert à sauver l'homme du jugement de l'enfer" [guémara Baba Batra 10a]
[ainsi la tsédaka nous apporte de la 'vie' dans ce monde et dans le monde à Venir. ]
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-> "L'homme ne subira jamais le moindre préjudice en accomplissant la mitsva de tsédaka"
[Rambam - Lois sur les dons aux pauvres 10,2 ]
-> "4 choses déchirent la sentence de l'homme: la charité, les cris d'imploration, le changement de prénom et le changement au niveau des actes."
[guémara Roch Hachana 16b]
"Les nations du monde se plaignent que les juifs empêchent les bénédictions de les atteindre.
Elles voient que les juifs sont trop riches, trop talentueux, trop intelligents, et qu'ils prennent tout pour eux-mêmes.Mais la réalité est qu'ils sont le conduit dans lequel passent toutes les bénédictions.
Dans chaque pays où les juifs prospèrent, c'est l'ensemble du pays qui prospère avec eux.
Il en a été ainsi tout au long de l'histoire."[Sfat Emet]
Ceux qui ont jeûné 40 jours
+ Ceux qui ont jeûné 40 jours :
Il y a une limite naturelle à la durée pendant laquelle une personne peut jeûner et rester en vie.
Pourtant, il existe des personnes qui ont pu miraculeusement jeûner pendant 40 jours. On peut citer :
- Moché sur le mont Sinaï. [Ekev 9,9]
- Les Bné Israël pendant la dernière série de quarante jours que Moché passa sur le mont Sinaï (pour récupérer les 2e Tables de la Loi). [Tana déBé Eliyahou Zouta 4]
- le roi Shlomo. [Yalkout Chimoni - Michlé 929]
- Eliyahou. [Méla'him I 19,8]
- les mouton de Yitro que Moché gardait. [midrach haGadol Chémot 3,1 ; midrach Agada Chémot 3,1]
La réincarnation
+ La réincarnation :
-> "Toutes les âmes d'Israël doivent être réincarnées de nombreuses fois afin d 'accomplir la totalité des 613 commandements de la Torah par la pensée, par la parole, et par l'action"
[Tanya - Iguéret haKodech 7,29]
-> "Aussi longtemps qu'une personne ne parvient pas à réaliser sa finalité dans ce monde, Hachem la déracine pour la replanter encore et encore."
[Zohar I ; 186b]
-> "Toutes les âmes sont sujettes à la réincarnation.
Les gens ignorent les voies de Hachem. Ils ne savent pas qu'ils sont amenés devant le tribunal avant d'entrer dans ce monde, comme après l'avoir quitté.
Ils sont dans l'ignorance des nombreuses réincarnations et des processus secrets par lesquels ils sont passés, ainsi que le nombre d'âmes nues et combien d'esprits nus errent dans l'autre monde sans être en mesure de passer l'entrée du palais du Roi.
Les hommes ne savent pas que les âmes tournent comme une pierre lancée par une fronde.
Mais le temps viendra où ces mystères seront dévoilés."
[Zohar II ; 99b]
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-> "La chose essentielle [à garder à l'esprit est que la finalité de la réincarnation] a pour effet de réparer une influence [négative] provenant d'une vie précédente ...
Le type de mal auquel aspire le plus notre âme correspond sans doute à quelque chose auquel nous nous sommes habitués dans notre précédente vie.
Par conséquent, prêtons attention à nos vices [car ils nous indiqueront exactement les domaines sur lesquels nous devons travailler]. "
[Gaon de Vilna - commentaire sur Yona]
[Le mot hébreu pour réincarnation : "guilgoul" a la même guématria que : 'hesséd (bonté).]
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+ Quelques questions/réponses :
-> Un retard dans l'enterrement peut-il affecter la réincarnation?
"Après que l'âme ait quitté le corps, et que celui-ci soit resté sans souffle, il est interdit de le laisser sans sépulture (guémara Moéd Katan 28a ; ainsi que Baba Kama 82b).
Car une personne défunte laissée sans sépulture durant 24 heures ... empêche que le plan Divin soit accompli, car peut-être D. a-t-Il décrété qu'elle devait être réincarnée immédiatement au jour de sa mort.
Cela aurait mieux valu pour elle, mais tant que le corps n'est pas enterré, l'âme ne peut se retrouver en présence de Hachem, ni être transférée dans un autre corps.
En effet, une âme ne peut pénétrer un second corps tant que le 1er n'est pas enterré."
[Zohar III ; 88b]
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-> Un homme peut se réincarner dans une femme, mais pas le contraire.
Un être humain peut se réincarner dans un animal, dans une plante ou même dans un minéral mais pas le contraire (cf. Chaar haGuilgoulim du Ari zal).
