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Les anges (partie n°1)

+ Les anges (partie n°1) :

-> La croyance juive dans les anges remonte aux origines mêmes du judaïsme. Les anges sont considérés comme des émissaires d'Hachem, envoyés pour accomplir Sa volonté.
Le mot hébreu pour ange (mala'h), vient de la racine "envoyer" et est utilisé à la fois dans le sens ordinaire de messager et dans le sens d'ange "envoyé " par D.
Le seul but d'un ange est d'accomplir la tâche que Hachem lui assigne. Les anges sont mentionnés à de nombreuses reprises dans la Torah, les Prophètes et les Écrits.

Les anges sont des êtres spirituels dépourvus de toute caractéristique physique.
[la littérature juive débat pour savoir si les anges sont des êtres dotés d'une âme et d'un
"corps" ou s'ils sont dépourvus de corps. La philosophie 'hassidique soutient qu'ils ont
également un "corps", fait d'une version spirituellement raffinée du "vent" et du "feu", d'après : "Des vents tu fais tes messagers ; des flammes ardentes, tes ministres" (ossé mal'akhav rou'hot, méchartav éch loét - Téhilim 104,4). ]
Toutes les descriptions dans la littérature juive qui mentionnent des caractéristiques physiques telles que des ailes ou des membres sont purement anthropomorphiques et font référence à leurs capacités et tâches spirituelles.
Par exemple, lorsqu'ils sont décrits comme "ailés", cela décrit leur désir constant de "s'envoler" et d'être plus proches d'Hachem.
En réalité, les anges sont appelés "forme sans substance" (Rambam - Hilkhot Yessodé haTorah 1:3). Cela ne signifie pas une forme au sens physique, mais plutôt des manifestations spirituelles de différents types d'énergie divine.
[par exemple, le Rambam (Guide des égarés - par.1 chap.49) écrit que les anges n'ont pas de masse et sont réputés capables de traverser des objets solides sans difficulté. ]

Il est intéressant de noter que le texte biblique décrit la course effrénée et le retour, le flux constant des anges qui vont et viennent en présence d'Hachem. [ex: "les 'Hayot (créatures célestes) allaient et venaient, tel l'éclair" (Yé'hezkel 1,14) ]
Les kabbalistes écrivent que la course de ces anges représente leur perte d'identité et de sens de soi dans la source transcendante de l'univers.
Le retour signifie qu'ils retrouvent leur sens de soi lorsqu'ils redescendent dans l'univers naturel, la réalité créée. [Tséma'h Tsédek - Déré'h Mitsvoté'ha]
D'une certaine manière, cela ressemble aux actions frénétiques des particules élémentaires. Cela nous donne peut-être un aperçu de ce qui se passe dans les royaumes spirituels, à partir d'une compréhension scientifique de notre univers matériel.

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+ Pourquoi des anges? :

-> L'un des piliers de la foi juive est que Hachem est l'unité absolue dans tous les sens du terme. Son essence ne peut être disséquée, analysée ou séparée en parties.
Dans un but d'interagir avec un monde multiforme, Hachem a créé les royaumes spirituels, afin de canaliser sa providence vers le monde. [rabbi Moché Cordovéro - Pardes Rimonim 2:6 ]

C'est ce domaine spirituel, comparable à un programme informatique spirituel, qui canalise et exécute en fin de compte la volonté d'Hachem dans le monde. La littérature juive décrit tout un système de traitement qui permet à l'énergie de nature céleste, conceptuelle et spirituelle d'être expérimentée de manière tangible et matérielle.

1°/ Un mécanisme de canalisation de la bonté Divine :
Le premier objectif des anges est d'être les mécanismes par lesquels cette énergie divine infinie est canalisée et traitée dans le monde (limité, car matériel).
Ainsi, lorsque la guémara ('Haguiga 14a) dit : "Chaque mot émanant d'Hachem crée un ange", cela signifie que la force qui émane afin de se manifester dans ce monde est appelée un ange. [Rambam - Moré Névou'him 2,6 ]
Les anges sont donc les moyens qui font descendre la bonté Divine d'en-Haut dans ce monde, permettant à la bénédiction de D. de s'exprimer de manière physique.

