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Englouti dans un arbre

+ Englouti dans un arbre :

-> Le prophète Yéchayahou essaya d'échapper au roi Ménaché qui voulait le tuer. Yéchayahou prononça un nom [Divin] sacré et il fut avalé par un cèdre.
Les serviteurs de Ménaché commencèrent à scier l'arbre et lorsqu'ils arrivèrent à la bouche de Yéchayahou, celui-ci mourut. [guémara Yébamot 49b]

-> Rav Its'hak bar Yossef consulta un démon et fut englouti dans un cèdre. Un miracle a été accompli pour lui, l'arbre s'est fendu et il s'en est échappé. [guémara Sanhédrin 101a]

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-> Le Ben Ich 'Haï (Ben Yéhoyada - Yébamot 49b) rapporte les paroles du Talmud de Jérusalem (Sanhédrin 51b) :
"Lorsque le roi Ménaché poursuivit Yéchayahou pour le tuer, ce dernier s'enfuit et fut englouti par un cèdre. Seuls ses tsitsit restèrent accrochés à l'extérieur de l'arbre. Les serviteurs du roi virent les tsitsit dépasser de l'arbre et avertirent Ménaché. Le roi ordonna d'aller scier le cèdre. Ils coupèrent le cèdre et le sang coula de l'arbre".
[dans la suite cette guémara affirme que Ménaché tua le prophète Yéchayahou dont la stature spirituelle égalait celle de Moché. ]

=> Pourquoi précisément des tsitsit qui sont censés protéger celui qui les porte, trahirent-ils la présence du prophète à l'intérieur de l'arbre?

Le Ben Ich 'Haï explique les paroles du midrach (Cho'her Tov) suivant :
"Montre Ton œuvre à Ton serviteur, et le chemin à Ses enfants" (Téhilim 90,16) = le terme "chemin" employé dans le verset désigne le tékhélet des tsitsit portés par Israël qui sont appelés "les enfants de D."

Le Ben Ich 'Haï rappelle que nous devons porter des tsitsit à chaque coin d'un vêtement. Un tsitsit est constitué de 8 fils et de 5 nœuds, ce qui est équivalent au mot "é'had" (un - אחד) qui a une valeur numérique de 13.
Si l'on multiplie la valeur du mot אחד (un) par quatre, nous obtenons 52 soit la guématria du mot "bèn" (enfant - בן). Ceci afin de nous enseigner que par le mérite de la mitsva des tsitsit, nous accédons au statut "d'enfants de D."

Les Nuées de Gloire

+ Les Nuées de Gloire :

-> Les Nuées de Gloire célestes (Anané Kavod) ont suivi les Bné Israël dans le désert. Elles avaient des propriétés merveilleuses.
Par exemple, elles nettoyaient les vêtements des Bné Israël. [midrach Chir haChirim rabba 4,11 ]
Elles aplanissaient les montagnes, soulevaient les vallées, tuaient les serpents et les scorpions, leur fournissaient de la lumière et les suivaient derrière eux s'ils quittaient le campement. [Sifré Béhaaloté'ha]
Elles étaient le système de transport des Bné Israël pour les amener là où ils voulaient aller (à l'image d'un avion, train). [Sité Cohen - Ekev]

De même, si une personne avait une charge et pas d'animal pour la déplacer, les nuées célestes se chargeaient du service. [Tan'houma - Bamidbar 12]

C'était un "bouclier de protection" étonnant dans la mesure où elles repoussaient les flèches ou les projectiles que les égyptiens leur lançaient. [Rachi - Yitro 19,4]

C'était comme un scanner d'aujourd'hui, en ce sens que les nuées célestes permettaient à quelqu'un de voir ce qu'il y avait à l'intérieur d'un conteneur (ex: une boîte, coffre) sans l'ouvrir. [Tossefot Shabbath 22b]

Elles permettaient aux Bné Israël, qui étaient à l'intérieur des nuées célestes, de voir ce qui était à l'extérieur, mais les personnes à l'extérieur, comme Bilam, ne pouvaient pas voir ce qui était à l'intérieur. [Baal haTourim - Balak 22,5]

Lorsque les Bné Israël voyaient la nuée céleste rougir, ils savaient que le soleil se couchait, et s'il blanchissait, ils savaient qu'il brillait. [midrach Aggada - Pékoudé]

-> Toutes ces propriétés merveilleuses ne se produisaient que si les Bné Israël observaient la Torah. S'ils fautaient, les nuées célestes les recrachaient hors du camp. [Rachi, Kli Yakar, Rabbénou Bé'hayé - Ki Tétsé 25,18]

Et aussi incroyable que cela puisse paraître, toute la tribu de Dan était hors du camp, parce qu'elle était impliquée dans le culte des idoles avec Pesel Mikha. [Tan'houma - Ki Tétsé 10]

Ceux qui étaient impurs étaient aussi recrachés hors du camp. [Pirké déRabbi Eliézer 44]

Lorsque les Bnei Israël suivaient la parole d'Hachem, les nuées célestes formaient la lettre 'Haf dans le ciel, et lorsqu'ils ne suivaient pas la parole d'Hachem, ils formaient la lettre 'Samé'h' dans le ciel. D'autres disent que les nuages célestes ont toujours formé la lettre "Heh" dans le ciel. [Rabbénou Bé'hayé - Béchala'h 17,16]
D'autres sont d'avis que les nuées célestes formaient toujours la lettre Hé dans le ciel. ['Hizkouni - Bamidbar 2,2 ; Rokéa'h - Béhaaloté'ha 9,17 ; Tossefot Hashalem - Pékoudé 40,20 ]

La sagesse de lire la face

+ La sagesse de lire la face :

"Israël dit à Yossef : "Revoir ton visage, je n'avais pas osé le penser, et voici que Hachem m'a aussi montré ta postérité" (Vayé'hi 48,11)

-> Le 'Hida (séfer Pné David) explique qu’il est possible que Yaakov était un expert en " 'hokhmat hapartsouf", la sagesse de pouvoir lire le visage d’une personne.
En conséquence, il disait à Yossef qu’après avoir vu son visage, Hachem lui avait permis de voir qu’il n’avait pas fauté, et qu’en voyant le visage de ses enfants, il avait vu qu’ils étaient également des tsadikim.

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+ L’image de son père l’a sauvé :

-> Le 'Hida cite son grand-père, le rav Yéchaya, qui explique que lorsque Yaakov dit que "Hachem m’a montré", il voulait dire que Hachem a montré son image à Yossef. Lorsque Yossef vit l’image de son père, Yaakov, cela le sauva de la faute.

-> Le séfer Likouté Imré Kodech dit de la même manière au nom du rav Shalom de Belz que Yaakov disait qu’il ne s’attendait pas à voir le visage de Yossef parce qu’il avait peur que Yossef ait fauté et de ne pas pouvoir le regarder, car il est interdit à une personne de regarder l'image de quelqu'un de racha (assour léAdam léistakel bétsélem démout adam racha - guémara Méguila 28a).
Mais "et voici" (véiné), un miracle s’est produit et Hachem "m’a montré" à Yossef et l’a sauvé de la faute.

