Aux délices de la Torah

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La libération de notre âme

+ La libération de notre âme :

-> Le Shofar est appelé aussi : "yovel" (cf. Yéhochoua 6,5 : véaya bimcho'h békéren ayovel), rappelant l'année du Yovel au cours de laquelle les esclaves étaient libérés de leur servitude.
[en fait, de nombreux détails concernant le son du shofar proviennent du son du shofar pendant le Yovel. ]
De même, chaque Roch Hachana, inspirée par le shofar, l'âme juive est libérée de son emprisonnement dans les limites du corps.
Tout comme le son du shofar lors du Yom Kippour de l'année du Yovel marquait la libération des esclaves juifs, de même, en entendant le shofar, nous décidons de nous libérer du yétser ara et de commencer une nouvelle vie à Roch Hachana.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5656 ]

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-> A Roch Hachana, les prières et le shofar suppriment tous les obstacles à notre croissance spirituelle et morale ... permettant à la lumière intérieure inhérente à chaque juif de rayonner.
[Sfat Emet - Likoutim 5663]

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-> Hachem se réjouit du regain de vitalité [spirituelle] d'Israël à Roch Hachana.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5654 ]

Les bons jours comme préparation aux mauvais

+ Les bons jours comme préparation aux mauvais :

-> "Lors d'un bon jour, sois avec la bonté, et lors d'un mauvais jour, voit" (Kohélet 7,14)

-> Le Sfat Emet (Mikets 5631) explique ce verset :
Lorsqu'une personne fait l'expérience de la bonté, elle doit fixer cette illumination en elle-même, afin de pouvoir "voir" comment se comporter pendant le "mauvais jour" qui suivra, car avant chaque épreuve, il y a une illumination qui sert de leçon pour ce qui va arriver.

On peut apprendre cela de Yossef, qui a ordonné aux égyptiens de remplir les greniers de céréales pendant les années d'abondance afin de subvenir à leurs besoins pendant les années de famine qui allaient suivre.
De la même manière, pendant les bons moments, lorsque la sainteté se révèle clairement, chaque personne doit se préparer en "stockant" l'illumination spirituelle dans son cœur afin de pouvoir puiser dans cette illumination même pendant les moments difficiles, lorsque la sainteté est cachée.

Le Sfat Emet (Likoutim - Mikets) ajoute ensuite :
"La leçon des rêves des années d'abondance et de famine était un indice pour Yossef qu'il devait se préparer dès maintenant, alors qu'il était vice-roi d'Égypte, représenté par les années d'abondance, pour les jours d'exil qui allaient suivre.
C'est un indice pour chaque juif ; on sait que les épreuves et l'éloignement sont précédés par la proximité, donc lorsqu'on connaît des périodes de succès, il faut fixer la bonté en soi afin de savoir comment agir également dans les périodes de dissimulation."

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-> Le Maguid de Kozhnitz (Avodat Israël - Vayichla'h) enseigne :
Il n'y a pas de tsadik qui connaisse une sainteté immuable tout au long de sa vie dans ce monde inférieur.
Nous pouvons le voir clairement : il est impossible de passer toute la journée avec le même niveau d'attachement (dvékout) et de perception de la divinité que nous ressentons lorsque nous récitons le Shéma, ou de ressentir la même sainteté les jours de semaine que nous ressentons le Shabbat et les jours de Yom Tov.
Il en va de même pour chaque personne, à son propre niveau ; elle ressent davantage de sainteté à des moments propices, comme lorsqu'elle prie et récite le Shema, et pendant les jours saints, et cette expérience de la sainteté s'estompe jusqu'à ce qu'elle fasse à nouveau l'effort de s'élever à ses hauteurs spirituelles antérieures.
La volonté de Hachem est que nous, mortels, ne devions pas jouir en permanence de Sa proximité dans ce monde physique, car alors nous ne la ressentirions pas vraiment, comme chacun sait.
[à l'image d'un électrocardiogramme qui s'il a des hauts et des bas est signes de vie. De même, le fait qu'on a des variations dans notre liaison avec Hachem donne de la vie, non atone. ]

-> Ailleurs, le Le Maguid de Kozhnitz (Maamaré Pessa'h Yom Shéni Shel Pessa'h) aborde le verset susmentionné du Kohelet : "Un jour où tout va bien, sois bon, et un jour où tout va mal, voit".
Il explique qu'une personne possède un "intellect supérieur" et qu'il y a des moments où elle peut servir Hachem avec clarté et ferveur, mais qu'il y a aussi des moments où cet intellect supérieur lui est retiré et où elle se retrouve avec une perception diminuée.
Il faut se préparer pendant les moments de clarté, en laissant des traces indélébiles en soi afin que, même lorsque la ferveur disparaît, on ne perde pas entièrement sa position spirituelle, mais qu'on remporte la bataille, en se renforçant pour s'appuyer sur Hachem.