Cette interaction entre le haut et le bas, entre Hachem et l'humanité, peut être comparée à l'interaction entre les personnes. On ne peut exprimer ses sentiments les plus intimes à autrui qu'à l'aide de ses membres, de sa bouche ou d'autres mécanismes. On exprime son amour pour quelqu'un en l'embrassant ou en le serrant dans ses bras, en lui disant des mots tendres ou peut-être en lui offrant un cadeau. L'autre personne apprécie ces expressions parce qu'elles "montrent que vous vous souciez d'elle". Elles constituent le mécanisme par lequel le sentiment immatériel d'amour peut s'exprimer.
De la même manière, c'est par le mécanisme des anges dans leur évolution dans les mondes spirituels qu'Hachem transmet ce qu'Il souhaite accorder.

2°/ Afin d'affiner et élever nos actions :
Le deuxième objectif des anges est de transmettre les pensées et les sentiments humains à Hachem, permettant ainsi aux commandements accomplis par les êtres humains d'être reçus dans les cieux.
[un exemple de cela se trouve dans le midrach (Chémot rabba 21,4) : "Une fois que tous les lieux de culte ont terminé leurs offices, l'ange chargé de la prière rassemble toutes les dévotions qui ont été offertes dans tous les lieux de culte, les transforme en couronnes et les place sur la tête d'Hachem." ]

Comme l'écrit le Tséma'h Tsédek (Déré'h Mitsvoté'ha 27a) :
"Tout comme il existe des anges qui sont des émissaires du Ciel pour transmettre le flux divin vers le bas, il existe également des anges qui reçoivent les actes et les sentiments du peuple juif et les présentent à Hachem.
C'est ce que le Zohar entend par "les anges reçoivent les prières" ; car il n'est pas possible que les sons et les mots physiques montent au ciel et ne fassent plus qu'un avec leur source sans avoir d'abord subi le raffinement spirituel des anges."

Le Tséma'h Tsédek relate une idée selon laquelle, lorsque le machia'h viendra, le monde sera tellement raffiné que les anges ne seront plus nécessaires en tant que mécanisme.

Dans le même ordre d'idées, le midrach (Tan'houma - Michpatim 19) dit également que "lorsqu'une personne accomplit une mitsva, elle reçoit un ange. Si elle accomplit deux mitsvot, elle reçoit deux anges. Celle qui accomplit tous les commandements reçoit de nombreux anges".
Le midrach poursuit : "Qui sont ces anges? Ce sont ceux qui protègent une personne contre le mal".
En plus d'agir comme un mécanisme de communication, les anges agissent également comme une sorte d'énergie positive résultant de l'accomplissement des commandements (mitsvot). Le concept d' "ange gardien (défenseur)" pourrait trouver son origine dans cette idée.

-> En gardant à l'esprit l'idée ci-dessus, nos sages écrivent qu'il existe différents niveaux d'anges, chacun classé selon sa perception de la divinité et de son raffinement [spirituel]. Ensemble, ils forment le mécanisme qui apporte la providence d'Hachem au monde.
Le Rambam (Hilkhot Yessodé haTorah 2:7) les énumère, en commençant par les plus élevés (raffinés) : les 'Hayot, Ofanim, Erelim, 'Hachmalim, Séraphins, Mala'him, Elokim, Bné Elokim, Chérouvim et Ichim.
[le Zohar (2:43a) a une variation à cet ordre. ]
Ces dix noms reflètent les dix niveaux spirituels différents des anges. Le dixième et dernier niveau est appelé ichim, qui communique avec les prophètes et est perçu à travers des visions prophétiques. Ils sont appelés ichim, qui signifie "hommes", car leur niveau est proche de celui de la connaissance humaine.

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+ Leur présence dans le texte biblique :

-> Le texte biblique parle explicitement des anges, mais donne peu de détails à leur sujet.
Ils apparaissent à Hagar (Lé'h Lé'ha 16,9), à Lot (Vayéra 19,1), et trois anges apparaissent à Avraham (Vayéra 18,1).
Un ange sauve Its'hak d'être sacrifié par son père (Vayéra 22,11), et ils montent et descendent l'échelle de Yaakov (Vayétsé 28,12), et lui apparaissent à nouveau plus tard (Vayétsé 28,11-13), et il lutte avec l'un d'eux, ce qui entraîne le changement de son nom (Vayichla'h 32,22-32).
Hachem promet d'en envoyer un à Moché (J'enverrai devant toi un ange - Ki Tissa 33,2), et envoie un ange pour barrer la route à Bil'am (Balak 22,31).
Ceci n'est qu'une toute petite partie ; il existe des dizaines d'autres références dans toute la Bible (Tana'h). [ex: Shoftim 13,19 ; Méla'him I 22,19 ; Yéchayahou 63,9 ; Iyov 1,6 ; Téhilim 91,11 ; ...]

