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Aimer notre prochain juif, réveille l’amour d’Hachem à notre égard

+ Aimer notre prochain juif, réveille l'amour d'Hachem à notre égard :

-> Après que le peuple juif a commis la faute du Veau d'or, Hachem a menacé de les détruire. Moché les défendit, et curieusement, commença sa défense en disant : "Cette nation a commis une grande faute ('hataa guédola)" (Ki Tissa 32,31-32), ce qui est surprenant.
En général, on ne commence pas une défense en amplifiant la gravité de l'acte répréhensible (plutôt que d'accentuer la gravité de la faute). Qu'est-ce que Moché espère obtenir en disant que leur faute est "grande"?

Le Imré Elimélé'h écrit qu'être mosser néfech (abnégation, don de soi) pour un autre juif est, à un certain niveau, encore plus grand qu'être mosser néfech pour Hachem.
Celui qui risque sa vie pour sauver le fils du roi démontre un amour plus intense pour le roi que celui qui sauve la vie du roi lui-même ; son amour pour le roi est si grand qu'il s'étend même aux êtres chers du roi.
Le fait d'être mosser néfech pour un juif montre que l'on n'aime pas seulement Hachem, mais aussi les êtres qui lui sont chers.

Lorsque Moché vit que le peuple juif était en difficulté, il commença à prier Hachem d'avoir pitié d'eux.
L'amour de Moché pour le peuple juif était tellement enflammé qu'il ne s'est pas contenté d'essayer de sauver uniquement les tsadikim, dont l'implication dans la faute du Veau d'or était vraisemblablement moindre ; il a également prié pour les réchaïm, qui avaient commis une "grande faute".
Moché dit à Hachem que s'Il ne pardonnait pas à tout le peuple juif, il aimerait être effacé de la Torah.
Moché était prêt à être effacé de la Torah pour sauver même le niveau le plus bas du peuple juif, les réchaïm, et pas seulement les tsadikim.
C'était une remarquable démonstration d'amour pour les juifs, et plus encore, une démonstration d'amour pour Hachem, leur Père céleste.

C'est l'amour de Moché pour chaque membre du peuple juif qui a déclenché un flux intense d'amour d'Hachem, qui s'est déversé sur le peuple juif, même sur les réchaïm, et les a épargnés de la destruction.

Moché nous a montré que plus nous démontrons notre amour pour les enfants d'Hachem, plus nous réveillons l'amour d'Hachem pour Ses enfants, ce qui génère une pluie d'amour sur nous.
Ainsi, se concentrer sur la bonté envers notre prochain juif pendant les périodes où il est difficile de se concentrer sur Hachem n'est pas seulement une stratégie pour continuer à grandir, mais aussi une stratégie pour que les choses soient moins douloureuses.
[rav Kalonymus Shapira - Aish Kodech - Ki Tissa 5700 (1940) ]

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-> Même si en apparence on a l'impression de ne pas aimer Hachem, la réalité est qu'au fond de lui tout juif aime constamment Hachem.
Le fondement de l'amour de notre prochain juif (ahavat Israël) est l'amour d'Hachem (ahavat Hachem), puisque l'âme de chaque juif est Divine.
En un sens, en travaillant sur notre amour pour les autres (juifs - enfants d'Hachem), on travaille également notre amour pour Hachem.

-> Il existe un principe : l'amour d'un juif pour un autre juif suscite l'amour d'Hachem pour les juifs, et par conséquent, un flot de bonté et de miséricorde pour les juifs.
[ Avodat Israel - Avot 1,5 ; Avodat Israel - Noa'h ; Tomer Dévora - pérek aléf ; Gaon de Vilna - Iyov 8,5]

-> Selon le rabbi Elimélé'h de Lizhensk, en priant pour qu'Hachem fasse des bontés pour notre prochain juif, nous réussissions à ouvrir les portes de la bonté pour nous-mêmes, intensifiant ainsi l'effet de nos propres prières.
[cela peut explique le Magen Avraham (Ora4h 'Haïm 46) qui rapporte au nom du Arizal, qu'avant la prière, une personne doit accepter sur elle-même la mitsva "d'aimer son prochain comme soi-même" (d'autres donnent également à la tsédaka en ce sens).]

