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La grandeur d’une prière faite avec kavana

+ elle est acceptée au Ciel :

-> La guémara (Roch Hachana 18a) dit que deux personnes qui sont malades d'une façon équivalentes, ou deux personnes comparaissant devant un tribunal pour un crime identique passible de la peine capitale, l’une survit et l’autre non ; l’une est exécutée et l’autre est libérée. Pourquoi l’une a-t-elle mérité d’être guérie et l’autre non? Pourquoi un suspect a-t-il échappé à la peine capitale et l’autre non?
La raison en est que l’un a prié et a été exaucé, tandis que l’autre a prié et n’a pas été exaucé.
Pourquoi l’un a-t-il été exaucé et l’autre non?
La guémara répond que, puisque l’un a récité une "prière complète", il a été exaucé, tandis que l’autre, qui n’a pas récité une "prière complète", ne l’a pas été.
Rachi explique à cet endroit qu’une "prière complète" désigne une prière avec kavana.

-> De même, le Yérouchalmi (Béra'hot 5,5) dit : "Rabbi Shmouel bar Na'hmani dit : "Si tu as de la kavana dans ta prière, tu constateras que ta prière a été acceptée ... comme le dit le verset : "Guide leur cœur, que Ton oreille soit attentive" (ta'hin libam, takchiv ozné'ha - Téhilim 10,17).
Si l’on ressent une aide d'Hachem lorsque l'on prie avec kavana, c’est un signe clair qu'Hachem a entendu et accepté notre prière.""
[Toldot Yaakov Yossef - paracha Nasso]

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+ c'est une échelle pour nos prières :

-> Le verset dit : "il y avait une échelle (סולם - soulam) fixée sur la terre, dont le sommet atteignait le Ciel" (Vayétsé 28,12). [Yaakov en vu en rêve des anges qui y montaient et y descendaient]
Le Baal haTourim explique que cela fait allusion à ce qui suit : "soulam" (סולם - une échelle), correspond à la valeur numérique de "kol" (קול), qui signifie : une voix, un son.
Le son des prières est une échelle qui permet aux anges de monter vers le Ciel en transportant nos prières vers le haut. Lorsqu’une personne prie avec kavana, tous les échelons de l’échelle sont intacts et, de ce fait, ses prières monteront vers les cieux.

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+ c'est plus grand qu'un korban (sacrifice) :

-> Lorsque nous nous tenons en présence d'Hachem, nous devons veiller à ce que nos prières trouvent grâce aux yeux de Hachem, en particulier pendant la Amida.
Heureux celui qui récite les bénédictions de la Amida du plus profond de son cœur. Cela trouve davantage de grâce aux yeux d'Hachem qu’un sacrifice (korban - que l'on apportait au Temple sur l'autel).
Il ne s’agit pas ici de toutes les kavanot ésotériques, mais plutôt d’une concentration totale sur la simple compréhension des bénédictions. Chacun a la capacité d’y parvenir.
[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,1 ]

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+ protège contre les souffrances après la mort :

-> "Celui qui prie avec kavana est protégé contre le 'hibout hakéver, les intenses souffrances que l’on subit après l’enterrement."
[Kaf ha'Haïm 95,5 ]

-> Le séfer 'Hassidim (n°32) écrit : "Quiconque accomplit avec dévouement des actes de charité, accepte de bon gré la réprimande, aide les autres avec dévouement, accueille des invités et prie avec kavana, même s’il vit en dehors de la terre d'Israël, ne subira pas le jugement du 'hibout hakéver, ni celui du Guéhinam."