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+ Un regard rabbinique sur les anges :

-> Dans certains cercles non juifs, les anges sont considérés comme de simples intermédiaires entre
D. et le monde. La vision juive traditionnelle semble très différente.
Le véritable but des anges est la glorification d'Hachem. Plus le monarque est magnifique, plus son entourage est important, et de même, le Roi des rois a créé un tel système, où il dispose de nombreux ministres pour accomplir ses missions.

-> Quand les anges ont-ils été créés ?
Les sources classiques débattent du jour où les anges ont été créés dans le processus de la Création.
Certains sages suggèrent que c'était le 2e jour de la Création, tandis que d'autres affirment que c'était le 5e jour. [midrach Béréchit rabba 1,3 & 3,8 ; Chémot rabba 15,22 ]
Toutes les sources classiques semblent toutefois s'accorder sur le fait que ce n'était pas le premier jour de la Création, afin que les anges ne semblent pas avoir contribué à la création.
[Rabbi Yo'hanan dit qu'ils ont été créés le 2e jour, en se basant sur un verset concernant les eaux Supérieures. Rabbi 'Hanina dit que c'était le 5e jour, avec d'autres créatures ailées, puisque Yéchayahou les décrit comme des créatures ailées (Yéchayahou 6,2) ]

Dans certaines sources, les anges sont décrits comme ayant été créés à partir de chaque parole d'Hachem ("par la parole d'Hachem les cieux se sont formés, par le souffle de sa bouche, toutes leurs milices (tséva'am) - Téhilim 33,6 ; guémara 'Haguiga 14a : "À chaque parole qui sort de la bouche d'Hachem, un ange est créé").

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-> Les types d'anges :

Il semble qu'il existe en général deux types d'anges :
1°/ La guémara enseigne que les anges de service sont créés à partir d'un courant de feu et qu'après avoir chanté leurs louanges à Hachem (certains anges attendent cela très longtemps), ils retournent au néant et cessent d'exister. ['Haguiga 14a - un nouveau groupe d'anges est créé chaque matin, voir Béréchit rabba 78,1 ]
2°/ D'autres anges ne cessent pas d'exister, comme Michael et Gavriel, qui sont des résidents permanents des cieux et offrent des louanges continuelles. [Eikha rabba 3,8, avec Pérouch Maharzou ]

Les anges permanents attendent tandis que les anges nouvellement créés se précipitent pour commencer à chanter, pour être ensuite consumés lorsqu'ils se trouvent face à la Majesté divine. [Avot déRabbi Nathan 12:6]
Ces deux types d'anges sont évoqués dans les prières matinales récitées quotidiennement (dans les bénédictions du Shéma).
En effet, les kabbalistes précisent que l'existence même de ces deux types d'anges explique les deux traditions différentes concernant leur création : les anges temporaires ont été créés le 2e jour, et les anges permanents (qui ont des noms) ont été créés le 5e jour. [Radal sur Pirké déRabbi Eliézer 4:1 ; Rabbénou Bé'hayé investe cet ordre dans Béréchit - Vayétsé 28,12]

Les anges se délectent continuellement de la splendeur de la Présence divine et ne sont pas soumis aux passions du yétser ara. [midrach Béréchit rabba 48,11]
Les anges ne mangent pas, ne boivent pas et n'ont pas d'autres besoins physiques. [Yoma 4b ; Béréchit rabba 48,14]
Le Talmud enseigne que ce sont Mikhael, Gavriel et Raphaël qui sont venus voir Avraham et qu'en général, un ange n'accomplit qu'une seule mission à la fois.
[cette idée est expliquée de différentes manières. Tossafot suggère que cela signifie qu'un ange n'est pas chargé de deux missions au même endroit (commentaire sur Baba Métsia 86b).
Le Maharal de Prague écrit qu'il existe trois types de missions : celles qui apportent la bonté divine, celles qui apportent la destruction et celles qui maintiennent le statu quo. Il écrit qu'un ange peut avoir plusieurs missions, mais qu'il est limité à une seule catégorie de mission. ]
On dit que les anges et les êtres humains ont trois qualités similaires : tous deux ont la compréhension, tous deux marchent debout et tous deux parlent la langue sacrée. [ 'Haguiga 16a ]
[ Les êtres humains parlent également d'autres langues. Les anges ne peuvent pas parler l'araméen (Maharacha sur cette guémara), et l'hébreu était la langue originelle de l'humanité (Targoum Yonathan ben Ouziel - Noa'h11,1) ]

