"L'individu passe constamment d'une pensée à l'autre. Cependant, deux pensées ne peuvent occuper l'esprit en même temps. Nous savons qu'il faut annihiler les mauvaises pensées. Il est également parfois nécessaire de différer les bonnes pensées. Il est sûr qu'on a tendance à ne penser qu'à sa propre idée des choses, ne reconnaissant que leur valeur. Cela peut pousser à l'erreur et à la déception.
Rechercher et désirer la sainteté est parfois au-dessus de ses possibilités. On doit par conséquent se contrôler, limiter ses aspirations et accomplir avec simplicité le service divin dont on est capable à ce moment précis.
On doit ensuite crier vers Hachem, en priant d'être guidé sur le chemin conforme à son niveau personnel, et en servant Dieu avec simplicité et joie."
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Beth Kenesset - 5,24 ]
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-> "Tu seras intègre avec Hachem ton D." (tamim tiyé im Hachem Eloké'ha - Choftim 18,13)
-> Selon Rachi : Marche avec Lui avec intégrité/simplicité, aie confiance en Lui, et ne scrute pas l’avenir. Mais accepte avec intégrité/simplicité tout ce qui t’advient, et alors tu seras avec Lui et tu seras Sa part.
-> b'h sur ce sujet de la simplicité : https://todahm.com/2025/10/09/47846
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-> "Le but principal du juif est de servir Hachem avec simplicité et sans artifices".
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan II, 19 ]
[Servir Hachem en toute simplicité, signifie adhérer à l'essentiel, être soi-même et éviter toute forme de complexité et de sophistication. C'est éviter de laisser notre imaginaire issu du yétser ara polluer notre approches simple (tam) qui est l'expression de notre cœur, de nos sentiments (dans leur forme pure, totale, sincère) envers Hachem. ]
-> Au cours de l'une de ses conversations, Rabbi Na'hman rappela aussi un verset du plus sage des hommes : "Un sot croit tout" (Michlé 14,15).
Rabbi Na'hman dit : "Il est bon d'être un tel sot. Parce que, lorsque vous croyez à des mensonges et à des sottises, vous croyez aussi à la vérité. Dans ce sens, vous valez mieux que la personne compliquée et sceptique envers toute chose. Elle commence par tourner en ridicule la sottise et le mensonge, mais finit par tout remettre en question, déniant même la vérité".
[Si'hot haRan 103]
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-> Quelqu'un demande un jour à Rabbi Na'hman de Breslev : "Lorsque je prie et que je mentionne le Nom saint d'Hachem. Quelles pensées profondes, quelles intentions dois-je avoir à l'esprit?"
Rabbi Na'hman répondit : "Le sens simple, Hachem, ne te suffit-il pas?"
['Hayé Moharan - 414 ]
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-> Rabbi Na'hman fait remarquer : "Mes réalisations, je les dois essentiellement à ma simplicité. J'ai consacré beaucoup de temps à converser simplement avec Hachem et à réciter les Téhilim".
[Si'hot haRan - 154 ]
Rabbi Na'hman nous conseille de tout tenter pour simplifier notre vie et nos dévotions à Hachem.
Rabbi Nathan écrit : "Il désirait que nous servions Hachem, le mieux possible, chaque jour. Notre objectif majeur, disait-il, doit être de servir Hachem sans artifices. Toute bonne action et toute chose sacrée peuvent être menées à bien avec une simplicité absolue. Nous devons étudier la Torah, prier, réciter des Téhilim et d'autres prières, et accomplir des mitsvot sans nulle sophistication et avec une grande joie. [Si'hot haRan - 19]
-> Rabbi Na'hman aimait beaucoup les actes simples des gens : réciter les Téhilim, chanter les chants du Shabbath, ... Il raillait ceux qui se sentent trop intelligents pour agir avec simplicité. D'ailleurs, jusqu'à sa tuberculose, qui devait l'emporter très jeune, il chantait beaucoup à table le Shabbath (Likouté Moharan II, 104).
