Aux délices de la Torah

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Juifs = plus grands que les anges

+ Juifs = plus grands que les anges :

"Je vous ai portés sur les ailes des aigles" (Yitro 19,4).

-> Le rabbi Yaakov Abou'hatséra (Bigdé Hasrad) explique que les "aigles" dans ce verset font référence aux anges, comme le Zohar (Chémot 4b) le commente à propos du verset : "Les Bné Israël partirent de Ramsès, dans la direction de Souccot ; environ 600 000 voyageurs à pied" (Bo 12,37).
Pourquoi le verset dit-il : "environ 600 000" ? Pourquoi ne pas être précis sur le nombre?
En réalité, cela ne fait pas référence aux Bné Israël. Cela fait référence aux anges.

Il écrit :
"Lorsque les Bné Israël descendirent en Égypte, les anges descendirent avec eux. Et lorsque les Bné Israël sortirent d’Égypte, tout comme 600 000 juifs sortirent, 600 000 anges sortirent avec eux.
Ces anges formaient le Camp de la Chékhina (présence Divine), qui servait à enseigner aux BnéIsraël qu’ils étaient eux aussi devenus le camp de la Chékhina, tout comme les anges.

De plus, lorsque nous réfléchissons à ce sujet, nous voyons que les Bné Israël sont encore plus grands que les anges, puisque les anges ont été contraints de descendre et de souffrir en Égypte pour eux. C’est là le sens du verset : "Je vous ai portés sur les ailes des aigles" : en référence aux anges, qui ont des ailes semblables à celles des aigles. Ils étaient avec vous en Egypte, et de là, vous devriez prendre conscience de votre propre grandeur, et reconnaître que Je vous ai fait devenir un camp de la Chékhina, tout comme les anges.

On peut comprendre ce verset comme assimilant la grandeur des Bné Israël à celle des anges, mais on peut aussi l’interpréter comme signifiant que les Bné Israël sont "sur les ailes des aigles", c’est-à-dire au-dessus d’eux, comme le montre le fait que les anges ont dû descendre en Égypte pour souffrir avec les Bné Israël.

La suite du verset, "Et je vous ai amenés vers Moi", peut être comprise comme une analogie avec une personne qui rend visite à un ami cher avec lequel elle aime passer du temps. C’est ainsi que Hachem est apparu devant les Bné Israël, face à face, révélant Sa gloire et Sa grandeur.
Tout cela avait pour but de leur montrer qu’Il avait éliminé les klipot qui les séparaient de Lui. Ces klipot n’avaient plus aucun pouvoir sur eux."

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-> Telle est la leçon du "fils qui ne sait pas comment demander" (lo yodéa lich'ol), pour lequel il nous est dit : "tu dois lui ouvrir". Cela fait référence à une personne qui trouve tout si sombre et si confus qu’elle ne sait même pas comment demander de l’aide. Elle erre, perdue, en dehors des frontières de la sainteté, et ne sait pas vers où se tourner.
Pour lui, la Haggadah de Pessa'h conseille : "Vous devez lui ouvrir" = rappelez lui que cette nuit-là, Hachem nous a ouvert les portes de l’esclavage et nous a rapprochés de Lui avec la plus grande affection.
"Je vous ai portés sur les ailes des aigles et je vous ai amenés vers Moi" (Yitro 19,4) en référence aux ailes des anges.
Dans Son amour pour nous, Hachem nous a élevés au-dessus du niveau des anges. Et tout cela alors même que nous n’avions pas les mérites pour en être dignes.

Et il en a toujours été ainsi à travers les générations. Où qu’un juif se trouve, quelle que soit la profondeur (spirituelle) dans laquelle il puisse sombrer, Hachem est toujours là pour lui, pour le porter sur les ailes des aigles et le ramener.
Cette reconnaissance est la porte de la sainteté, que nous devons ouvrir pour le "fils qui ne sait pas comment demander", afin qu’il puisse lui aussi mériter toutes les bénédictions saintes qui descendent en cette nuit.
[une force du yétser ara est de nous faire douter, de nous faire croire que nous ne sommes pas si importants, aimés, par Hachem (ex: t'as vu tes actes!). A Pessa'h nous devons fermer la bouche à de telles paroles, et nous renforcer dans la réalité de notre relation avec papa Hachem. ]
[rabbi David 'Haï Abou'hatséra - Haggada chel Pessa'h Milta 'Hadta ]

-> Le Imrot Téhorot citant le rabbi Barou'h de Mézhibouzh (Likouté Maamarim) :
"Lorsque Hachem vit les Bné Israël enfoncés dans les profondeurs de la klipa en Egypte, dans Sa grande miséricorde et Sa bonté, Il n’attendit pas qu’ils provoquent un réveil d'en bas. Au contraire, Il bondit en avant (passa'h) pour leur ouvrir une brèche (pessa'h). Tout comme Il a délivrés nos ancêtres, ainsi Il nous délivrera d’un rachat éternel, bientôt et de nos jours, Amen."

