Le principal travail du yétser ara est de faire oublier à une personne (juive) qu’elle est l’enfant du Roi (des rois - Hachem).
[Rabbo Aharon de Karlin ]
(ikar avodat ayétser ara hi léaskia'h méadam chéou ben mélé'h)
"Une personne doit croire en elle-même, croire qu’elle est précieuse aux yeux d'Hachem, car proportionnellement à la clémence et la bonté d'Hachem [qui sont infinies], chaque personne [juive] est [infiniment] grande et importante aux yeux d'Hachem."
[rabbi Na'hman de Breslev]
"Vous pensez peut-être qu'hier, vous avez passé une mauvaise journée, et qu’aujourd’hui, vous avez passé une bonne journée. Mais ce n’est pas vrai!
Je vous le dis, il n’y a pas de bons moments ni de mauvais moments ; il n’y a que des moments heureux quand un juif choisit d’être dans la joie, et des moments tristes quand nous ne voyons pas que tout arrive pour une raison.
Tout ce que nous vivons dans nos vies relève de la même volonté d'Hachem ; tout dépend simplement de la façon dont nous l’accueillons."
[Baal Chem Tov]
"Le machia'h racontera à tout Israël chaque détail de tout ce qui s’est passé, chaque jour de l’histoire, à chaque juif individuellement."
[rabbi Na'hman de Breslev - Sipouré Maasiyot - suit au récit n°11]
(machia'h yaguid lésYisraël kol ma chéavar al Israël bé'hol yom véyom, al kol é'had véé'had miYisraël béprat)
L’essence d’une bénédition réside dans la connaissance de Celui à qui la bénédiction est adressée (lémi mévaré'him), et les bénédictions ont été instituées à cette fin ... Cela explique pourquoi toutes les bénédictions commencent par la forme directe de la 2e personne : "Ata" (Toi).
Dès le début de la bénédiction, Hachem est présent, devant les yeux de la personne, comme s’Il se tenait devant elle.
[rav Tsadok haCohen de Lublin - Tsidkat haTsadik 2]
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-> Le rav Michel Yéhouda Lefkowitz était connu pour être extrêmement minutieux dans sa prière, prononçant lentement chaque mot de la prière tout en se concentrant sur les paroles du sidour, le doigt posé à l'endroit où il lisait.
Un jeune homme demanda un jour au rav Lefkowitz de lui donner des conseils pour améliorer sa kavana pendant la prière et la bénédiction après le repas.
Il lui répondit simplement : "Écoute simplement ce que tes lèvres prononcent ... Dans chaque bénédiction, nous disons : "Ata" (Toi). Nous nous adressons à quelqu’un. Qui est cette personne?"
Il n'y a pas de joie en dehors de la Torah, comme il est dit : "Les commandements d'Hachem sont droits, ils réjouissent le cœur" (Téhilim 19,9).
[én sim'ha ella Torah, shénéémar pikoudé Hachem mésam'hé lev - Ménorat haMaor - Gadol haShalom 2 ]
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-> "La Torah élargit le cœur d’une personne".
[Ohr ha'Haïm haKadoch - Vaéra 6,9]
-> La puissance de la Torah a le pouvoir de nous ouvrir l’esprit, de nous donner la force de nous élever, d’être davantage nous-mêmes.
[rav Yéhouda Mischel]
Puisque tous les juifs sont interconnectés, un juif qui accomplit une mitsva à un bout du monde peut élever et soutenir un juif dans une autre partie du monde qui est incapable d’accomplir cette même mitsva.
[rabbi de Loubavitch]
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[chacune de mes actions peut impacter un juif vivant actuellement dans le monde, mais également ceux morts et ceux à naître. ]
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+ Chacune de nos actions impacte tous les juifs :
-> Le midrach (Vayikra raba 4,6) explique que le peuple juif est comparé à un troupeau de brebis égarées
(Yirmiyahou 50,17), car tout comme lorsqu’une brebis est frappée à la tête ou à l’un de ses membres, tous ses membres ressentent la douleur, de même, lorsqu’un juif faute, tout le peuple juif ressent la douleur.
Rabbi Shimon bear Yo'haï compare l’effet qu’un fauteur a sur la nation juive à celui d’une personne assise dans un bateau qui commence à percer un trou dans le plancher du bateau sous ses pieds.