-> "Parfois, en cherchant à accomplir une mitsva avec perfection, on finit par ne pas la faire du tout"
[rabbi Na'hman de Breslev - Sia'h Sarfé Kodech I, 571 ]
[avec un certain orgueil on pense qu'on doit faire une mitsva, une prière, ... dans des conditions et d'une façon parfaite (bien au-delà du nécessaire par la halakha). (ex: c'est soit ça soit cela ne vaut rien!). Au final, on réalise beaucoup moins, et souvent on est jamais content de ce qu'on a pu faire (ça pourrait toujours être mieux).
Mais si on agit sans chichi, uniquement porté par amour d'Hachem, alors l'essentiel est de faire au mieux de mes capacités du moment. C'est pas forcément tiptop, mais c'est de tout mon cœur! Or, ce qu'Hachem préfère c'est le cœur (nos sentiments), notre intériorité plutôt que tout un cinéma d'actes extérieurs mais vides en nous. ]
[servir Hachem avec simplicité, c'est pas avoir la grosse tête issue de notre égo, mais plutôt c'est être à sa place (aves ses qualités et défauts) et donner/connecter tout ce que nous sommes intérieurement à Hachem, par envie de se lier davantage à Lui, qui est tout pour tout (c'est l'expression que c'est le é'had, le Un dans notre cœur!). ]
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-> Rabbi Nathan enseigne :
Je fais preuve de simplicité dans les mitsvot si j'accomplis le précepte divin parce que c'est Hachem qui me l'a commandé. Chercher ma propre motivation dans la mitsva lui octroie une forme spécifique qui, en réalité, la limite et l'étiole.
De plus, quand il me semble comprendre la signification de la mitsva et que je suis motivé pour l'accomplir précisément parce que j'en comprends le sens et la portée, en cela je manque de naturel. Je suis prêt à la chute.
Il peut arriver un moment où les choses seront en contradiction avec la conception que j'en ai, ou une situation pourra se présenter, qui contredira la structure spécifique que j'avais accordée à la mitsva. Qu'arrive-t-il alors?
[Likouté Halakhot - Dévarim min ha'haï 4,49 ]
=> certes il est utile de se renforcer sur le sens et la grandeur des mitsvot pour nous donner davantage de motivations/goûts à les faire, mais souvent c'est justement le fait de comprendre qu'on réalise quelque chose de si énorme que cela nous dépasse (c'est un acte divin, qui impact tous les cieux, l'éternité!), que c'est un honneur qu'Hachem nous fasse confiance de le faire (alors que 99,8% des êtres humains ne sont pas juifs!), ...
On en vient à être petit face à l'immensité d'un ordre du Roi des rois, on en vient à agir avec simplicité car toutes les intentions cachées nous dépassent largement, et alors on connecte notre coeur d'amour avec notre papa Hachem, en espérant agir au mieux et qu'Il soit fier de nous!
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+ Contre toute rigueur non nécessaire :
-> "L'extrémisme sous toutes ses formes est absolument inutile" (Si'hot haRan - 51).
-> Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan II, 44) enseigne :
A propos de ceux qui exagèrent dans le service divin, il est écrit : "Les mitsvot doivent nous aider à vivre, pas à mourir" (A'haré Mot 18,5).
Des gens pareils n'ont pas de vie. Ils sont constamment déprimés parce qu'ils n'ont jamais l'impression d'avoir fait leur devoir en accomplissant les mitsvot. A cause de leur perfectionnisme et de leur rigueur, ils ne retirent aucune force, aucune vie de leurs actions".
-> Le rav 'Haïm Kramer développe :
On n'a pas besoin d'être rabbin ou même quelque peu érudit pour faire preuve de zèle à outrance. Un ignorant peut tout aussi bien affirmer : "C'est interdit!" Au contraire, "tout comme il est interdit de permettre ce qui est interdit, il est interdit d'interdire ce qui est permis" (Beit Yossef - Tour Yoré Déah 115; s.v. Harav Peretz).