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b'h, également d'autres divré Torah sur les anges :
- La jalousie existe même chez les anges : https://todahm.com/2025/06/06/la-jalousie-existe-meme-chez-les-anges
- Les anges parlent, certains peuvent les écouter : https://todahm.com/2024/05/28/les-anges-parlent-certains-peuvent-les-ecouter
- Etre juif = faire des mitsvot = nourrir les anges : https://todahm.com/2024/02/28/etre-juif-faire-des-mitsvot-nourrir-les-anges

- Les anges portent chacune de nos bonnes paroles : https://todahm.com/2025/02/24/les-anges-portent-chacune-de-nos-bonnes-paroles
- Protection par Hachem vs. protection par les anges : https://todahm.com/2025/01/10/protection-par-hachem-vs-protection-par-les-anges
- Les mauvaises paroles créent des anges Accusateurs : https://todahm.com/2025/02/24/les-mauvaises-paroles-creent-des-anges-accusateurs

- Les anges ne peuvent pas donner à la tsédaka : https://todahm.com/2025/01/26/les-anges-ne-peuvent-pas-donner-a-la-tsedaka
- Les juifs surpassent les anges : https://todahm.com/2024/02/29/les-juifs-surpassent-les-anges
- Machiah & les juifs dépasseront totalement les anges : https://todahm.com/2024/02/28/machiah-les-juifs-depasseront-totalement-les-anges
- Les juifs = plus hauts que les anges (selon le Ben Ich 'Haï) : https://todahm.com/2023/04/13/les-juifs-plus-hauts-que-les-anges-selon-le-ben-ich-hai
- Les juifs surpassent les anges : https://todahm.com/2018/10/10/les-juifs-surpassent-les-anges-2
- Hachem tire plus de plaisir de tout juif que des anges : https://todahm.com/2025/02/25/hachem-tire-plus-de-plaisir-de-tout-juif-que-des-anges
- Des anges déchus : https://todahm.com/2017/10/23/des-anges-dechus

- Ls 3 anges reçus par Avraham : https://todahm.com/2020/03/23/les-anges
- Nos Patriarches vivaient constamment avec des anges : https://todahm.com/2024/02/28/nos-patriarches-vivaient-constamment-avec-des-anges
- La bataille de Moché avec les anges pour obtenir la Torah : https://todahm.com/2015/06/07/la-bataille-de-moche-avec-les-anges-pour-obtenir-la-torah
- Roch Hachana - Pour que les anges parlent bien de nous : https://todahm.com/2025/10/09/roch-hachana-pour-que-les-anges-parlent-bien-de-nous

Le secret du succès du peuple juif …

+ Le secret du succès du peuple juif ... (par le rav Wolbe) :

"L'âme juive a pour particularité sa soif éternelle.
Les prophètes qualifient les autres nations de "peuples paisibles" (Zakharia 1,15).

Mais le juif ne sait pas ce qu'est la quiétude et il ne peut en aucun cas se suffire d'un mode de vie statique.
Voilà pourquoi, on trouve des juifs aux 1ers rangs de tous les mouvements révolutionnaires.

Rachi explique au sujet d'un enseignement de la guémara (Sanhédrin 76b) : "L'assoiffée : c'est l'assemblée d'Israël, assoiffée de la crainte de son Créateur et de Ses commandements."

Cette soif constitue la clef d'accès à tout ce qu'a atteint notre peuple."

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+ Le mal de notre époque (par le rav Wolbe) :

"La recherche mesquine de prestige et la quête sordide d'autres avantages l'emportent sur ce qui est vraiment.

Le guémara traduit très exactement cette situation (Baba Batra 78b) :
"Elevons-nous (véniram)!
L'impie dit : "Le ram (celui qui est élevé) n'existe pas!"

Tel est le mal de notre époque : l'absence dans les perspectives de l'homme, de tout objectif noble et élevé.
Cette lacune suffit à elle seule à ouvrir la porte à la dépravation et à la corruption."

37°C : une bonne température …

+ 37°C : une bonne température ...

Nous savons que le corps humain ne peut se maintenir parfaitement en vie qu'à 37°C.
Ceci peut s'expliquer de la façon suivante.