"Que fais-tu au bateau?" demandent les autres passagers. Il répond : "En quoi cela vous concerne-t-il ? Ne suis-je pas en train de percer sous mes pieds?"
Ils s’écrient : "L’eau monte par ce trou et inonde tout le bateau!"
Le midrach nous enseigne que la nation juive tout entière est considérée littéralement comme un seul corps. Lorsqu’un juif faute, il attire le mal sur tout le peuple, et il ne peut pas prétendre, face à quelqu’un qui cherche à l’empêcher de fauter, que cela ne regarde pas cette personne.
Nous sommes tous dans le même bateau, et nous sommes tous affectés par les transgressions des uns et des autres.
Du côté positif, lorsque nous sommes unis comme un seul corps, nous méritons l’affection particulière de Hachem, et c’est notre tâche, à chaque génération, de parvenir à cette unité.
-> Un soldat juif venu en Russie avec l’armée de Napoléon se rendit à la yéchiva de Volozhin, où il dit à rav 'Haïm de Volozhin : "Au lieu de vous pencher [sur l'étude] sur les paroles du Rambam, vous auriez pu œuvrer pour empêcher les juifs de Paris de s’assimiler".
Rabbi 'Haïm répondit : "En nous penchant ici sur les paroles du Rambam, nous empêchons les juifs de Paris de s’assimiler."
Il exprimait ainsi que les membres du peuple juif sont tous garants les uns des autres, et forment un seul corps.
-> Dans le même esprit, le rav Israël Salanter observe que lorsqu’un juif pieux d'Osieck (toute petite ville de Pologne) redouble d’efforts pour étudier la Torah, il incite un juif non pratiquant de Varsovie à fermer son commerce une heure avant le Shabbat, et un étudiant juif de Paris à manger dans un restaurant casher.
De même, le 'Hazon Ich (dans ses lettres vol.3,82) écrit qu’un véritable étudiant en Torah suscite des sentiments de repentance chez tous ceux qui l’entourent.
[rav Moché Sternbuch - Haggada shel Pessa'h]
Le tsadik (par le rav Eibshitz)
+ Le tsadik (par le rav Eibshitz) :
-> Beaucoup d’entre nous qui portons des lunettes à forte correction, lorsque nous les retirons, ne voyons plus rien à plus d’un mètre cinquante.
Nous réalisons bien sûr que rien n’a disparu. Les objets sont toujours là ; c’est simplement que nous ne les voyons pas. De même, lorsque nous utilisons un microscope, nous sommes étonnés de découvrir ce que le monde recèle et que notre œil nu ne perçoit pas.
Lorsque Hachem a créé le monde, il a commencé par créer un certain nombre de mondes spirituels, et dans chaque monde spirituel descendant, la présence d'Hachem était de plus en plus dissimulée.
Dans notre monde, nous ne voyons pas Hachem. Le Divin est dissimulé. Cela ne signifie pas qu’Il n’est pas présent.
Nos rabbanim nous enseignent qu'Hachem recrée constamment le monde, et s’Il cessait de le recréer, le monde cesserait d’exister. Le monde est une manifestation de la divinité.
Cependant, les tsadikim de chaque génération, grâce à leur sainteté, sont capables de voir ce que la personne ordinaire ne peut pas voir. Ils sont capables de voir la Chékhina. C’est comme s’ils portaient des lunettes qui leur permettent de voir Hachem de manière révélée.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan - Vayélé'h ]
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-> Le simple fait de voir quelque chose peut nous toucher spirituellement.
Le tsadik est une personne sainte et juste, et lorsque nous contemplons son visage, nous voyons une expression de sainteté, et par conséquent, nous sommes enveloppés de bénédictions et de sainteté ...
Non seulement lorsque nous voyons une personne juste (tsadik), nous sommes touchés et influencés (par cette vision), mais il est tout aussi vrai que lorsqu’un tsadik ou un grand érudit de la Torah pose son regard sur nous, c’est une source de bénédiction.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,12 ]
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-> De son vivant, le tsadik comble sans cesse les autres de bénédictions. Cela ne s’arrête pas à sa mort.
Comment continuons-nous à recevoir les bénédictions des défunts?