Rabbi Na'hman se proposait de mettre à notre portée toute mitsva, fût elle la plus élevée. En agissant avec simplicité, nous pouvons sentir que nous aussi, pouvons accomplir la mitsva. Nous pouvons l'accomplir en toute franchise et en retirer une joie vivifiante.
Il existe cependant des circonstances où il est bon d'observer la loi le plus strictement possible. Le Talmud (Shabbath 118b) enseigne à cet effet : Rabbi Yossef demanda au fils de Rabba : "A propos de quelle mitsva ton père se montrait-il le plus rigoureux?" Chacun des Sages du Talmud choisissait un commandement qu'il s'efforçait d'observer dans ses moindres détails et avec la rigueur la plus extrême.
C'est ce que Rabénou conseille à chacun de faire (cf. Séfer Hassidim n°529).
Il écrit : "Et même pour ce commandement particulier, il ne faut pas faire preuve d'une rigueur anormale qui confine à la folie et à la sottise ... Observe un commandement de façon très stricte, mais pour tous les autres, ne sois pas d'une intransigeance inutile. Si seulement nous avions le mérite d'observer l'ensemble des commandements de la Torah en toute simplicité, sans extrémisme!" (Si'hot haRan - 235).
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-> "Je me demande bien pour quelle raison les gens choisissent toujours d'être stricts dans une mitsuah qui se fait en public, ils devraient plutôt éviter la calomnie, étudier davantage la Torah et se concentrer davantage dans leur prière".
[rabbi Eliyahou 'Haïm Rosen ]
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+ Hachem est un :
-> "La simplicité est la vertu la plus grande possible, puisqu'Hachem, qui est certainement au-dessus de tout, est d'une simplicité extrême" (Si'hat haRan - 101).
-> "Les voies du Tout Puissant sont simples» (Deutéronome 32, 4).
-> Rabbi Na'hman (Likouté Moharan 2, 6) enseigne :
"La Création est constituée d'une variété d'éléments. Mais toutes ces parties émanent d'Hachem qui est UN et qui est simple. Notre mission dans ce monde est de "révéler l'unité parmi la multiplicité".
C'est-à-dire, à partir de nous tous, dans nos différentes pensées et perspectives, dans nos actes, dans les divers milieux, il faut arriver à reconnaître le Dieu unique."
-> Le rav 'Haïm Kramer développe :
Cela n'est pas aussi compliqué qu'il le paraît à première vue. Rappelons-nous que tout émane d'une source unique. Par conséquent, par sa voie propre et ses différences spécifiques, chacun d'entre nous reflète cette source.
Par extension, il n'y a en fait aucune raison de considérer la vie de façon si compliquée, comme la plupart des gens ont tendance à le faire. En réalité, tout provient de l'unité d'Hachem simple et unique.
Les différences viennent du fait qu'Il se manifeste différemment à chacun de nous. Ce que nous avons à faire, c'est de chercher Hachem partout, dans toute chose. Nous verrons ainsi que tout ce qui apparaît compliqué et diversifié est en fait très simple et unique, ce qui apparaît fragmenté est en fait entier, monolithe, ce qui semble requérir de nombreux artifices nécessite la simplicité la plus totale.
Rabbi Na'hman comprit que très rares sont ceux qui réussissent à distinguer l'unité à partir de la pluralité, et ceux qui peuvent mettre vraiment en pratique ce principe sont encore plus rares.
La plupart d'entre nous éprouvent les plus grandes difficultés à respecter la simplicité dans la vie.
Rabbi Na'hman était à même d'apprécier nos luttes incessantes contre toutes les diversités de ce monde et comprenait la complexité de notre tâche. Il se rendait également compte que la plupart des gens tendent à compliquer les choses, au-delà de toute mesure.
Nous passons nos jours et nos années à anticiper et à évaluer les problèmes et les difficultés que nous croyons trouver sur notre chemin.
Nous nous fixons des objectifs, aussi bien matériels que spirituels, et les échecs éventuels nous jugulent.