Les Nuées de Gloire

+ Les Nuées de Gloire :

-> Les Nuées de Gloire célestes (Anané Kavod) ont suivi les Bné Israël dans le désert. Elles avaient des propriétés merveilleuses.
Par exemple, elles nettoyaient les vêtements des Bné Israël. [midrach Chir haChirim rabba 4,11 ]
Elles aplanissaient les montagnes, soulevaient les vallées, tuaient les serpents et les scorpions, leur fournissaient de la lumière et les suivaient derrière eux s'ils quittaient le campement. [Sifré Béhaaloté'ha]
Elles étaient le système de transport des Bné Israël pour les amener là où ils voulaient aller (à l'image d'un avion, train). [Sité Cohen - Ekev]

De même, si une personne avait une charge et pas d'animal pour la déplacer, les nuées célestes se chargeaient du service. [Tan'houma - Bamidbar 12]

C'était un "bouclier de protection" étonnant dans la mesure où elles repoussaient les flèches ou les projectiles que les égyptiens leur lançaient. [Rachi - Yitro 19,4]

C'était comme un scanner d'aujourd'hui, en ce sens que les nuées célestes permettaient à quelqu'un de voir ce qu'il y avait à l'intérieur d'un conteneur (ex: une boîte, coffre) sans l'ouvrir. [Tossefot Shabbath 22b]

Elles permettaient aux Bné Israël, qui étaient à l'intérieur des nuées célestes, de voir ce qui était à l'extérieur, mais les personnes à l'extérieur, comme Bilam, ne pouvaient pas voir ce qui était à l'intérieur. [Baal haTourim - Balak 22,5]

Lorsque les Bné Israël voyaient la nuée céleste rougir, ils savaient que le soleil se couchait, et s'il blanchissait, ils savaient qu'il brillait. [midrach Aggada - Pékoudé]

-> Toutes ces propriétés merveilleuses ne se produisaient que si les Bné Israël observaient la Torah. S'ils fautaient, les nuées célestes les recrachaient hors du camp. [Rachi, Kli Yakar, Rabbénou Bé'hayé - Ki Tétsé 25,18]

Et aussi incroyable que cela puisse paraître, toute la tribu de Dan était hors du camp, parce qu'elle était impliquée dans le culte des idoles avec Pesel Mikha. [Tan'houma - Ki Tétsé 10]

Ceux qui étaient impurs étaient aussi recrachés hors du camp. [Pirké déRabbi Eliézer 44]

Lorsque les Bnei Israël suivaient la parole d'Hachem, les nuées célestes formaient la lettre 'Haf dans le ciel, et lorsqu'ils ne suivaient pas la parole d'Hachem, ils formaient la lettre 'Samé'h' dans le ciel. D'autres disent que les nuages célestes ont toujours formé la lettre "Heh" dans le ciel. [Rabbénou Bé'hayé - Béchala'h 17,16]
D'autres sont d'avis que les nuées célestes formaient toujours la lettre Hé dans le ciel. ['Hizkouni - Bamidbar 2,2 ; Rokéa'h - Béhaaloté'ha 9,17 ; Tossefot Hashalem - Pékoudé 40,20 ]

Lien entre Sim’ha Torah & Souccot

+ Lien entre Sim'ha Torah & Souccot :

=> Pourquoi la fête de Sim'hat Torah est-elle reliée à Souccot?

-> Souccot est donc la célébration de la rectification, réparation (tikoun), de la faute du Veau d'or (symbolisé par le retour des Nuées de Gloire), le retour du plein désir d'Hachem pour les Bné Israël, tel qu'il l'était avant cette faute.
Souccot est suivi de Chémini Atséret, que le Gaon de Vilna décrit comme le Yom Tov ayant la plus grande joie de tous les Yamim Tovim. Chemini Atséret est suivi de Sim'hat Torah.
Pourquoi Sim'hat Torah suit-il Souccot ? Ne serait-il pas plus logique de célébrer cette fête à Shavouot (moment du don de la Torah)?