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-> "Pourquoi une bonne chose arrive à une personne vertueuse, alors qu'à un [autre] tsadik, ce sont de mauvaises choses qui surviennent?
C'est parce que le [dernier] tsadik avait mal agi dans une vie antérieure, et il en supporte à présent les conséquences."
[Né'hounia ben haKana - Séfer haBahir]
-> Le Ramban fait également remarquer que la réincarnation résout toutes les difficultés liées à cette question : "Pourquoi de mauvaises choses arrivent-elles à de bonnes personnes?"
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-> Quel corps sera ressuscité et qu'arrivera-t-il aux corps n'atteignant pas l'ultime perfection?
"Rabbi Yossé répondit : "Ces corps ne furent pas méritants et qui ne réalisèrent pas leur finalité seront considérés comme n'ayant jamais existé"
Rabbi Its'hak [ne fut pas d'accord et] dit : "A de tels corps, Hachem procurera d'autres esprits, s'ils se révèlent méritants, ils seront capables de se maintenir dans le monde, et sinon, ils seront des cendres sous les pas des Justes". "
[Zohar I ; 131a]
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-> Combien de chances une âme a-t-elle d'atteindre la complétude par le biais de la réincarnation?
Le Zohar (III;216a) et les Tikouné Zohar (6;22b), par exemple, suggèrent 3 ou 4 chances.
Les Tikouné Zohar (69;103a) avancent l'idée que même si l'âme n'effectue qu'un petit progrès à chaque fois, il peut lui être donné l'opportunité de revenir dans ce monde afin d'atteindre sa complétude.
Après la mort : revoir toute son existence
+ Après la mort : Revoir toute son existence :
-> Tous les actes d'une personne sont écrits dans un livre"
[Pirké Avot 2,1]
-> "Ne pense pas que la tombe sera un refuge pour toi ... Dans le monde futur, tu devras rendre compte de tous tes actes devant le Roi des rois"
[Pirké Avot 4,22]
-> "[Même les actes qu'une personne] foule au pied [c'est-à-dire qu'elle considère sans importance] seront présentés en jugement"
[guémara Avoda Zara 18a]
-> "Lorsqu'une personne se rend à sa dernière demeure, tous ses actes sont détaillés devant elle, et on lui dit : "Tu as fait ceci et cela à tel et tel endroit, tel et tel jour".
Et elle répond : "Oui".
On lui dit alors : "Signe". Et elle signe ...
Et plus encore, elle reconnaît la justice du verdict et affirme : "Vous m'avez bien jugé". "
[...]
"Qui témoigne [à son propre jugement après la mort]?
L'âme de celui qui est jugé."
[guémara Taanit 11a]
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-> Le rav Aryeh Kaplan nous aide à réaliser le déroulement :
"Imaginez-vous debout nu devant D., avec votre mémoire grande ouverte, complètement transparente, sans le moindre mécanisme permettant de diminuer sa force.
Vous vous souviendrez de tout ce que vous avez fait dans votre vie ...
Le souvenir de chaque bonne action constituera le plus sublime des plaisirs ...
Mais votre mémoire sera aussi ravivée à toutes les choses dont vous avez honte.
Elles ne peuvent être justifiées, ou rejetées. Vous serez face à vous-même, pleinement conscient des conséquences de tous vos actes.
Nous savons tous quelle honte et humiliation terribles subit celui qui est surpris en train de faire quelque chose de mal.
Imaginez ce que peut représenter le fait d'être pris la main dans le sac, par sa propre mémoire, sans le moindre espoir de fuite"
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+ La téchouva :
-> "Hachem ne se réjouit pas de la punition du méchant"
[guémara Méguila 10b ; et ainsi que Sanhedrin 39b]
-> La téchouva, terme signifiant littéralement "retour", comme celui qui retrouve ses esprits, revient vers lui, de retour vers son véritable moi.
Dans ce monde, ce retour (téchouva) permet de retirer du film de sa vie des événements négatifs.
Dans le monde futur, il ne sera plus possible d'y effectuer des modifications.
-> Au sujet de l'importance d'une prise de conscience tant que nous sommes en vie, nos Sages nous disent :
- "Mieux vaut subir la honte dans ce monde que dans le monde futur" [guémara Kidouchin 81a]
- "Béni soit D., Qui a donné à l'humanité l'opportunité de ressentir la honte dans ce monde plutôt que dans le suivant" [guémara Yébamot 105b]
-> Le jugement n'est pas une punition, mais une relation de cause à effet de la vie d'une personne.
Notre monde futur, qui est éternel, dépend de chacun de nos actes (net de téchouva).
Nous avons constamment la possibilité de l'embellir, en faisant de belles actions.
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-> Selon nos Sages, pour un méchant, l'enfer ne peut durer plus que 12 mois maximum (Edouyot 2,10).