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-> Le rav Kalonymus Shapira enseigne :
"Il est possible de dire que lorsque Moché a vu que Israël avait besoin de tant de miséricorde pour être pardonné d'un tel péché (d'une telle ampleur) [le Veau d'or], cela a suscité en lui tant d'amour pour les Bné Israël qu'il était prêt à donner sa vie pour eux, et pas seulement pour les Justes (tsadikim) parmi eux, mais aussi pour les pires réchaïm qui avaient commis une si grande faute, et tout cela uniquement parce qu'ils étaient les fils d'Hachem.
Et grâce à son grand amour pour chaque Bné Israël, avec un tel effort, il a déclenché énormément d'amour d'Hachem pour tous les Bné Israël.
Et le fait qu'il ait amplifié le péché était pour qu'il puisse en venir à conclure que, malgré tout cela (c'est-à-dire, malgré la grandeur de la faute), 'efface-moi de Ton livre - pour eux'".

De nos jours, la Chékhina réside fortement dans les synagogues et les maisons d'étude de la Torah, et ce sont les endroits où le peuple juif peut [facilement] se connecter avec Hachem.
[Maharal - Gour Aryé - parachat Balak]

Parfois, lorsque Hachem veut donner à quelqu'un une bénédiction immédiate, Il lui présente une opportunité de mitsva dont le bénéfice secondaire est la bénédiction qu'Hachem veut accorder.
[Ohr ha'Haïm HaKadoch - Vayéra 21,1 ]

Pensées & aspiration à faire téchouva

+ Pensées & aspiration à faire téchouva :

-> "La pensée de téchouva transforme toutes les transgressions (fautes) et les ténèbres qu'elles provoquent, ainsi que leur amertume et leurs taches spirituelles, en visions de joie et de réconfort, car c'est grâce à ces contemplations qu'une personne est remplie d'un profond sentiment de haine pour le mal, et que l'amour du bien s'accroît en elle avec une force puissante"
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 7,1 ]

-> La téchouva peut être divisé en deux domaines différents. Il y a la téchouva concrète qui consiste à réparer un acte réel, et il y a le processus de pensée qui précède l'action.
La valeur de ces pensées ne doit pas être mesurée en fonction des activités qu'elles inspirent. Par exemple, une personne peut décider qu'elle veut être vertueuse. Mais lorsqu'elle essaie de traduire cette pensée en action, elle se trouve dépassée.
Pour être juste, elle doit se lever tôt le matin pour prier. Elle doit cesser de faire une foule d'actes interdits. Elle doit faire attention à ce qu'elle dit et à ce qu'il mange. Avant même de commencer, sa volonté est brisée. Bien que son désir de faire téchouva soit sincère, elle ne trouve pas la force intérieure de concrétiser ses pensées en actes.

Le rav Kook dit que tout n'est pas perdu. L'idée originale de cette personne de faire téchouva provient des profondeurs de son âme ... bien que sa volonté soit faible pour le moment, son âme aspire à Hachem.

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+ Nous sommes ce que nous pensons :

-> "Grâce aux pensées de téchouva, une personne entend la voix d'Hachem qui l'appelle de la Torah et du cœur, du monde et de tout ce qu'il contient. La volonté de bien est fortifiée en elle.
Le corps lui-même, qui est à l'origine de la transgression (faute), se purifie de plus en plus jusqu'à ce que la pensée de la téchouva l'imprègne ...