37 : est la valeur numérique de : "ével" (l'air, l'oxygène -> הבל).
L'oxygène est ce qui est nécessaire au corps pour vivre.

Or, nous pouvons remarquer que "ével" (הבל), est composé des lettres : "lév" (le cœur - לב) et "hé" (l'un des noms de D. - ה).

=> Ceci signifie que lorsque l'on fait fonctionner son cœur (לב) selon la volonté de D. (ה), c'est-à-dire lorsque l'on associe D. au cœur (ה au לב), on obtient alors : "ével" (הבל) : le souffle, l'oxygène.
==> On obtient la bonne température : 37°C, on obtient la vie!!

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+ Bonus :
On apprend dans les pirké avot que l'essentiel est d'avoir un lév tov : un bon cœur.
Il est intéressant de noter que la limite en dessous de laquelle le corps ne tient pas et meurt, est : 32°C, qui est la valeur numérique du mot : "lév" (לב)

La 1ere est la dernière lettre de la Torah forment le mot : לב.
La Torah est ce qui permet d'être pleinement vivant ...

 

Source (b"h) : dvar Torah issu du "Pardess Ména'hem" du Rav Ména'hem Berros

Le respect des lois noa’hiques

+ Le respect des lois noa'hiques :

Quiconque accepte l'accomplissement des 7 mitsvot noa'hiques et les observe scrupuleusement est considéré comme l'un des "pieux parmi les non juifs" et méritera une part du monde à Venir.

Cela ne s'applique que s'il les accepte et les réalise, car Hachem les a ordonnées dans la Torah et nous a informés par l'intermédiaire de Moché que les descendants de Noa'h avaient reçu l'ordre de les accomplir auparavant.

Cependant, s'il les réalise par conviction intellectuelle, il n'est pas un résident étranger, ni un « pieux parmi les non juifs", mais un "sage parmi leurs sages."
[Rambam - Michné Torah - Méla'him 8,11]

Le terme yéchiva …

+ Le terme yéchiva ...

Pourquoi appelle-t-on cet endroit où l'on étudie la Torah : une "yéchiva" (littéralement : un lieu où l'on s'assoit) et pas "beth haMidrach" ou "beth haLimoud"?

La guémara (Yoma 28b) nous enseigne que la "yéchiva" n'a jamais quitté nos patriarches (les avot) un seul jour de leur vie.

Le terme : "yéchiva", semble suggérer que l'étude de la Torah se fait exclusivement dans une position assise (cf.sens littéral).
Or, la guémara (Sota 49a) nous enseigne que depuis la mort de Raban Gamliel Hazaken, l'honneur de la Torah n'est plus.
Rachi explique (guémara Méguila 21a) que jusqu'à sa mort, la bonne santé régnait dans le monde et que l'on étudiait la Torah uniquement debout et ce n'est qu'ensuite que les étudiants en Torah se sont mis à s'asseoir pour l'étudier.

=> Il est étonnant de constater que, depuis nos patriarches jusqu'à la mort de Raban Gamliel Hazaken, les lieux d'études s'appelaient également "yéchiva", et pourtant on y étudiait debout!

Rachi de nous répondre que le mot : "yéchiva", renvoie au : "yishouv hadaat", c'est-à-dire à la réflexion pondérée, dont l'objectif premier est d'agir, mais uniquement au moyen de la pensée, en évacuant toute considération d'ordre sentimental.

Le Sfat Emet le résume de la façon suivante :
"Avant chaque action qu'un homme accomplit, il doit la juger et s'efforcer de discerner la vérité grâce au yichouv hadaat, en tournant la question sous tous ses angles [...].
Car c'est en évitant d'agir sous l'impulsion du cœur et en essayant de toujours voir l'aspect contraire des choses (le bien si trouvant peut-être!), que l'on parvient à la vérité."

=> La yéchiva n'est pas un lieu dont le but est de s'asseoir physiquement et confortablement sur un chaise afin de tuer le temps.
C'est le lieu qui nous apprend à vivre, à porter un regard juste/objectif permettant de piloter sa vie dans le vrai à chaque instant.

 

Source (b"h) : issu d'un dvar Torah du rav 'Haï Azriel

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+ b'h, également :
-> La yéchiva de nos jours : https://todahm.com/2020/12/26/la-yechiva-de-nos-jours
-> La Yéchiva & Israël : https://todahm.com/2015/03/24/la-yechiva-israel

Le terme ‘Haïm… (la vie)

+ Le terme 'Haïm... (la vie)

1°/ Il est intéressant de noter que le mot hébreu pour : vie ('haïm - חיים) nous indique un pluriel.