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-> La hokhma hapartsouf que l'on peut traduire par "la sagesse du visage" est une sagesse antique qui permet de définir la nature profonde d'un homme sans même le connaître mais juste en observant sa physionomie. En effet, le visage et le corps d'un être humain sont comme une carte qui révèle une multitude d'indications pour celui qui sait la lire.
Les yeux, les paupières, les cils, les sourcils, le nez, les oreilles, le front, les pommettes, les lèvres, le menton, le teint de la peau ainsi que l'éclat qui se dégage du visage ou encore les rides.
L'aspect de tous ces éléments sont tout autant d'informations qui indiquent la nature profonde de l'homme.

Le rabbi Moché Kordovéro (Ramak al haZohar 70,121b) nous avertit que ce savoir ne dépend absolument pas des cinq sens de l'homme car c'est une sagesse prodigieuse quasiment inaccessible qui dépend des Séfirot des mondes supérieurs et des racines de l'âme qui y sont reliées. Se trouve devant nous, la porte du Secret des secrets de la Torah.

Le Mékadech Mélé'h nous avertit que ce savoir ancestrale n'est pas accessible à la compréhension, particulièrement à propos du sens profond des rides. C'est notamment cette sagesse si élevée que connaissait le Arizal.

Il est rapporté dans le Zohar (Yitro 70a) que cette sagesse fut transmise directement à Adam Harichon le premier homme de la création. Moché Rabbénou utilisa ce savoir divin pour pouvoir nommer les princes d'Israël et les chefs du peuple.
Le roi Salomon a également eu accès à ce savoir et a écrit un ouvrage à ce sujet qui fut dissimulé.

-> Moché Rabbénou avait la capacité d'apporter un jugement équitable juste en observant le visage de la personne. (Zohar Yitro 70b ; Zohar 'hadach 39b)

Le cercueil de Yossef

+ Le cercueil de Yossef :

-> Au moment de quitter l'Egypte, Moché voulut tenir la promesse faite à Yossef il y a de nombreuses années, à savoir que les Bné Israël emporteraient ses os avec eux.
Où se trouvait le cercueil de Yossef avec les os à l'intérieur?
Personne ne le savait jusqu'à ce que Séra'h bat Asher soit interrogée par Moché et qu'elle lui dise que le cercueil avait été placé par les égyptiens dans le Nil. [guémara Sotah 13a]

Moché écrivit sur une tablette, la jeta dans le Nil et le cercueil remonta à la surface. Qu'est-ce qui était écrit sur la tablette que Moshé a jetée dans le Nil?
Les avis divergent : soit le Nom spécial d'Hachem (midrach Aggada Béchala'h ; midrach Hagadol Vayé'hi), soit l'image d'un bœuf (Tan'houma Béchala'h 2), soit les deux (Pirké déRabbi Eliézer 54).
Rachi (Ki Tissa 32,4) adopte une approche différente et affirme que le mot "Lève-toi, bœuf" était écrit sur la tablette.

-> D'où vient la tablette que Moché a jetée dans le Nil?
Une opinion lie la tablette à la coupe spéciale de Yossef qu'il avait secrètement placée dans le sac de Binyamin pour inciter les frères à retourner en Egypte.
Cette coupe était divisée en quatre morceaux. L'un d'eux portait l'image d'un lion, un autre l'image d'un bœuf, un autre l'image d'un aigle et enfin le dernier morceau portait l'image d'un homme. Ce sont les fameuses quatre images de la vision de Yé'hezkel du char d'Hachem (Yé'hezel 1,10).
Moché jeta l'un après l'autre chaque morceau dans le Nil, mais le cercueil de Yossef ne se souleva pas, jusqu'à ce que le dernier morceau avec l'image d'un homme y soit jeté. [midrach haGadol - Vayé'hi]

-> Qu'est-il advenu des ossements de Yossef?
Selon une opinion, ils sont restés dans le cercueil et ont voyagé avec les Bné Israël dans le désert pendant 40 ans. [Tsror Hamor - Bamidbar]
L'autre opinion est que les os ont été enveloppés dans une peau de mouton et que Yossef est devenu un mouton et a erré avec les Bnei Yisrael pendant 40 ans. [Tossefot Shantz - Sotah 13a ]

Les golems

+ Les golems :

-> Dans la littérature juive, un golem est un être créé par d'autres êtres humains à partir de matière inanimée. Un golem est un corps, une forme humaine pleinement fonctionnelle, mais il est incapable de parler et n'a pas d'âme.
Le mot "golem" (גולם) apparaît dans le livre des Téhilim (גָּלְמִי - masse informe).
La michna (Pirké Avot 5,6) utilise également ce terme pour décrire une personne grossière ou inculte (גוֹלָם - guolam - un sot).

Le terme "golem", tel qu'il est utilisé dans le langage moderne pour décrire un humanoïde (ressemblant à l'humain) créé par des moyens mystiques par certains individus pieux, a été introduit au 12e siècle.
Traditionnellement, ces golems étaient créés afin d'aider dans des tâches personnelles ou pour la protection de la communauté.

La guémara (Sanhédrin 38b) dit qu'Adam harichon a d'abord été créé comme un golem, ou une enveloppe sans forme achevée, avant de devenir un être humain complet doté d'une âme.
[selon les termes de la guémara : "le jour où Adam, le premier homme, fut créé, se déroula comme suit : pendant la première heure du jour, sa poussière fut rassemblée. Pendant la deuxième heure, une forme indéfinie fut modelée. Pendant la troisième, ses membres furent allongés. Pendant la quatrième, une âme lui fut insufflée. Pendant la cinquième, il se tint debout sur ses jambes ..." (on voit que l'âme n'est venu qu'à la 4e heure!)]

Au sujet de la création de l'homme : "Hachem façonna l'homme ... et l'homme devint une âme vivante (néféch 'haya)" (Béréchit 2,7), Onkelos écrit : "Il devint un esprit parlant".
L'être humain est un composite de corps et d'âme, et la fusion de ces deux composantes essentielles de l'humain se fait par la parole (selon le Maharal ; Kouzari). C'est la faculté de parler qui élève une personne au statut d' "humain".
La parole a été donnée à l'humanité afin de révéler aux autres les pensées et les émotions exprimées par l'âme humaine. [Maharal - Nétivot Olam - Nétiv haAvoda - chap.2 ]
Étant donné qu'un être humain, aussi saint et sage soit-il, ne peut créer une âme humaine, un golem n'a pas la capacité de parler. [Maharal - 'Hidouché Aggadot - Sanhédrin 65b]

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-> Pour les hommes saints de l'histoire juive qui maîtrisaient les textes mystiques et qui étaient extrêmement vertueux, créer un golem n'était pas un exploit particulièrement fantastique. Pour quelqu'un avec cette envergure spirituelle, créer un golem n'est pas plus impressionnant que de planter une graine de pomme dans le sol et de regarder le pommier pousser. Pour ces individus uniques, influencer les énergies surnaturelles dans le domaine spirituel de la vie n'était pas différent de manipuler les énergies naturelles dans le domaine physique, matériel.
Il existe une méthode pour les pommes et une autre pour les golems.