Le simple fait de penser à la téchouva apporte une grande guérison. Cependant, l'âme ne peut trouver sa pleine liberté que lorsque ce potentiel de téchouva est actualisé.
Néanmoins, puisque la pensée est liée à l'aspiration à la téchouva, il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Hachem fournira certainement tous les moyens nécessaires à un repentir complet, qui éclaire de sa lumière toutes les ténèbres ... "Hachem, tu ne dédaigneras pas un cœur brisé et contrit" (Téhilim 51,19)".
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 7,5 ]

-> Au début de notre voyage vers une téchouva complète, nous devons réaliser la valeur absolue de notre inspiration initiale. Nous devons trouver une nouvelle façon de juger de la valeur des choses, en ne recherchant pas toujours des avantages ou des résultats concrets.
En effet, lorsqu'une personne entreprend une téchouva, ses pensées pèsent autant que ses actes.
La téchouva n'est pas seulement un processus de choses à faire et à ne pas faire, mais plutôt une révision consciente et subconsciente des processus de pensée et des émotions d'un individu. En pensant à la téchouva, on s'y engage déjà.

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-> Lorsque nous reconnaissons la valeur de nos pensées, nous découvrons un concept très encourageant. Il ne faut pas désespérer face aux changements souvent difficiles qu'exige la téchouva.
Cela est particulièrement vrai dans les phases initiales, avant que l'amour croissant d'une personne pour Hachem ne fasse paraître toutes les difficultés et tous les sacrifices insignifiants.
Même si une personne ne peut pas immédiatement corriger toutes ses fautes, elle doit savoir qu'il y a une grande valeur dans le simple fait de vouloir être bon.
On peut se consoler en se disant que l'on veut devenir une meilleure personne. Avec l'aide d'Hachem, on sera également en mesure de rendre réelles (concrètes) ses aspirations. Mais en attendant, le simple fait d'avoir de bonnes pensées renforce déjà son moi intérieur et le monde.
[on doit agir en toute bonne foi, honnêteté (et pas par paresse, facilité). Si je n'arrive pas à faire plus, alors je ne dois pas désespérer ou abandonner à ce niveau, mais plutôt je dois continuer à entretenir et valoriser une aspiration infinie à pouvoir tendre vers du mieux.
On peut aussi exprimer ce désir de davantage d'élévation spirituelle, en priant à Hachem de nous aider à avoir les forces, les capacités de se comporter au maximum selon sa volonté. ]

C'est également la raison pour laquelle la téchouva peut survenir en une seconde. La simple pensée de téchouva est la téchouva elle-même. Les pensées de téchouva sont elles-mêmes importantes.
La réparation proprement dite des activités (faute commise) n'intervient que dans un deuxième temps.
La conscience de cette réalité peut donner à une personne la force de continuer à traverser les périodes difficiles.
[même si l'obstacle nous semble insurmontable, on peut aussi se réconforter sachant qu'une fois le processus de téchouva entamé (par la pensée, le désir à se changer en mieux), alors l'aide d'Hachem est toujours proche. ]

-> "Dans la mesure où quelqu'un est conscient de ses transgressions (fautes), la lumière de la téchouva brille lucidement sur son âme. Même si, sur le moment, il manque de fermeté pour se repentir dans son cœur et dans sa volonté, la lumière de la téchouva plane sur lui et travaille à renouveler son moi intérieur.
Les obstacles à la téchouva s'affaiblissent et les tâches qu'ils causent s'atténuent au point que la personne les reconnaît et souhaite les effacer.
Grâce à cela, la lumière de la téchouva commence à briller sur lui, et la sainteté de la joie transcendantale remplit son âme. Les portes qui étaient fermées s'ouvrent devant lui, et à la fin, il atteindra l'échelon le plus élevé où tous les obstacles seront aplanis.
"Toute vallée sera élevée, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les chemins tortueux seront redressés, et les endroits raboteux seront aplanis" (Yéchayahou 40,4).
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 15,7 ]

