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L’enregistrement céleste de nos actions et ses répercussions en chaîne

"Le registre est ouvert, la main écrit" (Pirké Avot 3,16) : cela fait référence à la manière dont les actes d’une personne sont constamment consignés au Ciel.
De même, il est écrit : "Considère trois choses et tu n’en viendras pas à fauter : sache ce qui est au-dessus de toi : un œil qui voit, une oreille qui entend, et que tous tes actes sont consignés dans un Livre" (Pirké Avot 2,1).

Nous allons voir ci-dessus un commentaire du Zéra Shimshon (dans son Toldot Shimshon).

-> "Et Réouven l'entendit, et il le sauva (Yossef) de leurs mains" (Vayéchev 37,21)
Le midrach (Yalkout Shimoni - Bérechit 141) observe que la bonne action de Réouven, qui a sauvé Yossef, a été inscrite dans la Torah pour que toutes les générations puissent la voir.
Mais le midrach pose la question suivante : qui consigne les bonnes actions de nos jours?
Il répond qu'Éliyahou Hanavi et le machia'h transcrivent nos bonnes actions (mitsvot), veillant à ce qu’aucun acte positif ne passe inaperçu.

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+ Le registre céleste :

-> Nos Séfarim fournissent des détails supplémentaires sur ce processus d’enregistrement. Deux anges accompagnent une personne pendant la journée, consignant ses actions pendant la nuit. La nuit venue, une autre paire d’anges prend le relais, consignant les actes de la personne le lendemain et témoignant devant Hachem de ses actions.

Ces enseignements soulignent que toutes les actions, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, sont méticuleusement consignées. Mais cela soulève une question importante : pourquoi Hachem a-t-Il besoin d’un registre, étant donné qu’il n’y a pas d’oubli devant Lui?

-> La finalité de ce registre n’est pas pour Hachem, qui est omniscient, mais pour les anges célestes.
Selon la Michna (Pirké Avot 4,2), une mitsva en entraîne une autre, tout comme une faute (avéra) en entraîne une autre. Lorsqu’une personne accomplit une mitsva, celle-ci est consignée dans son registre, ce qui incite les anges à la guider vers d’autres mitsvot.
Cela crée un système d’élan spirituel où les actions positives génèrent des occasions d’autres actions positives, tandis que les actes négatifs ouvrent la voie à d’autres fautes.

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+ L’effet d’entraînement des bonnes actions :

-> L’inscription des bonnes actions (mitsvot) au Ciel a un profond effet d’entraînement qui dépasse la personne qui les accomplit. Même si une mitsva est accomplie en secret, son inscription au Ciel peut entraîner la propagation de son influence dans ce monde.
La guémara (Béra'hot 18b) enseigne qu’une telle influence peut se manifester à travers des rêves qui inspirent d’autres personnes à accomplir la même mitsva.

Cela crée une réaction en chaîne où davantage de personnes sont motivées à imiter la bonne action.
Celui qui l’a accomplie en premier reçoit une récompense non seulement pour sa propre mitsva, mais aussi pour avoir inspiré d’autres personnes à suivre son exemple.
Chaque personne qui accomplit ensuite la mitsva ajoute au mérite de celui qui a déclenché la chaîne.

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+ Les conséquences négatives d'une faute (avéra) :

-> À l’inverse, l’enregistrement des fautes a des conséquences négatives tout aussi puissantes. Lorsque des forces extérieures prennent connaissance d’une faute par le biais du registre céleste, elles s’en prennent à l’individu, l’incitant à fauter davantage, comme le souligne la Michna.
La dynamique spirituelle s’inverse, ouvrant la voie à de nouvelles transgressions.
De plus, le fait que la faute soit connue au Ciel peut inciter d’autres personnes dans ce monde à commettre des fautes similaires. Cela aggrave la punition infligée au transgresseur initial, car celui-ci porte la responsabilité non seulement de ses propres actes, mais aussi de l’influence négative qu’il a engendrée.

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+ Solutions pratiques :

-> Pour atténuer l’enregistrement des fautes, il est recommandé de réciter (avec kavana) le Shéma et les prières de repentance (téchouva) appropriées avant de s’endormir. Les tsadikim attribuent un grand pouvoir à cette pratique, soulignant qu’elle peut effacer les effets de certaines fautes qui seraient autrement difficiles à expier.
Cette pratique nocturne remplit plusieurs objectifs : elle témoigne d’un repentir sincère, invoque la miséricorde divine et empêche potentiellement l’enregistrement négatif de créer des répercussions néfastes tant dans le monde céleste que dans le monde terrestre.

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[ => Chaque action que nous accomplissons a des conséquences qui s’étendent bien au-delà de notre situation immédiate. Une seule mitsva accomplie avec la bonne intention peut inspirer d’innombrables autres personnes (effet domino en chaîne), tandis qu’une seule faute peut créer des influences négatives qui se propagent à travers le monde. ]

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