Notre vie doit toujours être vécu avec la conscience que la tombe n'est pas une finalité, car après le olam azé (ce monde), il y a le olam aba (le monde à venir).

Il est écrit dans les pirké avot (3,1) : "Sache d’où tu proviens, où tu aboutiras et devant qui tu es appelé à rendre compte."
=> N'hésitons pas à se demander avant d'agir si on pourra défendre fièrement ce qu'on s'apprête à faire devant D. au moment de rendre des comptes ...

Chaque acte est unique et éternel, à nous d'agir au mieux afin qu'il soit pour nous un trésor, et non un boulet ...

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2°/ Après notre mort, nous pouvons vivre, non seulement dans le monde à venir, mais aussi en ce monde.

Le mot חיים a la même valeur numérique (=68) que :
-> le mot : ויבן (vayivène) = "et il construit" = ce qu'on a construit avec nos efforts durant notre vie dans ce monde : c'est notre héritage, notre monnaie qui fera notre vie dans le monde à venir ;

-> le mot : בניו (banav) = "ses enfants" = nos enfants (notre descendance, nos élèves, ...) sont notre prolongement nous permettant de vivre dans ce monde même après notre mort.

On peut remarquer que : "Yom aKippourim" est un pluriel.
En effet, à Kippour, D. juge les vivants (pour les actions qu'ils ont fait) et aussi les morts (en fonction des actions de leurs descendants).

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3°/ La Torah nous dit qu'il n'est pas bon à l'homme d'être seul (lo tov éyot aadam lévado), le monde n'est pas bon lorsqu'une personne est seule.
Rien n'est satisfaisant lorsque l'on voit la vie avec 2 yeux au lieux de 4.

Ainsi, le mot חיים a 4 lettres (comme les 4 yeux d'un couple) et est au pluriel, renvoyant au fait qu'une vie, pour être véritable, ne peut être vécue seul, il faut sortir de sa tendance égoïsme et s'ouvrir aux autres, afin de les aider à réussir leur vie au mieux selon lors personnalité unique.

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4°/ Le mot חיים a en son centre le nom de D. (יי), et de part et d'autre le mot : חם ('ham) : chaud.
=> Dans la vie, il faut mettre au centre de tout D. et l'entourer de beaucoup de chaleur ...

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5°/ Le roi Salomon nous apprend : "L'enseignement du sage (חכם) est une source de vie (חיים)" (Torat 'ha'ham mékor 'haïm - Michlé 13,14).

Le mot : חיים a la même guématria que le mot : חכם (une personne sage).
Une personne sage a conscience de la valeur de la vie, en sublimant dans la réalité ses potentialités latentes.
A l'inverse, une personne sotte est prisonnière de ses pulsions, vit dans l'imaginaire, ... et sera comme tout le monde bientôt enlacée par la mort.

=> Tâchons de suivre les conseils de nos Sages afin de vivre une vie intelligemment et pleinement vécue, sans risquer de se réveiller à la fin de notre vie en ayant vécu totalement à côté de la plaque, dans du vide ... (que D. nous en préserve!)

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6°/ Selon la loi juive, 4 types de personnes doivent remercier D. pour leur délivrance.

On peut remarquer que chacune des lettres du mot חיים renvoie à un type de ces personnes :
-> חולה ('holé) = un malade suite à son rétablissement ;
-> ים (yam) = une personne qui a traversé avec succès une mer, un océan ;
-> יוצא מבית האסורים (yotsé mibét aassourim) = une personne sortant de prison au terme de sa détention ;
-> מדבר (midbar) = une personne ayant survécu à la traversée d'un désert.

Il est écrit : vé'hol a'haïm (החיים) yodou'ha shéla = et tous les êtres vivants te loueront.
Ce verset prend tout son sens avec ce que l'on vient de voir : le mot חיים étant l'acronyme de : חולה (malade) ; ים (la mer) ; יוצא (celui qui sort) ; מדבר (le désert) ...

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+ Supplément :
-> Il est intéressant de constater que le mot : 'haï (חי : vivant) a une valeur numérique de 18.
Nous sommes véritablement proche de D. les jours des fêtes juives, qui sont selon la Torah : Pessa'h (7 jours) ; Shavouot (1 jour) ; Roch Hachana (1 jour) ; Yom Kippour (1 jour) ; Souccot (7 jours) et Chémini Atséret (1 jour) : soit un total de 18 jours.