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+ Les golems bibliques :

-> Le premier golem a été créé par Enoch, le petit-fils d'Adam. Les gens de sa génération lui ont demandé : "Quel est le nom de ton père?", ce à quoi il a répondu : "Seth".
"Quel est le nom de ton grand-père?" ; "Adam", a-t-il répondu.
"Et quel était le nom du père d'Adam?" demandèrent-ils. "Il n'avait pas de père", expliqua Enoch. "Hachem créa sa forme à partir de la terre, puis insuffla dans ses narines une âme vivante."
Ils dirent à Enoch : "Montre-nous comment cela s'est passé."
Enoch prit alors une poignée de terre et forma l'image d'un homme, et l'esprit maléfique entra dans ses narines et il prit vie.
Le peuple déclara que cet être était leur dieu et ils crurent en lui. [ce midrach est cité dans le commentaire du Roch, rabbi Asher ben Yé'hiel]
Cette entité golem en égara beaucoup.

-> Le séfer Yétsira (litt. le Livre de la Création), est un ouvrage kabbalistique sur la façon dont la création s'est produite, qui est attribué à Avraham.
Ainsi, le grand-père du 'Hida, le 'Hessed léAvraham (Nahar 5), écrit que Avraham créait du bétail en utilisant le Séfer Yétsira, comme il est écrit dans le verset : "le veau qu'il a fait (achèr assa)" (Vayéra 18,8).
Le Malbim (Vayéra 18,7-8) écrit que le veau qui fut servi aux anges venus lui rendre visite était un veau qu'Abraham avait créé (utilisant des formules pour créer un golem en forme de veau).

-> Voir également les golems dans le récit de Yossef et ses frères : https://todahm.com/2018/12/09/les-golems

-> Il existe également une légende sur Ben Sira, qui est présenté comme le fils du prophète Yirmiyahou. Certaines sources affirment qu'il a créé un golem. L'histoire se déroule comme suit :
Ben Sira souhaitait étudier le séfer Yétsira. Alors une voix céleste se fit entendre : "Tu ne peux pas créer [une telle créature] tout seul".
Il se rendit chez son père Yirmiyahou. Ils s'affairèrent à cette tâche et, au bout de 3 ans, un homme fut créé pour eux, sur le front duquel était inscrit le mot "émet", comme sur le front d'Adam.
Alors l'homme qu'ils avaient créé leur dit : "D. seul a créé Adam, et lorsqu'il a voulu laisser Adam mourir, il a effacé le aleph du mot émet et il est resté mét (mort). C'est ce que vous devez faire avec moi et ne pas créer un autre homme, de peur que le monde ne succombe à l'idolâtrie comme aux jours d'Enoch."
L'homme créé leur dit : "Inversez les combinaisons de lettres [par lesquelles il a été créé] et effacez l'aleph du mot émet de mon front", et immédiatement il tomba en poussière.
[rabbi Yéhouda haTsadik de Speyer - dans le manuscrit séfer Guématriot]

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+ Les golems talmudiques :

-> Le sage talmudique Rava étudia le séfer Yétsira, et à partir de ces informations, créa un golem. [Sanhédrin 65b]

Rabbi Zéra reconnut qu'il s'agissait d'un golem, et non d'un véritable être humain, et le réduisit en poussière.
Rabbi Tsadok haCohen de Lublin (Divré 'Halomot - chap.6) explique que l'une des raisons est qu'un golem peut se retourner contre son créateur et causer des dégâts.

-> Le Talmud (Sanhédrin 65b; 67b) mentionne également la création d'un animal (golem) de la même façon.
Rav 'Hanina et Rav Oshia s'asseyaient ensemble tous les vendredis et étudiaient le séfer Yétsira. Grâce à leur étude, un veau était créé, et ils le mangeaient à leur repas du Sabbath. [Chla haKadoch - Torah Chébi'htav - Vayéchev]
Il est intéressant de noter que ces incidents sont mentionnés de manière très factuelle, sans fanfare ni étonnement. Un individu vertueux (tsadik) qui puisait dans les royaumes spirituels et les utilisait était considéré comme une évidence.

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+ Créateurs de golems plus récents :

-> On dit que Rabbi Shimon de Gabirol, poète et philosophe juif du 11e siècle, aurait créé des servantes golems. [rabbi Yossef Shlomo Dilmedigo - Métsaref lé'Hokhma]

-> On attribue à Rabbi Avraham Ibn Ezra (11-12e siècle) la création d'un golem. [rabbu Yéhouda Moskato - Kol Yéhouda]
De plus, on dit que le Ibn Ezra aurait créé un golem en présence de Rabbi Yaakov ben Meir, Rabbénou Tam, et déclaré : "Voyez quels pouvoirs Hachem a insufflés aux lettres hébraïques!"
Rabbénou Tam a ensuite ramené la créature à son état d'origine, celui d'un simple morceau d'argile. [texte du 13e siècle pseudo Saadia Gaon - commentaire sur séfer Yétsira 2,5 ]

-> Le rabbi Shmouel ben Kalonymus HaChassid de Spire, un Tossafiste du 12e siècle, aurait créé un golem pour l'accompagner et le servir tout au long de ses voyages à travers l'Allemagne et la France.

-> Il est documenté que le rabbi Avigdor Kara de Prague a fabriqué un golem au 15e siècle. [rapporté par rabbi Meir de Prague (qui a vécu au 17e siècle) - dans son Méguilat Youchsin]

-> Le rabbi Eliyahou Baal Shem était un rabbin polonais qui a occupé le poste de grand rabbin de Chelm au 16e siècle. Son arrière-petit-fils, le rabbin Yaakov Emden (Shéélat Yaavets - vol.2), écrit qu'il a créé un golem, mais qu'il l'a détruit par crainte qu'il ne devienne trop grand et ne cause des dégâts. Ce faisant, le golem lui aurait griffé le visage.
[Le 'Hida rapporte qu'ayant beaucoup grandi, il a craint qu’il ne détruise le monde, c’est pourquoi il a enlevé le Nom de D. de son front et il est retourné à la poussière.
On a vu précédemment qu'un golem peut se retourner contre son créateur et causer des dégâts (rabb Tsadok haCohe). ]

-> Il existe un récit concernant le Gaon de Vilna. Il connaissait bien le séfer Yétsira avant sa bar-mitsva et il entreprit de créer un golem. Au cours de cette entreprise, on lui fit comprendre du Ciel qu'il ne devait pas continuer car il était trop jeune. [rav 'Haïm de Volozhin - intro au commentaire du Gaon de Vilna - Safra détsinouta ]

-> Au fil des siècles, des sources notables extérieures à la communauté juive ont également attesté de ces pratiques. Au 17e siècle, Samuel Brenz relate dans un pamphlet anti-juif la sorcellerie utilisée par les juifs pour créer un "hamor golim", une image ressemblant étroitement à un être humain, qui consiste à l'animer en chuchotant ou en murmurant une incantation.
De même, la création d'un golem juif est mentionnée dans une lettre latine influente écrite par Christoph Arnold au hébraïsant chrétien Johann Christoph Wagenseil en 1674 :
"Après avoir récité certaines prières et observé certains jours de jeûne, ils façonnent une figure humaine en argile, et lorsqu'ils ont prononcé le Tétragramme, l'image prend vie.
Bien que l'image ne puisse pas parler, elle peut comprendre ce qui lui est dit."