-> "Lorsqu'une personne aspire vraiment à la téchouva, elle peut en être empêchée par de nombreux obstacles, tels que des croyances floues, une faiblesse physique ou l'incapacité de corriger les torts qu'elle a infligés à d'autres personnes.
L'obstacle peut être considérable, et la personne éprouvera des remords parce qu'elle comprendra la lourde obligation de perfectionner ses voies, de la manière la plus complète possible.
Cependant, puisque son désir de téchouva est ferme, même s'il ne peut pas surmonter immédiatement tous les obstacles, il doit savoir que le désir de téchouva lui-même engendre la pureté et la sainteté, et ne pas se laisser décourager par les barrières qui se dressent sur son chemin.
Il doit s'efforcer de saisir toutes les ascensions spirituelles qui s'offrent à lui, conformément à la sainteté de son âme et à son saint désir. "
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 17,2 ]

-> "Il faut renforcer sa foi dans le pouvoir de la téchouva et être sûr que la seule pensée de la téchouva permet de se perfectionner et de perfectionner le monde.
Après chaque pensée de téchouva, une personne se sentira certainement plus heureuse et plus en paix que par le passé. Cela est d'autant plus vrai si l'on est déterminé à faire téchouva et si l'on s'est engagé à respecter la Torah, sa sagesse et la crainte d'Hachem.
La plus grande joie vient lorsque l'amour d'Hachem palpite dans son être.
On doit se réconforter et consoler son âme en détresse, et se fortifier de toutes les manières possibles, car la parole d'Hachem assure : "Comme celui que sa mère réconforte, ainsi je te réconforterai" (Yéchayahou 66,13).

Si l'on découvre des fautes que nous avons commises à l'encontre d'autres personnes, et que nos forces sont trop faibles pour les corriger, on ne doit pas désespérer du tout, en pensant que la téchouva ne peut pas nous aider.
Les fautes que nous avons commises contre Hachem et dont nous nous sommes repenties ont déjà été pardonnés. Ainsi, il faut considérer que les fautes qui manquent d'expiation sont compensés par la téchouva qu'on a pu faire.
Ainsi, on doit faire très attention à ne pas fauter de nouveau, et on doit s'efforcer avec beaucoup de sagesse et de courage de réparer tous les torts du passé, "Délivre-toi comme une gazelle de la main du chasseur, et comme un oiseau de la main de l'oiseleur" (Michlé 6,5).
Cependant, il ne faut pas que la tristesse nous envahisse à cause des choses qu'on n'a pas pu redresser.
Que nous nous renforçons plutôt dans la forteresse de la Torah et dans le service d'Hachem, de tout notre cœur, dans la joie, la révérence et l'amour ".
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 7,6 ]

-> "Même la plus petite mesure de [pensée de] téchouva éveille dans l'âme, et dans le monde, une grande mesure de sainteté".
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 14,14 ]

=> Même si une personne n'est pas encore en mesure de rectifier tous les torts causés à son prochain, chaque pensée de téchouva a une valeur inestimable.
La difficulté de réparer les erreurs du passé ne doit jamais conduire une personne au désespoir. Car même si la pensée de téchouva est encore peu développée, même si le désir de faire le bien contient un mélange de motifs peu raffinés, le rav Kook (Orot haTéchouva 14,14) nous assure que sa sainteté intérieure fondamentale vaut toutes les richesses du monde.

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+ L'essentiel est d'y aspirer :

-> Habituellement, nous pensons qu'un processus ne prend toute sa valeur que lorsqu'il est achevé, parvenant à son terme. Nous éprouvons un sentiment de satisfaction lorsque nous terminons un projet.
L'objectif final est considéré comme plus important que les moyens, que le chemin y arrivant.

La plupart des gens ressentent la même chose à propos de la téchouva. Tant que le processus de téchouva n'est pas achevé, ils se sentent malheureux, anxieux, accablés par les fautes qu'ils n'ont pas pu réparer.
Le rav Kook nous dit que cette perspective est erronée. En matière de téchouva, le but n'est pas la chose la plus importante. C'est le moyen qui compte. Ce qui compte le plus, c'est la recherche de la perfection, car la recherche de la perfection est la perfection elle-même.