-> Le mot חיים peut se décomposer en : חי ים, est-ce une façon de dire que pour un juif, à l'image d'un poisson, la vie c'est vivre immergé dans la mer (la yam - ים), l'océan de la Torah ... ???

 

Source (b"h) : traduction et compilation personnelle de divrei Torah du rabbi Benjamin Blech

Le mot Siyoum …

+ Le mot Siyoum ...

Le mot Siyoum s'écrit en hébreu : סיום
Savez-vous quelle est la particularité de ces lettres?

Ces 4 lettres ont la même valeur numérique en révélé et en caché.
Expliquons cela ...

Chaque lettre de l'alphabet hébreu s'écrit en fonction de sa prononciation.
Par exemple, la lettre א s'écrit : אלף
Elle a pour partie révélée/prononcée : le א (valeur de 1) et pour partie cachée les 2 autres lettres : לף (valeur de 80+20 =110).

On constate qu'il y a seulement 4 lettres dans l'alphabet hébraïque qui ont une équivalence entre leur partie révélée et cachée, et ces lettres sont celles du mot : siyoum (סיום).

Ainsi :
- la lettre ס (samé'h) s'écrit : סמך, sa lettre révélée est : ס (soit 60) et ses lettres cachées sont : מך (soit : 40+20 =60).
De même,
-> le י (youd) s'écrit : יוד, sa lettre révélée est : י (soit 10) et ses lettres cachées sont : וד (soit 6+4=10) ;
-> le ו (vav) s'écrit : וו, sa lettre révélée est : ו (soit 6) et sa lettre cachée est : ו (soit 6) ;
-> le מם (mém) s'écrit : מם, sa lettre révélée est : מ (soit 40) et sa lettre cachée est : ם (soit 40).

Le Gaon de Vilna a commenté ce phénomène en disant que de la même façon que les lettres cachées ont la même valeur que les lettres révélées, le fait de participer à un Siyoum est un événement qui concerne autant les personnes qui n'ont pas participé à l'étude (les personnes "cachées"), que celles qui y ont participé (les personnes "révélées").

Comment comprendre ces paroles du Gaon de Vilna disant qu'une personne qui a pris part au cycle d'étude et une autre qui n'y a pas pris part sont autant attendues l'une que l'autre au siyoum?

Le rav Yits'hak Hutner de répondre par un principe fondamental : les individus sont évalués en fonction de ce pour quoi ils donnent de la valeur.

Ainsi, même si une personne n'a pas pris part à l'étude, en venant au siyoum, elle exprime son soutient, son estime à ceux qui y ont pris part, et elle montre aussi toute la valeur, l'importance qu'elle accorde au fait de finir un cycle d'étude.

=> Toute personne doit participer à un siyoum, afin d'encourager ceux qui y participent (dont le rav), afin de témoigner concrètement que l'étude de la Torah est quelque chose de grande valeur à ses yeux, et par conséquent elle s'en trouve également valorisée (dis-moi en quoi tu donnes de la valeur, et je te dirai ce que tu vaux ...)

Source (b"h) : compilation et traduction personnelle d’un dvar Torah du rabbi Moshé Kormornick

La Yéchiva & Israël …

+ La Yéchiva & Israël ... (par le rav Wolbe - extrait)
"La Yéchiva n'est ni une école pour les futurs rabbins, ni une université talmudique.
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Incontestablement, ses étudiants ne deviendront pas tous de grands maîtres et des guides spirituels, mais tous, aussi longtemps qu'ils demeurent entre ses murs, seront porteurs de la présence divine, purifieront leurs idées et leurs cœurs.

Et chacun, selon sa compréhension, y puisera un esprit de sainteté et de pureté, chacun se réveillera à l'autre et à la responsabilité collective, aucun n'en ressortira les mains vides.
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L'étudiant en Yéchiva, par la force de son intelligence, sa compréhension et la pureté de cœur, puise dans la Yéchiva, pour tout son avenir, un esprit de Torah et une sagesse de vie.
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Nos Sages nous enseignent : "Si les nations du monde savaient combien le Temple est pour elles un gage de pardon, elles enverraient des bataillons entiers pour veiller à ce qu'il ne soit pas détruit."