Il mentionne également spécifiquement le golem du rabbin Eliyahou Baal Shem.

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+ Le golem du Maharal :

-> Le golem le plus célèbre de la tradition juive est celui attribué au Maharal de Prague (16e siècle). Cet épisode fascinant est entouré de mystère.
Bien qu'il existe de nombreuses versions de l'histoire, voici un résumé de ce qui s'est passé : les juifs de Prague étaient victimes de diffamations et couraient un réel danger, alors le Maharal créa un golem pour les protéger. Le golem fut nommé Yossele. Finalement, le golem devint effrayant et violent, et le Maharal fut contraint de le détruire.
Le corps du golem fut entreposé dans le grenier de la synagogue Altneu à Prague, où il pouvait être ramené à la vie si nécessaire. À ce jour, le grenier n'est pas ouvert au grand public, et certains pensent que les restes du golem s'y trouvent toujours.

=> Cette histoire est-elle authentique ou pas?

Certains remettent en question l'historicité du golem de Prague.
La question n'est pas de savoir s'il est possible ou non de créer un golem, mais si le Maharal en a réellement créé un. La principale raison de cette incertitude est qu'il ne semble y avoir aucune mention de cela dans les écrits du Maharal ou de quiconque ayant vécu à son époque :
- le rabbi David Gans (le Tséma'h David), l'un des élèves les plus éminents du Maharal et auteur d'une biographie du Maharal, ne fait aucune mention du golem.
- le 'Hida, a écrit des biographies sur les grands personnages de l'histoire juive. Il évoque le golem de rabbi Eliyahou le Baal Shem, mais lorsqu'il parle du Maharal, il ne fait aucune mention du golem. ['Hida - Shem Haguédolim]
- le rabbi Meir Pereles de Prague était un parent du Maharal qui a vécu un peu plus d'un siècle après lui. Il écrit dans son Méguilat Youchsin à propos des deux golems du rabbi Eliyahou Baal Shem et du rabbi Kara, mais ne mentionne pas le Maharal.

-> Le golem du Maharal n'est mentionné que dans des ouvrages plus tardifs. Le rabbi Shlomo Yéhouda HaKohen Rappoport, un rabbin pragois du 19e siècle, se demande pourquoi les écrits de ses contemporains ne font aucune mention du golem du Maharal. [dans sa lettre jointe à K.Lieben - Gal Eid ]

-> La première mention imprimée du golem du Maharal semble avoir été faite dans un journal dans les années 1830, soit environ deux siècles après la mort du Maharal.
[la référence imprimée la plus ancienne semble être de B. Auerbach - Spinoza (paru à Stuttgart en 1837)]
Cependant, ce n'est pas vraiment cet article de journal qui a fait connaître le golem de Prague. L'histoire est devenue célèbre après avoir été publiée en 1909 dans un livre intitulé Niflaot HaMaharal, par le rabbin Yudl Rosenberg. Ce dernier était également connu pour avoir traduit le Zohar en hébreu, et a ensuite occupé le poste de président du tribunal rabbinique de Montréal, au Canada. Le livre a connu un grand succès et a été traduit en plusieurs langues.

L'éditeur écrit dans l'introduction que le livre a été copié à partir d'un manuscrit caché dans la bibliothèque royale de Metz, qui aurait été écrit à l'origine par le rabbin Its'hak HaKohen Katz, le Mahari Katz, gendre du Maharal. Bien qu'il soit généralement considéré comme un canular dans les milieux universitaires, aucune étude scientifique n'a jamais été consacrée à cette question spécifique. [rav Pin'has Taylor]

Quelques années plus tard, le même éditeur a publié un livre sur le pectoral du grand prêtre. Cette histoire était une œuvre de fiction. L'histoire racontée dans Niflaot HaMaharal présente également des signes de fiction, avec des incohérences dans les événements, des termes anachroniques et le fait qu'il ne semble pas y avoir eu de "bibliothèque royale de Metz".
Il existe des preuves que le rabbin Rosenberg lui-même a ouvertement reconnu que ces livres étaient des œuvres de fiction.
[par exemple, le 18 février 1931, la communauté juive de Montréal a célébré le soixante-dixième anniversaire du rabbin Rosenberg et a créé un journal souvenir lors du banquet organisé en son honneur.
Ce journal répertorie certaines de ses œuvres, et Niflaot HaMaharal ainsi que l'histoire du pectoral y sont mentionnés comme des œuvres de fiction. ]
Le rabbin Rosenberg a écrit des romans historiques et des nouvelles afin d'inculquer les valeurs juives et d'offrir une alternative à la prolifération des romans allemands et français disponibles.

D'un autre côté, même si le livre du rabbin Rosenberg a été compilé comme une fiction historique, cela ne signifie pas nécessairement que le Maharal n'a pas créé de golem. Le livre du rabbin Rosenberg a popularisé l'histoire du golem, mais cela ne signifie pas qu'elle n'avait aucun fondement historique.

Certains chercheurs suggèrent des raisons pour lesquelles l'histoire du golem n'a pas été consignée par le Maharal ou ses contemporains. [comme Gershom Winkler - The Golem of Prague (1980) ]
De plus, avant même la première publication de l'histoire dans le journal en 1837, il est fait mention d'une histoire orale du golem de Prague. Ces histoires remontent au moins à la fin du 18e siècle.
[il existe une tradition selon laquelle le Noda BiYéhoudah, aurait voulu visiter les restes du golem dans le grenier de la synagogue Altneu à Prague. ]
De plus, le rabbin Yossef Shaul Nathansohn, le Shoel ouMétiv, s'est rendu à Prague et a voulu se rendre à la synagogue Altneu où repose le golem. Le gabaï lui a dit qu'avant que le Noda BiYéhouda ne monte là-haut, il avait jeûné et s'était rendu au mikvé, puis il s'était enveloppé dans un talit et des téfilin et était monté. Quand il est redescendu, il a dit que personne d'autre ne devait monter là-haut. [Olat ha'Hodech - Talmudical Monthly Journal - Sivan (1979) par Dov Ber Schwartz]

-> Le Rayatz de Loubavitch a visité le grenier de la synagogue Altneu à Prague. Cela est consigné dans des documents contemporains, les écrits de son successeur, le Rabbi de Loubavitch (Torat Ména'hem - Hitvadious (1992) - vol.1).
Selon un récit, lorsqu'on lui a posé la question, le Rayatz a choisi de ne pas répondre. [dans ce même Torat Ména'hem ]
Selon un autre récit, il a rapporté avoir vu ce qui restait du golem.
[dans une copie d'une note manuscrite du Rabbi de Loubavitch, il rapporte avoir entendu du Rayatz qu'il avait vu les restes du golem dans le grenier de la synagogue. Voir Kfar 'Habad Magazine, numéro 798, 1998. ]

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-> La grandeur du Maharal est incontestable et plusieurs sources attestent également de sa connaissance parfaite en Torah cachée. [ainsi, l'interrogation n'est pas de s'il pouvait en créer un, mais plutôt de savoir s'il l'a fait. ]
Même si les contemporains du Maharal n'ont pas ouvertement mentionné son golem, leurs écrits contiennent quelques indices à ce sujet.