-> "Sans la pensée de la téchouva, le confort et la sécurité qui l'accompagnent, une personne ne pourrait pas trouver le repos, et la vie spirituelle ne pourrait pas se développer dans le monde ... Comment peut-on aspirer à ce qui est hors de notre portée (la perfection morale)?
Pour cela, la téchouva fait partie de la nature de l'homme. C'est la téchouva qui nous perfectionne. Si un homme est constamment enclin à fauter et à avoir des difficultés à maintenir des idéaux justes et moraux, cela n'entache pas sa perfection, puisque le fondement principal de sa perfection est l'aspiration et le désir constants de perfection.
Cette aspiration est le fondement de la téchouva, qui orchestre constamment le chemin de l'homme dans la vie et le perfectionne véritablement."
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 5,6 ]

-> Le roi Salomon enseigne qu'aucun homme n'est à l'abri du péché. La faute fait partie du tissu de la vie. Puisque nous faisons partie de ce monde, nous sommes également sujets à la "défaillance du système" ou à la faute. "Car il n'y a pas un seul homme juste sur terre qui fasse le bien et ne faute jamais" (Kohélet 7,20).
Même les Justes succombent parfois à la tentation. Ainsi, jusqu'aux jours du machia'h, une existence idéale et sans faute est hors de portée de l'homme ...

Le fait est que le processus de téchouva ne s'achève jamais. La perfection dans les actes est hors de notre portée. Ainsi, lorsqu'un but est inatteignable, c'est l'effort pour l'atteindre qui compte.
En ce qui concerne la téchouva, c'est la recherche constante de la téchouva qui purifie, éclaire, élève et perfectionne.
Ce qui compte vraiment ce n'est pas d'être actuellement parfait (et sinon c'est la catastrophe, la déprime [ex: je ne vaux rien, je suis nul!] ), mais d'y aspirer, de le désirer sincèrement.

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-> La recherche de la téchouva est en soi une téchouva, et elle a le pouvoir de créer une nouvelle personne (pure) ...
Les pensées elles-mêmes ont le pouvoir de réparer ...

Même s'il y a des choses qui semblent impossibles à corriger, que la personne se réconforte en sachant qu'en s'engageant dans la téchouva (même en pensée), elle a réalisé la chose la plus importante au monde.
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 15,8 ]

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-> Les principales chutes spirituelles résultent du fait que l'on ne croit pas qu'il est si simple de faire téchouva (et donc de repartir de l'avant tout propre, tout pur, plutôt que de baisser les bras en désespoir de nos fautes).
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 17,4a ]

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-> "Lorsqu'une personne est déterminée à faire téchouva, elle peut être confrontée à des obstacles qui entravent son progrès au point qu'elle a l'impression de ne pas pouvoir réparer tous ses torts.
Si, néanmoins, elle s'en tient fermement à sa volonté de téchouva, elle finira par surmonter toutes les choses qui se dressent sur son chemin.
La lumière de cette téchouva "refoulée" apparaîtra alors dans toute sa grandeur, et en sortant de son enfermement et de ses entraves, elle brillera d'une force puissante, devenant une forme exaltée de téchouva."
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 15,8 ]

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Source : enseignements du rav Kook, commentés par le rav David Samson et Tsvi Fishman.

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+ La valeur de la pensée :

-> Parfois, l'esprit tombe dans un état de faiblesse et un homme ne peut pas trouver de plaisir dans la vie parce que ses fautes pèsent sur son esprit et parce qu'il n'a pas fait de bonnes actions ou n'a pas étudié la Torah.
Cette personne doit s'efforcer de s'accrocher au pouvoir secret de la pensée et réaliser que Hachem apprécie les pensées plus que tous les sacrifices et les holocaustes (Zohar - Nasso 121) ...