Répéter leurs paroles de Torah ou leurs enseignements spirituels agit sur la partie de l’âme qui reste éternellement attachée à leur tombe. Cette partie de l’âme se connectera alors aux niveaux supérieurs de l’âme et finira par faire jaillir les bénédictions du tsadik.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,16 ]
-> Si nous répétons les enseignements ou les paroles d’un tsadik défunt, l’âme de cette personne vertueuse s’en revêt, et c’est comme si le tsadik se tenait à nos côtés.
C’est ainsi que nous devons comprendre les paroles du prophète qui dit que les justes (tsadikim) vivent dans deux mondes. Ils vivent dans le monde éternel après leur décès, et en même temps, ils vivent dans le monde physique grâce au fait que nous répétons leurs paroles saintes.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 2,7 ]
-> Les tsadikim sont comparables à une source. Plus on puise de l'eau de la source, plus elle se renouvelle. Telle est la vie du tsadik : plus le tsadik donne, plus il reçoit en retour.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan - Vayéra ]
-> Un tsadik, c'est-à-dire une personne qui consacre sa vie au respect de la Torah, mène une existence digne d'être imitée. Lorsqu'il vient à mourir, sa noblesse d'âme ne disparaît pas avec lui.
L'élan qui pousse à suivre ses traces ne s'éteint pas avec son départ. Le tsaddik reste bien vivant dans le cœur et l'esprit des gens.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,12 ]
-> Un tsadik dans le Gan Eden aspire à avoir l’occasion d’enseigner la Torah aux autres, même s’il baigne dans la gloire d'Hachem. Lorsque le tsadik enseigne à ceux qui ont moins de connaissances, il imite D.
Pourquoi considère-t-on que le tsadik imite Hachem lorsqu’il enseigne?
Hachem n’avait pas besoin de créer le monde. Pourquoi l’a-t-Il donc fait?
Hachem est la source ultime du bien, et la nature du bien est de faire le bien. C’est pourquoi Hachem a créé le monde pour répandre le bien sur toute l’existence. De même, en enseignant à ceux qui sont moins instruits, vous leur accordez le bien.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1 ]
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-> Lorsque les tsadikim prient, leurs prières montent immédiatement vers le ciel.
En revanche, pour le juif qui n’a pas encore atteint de tels sommets spirituels, ses prières doivent d’abord passer par le Temple de Jérusalem. Après la destruction du Temple, les prières du juif s’attachent à celles des tsadikim, et les deux séries de prières s’élèvent ensemble comme une seule.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,9 ]
[le judaïsme ne croit pas au concept d’un intermédiaire entre l’homme et Hachem. Nous prions Hachem et aucune autre entité. Quel est donc le rôle des justes en ce qui concerne nos prières?
À titre d’analogie, vous avez désespérément besoin d’un prêt bancaire et devez donc rencontrer votre directeur de banque. Vous avez un ami cher qui est le plus gros client de la banque ; il va de soi que votre ami aura plus de chances de vous obtenir un rendez-vous que vous ne le pourriez par vous-même. Vous pourriez même demander à votre ami de plaider votre cause à votre place. Cependant, vous réalisez que votre ami n’a ni le pouvoir ni l’autorité d’accorder le prêt.
Cette décision revient au directeur de la banque. De même, nous ne prions pas le tsadik. Nous lui demandons plutôt si nous pouvons joindre nos prières aux siennes ou lui demandons de prier Hachem en notre nom. (d'après le rav Yaakov Barber) ]
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-> Rien n’a plus de valeur que la vie elle-même. En ce sens, à l’exception de trois commandements, toutes les lois sont suspendues si la vie d’une personne est en danger.
Pourtant, il arrive qu’un tsadik demande à Hachem de le rappeler à Lui avant l’heure.
Un tsadik ne peut supporter de voir la souffrance du peuple juif, et il préfère mourir plutôt que de vivre dans un monde où ses frères sont dans la douleur et la souffrance.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan - Yitro ]
-> Un tsadik consacre sa vie à éduquer le peuple juif et à l’inspirer à se rapprocher d'Hachem. Pourquoi alors un tsadik accepterait-il de mourir alors qu’il sait qu’il peut encore accomplir tant de choses?