Le rabbi Tzvi Ashkenazi, grand sage du 17e siècle connu sous le nom de 'Hakham Tzvi, cite le Maharal et le décrit comme celui "qui a utilisé l'influence divine, comme chacun sait". [Téchouvot 'Hakham Tzvi - n°76]

Le rabbi Tzvi Elimélé'h Shapira de Dinov, grand sage et kabbaliste du 19e siècle, écrit : "Il est connu que les paroles du Maharal de Prague étaient prononcées avec une intuition divine et qu'il avait l'habitude d'utiliser le séfer Yétsira". [Bné Yissa'har - maamaré Kislev-Tévet - maamar 2]

On ne sait pas exactement à quoi fait référence "utiliser le séfer Yétsira", mais cela pourrait servir à étayer l'idée que le Maharal a créé un golem.
Le rabbi Noa'h 'Haïm Levin, érudit du 19e siècle à la cour rabbinique de Kobrin, a publié une édition annotée du Méguilat Youchsin (livre abordé précédemment). Dans la note 7 de la chronique, il écrit : "S'il a fait usage de l'influence divine, nous ne devrions plus être surpris par l'histoire du golem qu'il a créé et qui est connue de tous."

Un érudit plus récent, le rabbi Shimon Zelichov, machguia'h de la Yéchivat 'Hokhmé Lublin, a déclaré : "Il est clair que le Maharal a utilisé le séfer Yétsira et créé un golem". [dans son Naharé Eich]

Le rabbi Yaakov Israël Kanievsky (le Steïpler) a également mentionné que le Maharal avait créé un golem afin de sauver la communauté juive. ['Hayé Olam - chap.30 ]

-> Quoi qu'il en soit, il existe une citation attribuée au rabbi Meir Arik, auteur du Téchouvot Imré Yocher, selon laquelle "on ne sait pas si le Maharal a réellement créé un golem. Cependant, avoir "créé" un élève du calibre du Tossafos Yom Tov est certainement un miracle encore plus grand!"
[son maître a été le Maharal, et il était un géant en Torah (ayant vécu : 1578-1654). ]

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+ La formule pour créer un golem :

-> Outre les personnages de l'histoire juive qui ont réellement créé des golems, nombreux sont ceux qui ont écrit sur les stratégies permettant de les créer.
À la fin du 12e siècle, on assiste à un regain d'intérêt pour le concept du golem et les techniques utilisées pour en créer un. Le rabbi Yéhouda Ha'hassid et le rabbin El'azar de Worms étaient deux sages éminents, qui ont tous deux écrit des commentaires sur le séfer Yétsira.
Le rabbin El'azar a consigné une technique pour créer un golem. Tout d'abord, on rassemble de la poussière en forme d'homme, puis on récite une formule de permutations de lettres hébraïques. Les combinaisons de lettres de la première moitié de l'alphabet hébreu lui donnent vie, tandis que celles de la seconde moitié le rendent inanimé.

Avec une technique similaire, on écrit le mot "homme" (adam) dans la poussière, puis on récite les combinaisons de lettres, et le golem se forme alors de lui-même.
Dans une autre méthode, on écrit plutôt le mot "vérité" (émet) en lettres hébraïques et on récite des permutations de lettres kabbalistiques. On efface ensuite la première lettre de "mét", de sorte que le mot s'écrit désormais mes (mort), ce qui le rend à nouveau inanimé.

D'autres rituels pour créer un golem consistent à réciter des combinaisons de toutes les lettres hébraïques tout en marchant en cercle autour de la poussière moulée. Pour détruire le golem, les combinaisons de lettres sont récitées à l'envers et le cercle est inversé. [attribué au rabbi Avraham Ibn Ezra]
De plus, le rabbin Yossef ben Shalom Ashkenazi, un kabbaliste de la fin du 13e siècle, a ajouté à sa technique un élément unique qui impliquait la visualisation de couleurs. [voir son commentaire sur le séfer Yétsira ]

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+ Les golems dans la loi juive :

-> Ces créations ont des implications halakhiques étonnantes.
Il s'agit notamment de questions telles que la nécessité ou non d'abattre rituellement un veau créé à partir de formules mystiques. Une telle vache peut-elle être utilisée pour le commandement de la égla aroufa?
Tuer un golem constitue-t-il un meurtre? Un golem peut-il être créé le jour du sabbat?

Un golem peut-il être pris en compte dans un minyan? La grande majorité des autorités juridiques juives répondent qu'un golem ne peut pas être pris en compte, mais les différentes raisons invoquées pour justifier cette réponse sont intéressantes à examiner.
De plus, il convient de noter que, bien que la plupart des autorités concluent qu'un golem ne compterait pas pour un minyan, plusieurs autorités ont au moins défendu l'idée qu'un golem pourrait compter pour un minyan.
Ce sujet est abordé par des autorités plus récentes comme par exemple, la Michna Béroura (55:44) et le 'Hazon Ich (Yoré Déa 116:1). Il est intéressant de noter que la Mishnah Berurah ne se prononce pas réellement, mais conclut plutôt qu'il s'agit d'un doute.
Il convient de noter que le rabbin Acher Weiss cite le rabbin Aryé Leib HaKohen, fils du 'Hafets 'Haïm, qui a demandé à son père pourquoi il avait mentionné cette question dans la Michna Béroura.
Il a répondu : "Afin de renforcer la foi simple dans le cœur du peuple juif, afin qu'il sache que de telles choses existaient, même dans les générations ultérieures, ce qui est merveilleux. "

Le rabbin Yossef Rosen, le Rogatchover Gaon, attribue au golem un statut juridique juif très particulier, affirmant qu'il n'appartient pas à la catégorie des "choses réelles". En d'autres termes, il n'est légalement classé dans aucune catégorie existante (animal, humain ou autre) et les commandements ne s'appliquent pas à lui.
C'est à travers ce prisme que les questions ci-dessus trouveraient une réponse. Ce qui explique que dans la guémara Rabbi Zéra pouvait simplement détruire le golem, pourquoi un golem "animal" ne nécessiterait pas d'abattage rituel, ...

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-> b'h, également sur les Golems : https://todahm.com/2018/12/09/les-golems

Avoir une alimentation saine

+ Avoir une alimentation saine :

-> Dans la paracha Ekev, il nous est rappelé qu'Hachem a nourri les juifs pendant les 40 années passées dans le désert, afin de nous enseigner que "ce n'est pas uniquement par le pain que vit l'homme, mais [c'est] par tout ce qui émane de la bouche d'Hachem que l'homme vit" (Ekev 8,3).

Dans le monde d'aujourd'hui, il y a une demande croissante d'aliments naturels et biologiques. La croyance veut que moins un aliment est transformé, plus il est bon et sain.
Rabbénou Bé'hayé sur le verset ci-dessus enseigne que plus un aliment est proche de la façon dont nous l'avons reçu d'Hachem, plus il est vivifiant et sain pour nous.
Inversement, plus l'homme participe à la production de l'aliment, moins il est source de vie et de santé.
Puisque Hachem est la source de toute vie, plus nous mangeons directement de Sa main, plus nous pouvons bénéficier de la vie et de la santé.