Une personne doit se renforcer en réalisant que, parfois, un manque de bonnes actions et d'étude de la Torah résulte ... d'une tristesse qui est due en grande partie au fait qu'elle n'apprécie pas correctement la signification de ses méditations (pensées).
Il doit s'efforcer de comprendre avec une connaissance plus profonde que la perfection du monde et la guérison de toutes les âmes dépendent toutes du fondement de la pensée ...

Une personne doit élever ses pensées autant qu'elle le peut, et elle s'élèvera avec elles à une téchouva remplie d'un grand amour d'Hachem.
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 14,38]

Nos Patriarches ressentent nos souffrances physiques et spirituelles

+ Nos Patriarches ressentent nos souffrances physiques et spirituelles :

-> Rachi écrit : "les Patriarches éprouvent de la souffrance dans leur tombe lorsque des malheurs s’abattent sur Israël" (chéaAvot mitstaarim bakéver, kéchépour'anout baa al Israël - 'Houkat 20,15)

Comment comprendre que Rachi ait besoin de préciser que nos Patriarches ressentent de la souffrance "dans leur tombe", c'est forcément là que leur corps s'y trouve!
De plus, pourquoi Rachi parle-t-il d'eux comme étant dans la tombe alors que leur essence, leurs âmes, sont au Paradis?

L'idée est que nos Patriarches ne souffrent pas seulement pour notre douleur spirituelle, mais aussi pour notre douleur physique.
Alors que notre douleur spirituelle blesse les âmes de nos Patriarches, notre douleur physique blesse leurs corps.
Rachi nous dit que leurs corps, dans la tombe, souffrent en même temps que les nôtres.

Le verset dit : "Il n'y a personne au-dessus de toi ... les saints qui sont sur la terre, les majestueux" (bal alé'ha, likdochim acher baarets éma - Téhilim 16,2).
A un niveau plus profond, nous demandons à Hachem de ne pas se concentrer exclusivement sur la douleur [spirituelle] des âmes des Patriarches "en-Haut", mais de se concentrer également sur la douleur [physique] de leurs corps "qui sont sur la terre".
Leurs corps souffrent parce que nos corps souffrent.

[rav Kalonymus Shapira - Aish Kodech - léRoch 'Hodech Nissan 5702 (1942)]

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-> "C'est pourquoi Rachi écrit que les Patriarches souffrent dans la tombe. Que trouve-t-on dans la tombe? Leurs corps sacrés. Que leurs corps sacrés souffrent aussi de la douleur des corps de Bné Israël."
[rav Kalonymus Shapira]

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-> b'h, également sur ce sujet : Avraham, Its'hak et Yaakov partagent chacune de nos souffrances : https://todahm.com/2025/02/25/avraham-itshak-et-yaakov-partagent-chacune-de-nos-souffrances

La prière de tout juif est importante pour Hachem

+ La prière de tout juif est importante pour Hachem :

La guémara (Béra'hot 32b) affirme que la prière nécessite un renforcement ('hizouk) constant.

Puisque nous prions si fréquemment, nous oublions à quel point chaque mot de prière est précieux.
Si nous savions à quel point Hachem aime chaque mot de prière qui sort de nos lèvres avec kavana, nous serions beaucoup plus enthousiastes à l'idée de faire prier.
[rabbi David Ashear]

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[nous devons lutter contre la routine, et notre yétser ara qui essaie de nous persuader : qui es-tu pour que tes paroles soient importantes pour le Maître du monde (un tsadik oui, mais toi!) ]

Lorsque les hommes accomplissent les commandements et les bonnes actions, leur mérite élève et nourrit la Présence divine (Hachem en ce monde).
Cela s'apparente à une femme qui se pare pour son mari. De même, la Présence divine se pare grâce aux bonnes actions des hommes afin de s'unir avec l'attribut de 'hessed (bonté). [Zohar - Noa'h 61a]
[Arizal - Ets 'Haïm - chaar 34, chap.2]

L'air de la terre d'Israël rend sage et purifie l'âme.
[Ohr Ha'haïm hakadoch - sur Kédochim 19,23]

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-> Hachem pleure pour les Bné Israël qui ont été exilés de leur terre, ce qui a entraîné une diminution de l'influence de l'étude de la Torah dans le monde.
['Haguiga 5b ; Zohar Mikets 203a]

En effet, le Ketem Paz (sur Zohar Vaychev 190a) explique que l'étude de la Torah en terre d'Israël déploie une lumière bien plus grande que celle réalisée en dehors d'Israël.
Cela est attesté par Rabbi 'Hiya qui, monté de Babel vers la terre d'Israël, vit son visage rayonner à partir de ce moment.