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-> De même, le rav Elimélé'h de Lizhensk voit l'idée ci-dessus reflétée dans les paroles de Rachi (Emor 21,1) : "émor ... vé'amarta" (dis ... et tu diras), pour instruire les guédolim (les grands [adultes]) au sujet des kétanim (les petits [les enfants])".
Rabbi Elimélé'h explique :
Toute personne qui se consacre à l'étude de la Torah, à la prière ou à une affaire sacrée se trouve dans un état d'intelligence supérieure. La pratique des tsadikim, avant de prier, consiste à se calmer et à apaiser leur esprit, puis à contempler Celui devant qui ils prient, élevant ainsi leur esprit à travers ce service sacré.
Cependant, une fois la prière ou l'avoda (service divin) terminée, la personne retombe dans un état d'intellect moindre, car elle se livre à des futilités temporelles.
Ce n'est toutefois pas l'avoda ultime. Au contraire, il faut rester constamment dans un état de sainteté et de pureté, sans interruption, même momentanée. C'est pourquoi il faut s'attacher si fortement à Hachem pendant les moments de grandeur que ses pensées restent liées à Lui même lorsqu'il passe à autre chose.

C'est le sens de "instruire les guédolim", en référence aux moments où ils sont dans un état de grandeur (gadol), "en ce qui concerne les kétanim", afin qu'ils restent dans leur sainteté même lorsqu'ils sont dans un état moindre.

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+ Chaque personne connaît des moments d'illumination :

-> Cela s'applique à chaque juif : il connaît des moments d'illumination accrue, voire certains moments auxquels nous pouvons appliquer la déclaration de nos Sages : "Il n'y a personne qui n'ait son moment" (Pirké Avot 4,3).

Le Sfat Emet (Vayétsé 5653) explique que cela signifie que chaque individu connaît des périodes de proximité avec Hachem et des moments où il perçoit Sa révélation.
Son avoda pendant ces moments consiste à s'accrocher à cette révélation afin qu'elle reste avec lui.
Le verset dit : "C'est pourquoi tout homme pieux doit Te prier au moment où Tu peux être trouvé" (Téhilim 32,6), et le 'Hidouché Harim explique que lorsqu'on mérite une révélation, on doit s'assurer qu'elle s'enracine profondément dans son cœur afin qu'elle perdure.
C'est le sens du verset : "Un jour où tout va bien, sois avec le bien" (Kohélet 7,14), imprègne toute ton existence du bien que tu vis ce jour-là, plonge-toi dans le bien et ne te laisse pas distraire, afin qu'il perdure même lorsque ses manifestations extérieures auront disparu.

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-> Même un juif se trouve dans une période sombre, où la sainteté lui est cachée, il doit comprendre que Hachem a créé le monde de telle manière qu'il y ait des jours joyeux, où tout est clair et lumineux, et des jours difficiles, où la sainteté est dissimulée.
Les bons jours, où la sainteté brille clairement, ne sont pas le but ; le but est plutôt que la personne puise son énergie dans les jours de lumière et l'instille dans son cœur jusqu'à ce qu'elle soit si fermement enracinée qu'elle devienne inébranlable.
Ainsi, lorsque les temps de dissimulation arriveront, elle se fortifiera en sachant qu'elle n'est pas intrinsèquement éloignée de la sainteté, mais que la volonté de Hachem est qu'elle Le serve au milieu de la dissimulation et des ténèbres.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

Pendant les Yamim Noraïm, les portes de la bénédiction s'ouvrent grâce à notre crainte révérencielle.
A Souccot, elles s'ouvrent grâce à notre joie.
[ Beit Aharon ]

La téchouva doit être accomplie avec joie. Il faut avoir le bita'hon que Hachem n'abandonnera pas Son peuple.
Nous ne disons pas le ta'hanoun le soir de Roch Hachana, peut-être pour nous faire comprendre que nous n'avons pas besoin de nous prosterner, incliner. Au contraire, nous devons nous tenir droit/debout devant Hachem avec amour et joie!
[Avodat Israël ]

Alors que Roch Hachana est un jour de jugement pour toute l'humanité, l'expiation de Yom Kippour est réservée au peuple juif.
[Sfat Emet - Kippour 5656 ]

Les portes de la téchouva sont grandes ouvertes

+ Les portes de la téchouva sont grandes ouvertes :

-> Nous pouvons postuler l'existence d'un autre univers supérieur au nôtre, qui est le monde pur de la téchouva, dans lequel aucune supplication de repentir n'est jamais rejetée.
Tout au long de l'année, nous avons besoin d'une étape intermédiaire entre les hauteurs élevées du monde de la téchouva et notre existence physique mondaine, et nous demandons donc à Hachem d'
"ouvrir" Sa main, afin que Son abondance "descende" dans notre monde matériel (potéa'h ét yadé'ha oumachbia lé'hol 'haï ratson).