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+ faire taire les forces accusatrices qui sont sur nous :

-> La prière quotidienne avec kavana fait taire toute accusation portée contre une personne, efface les fautes que l’on pourrait commettre par inadvertance et freine le désir de fauer.
[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,1 ]

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+ permet à la prière de franchir n'importe quel obstacle :

-> Lorsqu’on prie avec ferveur (kavana), on peut surmonter les divers obstacles qui bloquent notre prière.
Comme le disent nos Sages : "Hachem est proche de tous ceux qui L’invoquent" (karov Hachem lé'hol koréav - Téhilim 145,18), cela pourrait-il faire référence à tout le monde?
[Le verset poursuit et précise : ] "à tous ceux qui L’invoquent sincèrement" (lé'hol avec yikraou'ou bé'émet).
Hachem est proche de tous ceux qui L’invoquent. Même s’il existe des obstacles qui bloquent la prière, Il exaucera les cris de tous. Cependant, cela n’est vrai que lorsqu’ils L’invoquent sincèrement ; celui qui se contente de réciter les paroles de la prière sans réfléchir à ce qu’il dit n’invoque pas Hachem "sincèrement" (bé'émet).
[Bina lé'Itim II, drouch 3 léTéfila]

[est-ce que si l'on était 100% qu'Hachem est en face de nous pendant la prière, on prierait comme on le fait actuellement. Est-ce que si l'on était 100% convaincu du pouvoir incroyable de notre prière, on prierait d'une façon aussi routinière, machinale?
Est-ce que notre démarche à chaque prière est une retrouvaille heureuse et sincère avec papa Hachem, ou bien on le fait pour se débarrasser de notre obligation (apparemment un juif se doit de prier alors je le fais parfois pour le regard d'autrui, mais est-ce que j'apprécie personnellement la chance et l'importance de ce moment unique?)? ]

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+ même la prière d'un racha :

-> La prière est si puissante que même un racha complet, qui prie du plus profond de son cœur sera inspiré à faire téchouva, et sa prière sincère guérira les blessures de l’âme.
Grâce à la grande compassion d'Hachem, sa prière sincère aura cet effet guérisseur.
[Bina lé'Itim II, drouch 3 léTéfila]

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+ amène la réussite ce jour-là :

-> Il a été testé et prouvé que si l’on prie Cha'harit et récite la lecture du Shéma avec kavana, ce jour-là, on méritera ... de réussir dans ce qu'il entreprendra. Même si le succès n’est pas immédiat, il finira par se concrétiser.
Il va sans dire qu’il réussira dans son étude de la Torah, et qu’une mitsva mènera à la suivante.
L’inverse est également vrai. Celui qui manque de kavana lors de la prière aura du mal à étudier correctement. Cependant, s’il implore Hachem du plus profond de son cœur, Hachem lui fera preuve de compassion et lui accordera la clarté dans son étude.
[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,4 ]

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+ nous affine et purifie :

-> "Le creuset sert à l’argent, le pot d’affinage à l’or, et l’homme selon ses louanges" (Michlé 27,21).
Le 'Hida ('Homat Anakh - Michlé 27,21) explique ce verset comme suit :
Il existe différents niveaux d’orfèvres et d’argentiers. Certains artisans maîtrisent parfaitement la technique ; ils peuvent purifier le métal au maximum en un minimum de temps. D’autres ne sont capables de raffiner le métal que de manière minimale et doivent y consacrer beaucoup de temps. D’autres encore ne maîtrisent pas du tout ce métier.
Tout comme il existe différents niveaux d’expertise chez un artisan qui affine le métal, de même chaque personne possède un niveau différent pour apporter de la sainteté au monde par sa prière.
[l'idée est que plus nous mettons notre coeur dans la prière (kavana), plus nous nous purifions et amenons de la sainteté (kédoucha) dans le monde.
Si la halakha demande à tout juif que sa prière soit une "avoda chébalev" (service du cœur), c'est qu'on peut tous y arriver (chacun du mieux de ses capacités), et plus on met du cœur, plus l'impact est important. ]

