-> "Je suis choqué par votre conseil de quitter Israël pour la diaspora afin d'obtenir un poste rabbinique.
En vérité, si quelqu'un m'offrait tous les "trésors secrets du monde" (Baba Métsia 49a) en échange d'un seul instant où je pourrais respirer l'air sacré de la terre d'Israël ; ou, à l'inverse, si quelqu'un m'offrait tout l'argent et tout l'or du monde en échange d'un seul instant où je pourrais respirer l'air impur de la diaspora, je mépriserais les deux (paraphrase de Shir HaShirim 8,7).
La seule exception serait s'il y avait un grand besoin pour le bien d'une certaine sainteté communautaire.
Dans une telle situation, les saints spirituels nous ont promis que lorsque nous quittons Israël pour la diaspora afin d'y retourner, comme le commande la Torah, alors l'air d'Israël suit une telle personne qui est profondément attachée à la sainteté de la terre.
De plus, il est compris d'un point de vue spirituel que l'endroit où se trouve cette personne dans la diaspora contient une petite dimension de la sainteté d'Israël.
D'un autre côté, j'ai été choqué lorsque j'ai lu ce conseil, surtout venant d'un homme aussi éminent que vous. En effet, quitter notre lieu de vie (Israël) et notre foyer pour aller dans la diaspora revient à "adorer une idole" (guémara Kétouvot 110b)."
[rav Avraham Kook - Igrot haRaaya 2, p.154 - lettre au Ridvaz, rabbi Yaakov David Wilovsky - le 28 mars 1913 ]