Quant à nous, nous pouvons dire ceci : "Si l'Etat d'Israël savait à quel point les Yéchivot sauvegardent son existence, il placerait des soldats tout autour d'elles, pour veiller à ce qu'aucun élève ne perde un instant d'étude, de cette étude qui est l'âme de notre nation!"

Voici, pour terminer, la plus humble de nos requêtes : que notre pays comprenne enfin que la Yéchiva représente le membre vital dont dépend son âme toute entière. "

Les Bné Israël : le cœur du monde …

+++ Les Bné Israël : le cœur du monde ...

-> Rabbi Yéhouda haLévy (Kouzari 1,95) écrit que le peuple d’Israël est le "cœur du monde", du fait qu’il a été, à chaque génération, le dépositaire de la présence divine, c’est-à-dire de la Torah.

-> "Avant tout, sache que tout ce que l’homme connaît ou comprend provient directement ou indirectement de la Torah.
S’il n’en était pas ainsi, rien ne le différencierait de l’âne qu’il monte …"
[le Ramban – discours intitulé Torat Hachem Témima]

-> "C’est bien de la Torah que le roi Salomon puisa toute sa science, ses connaissances de la nature et de la médecine, ainsi que tous les secrets de la création.
Car tout se trouve dans la Torah …"
[le Ramban – son commentaire sur la Torah]

-> Rabbi Yéhouda haLévy (Kouzari 2,66) d’écrire :
"C’est par D. et grâce à ses aptitudes extraordinaires que le roi Salomon acquit toute sa science.
Des confins de la Terre, de l’Inde lointaine, on venait le trouver afin de s’inspirer de sa science pour la diffuser dans toutes les nations.
C’est chez nous que toutes les sciences puisèrent leurs sources, pour parvenir aux Chaldéens, puis aux Perses et à la Médie, aux Grecs et aux Romains.
A cause du temps et de la multitude des intermédiaires, on en est arrivé à en créditer les Grecs et les Romains, au lieu de les attribuer au Hébreux … "

-> Le Rav Yérou’ham Leibovitch de Mir a dit un jour :
"Certains peuple nous accusent de leur avoir volé leur sagesse.
S’il en était réellement ainsi, on serait en droit de s’attendre à ce que les victimes de ce vol se situent à la pointe de la morale et de la justice, et que les voleurs, au contraire, se retrouvent au bas de l’échelle.
Or que voyons-nous justement ?
Ces civilisations, dont nous aurions pillé la culture, ont disparu depuis déjà bien longtemps à cause de leur immoralité et de leur cruauté, alors que notre peuple est toujours là, bien vivant, avec ses Justes, ses grands maîtres et ses bienfaiteurs, dans chaque génération.
Cela suffit à dénoncer la malhonnêteté de ces nations que nous aurions prétendument dépouillées. "

-> Il est intéressant de conclure par les paroles du rav Wolbe à ce sujet :
"Le peuple d’Israël est : le "cœur du monde", et la Torah : "le cœur d’Israël.

Tous les vestiges de pureté, de vérité ou de sainteté ont pour même source notre peuple et sa Torah, foyer du monde dont émanent aujourd’hui de pâles lueurs.

Grâce à D., notre Torah est bel et bien là, avec nous, et le centre de notre cœur n’est pas vide.
Mais il nous incombe de sauvegarder précieusement l’intériorité, le sens profond de notre vie.

Lorsqu’on vit dans une société attirée par les futilités, par le spectacle, par la recherche d’une "situation" et de titres honorifiques, et donc, dans une société qui se laisse emporter par un mouvement centrifuge (tendance à s'éloigner du centre), cela requiert de notre part un grand nombre de concessions.

Maintenons-nous donc dans notre centre spirituel, dans les profondeurs de l’étude de la Torah et de la pratique des mitsvot, dans la modestie et la simplicité.
Car telle est notre place "dont émane la lumière du monde", et parce que le cœur est l’organe vital de la création.

Soyons donc des hommes de cœur et construisons le cœur du monde ! "

La raison de la guerre

Lorsque Napoléon est parti envahir la Russie, son armée comptait de nombreux soldats juifs originaires de France. Lorsque Napoléon a été vaincu, beaucoup de ces soldats sont restés en Russie et ont épousé des femmes juives qui y vivaient.
Le rav 'Haïm de Volozhin fait remarquer qu’il est possible que le but même de la guerre ait été que ces soldats viennent en Russie et épousent ces femmes.