-> La Amida est le test décisif qui permet de savoir si l’on est pur et juste. Si l’on est capable de réciter l’intégralité de la Amida avec une kavana totale, sans aucune distraction, alors on sait que l’on est un tsadik. Comme le dit le verset : "Le creuset est pour l’argent et le fourneau pour l’or, et l’homme selon ses louanges" (Michlé 27,21) ; c’est à la kavana dont on fait preuve dans la prière que l’on peut connaître son niveau d’avodat Hachem.
['Hida - 'Homat Anakh - Michlé 27,21]

[une prière est un moment où l'on s'isole seul face à papa Hachem, c'est un moment d'union entre notre intériorité la plus profonde avec Sa source divine. Plus nous apprécions ce moment d'amour, alors aucune autre préoccupation n'est plus importante que cela à nos yeux, et ainsi notre kavana est un thermomètre de notre désir d'attachement avec Hachem. ]

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+ efface les fautes :

-> La puissance de la prière est si grande que lorsqu’on se tourne vers Hachem du plus profond de son cœur, non seulement sa prière est acceptée, mais Hachem pardonne également tous nos fautes.
Comme le dit le verset : "Car Tu n’es pas un D. qui désire la méchanceté ; aucun mal ne réside en Toi" (Téhilim 5,5).
Le midrach Tan'houma (parachat Béchala'h 9) commente : "Hachem ne désire punir aucune de Ses créatures. Au contraire, Il désire que Ses créatures se tournent vers Lui dans leur prière et Il acceptera alors leurs prières."
De même, le verset dit : "Hachem, écoute ; Hachem, pardonne" (Daniel 9,19).
Nos Sages commentent : "Aujourd’hui, nous n’avons ni prophète, ni cohen, ni sacrifice, ni Mikdach, ni Mizbéa'h, qu’est-ce qui peut expier pour nous maintenant que le Temple a été détruit? La seule chose qui reste, c’est la prière ; c’est pourquoi : "Hachem, écoute ; Hachem, pardonne"."
[Maalot haMidot - Maalat haTéfila]

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+ réduit les fautes :

-> Nos Sages (midrach raba Vayikra 10,5) nous enseignent que "la prière accomplit la moitié du travail".
Par exemple, quelqu’un se réveille le matin avec quarante fautes. En récitant la prière de Cha'harit, la moitié d’entre elles lui sont pardonnées. Il lui en reste donc vingt. Avec la prière de Min'ha, une autre moitié lui est pardonnée. Il lui en reste donc dix. À la prière d'Arvit , il n’en reste plus que cinq.
Cela signifie qu’il ne lui reste qu’un huitième de ses fautes, et que sept huitièmes lui ont été pardonnés, à condition qu’il ait prié avec kavana.

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+ la bataille principale du yétser ara se joue contre la kavana :

-> Même si l’on peut étudier la Torah et accomplir les mitsvot, faire du 'hessed et aider les pauvres, le yétser ara ne concentre pas l’essentiel de ses efforts sur ces domaines.
Mais lorsqu’une personne ouvre son cœur à Hachem dans la prière et accepte le joug du Royaume céleste d'Hachem, avec une pureté totale de pensée, le cœur enflammé, s’efforçant d’atteindre les sommets de la prière et de la proximité avec Hachem tels qu’ils sont décrits dans le Choulhan Aroukh (98) et les autres sifrei kodech, alors le yétser ara intensifiera sa lutte, bien plus qu’avec les autres mitsvot.
[Maor vaChémech - paracha Ki Tétsé]

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+ une priorité actuelle :

-> La prière avec kavana est le principal moyen de purification ; et dans notre génération, le service (d'Hachem) le plus important consiste à prier avec crainte et un grand amour, ce qui mènera à une formidable croissance spirituelle.
Le roi David y a fait allusion lorsqu’il dit : "Il s’est tourné vers la prière des désespérés, et n’a pas méprisé leur prière. Que cela soit consigné pour la génération future" (Téhilim 102,18-19).
[Maor vaChémech - paracha Vaét'hanan]

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