-> Beaucoup (le Maharal, le rav Dessler, ...) sont d'avis que l'enfer n'est pas un endroit géographique, mais un vide énorme que la personne ressent en étant détachée du monde matériel, et parfois, la demande du plaisir matériel est tellement forte qu'elle "brûle" la personne car elle ne peut plus réaliser ses désirs.
Plus on donne d'importance à la matérialité, plus il nous sera difficile de la quitter au moment de notre mort.
Au-delà du prix à payer pour nos fautes, le plus douloureux sera cette sensation de honte éternelle (Comment ai-je pu me faire avoir à ce point en agissant de la sorte ? En passant à côté de ma vie ... et maintenant il est trop tard!).
-> Chacun aura pour juges les sages de sa génération, qui sont à même de prendre en compte toutes les difficultés propres à cette génération.
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-> Selon le Ramban (Chaar haGuémoul), il existe 3 jours de jugement durant lesquels l'âme est jugée :
1°/ à Roch Hachana : passage en revue de l'année passée et détermination des conditions matérielles pour l'année à venir ;
2°/ le jour de la mort : la vie du défunt est passée en revue, et il est déterminé si l'âme devra poursuivre l'expérience éprouvante d'un examen plus attentif de sa vie ou si elle est prête à entrer au paradis ;
3°/ le Grand Jour du Jugement (suite à la venue du machia'h).
A quoi sert-il?
Selon le rav Aharon Kotler (Michnat Aharon), l'une des réponses est qu'après la mort, tous les actes bons et mauvais, ainsi que toutes les influences qu'une personne aura exercées sur les autres, sont "encore en mouvement", puisque que ses enfants, lorsqu'ils font le bien, peuvent ajouter du mérite.
Ce ne sera qu'à la fin de l'histoire de l'humanité que le "décompte final" pourra être établi, déterminant ainsi l'impact qu'un individu aura eu sur le monde au cours de son existence.
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[par exemple : un sourire ou un mot positif qu'on aura exprimé à une autre personne, peut totalement la changer (un sourire redonne de la vie, de la joie, de la confiance, de la motivation ... C'est comme si c'était une nouvelle personne, et par ricochet cela change positivement toute sa descendance.).
Il en est de même d'une écoute d'autrui, d'un conseil, ...
Que de conséquences positives pour un acte apparemment si petit, banal! ]
Après la mort
+ Après la mort (Quelques pensées selon nos Sages) :
-> "Ceux qui sont sur le point de venir [dans ce monde] sont vêtus de vêtements, avec des visages, des corps, comme ceux de ce monde ...
[Au moment où ils pénètrent réellement dans ce monde], ils retirent leurs vêtements spirituels et enfilent ceux de ce monde ...
Lorsqu'il est temps pour eux de quitter ce monde, le vêtement du corps [est retiré] et ils [remettent] le vêtement dont ils s'étaient dépouillés au moment d'entrer dans ce monde."
[Zohar II 150a]
-> Le midrach (Béréchit rabba 20,12) rapporte comment suite à sa faute, Adam est passé d'un "vêtement de lumière" à un "vêtement de peau".
-> "L'âme ne sort du corps que si elle se tient devant la présence divine, ainsi qu'il est dit : 'car un homme ne peut Me voir et survivre' (Chémot - Ki Tissa 33,20). "
[Pirké déRabbi Eliézer 34]
-> Selon la loi juive, les proches parents du défunt doivent déchirer leurs vêtements, et cela peut être une façon de dire au défunt errant aux alentours qu'ils perçoivent sa perte comme le déchirement de leur propre corps.
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-> "L'homme entend ses louanges [lors de son oraison funèbre] comme s'il était dans un rêve"
[midrach Béréchit rabba 96,24]
-> "Sois fervent lors de mon éloge funèbre, car je me tiendrai là"
[guémara 153a]
-> "Le mort sait tout ce qui est dit en sa présence jusqu'à ce que la tombe soit remplie ...
[Une autre opinion est :] jusqu'à ce que la chair se désagrège."
[guémara Shabbath 152b]
De même, la loi juive interdit les propos futiles ou stupides en présence du défunt (guémara Béra'hot 3b), car l'âme entend tout.
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-> "Durant 3 jours [après la mort], l'âme erre au-dessus du corps, tentant de le pénétrer à nouveau, mais dès qu'elle voit l'apparence [de son visage] se modifier [c'est-à-dire lorsque le corps commence à se désagréger], elle s'en va"
[midrach Vayikra rabba 18]
-> "Durant les 7 jours de deuil, l'âme va et vient entre son domicile [sur terre] et sa résidence céleste, et de sa résidence céleste jusqu'à son domicile [précédent]"
[Pirké déRabbi Eliézer 34]
-> "L'âme d'un homme est en deuil d'elle-même durant 7 jours"
[guémara Shabbath 152a]
C'est une période de deuil pour l'endeuillé, et également pour le défunt.