-> Le Sforno (Ki Tissa 32,19) enseigne que lorsque Moché descendit du mont Sinaï en portant les Lou'hot, il vit les juifs adorer le Veau d'or. Il continua à descendre la montagne, les Lou'hot intactes.
Mais en voyant des juifs danser autour du Veau d'or, il jeta à terre les Lou'hot et les brisa. C'est donc la danse [signe extérieur de joie] qui l'incita à les casser.

Lorsque l'on commet une faute (avéra), explique le Sforno, il est toujours possible de s'amender en faisant téchouva. Mais si l'on retire beaucoup de plaisir à la commettre, remédier à cette faute devient beaucoup plus difficile. La joie est présente lorsque quelqu'un apprécie vraiment quelque chose au plus profond de lui-même, et s'il s'agit d'une avéra, la possibilité de faire téchouva devient plus incertaine.

A Souccot, nous célébrons le fait d'avoir pu expier le Veau d'or et accomplir une téchouva complète au point d'avoir réussi à récupérer notre relation avec Hachem.
Mais il reste encore une étape. Lorsque les Bné Israël servirent le Veau d'or, ils dansaient et chantaient autour du Veau. Nous devons encore montrer que nous rectifions également cette joie déplacée.
Afin de prouver que nous avons si totalement éradiqué tout lien avec le Veau d'or que non seulement nous ne l'adorerons plus jamais, mais que nous utiliserons la joie uniquement pour la Torah : nous chantons et dansons avec le Séfer Torah, démontrant le bonheur et la joie dans la célébration de la Torah.
Fêter Sim'hat Torah est la rectification ultime de la faute du Veau d'or.

"Haman fait venir ses amis et sa femme Zérech" (Esther 5,10).
D'où la fait-il venir? Lorsqu'il s'est rendu au palais du roi, elle s'était rendue dans la maison de son amant. Haman l'envoya donc chercher.
[Aggadat Esther 5,10 ]

Le kadich = ascenseur de notre prière

-> Le Kadich est récité en araméen. Le Kadich a le pouvoir de briser les forces puissantes de la sitra a'hara (forces du mal) et de les soumettre. Les klipot (forces extérieures représentant le mal) comprennent l'araméen. Lorsqu'elles entendent les louanges que le Kadich adresse à Hachem et à Son Saint Nom, elles sont immédiatement maîtrisées.

C'est pourquoi le Kadich est récité à chaque transition dans nos prières, lorsque nous passons d'un monde kabalistique à un autre (les quatre mondes : Atsilout, Yétsira, Béria et Assiya correspondent tous à différentes sections de Cha'harit, et à chaque transition de monde, le Kadich est récité) dans le but de soumettre les klipot et de les empêcher de prendre pied dans le monde supérieur et de s'élever ainsi au niveau suivant.

Le même principe s'applique dans le sens inverse, lorsque l'abondance céleste descend dans le monde. Nous récitons le Kadich après la Amida lorsque nous commençons notre descente avec l'abondance fournie par le Ciel. [la prière suit une progression jusqu'à un pic dans la Amida où nous sommes dans le monde céleste le plus élevé, en tête à tête avec Hachem (même les anges n'y ont pas accès), puis ensuite nous faisons le voyage inverse pour retourner dans ce monde. ]
Lorsque nous passons d'un monde à l'autre dans les deux sens, le Kadich empêche les klipot de prendre pied.

Le Kadich contient également 28 mots, commençant par "amen yéhé chémé" jusqu'à "daamiran béalma". [la guématria de koa'h (force - כח) est de 28]
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Bidgé haSerad ]

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-> b'h, voir également : https://todahm.com/2024/02/28/la-amida

Il est impossible pour un juif d'être dévoué et loyal à ses pensées, méditations, idées et imaginations [spirituelles] en dehors d'Israël avec le même niveau qu'il a en terre d'Israël ...
Il est impossible pour le peuple juif de produire des créations exclusivement juives, dans le domaine de la pensée et dans toute la force de la vie et de l'action, ailleurs qu'en terre d'Israël.
[rav Avraham Kook - Orot - p.10 ]

=> Seul le fait de vivre en terre d'Israël permet à un individu juif, et à la nation [juive] dans son ensemble, d'atteindre la pleine mesure de leurs qualités uniques.