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-> "L'air de la terre d'Israël rend sage". [guémara Baba Batra 158b ; Zohar Pin'has 248b]

-> De même, selon nos Sages (Kétoubot 75a) : un érudit en Israël équivaut a deux érudits en dehors d'Israël.

-> Selon le midrach (Béréchit rabba 17,7), la Torah étudiée en terre d'Israël est incomparable, car il
n'est pas de sagesse semblable celle de la terre d'Israël.

-> "Un pays sur lequel veille Hachem ton D., et qui est constamment sous le regard d'Hachem, depuis le commencement de l'année jusqu'à sa fin" (Ekev 11,12).
Rabbi Na'hman de Breslev commente : "le regard divin continuel porté sur la terre sainte est lié à la sagesse comme il est écrit : "Vos yeux s'ouvriront et vous serez comme D." (Béréchit 3,5).
C'est à dire que la terre d'Israël développe l'intelligence."

-> Le fils de Rav Safra avait pris la décision de quitter Babel pour monter en Israël, afin d'y étudier la Torah. Conscient de la supériorité de la sagesse d'Israël, il choisit de s'abstenir de parler pendant deux mois entiers, par crainte des "lions de la Torah" qu'il y rencontrerait. [Zohar - Térouma 168a]

-> Le Zohar ('hadach 36a) dit que l'air de la terre d'Israël est propice à la prophétie.

La terre d'Israël est comparée à la lune, car elle puise sa lumière directement du Maître de l'univers (à la différence des autres terres, qui ont un intermédiaire), tout comme la lune reçoit sa lumière du soleil. [Zohar Michpatim 110a]

Ainsi se comprend l'enseignement de nos Sages : lorsqu'un juif marche quatre coudées en terre d'Israël, il est assuré d'avoir une part au monde futur. [guémara Kétoubot 111a]
En effet, chaque juif étant le réceptacle du 'hessed (bonté) de Hachem, sa simple présence sur la terre d'Israël attire le 'hessed divin et atténue la rigueur de la Présence divine, ce qui lui garantit une part dans le monde à venir. [selon le Zohar Noa'h 73a]

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-> Le Zohar (Vaét'hanan 268a) enseigne que la Présence divine ne peut résider parmi les enfants d'Israël sur terre que par la force de l'étude de la Torah.
[ainsi lorsqu'un juif étudie la Torah sur la terre d'Israël, il multiplie l'abondance de bonté d'Hachem, laquelle irradie ensuite sur le monde entier. ]

Celui qui vit en terre d'Israël durant sa vie méritera de faire descendre la rosée céleste des mondes supérieurs sur la terre.
[rosée céleste = l'abondance divine. selon le Zohar (Béréchit 58b), la présence d'un juif sur la terre d'Israël unit automatiquement le ciel, symbole de l'attribut de bonté ('hessed) d'Hachem, à la Présence divin, qui incarne l'attribut de rigueur matérialisé par la terre. ]
Quiconque prolonge son séjour en terre sainte attire continuellement sur lui un souffle de sainteté.
Celui qui a le mérite d'y rendre son âme verra ses fautes expiées, et son âme s'élèvera, s'attachant aux ailes de la Présence divine.
[Zohar - A'haré Mot 72b]

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-> Il n'y a pas de roua'h ra'a (esprit impur) en Israël ; seul Hachem y règne, même durant les périodes de rigueur.
[Zohar - Noa'h 61a ]