-> "Tant que le corps existe, l'âme monte et descend [entre le monde céleste et le monde matériel] ; au bout de 12 mois, le corps se désagrège et l'âme ne monte ni ne descend plus"
[guémara Shabbath 152b]
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+ Le lieu de sépulture :
-> "Le Zohar et les écrits du Arizal expliquent que ... le néféch [contrairement au roua'h et à la néchama, qui sont d'autres composants de l'âme] reste constamment à errer au-dessus de la tombe ...
En l'honneur du néfech et afin de lui définir un endroit où résider, nous démarquons le lieu de sépulture ou nous bâtissons une structure par-dessus"
[Taamé haMinhaguim]
-> Nos Sages (guémara Yérouchalmi - Taanit chap.2) nomment même ce monument : "néféch", en allusion au fait qu'un résidu de l'âme du défunt demeure perpétuellement attaché à l'emplacement de sa sépulture.
=> Ainsi, ce monument est destiné à l'endeuillé, et également au défunt.
-> "Lorsque l'âme quitte le corps, les tsadikim viennent et disent : 'Venez en paix!' "
[Pirké déRabbi Eliézer 34]
-> "[L'âme est] lumineuse comme la lumière"
[Rabbi Saadia Gaon - Emounot véDéot 6,3]
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+ Le tunnel :
-> "Que sous-entend la phrase : "L'âme n'est pas remplie" (Tsav 6,7) ?
Elle signifie qu'au moment de la mort, l'âme ne quitte pas le corps en douceur.
Comment l'âme s'en va-t-elle? ...
Comme le son d'eau rugissante ... ou bien, comme le son d'un jaillissement d'eau à travers un canal"
[midrach Kohélet rabba 6,7]
=> Il en ressort une sensation auditive et un passage éventuel dans une sorte de tunnel.
-> Le Zohar (1;127a) nous enseigne que "l'entrée du paradis" correspond à la caverne de la Ma'hpéla, située à 'Hévron, et tous les êtres humains passent à travers cette caverne lorsqu'ils quittent ce monde.
Le Zohar fait également mention du fait qu'après qu'Avraham soit entré dans la caverne pour l'inspecter, il aperçut "une porte ouverte vers le paradis", et "de plus, il vit une lumière brillante qui éclairait la caverne".
En hébreu, la racine à l'origine du mot 'Hévron, signifie : "joindre".
C'est un lieu de jonction entre le Ciel et la terre.
=> Il en ressort une notion de perception d'une lumière, et d'un lieu de passage entre 2 domaines (la terre et le Ciel).
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-> Autre divré Torah sur ce sujet : https://todahm.com/2015/10/24/3775
Quiconque pleure et se lamente sur une personne juste (tsadik), tous ses fautes sont pardonnées.
[guémara Moed Katan 25a]
Les anges qui influencent les clients
+ Les anges qui influencent les clients :
-> Rabbi Na'houm de Tchernobyl dit : "Une personne qui place l'entrée de son magasin face à la rue principale manque de émouna, car elle doit avoir la foi que les acheteurs entreront même si sa porte est sur le côté".
Il faisait remarquer que chaque non-juif est accompagné de deux anges qui le guident vers le magasin où il est destiné à acheter des marchandises.
[ à cette époque, la plupart des transactions commerciales concernaient des ventes à des non-juifs, raison pour laquelle Rabbi Na'houm a fait cette remarque en référence à un acheteur non juif. Mais cela vaut évidemment aussi pour les acheteurs juifs, comme nous le verrons juste après dans le séfer 'Hassidim. ]
-> Le rabbi de Klausenbourg, en rapportant cela, ajoutait qu'il avait trouvé une source à l'affirmation de Rabbi Na'houm dans le séfer 'Hassidim (309) : "Lorsque le mazal (destinée) d'un commerçant est en hausse, Hachem envoie des anges pour inciter les vendeurs à se rendre à l'endroit où il se trouve, et incite le marchand à acheter leurs marchandises. Ces anges incitent ensuite les acheteurs à venir vers le commerçant, ou incitent ce dernier à aller vers eux et à leur vendre ses marchandises".
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-> Lorsqu'avec honnêteté d'esprit, une personne investit les efforts qui sont nécessaires (et non excessifs) et laisse le reste entre les mains d'Hachem, alors Hachem lui fournit tout ce dont elle a besoin, comme le dit le verset : "Quant à celui qui se confie en Hachem, la bonté l'entoure" (Téhilim 32,10).
Cela est développé en détail dans le moussar, comme par le 'Hovot HaLévavot (chaar HaBita'hon).