Cependant, pendant les 10 jours de téchouva, les portes de la repentance restent grandes ouvertes et le monde de la téchouva se révèle même à nous dans le monde matériel.
Pendant ces jours, nous n'avons pas besoin de demander à Hachem de "nous tendre la main", d'étendre Sa main vers notre monde matériel, mais nous devons simplement affirmer notre croyance que Sa main est ouverte (kol maaminim chéou pétou'ha yado).
[Sfat Emet - Shabbat Shouva 5648 ]

Même s'il peut sembler que les événements du premier Yom Kippour d'Israël, l'absolution de la faute du Veau d'or ainsi que la remise des deux Tables de la loi (Lou'hot), ne présentent qu'un intérêt historique, en réalité, ils se reproduisent chaque année. La faute du Veau d'or n'a jamais été totalement pardonné (cf. Rachi - Ki Tissa 32,34).
Au lieu de cela, un processus progressif se met en place, dans lequel une petite partie de cette grave transgression est pardonnée chaque Yom Kippour.
A mesure que cette faute des plus graves est progressivement pardonné, l'impact des Lou'hot données pour la première fois lors du Yom Kippour augmente chaque année.
[Sfat Emet - Kippour 5655 ]

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-> A chaque Yom Kippour, Hachem pardonne une nouvelle partie de la faute du Veau d'or.
Lorsque ce processus sera achevé et que toute la gravité de la faute d'Israël aura été expiée, nous serons prêts à retrouver le statut dont nous jouissions avant de fauter : celui d'anges.
Comme le chante le roi David : "ani amarti élokim atem" (j'ai dit [avant la faute du Veau d'or] : vous êtes des anges - Téhilim 82,6).

Chaque Yom Kippour, le peuple juif a un avant-goût de son statut futur, jouissant une fois par an du statut d'anges et ayant la certitude que cet état céleste deviendra son mode de vie permanent une fois que la faute du Veau d'or aura été entièrement expiée.
[Sfat Emet - Kippour 5663 ]

Shofar – Hâter la guéoula

+ Hâter la Rédemption :

Si Israël voulait bien écouter le son du shofar aujourd'hui, à Roch Hachana, et absorber son message de foi et de repentance, alors le machia'h arriverait rapidement.
Dans cette optique, nous pouvons suggérer une nouvelle interprétation de l'affirmation du Zohar selon laquelle la rédemption pourrait avoir lieu à Tichri si Israël avait les mérites requis : peut-être cela fait-il en réalité référence au mérite d'écouter le shofar.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5639 ]

Shofar = un appel à réaliser la grandeur de notre âme

+ Le shofar = un appel à réaliser la grandeur de notre âme

-> "achré aam yod'é téroua" (אשרי העם יודעי תרועה - Téhilim 89,16)
Peut-être que l'expression "yod'é téroua" (qui connaît le son du shofar), fait également référence à la connaissance des voies de Hachem qu'Israël acquiert en faisant retentir le shofar.
La michna (Pirké Avot 3,18) parle de l'amour particulier d'Hachem pour l'homme afin de nous enseigner que l'humanité, et en particulier les juifs, a non seulement été créée à l'image d'Hachem, mais acquiert également un sentiment d'amour particulier en sonnant du shofar.
Entendre le shofar rend le juif conscient de l'énorme potentiel spirituel latent en lui, cette "âme supplémentaire" dont Hachem l'a doté au-delà du reste de l'humanité.
C'est ce que suggère le mot même "shofar" (qui semble dériver de la même racine que "shoufera" [שופרא], beauté), laissant entendre que l'écoute du shofar renforce et solidifie la sublime et belle âme divine en nous.
Ainsi, ce Téhilim se conclut : "A la lumière de Ta face, ils marcheront" = entendre le shofar nous rend plus conscients de notre âme unique.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5646 ]

Chaque Yom Kippour, le peuple juif atteigne le statut de Moché, qui est décrit comme "ich haElokim" (Vézot haBéra'ha 33,1), un homme aux caractéristiques divines.
Non seulement Moché a apporté les Tables (Lou'hot) le jour de Yom Kippour, mais en jeûnant pendant 40 jours lorsqu'il se tenait sur le mont Sinaï, il a établi un précédent pour le peuple juif qui doit au moins jeûner le dernier jour de cette période de 40 jours.
En fait, le premier Yom Kippour est un "cadeau" de Moché au peuple juif, lui permettant de partager son jeûne.

Tout comme le premier jeûne de Yom Kippour a été rendu possible par la volonté de Moché de permettre à Israël d'y participer, chaque année, le peuple juif bénéficie de quelques rayons de la luminosité de Moché.
Alors que Moché a conservé toute sa vie des caractéristiques angéliques, nous pouvons être semblable à des anges (ich aElokim) à Yom Kippour, grâce à ses largesses.
[Sfat Emet - Kippour 5664 ]