Le sommeil

+ Le sommeil :

-> La place de l'âme, pour l'essentiel, est au Ciel. Lorsque nous dormons la nuit, la partie de notre âme qui existe dans ce monde retourne au Ciel, apportant avec elle les étincelles sacrées qu'elle a libérées tout au long de la journée.

Il arrive parfois qu'une personne accomplisse une mitsva, mais que, par ses fautes, elle gâche les étincelles saintes qu'elle a rassemblées. C'est pour cette raison qu'Hachem appelle nos âmes au Ciel chaque nuit. C'est là que nous devons enregistrer tout ce que nous avons fait ce jour-là et signer nos actes de notre nom. Les étincelles saintes qu'on a élevées ce jour-là sont renvoyées à leur source, de sorte que même si on faute le lendemain, les étincelles ne risquent pas d'être endommagées par notre péché.

Ceci est particulièrement vrai si on prend un moment avant de s'endormir pour faire téchouva pour les fautes de ce jour. On peut ainsi assurer l'ascension en toute sécurité des étincelles saintes qu'in a rectifiées ce jour-là.
[rabbi David Abou'hatséra]

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-> "Chaque soir, avant de s'endormir, une personne doit faire le compte de tout ce qu'elle a fait ce jour-là, faire téchouva et prier pour la miséricorde" (Zohar - Kora'h 178a).

-> Le Zohar ('Hayé Sarah 224a) affirme que lorsque le moment est venu pour l'âme d'une personne de monter au Ciel, elle "s'habille" avec les jours qu'elle a passés sur la Terre.
Ensuite, les jours qui ont été ternis (en ne servant pas correctement Hachem pendant ces jours) sont retirés du vêtement de l'âme. Si ces jours sont nombreux, l'âme n'a plus rien pour s'habiller dans le monde à Venir.

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-> Avant de t'endormir, allonge-toi dans la crainte, agité et tremblant devant la crainte du Créateur, béni soit-Il. Ainsi, tu ne commettras pas de faute, comme il est écrit : "Soyez agités et ne fautez pas" (Téhilim 4,5).
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 23 ]

-> Au moment de se coucher, il faut être agité (trembler) dans la crainte d'Hachem (Zohar III , 113b). C'est un moment propice à l'introspection et au bilan (Zohar III, 178b).

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+ La raison du sommeil :

-> Le rav Its'hak de Neshchiz enseigne, au nom du Baal Shem Tov :

Pourquoi les gens ont-ils besoin de dormir?

On peut répondre à cette question par l'exemple d'un prince qui part à la guerre. Avant son départ, son père, le roi, lui ordonne de ramener au château tout le butin qu'il aura pris sur le champ de bataille.
Plutôt que d'attendre d'avoir amassé un gros butin, il doit envoyer à la maison tout ce qu'il a capturé dès qu'il l'a obtenu.

Le prince demande à son père : "Ne vaudrait-il pas mieux que je ramène tout d'un seul coup? J'aurais beaucoup plus d'honneur si je rentrais avec un énorme trésor!".

Son père lui répond : "Non. Je crains que l'ennemi ne te domine et ne te reprenne tout ce que tu as. C'est pourquoi il vaut mieux que tu le renvoies chez toi dès que tu l'auras obtenu."

Le nimchal, c'est que chaque juif acquiert chaque jour beaucoup de Torah et de mitsvot. Lorsque nous nous endormons, notre âme monte au Ciel pour y stocker nos trésors dans un endroit protégé. Nous devons toujours nous inquiéter que le yétser ara puisse un jour nous dominer et prendre tout ce que nous avons. C'est pourquoi nous dormons chaque jour afin de renvoyer notre Torah et nos mitsvot "à la maison", de sorte que le yétser ara ne puisse pas nous les prendre.

C'est dans cet esprit que rav Its'hak de Neshchiz explique le midrach qui dit qu'avant le don de la Torah, le peuple juif dormait jusqu'à ce qu'Hachem vienne les réveiller. Pourquoi dormaient-ils à ce moment crucial?
Parce que les préparatifs pour recevoir la Torah ont créé une grande excitation spirituelle qu'ils avaient besoin de se protéger du yétser ara. Ils se sont endormis pour apporter tout ce qu'ils avaient déjà obtenu à Shomayim afin de le garder en sécurité.
[miGuédolé haTorah vé'Ha'hassidout - p.71 ]

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[on peut se demander si à l'image du fait qu'on doit éviter de trop exhiber nos richesses matérielles de peur de réveiller le ayin ara, de même est-ce qu'on doit dormir pour pouvoir cacher au Ciel nos richesses spirituelles afin de ne pas réveiller davantage d'accusations de notre yétser ara. (ex: ça à l'air d'être un juif simple, n'ayant pas beaucoup de biens spirituels, alors pourquoi trop m'acharner sur lui.) ]

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-> Le Ohr Ha'Haïm hakadoch (Vayé'hi 47,29) explique, d'après le Arizal, le verset suivant : "Les
jours d'Israël, Yaakov, approchant de leur terme" (Vayé'hi 47,29) :
Chaque juif a une âme (néchama) pure et divine qui est divisée en une multitude d'étincelles correspondant exactement au nombre de jours de la vie de l'homme dans ce monde ici-bas.
Ainsi, chaque jour de la vie d'un juif incarne précisément une de ces étincelles. L'homme a le devoir d'accomplir la réparation de chacune des étincelles de son âme par l'intermédiaire de l'étude de la Torah et de l'accomplissement des mitsvot jour après jour.
En agissant ainsi, il répare chaque jour l'étincelle relative à la journée en cours. Par contre, s'il ne s'affaire pas dans l'étude de la Torah et l'accomplissement des commandements une journée entière, que D. nous en préserve, l'étincelle de l'âme relative à ce jour est endommagée.

De plus, le Ohr ha'Haïm explique la raison pour laquelle Hachem créa le sommeil. Durant la nuit, l'étincelle d'âme de la journée passée s'élève et réintègre les mondes supérieurs.
C'est le secret des paroles de nos Sages : "Le sommeil représente 1/60 de la mort" (guémara Béra'hot 57b).
Hachem, dans Son infinie bonté, donne à l'homme l'opportunité de ne plus jamais risquer de détériorer cette étincelle spécifique qui a réintégré les mondes supérieurs, s'il faute les jours suivants, à D. ne plaise.
Aussi, il pourra en réaliser intégralement le tikoun si toutefois elle s'était détachée sans avoir été réparée entièrement, par une téchouva sincère et complète à n'importe quel moment de sa vie.

-> La source de cet enseignement se trouve dans le Arizal (Ets 'Haïm - chaar 26, pérek 1) qui nous enseigne que lorsque l'homme pratique les commandements, chaque jour, il répare l'étincelle de la journée reliée à son tsélem, son corps de lumière éternelle. C'est de cette façon que l'homme répare ses lévouchim qu'il revêtira au Gan Éden.
Chaque jour donne l'opportunité de réparer une étincelle bien précise et ceci est le sens profond de la venue de l'homme sur terre. Il devra réparer chacune des étincelles de son âme et retrouver sa dimension originelle.
Le Arizal explique quelques chapitres plus loin (Ets 'Haïm - chaar 49, perek 5) que les jours de la vie sont fixés en fonction de ce que l'homme doit compléter pour fabriquer son vêtement spirituel.