La soucca est un microcosme et une représentation du véritable Temple de Jérusalem.
Le Shem MiShmouel (Souccot תרע"ח et תרע"ט) développe à plusieurs reprises l'idée que la soucca dans laquelle nous nous asseyons pendant Souccot est un dougma, une représentation du Temple.
Il est donc clair que Souccot est le moment le plus approprié pour prier afin que Hachem nous rende la Souccat David HaNofélet.
[dans le Birkat hamazon nous ajoutons un ara'haman ou yakim lanou ét souccat David anofélet = ... qu'Il puisse nous ériger la souccat de David qui est tombé = nous demandons à Hachem de nous accorder Sa Soucca, le Temple (beit hamikdach)]

Nous avons mérité de construire la soucca dans laquelle Hachem vient résider (pendant Souccot), qui est un dougma du Mikdach, et nous prions pour que Hachem nous bénisse afin que nous puissions voir la restauration du Mikdach ultime.

L’avantage de servir Hachem le matin de bonne heure

+ L'avantage de servir Hachem le matin de bonne heure :

"Avraham se leva tôt le matin, sangla son âne, emmena ses deux serviteurs et Its'hak, son fils et ayant fendu le bois du sacrifice, il se mit en chemin pour le lieu que lui avait indiqué Hachem" (Vayéra 22,3)

-> Le Divré Israël (paracha Tsav) cite son grand-père, le rabbi de Zhvolin, qui se demande pourquoi Avraham a dû se lever tôt pour couper du bois avant de partir en déplacement.
N'aurait-il pas été plus facile d'abattre les arbres et de les emporter avec lui, puis de les couper en morceaux sur le lieu de la Akéda (qu'apporte le fait de déjà les couper en morceaux avant)?

Il répond qu'Avraham craignait que le yétser ara ne s'en mêle et n'essaie de l'empêcher d'accomplir le commandement de Hachem, comme cela s'est finalement produit (voir midrach Tanchouma - Vayéra 22).
C'est pourquoi il a coupé le bois tôt le matin, afin que le yétser ara ait moins de chances de l'en empêcher lorsqu'il arriverait sur le lieu de la Akéda.

[en un sens, il en découle que le yétser ara est comme un peu "endormi" au début du matin, comme moins puissant (sauf si nous aussi sommes un peu ramollo), et qu'on peut donc en profiter.
De plus, nos premières actions, pensées, vont impacter toute notre journée. ]

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+ Se lever tôt :

-> De nombreux séfarim Hakédochim parlent du grand avantage de se lever tôt pour servir Hachem et disent que cela améliore toute la journée.
Les élèves du Baal Shem Tov utilisent ce concept pour expliquer les paroles de nos Sages (Sanhédrin 74a) : "Si quelqu'un vient pour te tuer, arrive tôt et tue-le".
Ils comprennent que cela fait référence au yétser ara, nos Sages disant qu'il faut se lever tôt pour le vaincre, car la meilleure façon de vaincre le yétser ara est de se lever tôt le matin.
En effet, lorsqu'on se lève comme un lion pour servir Hachem, le yétser ara n'a aucun pouvoir sur nous pendant toute la journée.

C'est ce que laisse entendre le verset qui dit qu'Avraham s'est levé tôt le matin et a sellé son âne ('hamoro). On peut comprendre cela comme signifiant que, parce qu'il s'est levé tôt, il a pu vaincre sa " 'homriout" (ses désirs terrestres, matériels).

-> Les tsadikim des générations passées utilisaient chaque minute des premières heures du matin pour servir Hachem.
Le séfer Abir Haroim rapporte que le 'hassid rabbi Moché Dod'l de Sochatchov lui a dit qu'il avait eu un jour le privilège de servir comme assistant de l'Avné Nezer. Tôt un matin, l'Avné Nezer lui a dit : "Moshe Dod'l, dépêche-toi de m'apporter de l'eau. Fais-le aussi vite que possible, car à cette heure-ci, l'air est pur de toute faute et c'est un bon moment pour étudier. Ne m'interromps pas et si quelqu'un vient me voir, même s'il a "une tête en or", ne le laisse pas entrer pour l'instant!"

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+ Une heure le matin vaut mieux que plusieurs heures l'après-midi :

-> Le Yaabetz (Hanhagot Haboker 1) écrit :
"Dès que vous vous réveillez, fortifiez votre cœur contre vos désirs comme un lion pour vous lever au moins une demi-heure avant l'aube afin de relier le jour et la nuit par la Torah et la prière.
Inculquez dans votre cœur la connaissance qu'une heure avant l'aube vaut mieux que plusieurs heures pendant le reste de la journée. Quand on s'habitue à faire cela, après quatre ou cinq fois, ce ne sera plus difficile."