Hachem fait en sorte que le corps du tsadik éprouve une grande douleur et une grande souffrance ; l’âme voit et ressent cela. L’âme ne peut supporter de voir le corps du tsadik endurer tant d’agonie et de chagrin, et elle demande donc à Hachem de prendre son âme pour soulager la souffrance de son corps.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,16 ]
-> Dans son éloge funèbre de son beau-père, le rabbin Its'hak Shapira, le rav Yonathan Eibshitz a déclaré qu'Hachem ne peut prendre l’âme d’un tsadik sans que celui-ci y consente. Lorsqu’un tsadik sent qu’il a accompli sa mission de vie, il autorise Hachem à lui retirer son âme.
De même, Hachem ne fera rien à un tsadik qui soit contraire à sa volonté. En revanche, une personne racha n’a pas son mot à dire quant au moment de son décès.
[Yaarot Dvach 1,16 ]
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-> La sainteté du tsaddik s'étend à ses biens. Tant qu'un tsadik est en vie, tout ce qu'il a bâti ou construit ne peut jamais être détruit. Cela ne peut être détruit qu'après son décès.
Cela explique un aspect intéressant concernant la destruction du premier Temple. Le Temple a été construit par le roi Salomon ; cependant, les portes et les portails ont été construits par son père, le roi David. Lorsque le Temple a été détruit, les portes se sont miraculeusement enfoncées dans le sol et ont été préservées.
Pourquoi les portes du roi David ont-elles été épargnées?
La guémara déclare : "Le roi David, roi d’Israël, vit pour l’éternité".
Puisque le roi David, en un sens, est toujours vivant, tout ce qu’il a construit ne peut être détruit. Cependant, le reste du Temple a été construit par le roi Salomon, et une fois que le roi Salomon est décédé, il est devenu possible de le détruire.
[rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan ]
Même s'il n'y a qu'un seul juif juste (tsadik) en vie, la sainteté de ce seul juif peut protéger et sauvegarder tout le monde juif.
[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach - part.2, drouch.19]
Horaires de fermeture du Guéhinam
+ Horaires de fermeture du Guéhinam :
-> Le rav 'Haïm Kanievsky explique que le jour du Shabbat, la Sitra A'hara, la force du mal et ses anges destructeurs, sont privés de leur pouvoir. Même le Guéhinam ne fonctionne pas le jour du Shabbat, et les âmes qui y souffrent ont également un jour de repos.
Le Zohar (I,62a) enseigne que le Guéhinam "se repose" également pendant les moments où les juifs récitent les 3 prières quotidiennes.
Le Zohar dit qu'il se repose une heure et demie par prière, soit un total de quatre heures et demie par jour.
Le Mégalé Amoukot (127) calcule donc que sur les 168 heures de la semaine, le Guéhinam ne brûle que pendant 117 heures, puisqu'il se repose 27 heures pour les prières (4,5 x 6) et 24 heures supplémentaires le jour du Shabbat, soit un total de 51 heures.
Le rav 'Haïm Kanievsky dit qu'il avait entendu un jour une personne âgée dire que le mizmor "Yochev Besséter" (Téhilim chap.91), que nous récitons à la sortie de Shabbat, comporte 112 mots.
Nous répétons le dernier verset, qui comporte cinq mots, pour un total de 117.
Nous disons cela à la fin du Shabbat, lorsque le Guéhinam reprend, afin d'invoquer la miséricorde divine sur les pauvres âmes qui devront endurer 117 heures de Guéhinam brûlant tout au long de la semaine.
Lorsque Yom Tov tombe en semaine et que le nombre d'heures est donc réduit (car le Guéhinam ne fonctionne pas non plus pendant Yom Tov), nous omettons donc cette prière.
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-> On peut noter que selon le rav 'Haïm Cohen de Tripoli (Naava Kodech), une des raisons pour lesquelles le Chir haChirim (que nous avons coutume de lire le vendredi soir), contient 117 versets, est de se protéger des 117 heures [d'ouverture] du Guéhinam.
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-> Chaque année, 30 jours avant Pessa'h, Hachem commence à faire sortir les âmes qui se trouvent au Guéhinam. Chaque jour, un trentième de toutes les âmes va au Gan Eden.
C’est pourquoi, la nuit du Séder, nous sommes tous libres [béné 'horim] (y compris les âmes des défunts qui normalement prisonniers au Guéhinam).
['Hessed lé'Avraham ]