-> Nous pouvons à présent comprendre le verset du Shéma Israël que l'on récite avant de s'endormir : "Dans Ta main je confie mon âme" (béyadé'ha afkid rou'hi - Téhilim 31,6) = c'est-à-dire que nous déposons entre les mains d'Hachem l'étincelle de notre âme (néchama) de la journée que l'on vient de passer afin qu'elle puisse rester dans les mondes supérieurs auprès du Créateur jusqu'à la résurrection des morts.
Alors, se rassembleront toutes ces étincelles incarnant tous les jours de la vie de l'homme, qui furent réparées par la Torah et les mitsvot, et retourneront dans le corps pour le faire revivre.

-> Rabbi Its'hak Ayzik, élève et ami du Gaon de Vilna, nous décrit exactement ce processus dans son livre פתחי שערים.
D'après ceci, nous pouvons comprendre la première phrase que l'homme juif dit tous les matins : "Je suis reconnaissant devant toi, ô Roi vivant, d'avoir rendu en moi mon âme" (modé (moda) ani léfané'ha mélé'h 'haï vékayam ché'hézarti bi nichmati).
Hachem nous restitue chaque matin une étincelle nouvelle pour la journée à venir.
... En nos donnant une nouvelle étincelle d'âme, nous jouissons chaque matin d'une véritable résurrection des morts par la bonté divine. Il est très important de souligner le fait que l'étincelle de l'âme du jour étant neuve, elle n'a jamais accompli de mitsvot. Ainsi, chaque jour, l'étincelle de l'âme qui nous anime, va prier pour la première fois les trois prières quotidiennes, mettre les téfiline, lire le Shéma Israël et accomplir tous les commandements quotidiens.

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+ Quand l'homme dort, son âme tente de rejoindre sa source :

-> La nuit, pendant que l'homme dort, l'âme quitte le corps pour s'envoler vers les hautes sphères et contempler la Présence divine.
Cependant, ce privilège n'est accordé qu'à l'âme qui ne s'est pas rendue impure durant la journée ; elle seule pourra traverser sans encombre les «écorces» qui s'opposent à son ascension.

Heureux sont les tsadikim auxquels Hachem révèle Ses secrets dans leurs rêves nocturnes.
Malheur aux réchaïm qui rendent impure leur âme durant la journée, et la condamnent ainsi à errer durant toute la nuit entre les "écorces" (forces impures/du mal), sans pouvoir contempler la Présence divine.
[Zohar - Lé'h Lé'ha 83a]

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-> Mon maître (le Arizal) observait le front d'une personne après le coucher du soleil et déterminait les sujets sur lesquels son âme allait se pencher cette nuit-là une fois parvenue dans les cieux (pendant son sommeil).
Il demandait ensuite à cette personne de lire le verset de la Torah correspondant avant de s'endormir.
[rav 'Haïm Vital ]

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-> Lorsqu’une personne pure s’endort, son âme s’élève parmi les anges saints, qui lui révèlent un fragment de vérité.
[Zohar - 'Hayé Sarah 17 ]

L’antisémitisme

+ L'antisémitisme (par le rav Moché Sternbuch) :

-> Nous sommes une nation sainte et unique, c'est pourquoi les non-juifs nous haïssent et nous jalousent, mais ils ne pourront jamais nous vaincre.
La haine qu'ils nous vouent n'est pas un phénomène naturel, mais une création d'Hachem.
Hachem nous accorde une protection spéciale contre nos ennemis, mais lorsqu'il nous retire cette bonté, ils sont plus sauvages que des bêtes.

Nous devons être fiers d'être des juifs, fiers de notre Torah et reconnaissants d'être différents de toutes les autres nations. Lorsque Hachem nous frappe, aucune autre nation n'est aussi frappée, mais lorsqu'Il nous aide, aucune autre nation ne reçoit une telle aide.
C'est pourquoi la nation juive doit revenir à la Torah, car elle nous préservera à jamais, nous et nos enfants, et nous épargnera les épreuves difficiles.

Nos ennemis cherchent à nous dévorer, ils nous persécutent et en tirent du plaisir.
Par exemple, pendant la 2e guerre mondiale, les allemands et leurs complices ont tiré une grande jouissance de leurs actes de meurtre et de torture. La haine intense des nazis et de leurs partisans à l'égard des juifs, qui s'est faite au détriment de leur effort de guerre et au prix de leur défaite finale, montre que cette haine était surnaturelle, une création d'Hachem.

Ce n'est que lorsque nous observons correctement la Torah qu'Hachem nous protège de tous nos ennemis.
Lorsque nous commençons à manquer d'observance [des mitsvot], nous perdons notre sécurité et nos ennemis sont prompts à agir. Il s'agit d'un principe général, bien que nous ne devions pas interpréter la Shoa, par exemple, comme une punition pour des fautes spécifiques.

Ni la sympathie pour nos souffrances, ni l'admiration ou la crainte de notre puissance militaire ne peuvent guérir le phénomène éternel de l'antisémitisme... En outre, plus nous comptons sur nos prouesses physiques ou en tirons fierté, plus nous encourons la colère Divine en plaçant notre foi dans le "ko'hi vé'otsem yadi" (la force de mes propres mains) plutôt que dans Hachem, qui souhaite ardemment que nous nous en remettions à Lui et à Lui seul.

Le rav de Brisk a déclaré il y a plusieurs décennies que la notion même d'un État servant de rempart contre l'antisémitisme est une théorie qu'il est interdit d'envisager, puisque la nation juive ne mène pas une existence naturelle et que sa survie entière dépend uniquement de l'accomplissement de la Torah et des mitsvot, et non de l'existence d'un État (que D. préserve).

Seul Hachem lui-même peut nous sauver de nos oppresseurs. En nous engageant dans l'étude de la Torah, nous sommes en mesure de surmonter les processus "naturels", qui semblent annoncer notre disparition, puisque la nature est soumise à la Torah.

En bref, puisque l'antisémitisme est si clairement un phénomène surnaturel, le moyen de le vaincre n'est clairement ni par la force, ni par la persuasion, mais uniquement par la prière sincère et l'observation scrupuleuse de la Torah et des mitsvot.
De cette façon, nous n'aurons plus besoin de réveil divin par la persécution pour nous rapprocher d'Hachem.

Après la venue du machia'h, nous comprendrons qu'Hachem ne s'est pas caché et n'a pas laissé le monde entre les mains de l'homme, mais qu'Il a toujours gouverné le monde avec bonté et justice.
Hachem nous révélera tous les grands miracles qu'Il a accomplis pour nous sauver des plans de nos ennemis visant à nous détruire complètement, et Il nous montrera comment Il nous a sauvés des machinations de nos ennemis au fil des générations, dont nous n'étions même pas conscients pour la plupart d'entre elles.
[rav Moché Sternbuch]

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-> La haine universelle du peuple juif a traversé toutes les générations, et c'est un phénomène qui ne peut pas être expliqué, bien que de nombreux historiens aient essayé. Cette haine est aussi illogique qu'intense et continue.
La seule raison pour laquelle l'antisémitisme se manifeste, explique le Rav Avigdor Miller, est de rappeler au peuple juif qu'il est différent. Par conséquent, si le peuple juif le reconnaît et agit en conséquence, l'antisémitisme n'aura pas lieu d'être.
Ainsi, le rav Miller explique que le niveau d'antisémitisme auquel le peuple juif est confronté à chaque génération est proportionnel à la reconnaissance qu'il a de son caractère unique.