-> Le Yaabetz ajoute que lorsqu'on étudie la nuit, une fil de bonté divin ('hout chel 'hessed) l'entoure toute la journée et il est appelé "serviteur de Hashem".
La Chékhina est avec lui et il sera récompensé par le monde à Venir au plus haut niveau. Toutes les forces néfastes le craindront et les jugements sévères ne l'affecteront pas.

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+ Apprendre du yétser ara à se lever tôt :

-> Le séfer Yalkout Naftali rapporte que le rav Naftali Tsvi de Ropshitz disait : "Quand j'étais jeune et que je voulais me lever tôt pour servir Hachem, le yétser ara me parlait d'une voix compatissante et me disait : "Naftali, pourquoi te presser? Il fait encore nuit dehors. Il fait froid. Rendors-toi encore quelques minutes!"
Je lui criais : "Tu es déjà réveillé et tu as déjà commencé ta journée de travail. Alors pourquoi me dis-tu de me rendormir?"

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+ Le petit matin est le moment idéal pour la prière :

-> Le séfer Otsar Israël (Ziditchov - ot 1) rapporte que le Atéret Tsvi de Ziditchov a dit : "Au petit matin d'une froide journée d'hiver, un juif peut demander n'importe quoi à Hachem, tout comme à Yom Kippour lors de Neila!"

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+ Se lever tôt expie les fautes :

-> Le Atéret Tsvi de Ziditchov (séfer Sour Méra) dit : "A notre époque, il n'y a pas de plus grande ségoula pour rectifier nos fautes que de se lever tôt le matin."

-> Le séfer 'Haredim écrit : "Vos enfants sont saints parmi les nations. Ils sont mosser néfech ... par Ton désir en ôtant le sommeil de leurs yeux papillonnants".

-> Le Yitav Panim (Or Hamakif - ot 12) explique que lorsqu'on repousse le sommeil afin d'étudier la Torah, c'est une forme de messirat néfesh (don/sacrifice de soi), comme le dit Rachi ('Houlin 120a) que le mot "néfech" désigne quelque chose que le corps désire. Lorsque l'on repousse ces désirs pour l'amour de Hachem, c'est de la messirat néfech.

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+ La joie matinale :

-> "Je dors, mais mon cœur veille" (Shir Hashirim 8,2)

-> Le Yisma'h Moché (parachat Chémot) explique qu'il faut se lever au milieu de la nuit avec beaucoup de joie et d'ardeur pour servir Hachem.
Il faut imaginer ce que l'on ressentirait si l'on était engagé par un roi humain pour lui fabriquer une couronne, sachant que l'on a la capacité d'en faire une magnifique, qui rendra le roi très heureux et nous permettra de nous rapprocher de lui.
Bien sûr, une telle personne se lèverait joyeusement tôt pour travailler sur la couronne (royale). Elle ne laisserait pas son envie de dormir entraver son travail. S'il pleuvait ou s'il neigeait, elle ne laisserait pas le mauvais temps l'empêcher d'agir.

En servant Hashem, nous fabriquons une couronne divine pour qu'Il la porte. C'est pourquoi nous devons certainement nous lever tôt avec beaucoup de joie pour Le servir.
[par mes mitsvot je sublime la couronne du Roi des rois, Lui procurant de la joie, et faisant ainsi un sublime kidouch Hachem.]

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-> Impact de la première pensée, parole, sur la sainteté de toute la journée : https://todahm.com/2017/12/07/impact-de-la-premiere-pensee-parole-sur-la-saintete-de-toute-la-journee

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+ La Kriyat Shéma kéVatikin :

-> Le Tour (Ora'h 'Haïm 58) écrit à ce propos :
'C'est une mitsva min hamouv'har de dire le Shéma Israël kévatikin, c'est-à-dire de le réciter légèrement avant le lever du soleil, afin de le terminer et de réciter ses bénédictions au lever du soleil et de commencer la prière (de la Amida) au lever du soleil.
Si l'on est capable de le faire, on sera grandement récompensé et assuré d'une part dans le monde à Venir (olam haba), et on ne subira aucun malheur de toute la journée."

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+ La prière au lever du soleil :

-> Le séfer Tsavaat HaRivach (Hanhagot Yécharot 16) déclare :
"On doit s'habituer à se lever à minuit (juif) ou, à tout le moins, on doit s'assurer de prier aussi bien en hiver qu'en été avant le lever du soleil, ce qui signifie que la majeure partie de la prière, jusqu'à Kriyat Shéma, doit être récitée avant le lever du soleil.
La différence entre prier avant le lever du soleil et après est aussi grande que la distance entre l'est et l'ouest, car à ce moment-là, on peut encore annuler tous les jugements (les rigueurs divines).