Nous nous préparons à nous divertir et nous sommes rongés par le souci que tout ne se passe pas comme prévu. Nous passons notre temps à nous soucier de choses qui n'arriveront probablement jamais. Angoisse! Anxiété!
Nul ne peut nier que des moments difficiles surviennent: ils surgissent parfois, c'est vrai! Mais nous n'avons pas la moindre idée de la façon dont ils affecteront notre vie ; on arrive en revanche à résoudre un grand nombre de problèmes sérieux de la vie, si on en a une perspective simple.
C'est la raison pour laquelle Rabbi Na'hman insiste tellement sur la simplicité. Si nous prenions les choses telles qu'elles sont, chacune en son temps, nous pourrions mener une vie beaucoup plus simple et heureuse.
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+ Le conte : le 'Hakham et le Tam :
-> L'un des contes les plus mémorables de Rabbi Na'hman est sans doute "Le Sophistiqué et le Simple" (le 'Hakham et le Tam).
Dans cette histoire, le Tam n'a reçu qu'une éducation formelle minime, et ses capacités sont très limitées. Il coud des souliers triangulaires pour gagner sa vie, n'a que du pain et de l'eau pour toute subsistance, et il est si pauvre qu'il doit partager avec sa femme un "manteau" rapiécé, en peau de mouton. Ce manteau lui sert cependant de "raffinement exquis" en toute occasion, et sa nourriture quotidienne a la saveur des mets les plus exquis.
Bien que, du fait de ses limites, le Tam gagne beaucoup moins que ses collègues savetiers, sa confiance en lui-même et sa joie sont telles qu'il ne ressent aucunement ni jalousie ni besoin.
"Pourquoi devons-nous parler des autres?" dit-il à sa femme, quand elle se plaint de son incapacité à gagner autant que les autres pour son travail.
"De quoi dois-je me mêler? C'est leur travail, et celui-ci est le mien!"
Et lorsque des citadins essayaient d'engager une conversation avec lui pour se moquer de lui, le Simple n'avait qu'une requête : "Sans moquerie, s'il vous plaît!"
S'ils l'assuraient de leur sincérité, il ne la mettait jamais à l'épreuve. Etant une personne simple, il n'engageait jamais dans des spéculations complexes, qui auraient pu inciter les autres à se moquer de lui.
En fait, le Tam ne se pose jamais de questions et n'essaie jamais de rien deviner. Il ne fait que se conduire simplement et honnêtement, étant parfaitement satisfait de son sort.
Quoi qu'il puisse advenir, il est toujours joyeux. Grâce à sa simplicité, il n'a aucune sensation de manque, et c'est elle qui le fait accéder au rang de premier ministre du pays, surpassant ainsi par sagesse son ami le 'Hakham.
Le 'Hakham, quant à lui, a reçu une éducation très poussée; c'est vraiment l'homme du monde, doué d'une grande expérience dans le commerce, l'artisanat et même la médecine, et ayant élargi ses horizons à la suite de ses nombreux voyages dans le monde. Malgré cela, il n'est jamais satisfait de son sort et est toujours à la recherche de quelque chose de meilleur au-delà de ses perspectives.
D'une minutie et d'une exigence extrêmes, il se sent rejeté quand ses travaux d'orfèvrerie ne sont pas appréciés par les autres, et même lorsque les menues imperfections dans le diamant qu'il taille ne sont évidentes pour personne, il se châtie sévèrement en dénigrant son habilité.
Contrairement au Tam, il a constamment besoin de l'approbation du public, et quand ses qualités médicales ne sont pas reconnues, il n'hésite pas à abandonner cette profession. De par sa rigidité, il lui est impossible d'apprécier le travail des autres.
Son habillement, ses conditions de logement ou son style de vie doivent répondre à ses exigences, sinon il est contrarié et tombe dans la dépression. Il est incapable d'apprécier la simplicité dans son mode de vie; en fait, il ne vit pas.