-> b'h, des divré Torah sur : la grandeur d'être juif(ve) : https://todahm.com/category/moussar-pensee-juive/divers-divers/la-grandeur-detre-juifve

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+ Une autre origine de l'antisémitisme :

-> "Parce qu'Hachem nous a rendus uniques par Ses lois et Ses préceptes [au mont Sinaï], et que notre prééminence se manifeste dans Ses règles et Ses statuts ... c'est pourquoi toutes les nations idolâtres, animées par l'envie et l'impureté, s'élèvent contre nous, et tous leurs rois, motivés par l'aversion et la calomnie, s'emploient à nous persécuter. Leur désir est de se battre contre Hachem!"
[Rambam - Iguéret Téman]

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-> La guémara (Shabbath 89a) s'interroge : Pourquoi [le lieu de notre mariage avec Hachem, où l'on a reçu la Torah] est appelé : mont Sinaï?

Nos Sages d'y répondre : "Car c'est à partir de là que les nations [du monde] ont commencé à haïr les juifs".
[le mot : "sin'a" : שִׂנאָה = la haine]

Rachi explique : c'est parce qu'elles n'ont pas accepté la Torah lorsqu'elle leur a été offerte [et ce avant que le peuple juif ne l'accepte].
[lorsque les nations du monde ont réalisé leur erreur, et qu'elles ont pu voir les avantages énormes que les juifs en tiraient (l'éternité, la Vérité, ...), elles se sont remplies de jalousie et de haine [même de manière inconsciente].

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-> autre raison donnée par le Kli Yakar : https://todahm.com/2024/10/06/lantisemitisme-selon-le-kli-yakar

Le sommeil : chez les tsadikim & réchaïm

+ Le sommeil : chez les tsadikim & réchaïm :

-> Le sommeil est considéré comme 1/60e de la mort (guémara Béra'hot 57b), et chaque individu fait l'expérience d'un avant-goût de son état futur pendant qu'il dort, que ce soit pour le bien ou pour le mal.
L'homme juste s'accroche à la Chékhina après sa mort. Pendant son sommeil, son âme monte dans la yéchiva céleste. L'âme, cependant, ne peut pas vivre pleinement cette expérience de son vivant lorsqu'elle est attachée au corps physique.
[ le rav 'Haïm de Volozhin assimile l'expérience du rayonnement de la Chekhina à la fréquentation de la yéchiva céleste. ]

Le racha doit faire l'expérience de la "kaf hakéla", l'errance de l'âme, à sa mort.
Pendant son sommeil, son âme connaît la souffrance de cette errance, mais à un niveau moindre.
Les justes (tsadikim) ajoutent donc des jours à leur vie, car leurs expériences nocturnes contribuent à leur perfection ; ils "vivent" même lorsqu'ils sont endormis.
Les réchaïm raccourcissent leur durée de vie. Car pendant la nuit, ils n'ont pas la plénitude de l'humanité, ils sont morts.
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm - Avot 6,6 ]

[ le Gaon de Vilna (introduction au Sifra déTsniouta) explique que le but du sommeil est de libérer temporairement l'âme des entraves du corps. Même si une personne fait un effort maximal pour comprendre la Torah, il se peut qu'elle ne soit pas capable de comprendre certains concepts tant que son âme est emprisonnée dans son corps.
Pendant le sommeil, l'âme est libérée et devient capable de comprendre les concepts qui lui échappaient lorsqu'elle était éveillée. ]

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[ le concept de "kaf hakéla" est mentionné dans Chmouel I 25,29. La "Kaf hakéla" signifie : une fronde, un lance-pierres.
Rabbénou Yona (Chaaré Téchouva 2:18) explique que l'âme du racha, qui a consacré toute sa vie à des activités matérielles, redescendra à sa mort sur la terre, source de ses désirs. Cependant, elle sera d'abord amenée au ciel pour être jugée et montrer comment elle a remplacé les hauteurs par les profondeurs.
Il sera alors autorisé à descendre sur terre, tout comme une pierre tirée par une fronde doit descendre sur terre.

Le Radak comprend "kaf hakéla" comme l'existence de l'âme du racha après la mort, qui doit errer à toutes les extrémités des mondes, sans jamais trouver la paix.
Le rav Eliyahou Dessler (Mikhtav méEliyahou - vol.2) explique la nature de cette errance. L'homme racha conditionne son âme à ne rechercher que les plaisirs matériels. À sa mort, l'âme cherche à poursuivre sa pratique habituelle. Cependant, dans son nouvel état, l'âme est incapable d'acquérir des plaisirs physiques/matériels. Elle erre d'un bout à l'autre du monde dans une tentative vaine de satisfaire ses besoins.

Le rav 'Haim de Volozhin (Pirké Avot 2,2) explique qu'à chaque action d'un homme, son âme déclenche un flux de spiritualité dans les mondes supérieurs, pour le meilleur et pour le pire.
Ce flux s'accroche à l'âme même pendant la vie de l'homme, car l'âme jouit du plaisir ou souffre de l'inconfort de ces forces créées.
Après la mort de l'homme, ces forces sont sa récompense. Les forces du bien se rassemblent et forment un beau vêtement pour l'âme, tandis que celles du mal fusionnent pour former un vêtement sale.
Ces courants opposés ne peuvent coexister. C'est la kaf hakéla, l'âme luttant contre deux forces diamétralement opposées.

Les anges parlent, certains peuvent les écouter

+ Les anges parlent, certains peuvent les écouter :

-> Le rav Mordé'haï Shoulman (roch yéchiva de Slobodka à Bné Brak), qui a croisé le 'Hafets 'Haïm durant son enfance (pendant la 1ere guerre mondiale), dit :
"J'ai parcouru le sidour du Gaon de Vilna et j'y ai trouvé une explication des mots : "Créateur d'anges tutélaires, dont tous les anges tutélaires se tiennent au sommet de l'univers et proclament, avec crainte, ensemble, à haute voix, les paroles du D. vivant et du Roi de l'univers" (yotser méchartim vaacher méchartav koulam omdim béroum olam ... - bénédictions du Shéma).
Le Gaon de Vilna explique : chaque jour, les anges proclament à haute voix la parole du Créateur, l'informant des décrets qu'Il a pris ce jour-là pour diriger le monde.

Le rav Shoulman ajoute : et j'ai réalisé que le 'Hafets 'Haïm n'avait pas besoin d'avoir le roua'h hakodech (intuition/esprit Divin) pour connaître les nouvelles. Il était capable d'entendre les annonces des anges, qui l'informaient de ce que Hachem ferait ensuite pour diriger le monde. C'est ainsi qu'il savait tout!"

Pour le rav Shulman, il était évident que le 'Hafets 'Haïm pouvait entendre les annonces des anges ; c'était encore plus évident que l'idée qu'il avait le roua'h hakodech. Il n'a même pas considéré qu'il s'agissait d'un miracle!
[Ki Im - chap.2]