Lorsque le soleil se lève, toutes les décisions sont prises, tant pour le bien que pour le mal. Avant que le verdict ne soit rendu, les décrets peuvent être annulés.
Cela est suggéré dans le verset : "Et c'est comme un marié sortant de sa 'houppah... et nul n'est caché de sa chaleur (m'hamato)" (Téhilim 19,6). » Ne le lisez pas comme "m'hamato" ; lisez-le plutôt comme "m'hémato" (de sa colère).
En d'autres termes, une fois que le soleil est sorti, on ne peut plus se cacher des anges de la colère. Par conséquent, cette chose ne doit pas être insignifiante à vos yeux, car elle est très importante."

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+ L'avantage de la prière Vatikin :

-> Le rabbi de Komarna (sféer Heikhal Bra'ha - parachat Lé'h Lé'ha) écrit que le Baal Shem Tov avait l'habitude de prier à Neitz Ha'hama (au lever du soleil).
Il ajoute : "Celui qui est capable de prier au lever du soleil avec un minyan connaîtra une illumination de l'esprit et ses prières traverseront tous les mondes comme un feu brûlant."
Il ajoute (paracha Vayéra) : "C'est pourquoi il faut essayer autant que possible de prier ké'vatikin".

La gueoula par notre amour pour la terre d’Israël

Le catalyseur de toutes nos larmes à travers les générations est le mépris et le dégoût que nous avons manifestés à l'égard de la Terre [d'Israël]. Comme l'écrit le roi David : "ils se sont dégoûtés de la terre qu'ils chérissaient" (Téhilim 106,24).

L'antidote à ce problème et le moyen d'être rapidement délivré [de notre exil] est de montrer une grande émotion [ex: en la chérissant] et un fort désir pour la Terre [d'Israël].
[Chlah HaKadoch (Chaar Ha'Otiyot - Ot Kouf - 458) - citant le séfer ha'Harédim ]

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[issu du dvar Torah : https://todahm.com/2025/06/06/limportance-deveiller-des-sentiments-envers-la-terre-disrael ]

Retard de la gueoula par amour d’Hachem pour nous

Il y a une autre raison à la longueur du l'exil ; en vérité, c'est pour notre bien et par miséricorde abondante et [en prévision] d'innombrables bienfaits futurs. Hachem voit que le peuple juif accomplit la Torah et les mitsvot avec beaucoup d'efforts et de dépenses ... et pourtant, le peuple juif ne rejette pas [la Torah] ...
Il porte doublement le joug des mitsvot en raison des protections et des rigueurs supplémentaires qui ont été ajoutées à cause de l'affaiblissement des cœurs et du manque de compréhension ...
Chaque juif est diligent et strict envers lui-même. Tout cela montre le grand attachement que nous avons avec Hachem [malgré l'obscurité et les difficultés de l'exil] ...
Cela est particulièrement agréable pour Hachem, et c'est pourquoi Il a prolongé notre exil, car cela procure une grande joie à Hachem que Ses mitsvot et Sa Torah soient accomplies malgré la douleur et les difficultés.
[Shevet Moussar - chap.51 ]

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[ainsi, le fait que le machia'h tarde tant à venir peut être considéré positivement : Hachem est tellement en admiration, en amour, de chacune de nos actions (même les toutes petites) selon Sa volonté malgré l'obscurité et que Sa présence est si voilée.
Un juif attend avec impatience la venue du machia'h, car par amour pour Hachem il ressent la douleur d'Hachem d'être éloigné de Ses enfants, ainsi que le 'hilloul Hachem (lié à un semblant d'absence dans ce monde), même si individuellement il ne pourra plus obtenir de récompenses éternelles en faisant des mitsvot ou bien faire téchouva.
A l'inverse, (si l'on peut dire) Hachem est impatient de révéler Son amour pour chaque juif, de pouvoir être tout proche de Ses enfants adorés (les juifs), mais Il est tellement fier de nos actions actuellement, Il a envie que nos mérites augmentent (faisant qu'on pourra encore être plus proches de Lui, avec davantage de bénédictions éternelles), qu'Il repousse par amour la guéoula.
Ainsi, notre attente du machia'h met en avant une relation d'amour réciproque incroyable en Hachem et chaque juif! ]