Son manque de confiance en lui-même ne lui permet pas de parler à ceux qu'il considère comme inférieurs, parce que cela risquerait de ternir son statut personnel, qu'il veut protéger à n'importe quel prix. Incapable en fin de compte de trouver quelqu'un sur qui se reposer, c'est un grand malheureux (Hokhmah Outévounah, 8).
Sa complexité ne le rend pas seulement arrogant, mais également sceptique et incapable d'avoir confiance en qui que ce soit. Ne se contentant jamais du contenu logique des choses, il en cherche toujours la "vraie" preuve et le sens réel, ce qui le mène le plus souvent à des conclusions erronées et lui fait perdre en fin de compte à la fois son statut et sa sagesse.
-> Rabbi Na'hman de Tchérin, l'un des disciples de Rabbi Nathan, écrit : "Rabénou nous a relaté ce conte pour nous insuffler en particulier l'importance de la simplicité. Qui suit le sentier de la simplicité mènera une vie heureuse et comblée" (Rimzé Maassiot).
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-> L'une des plus grandes bénédictions de l'homme est de savoir qu'en toute circonstance, il a fait de son mieux.
Hachem ne nous a pas créés pour être des anges (cf. Avoda Zara 3a). Etres humains, nous avons des hauts et des bas et sommes enclins aux variations d'humeur, de sentiments et de désirs. Peu importe si ces changements proviennent de pressions intérieures ou extérieures, un fait est certain: nous y sommes sujets.
C'est pourquoi Rabbi Na'hman enseigne : "Sois simple; ne t'attends pas à ce que la vie soit tous les jours uniforme ; ne t'attends pas à la perfection, même de toi-même. Fais ce que tu peux, quand tu le peux. Tu resteras de la sorte assez souple pour t'adapter à n'importe quelle situation.
C'est exactement la définition du Tam. Il vit dans le présent, ne se soucie jamais de l'avenir et ne se chagrine pas pour ce qui est passé. Il est confiant dans la certitude qu'il fera de son mieux quoi qu'il arrive.
Cela pourrait expliquer pourquoi le même mot tamim est utilisé pour définir la simplicité et l'intégralité. Celui qui est vraiment "sain", a confiance en lui-même et est simple, n'éprouve pas du tout la nécessité d'impressionner les autres par ses sophistications.
Il est en outre, tout comme le Tam, toujours heureux, grâce à son approche simple de la vie.
Le Hakham, par contre, est toujours soucieux. Il désespère de l'avenir et ce que les autres pensent le navre ; "suis-je assuré du pain quotidien jusqu'à la fin de mes jours? Cette mode et ce style conviennent-ils à mon entourage? Que diront de moi les autres, s'ils voient des imperfections dans mon travail?" Cette atmosphère constante d'incertitude lui font prendre des airs sophistiqués, et la déception est souvent son lot. Son angoisse permanente, sa vie active et compliquée le mènent en fin de compte à un malheureux désarroi.
-> Rabbi Na'hman enseigne : "S'il était vrai que les "sagesses" sont indispensables pour servir Hachem, comment pourrait-on s'attendre à ce que les gens simples, qui ne possèdent pas une intelligence brillante, Le servent? Ne te sers que de la simplicité pour servir Hachem, que de la simple crainte du Ciel ; accomplis en toute simplicité les préceptes divins et les bonnes actions. Ne complique pas les choses ; tu dévierais ainsi de la vérité. Avant tout, reste SIMPLE!" (cf. Likouté Moharan II, 19).
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-> La simplicité, surtout en ces temps modernes et compliqués, constitue une très grande bénédiction, bien rare. Rabbi Na'hman enseigne : "Il viendra un temps où un homme pieux et simple sera aussi rare et unique que le Baal Chem Tov" (Si'hot haRan - 36).
[on est à une époque où l'on a accès à pléthore d'informations (ex: internet & IA), et où l'on peut commencer à se prendre pour quelqu'un, notre coeur se sent fort, or l'humilité et la simplicité sont nécessaires pour que notre coeur s'ouvre à Hachem (à l'image de la prière du pauvre qui n'a rien, ne peut compter sur rien d'autre qu'Hachem!).]