Aux délices de la Torah

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Remercier Hachem quand tout va bien bien, nous dispense de nombreuses souffrances

+ Remercier Hachem quand tout va bien bien, nous dispense de nombreuses souffrances :

-> Le Alchikh haKadoch (Tzav 7,11-13) explique que le but des souffrances et des difficultés est d'inciter une personne à remercier Hachem pour tout le bien qu'Il lui accorde constamment - "pour Tes miracles qui sont avec nous chaque jour ; et pour Tes merveilles et Tes faveurs à tout moment".
La guémara (Béra'hot 54b) stipule que 4 catégories de personnes sont tenues de rendre grâce [en raison de la situation de danger qu'elles ont eu à traverser] : celles qui voyagent en mer, celles qui traversent le désert, celles qui se remettent d'une maladie et celles qui ont été libérées de prison, toutes mentionnées au chapitre 107 des Téhilim.

Le Alchikh haKadeoch, comme à son habitude, pose de nombreuses questions sur cet enseignement et explique qu'en vérité, chaque personne est tenue de rendre grâce pour chaque type de bien dont elle est bénie, et que ceux qui ne se sont jamais trouvés dans une situation de danger ou de détresse ont en fait une obligation encore plus grande de rendre grâce, car Hachem leur a épargné ces épreuves.
Après tout, celui qui est arrivé à destination sans encombre, après avoir traversé la mer ou le désert sans incident, doit davantage de gratitude à Hachem que celui qui a affronté le danger et a été sauvé, car ce dernier n'a pas bénéficié d'un avantage aussi grand que le premier.
Celui qui n'a pas affronté la pluie, le vent ou la tempête, mais qui a été guidé par Hachem dans la tranquillité, doit une gratitude infiniment plus grande, car Hachem l'a non seulement sauvé, mais aussi protégé de toute détresse.
[ex: une personne qui va avoir du mal à avoir un enfant va remercier Hachem le jour où elle en aura, mais une personne qui a rapidement un enfant doit normalement davantage remercier Hachem, mais en réalité c'est l'inverse, prenant ça pour la naturalité, normalité. ]

Cependant, lorsqu'une personne mène une vie toujours tranquille, elle ne prête pas attention aux nombreuses bontés et miracles dont elle bénéficie à chaque instant, et ne réalise pas à quel point elle devrait être reconnaissante pour chaque souffle.
Hachem lui inflige donc des épreuves, puis, lorsque le danger est passé, il Le remercie et Le loue pour le grand salut dont il a fait l'expérience. À partir de ce moment, il comprendra toute la bonté dont Hashem fait preuve à son égard en le protégeant de tout mal et en lui épargnant les malheurs, et il exprimera sa gratitude pour tout, même pour les dons qui semblent naturels.

=> Ainsi, une personne sage sera donc reconnaissante pour chaque souffle qu'elle prend (ne prenant rien pour acquis), et elle n'aura alors pas besoin d'être assaillie par des épreuves, puisque le but de la souffrance est d'amener la personne à remercier Hachem, et elle le fait déjà.
Avec cette perspective, elle remercie Hachem pour toute la bonté qu'Il lui témoigne à chaque instant de sa vie.

C'est pourquoi le chapitre 107 du Téhilim se termine par ces mots : "Quiconque est sage et gardera ces choses, contemplera les bontés de Hachem".
Après avoir détaillé (dans ce Téhilim) les expériences des quatre catégories de personnes qui sont tenues de rendre grâce, le roi David conclut en disant qu'une personne sage apprendra et se souviendra du message de ce chapitre et se prémunira contre ces problèmes en contemplant les bontés d'Hachem à tout moment.
En reconnaissant la bonté d'Hachem pendant les périodes de tranquillité, lorsqu'il n'est pas en proie à des difficultés, l'homme sage mérite toutes les formes de bonté.
Tout comme une personne qui se trouvait dans une situation désespérée ou gravement malade inviterait ses parents et amis à un repas d'action de grâce, afin de louer et de remercier pour les miracles qu'elle a vécus, une personne perspicace remerciera et louera Hachem pour la bonne vie qu'Il lui a accordée et pour l'avoir protégée/évité du danger en premier lieu. [chaque jour prenons au moins un petit moment où nous imaginons des galères qu'on pourrait avoir et qu'on n'a pas. Alors : Merci Hachem! ]

Grâce à cela, on sera alors épargné de toutes sortes d'adversités, car le but des souffrances, des sauvetages miraculeux qu'une personne vit n'est que de l'inciter à remercier Hachem pour toute la bonté dont Il fait preuve à son égard (comme un réveil, électrochoc dans le train-train quotidien).
Mais lorsqu'on s'en souvient par nous-même et qu'on contemple constamment les bontés d'Hachem, alors on n'a pas besoin de vivre des épreuves et des difficultés.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

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+ Pourquoi Hillel l'Ancien était convaincu qu'aucun malheur ne frapperait sa famille :

-> Cela éclaire le récit suivant de la guémara (Béra'hot 60a) : "Hillel l'Ancien voyageait un jour lorsqu'il entendit des cris dans la ville. Il dit : "Je suis certain que cela ne vient pas de ma maison".
A son sujet, le verset dit : "Il ne craint pas les mauvaises nouvelles, son cœur est ferme, confiant en Hachem" (Téhilim 112,7).
Rabbi Moché Almochnino (Téfila léMoché - cité par le Chlah haKadoch - Assara Maamarot - maamar 5) dit que Hillel avait habitué les membres de sa famille à reconnaître que tout ce que Hashem fait pour eux est pour leur bien. Ainsi, il était certain que les cris ne provenaient pas de sa maison, car les membres de sa famille n'auraient pas crié même si quelque chose d'apparemment négatif leur était arrivé, car ils auraient su que c'était pour le mieux.

Sur la base de ce que nous avons expliqué ci-dessus, nous pouvons ajouter que, comme Hillel avait inculqué à sa famille que tout est pour le bien et les avait formés à remercier Hachem pour tout, petit ou grand, aucun malheur ne pouvait les frapper, car une personne qui remercie et loue Hachem constamment, même lorsqu'aucun malheur n'est à l'horizon, n'a pas besoin de subir réellement de souffrances.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

Le tsadik = une fenêtre donnant sur Hachem

+ Le tsadik = une fenêtre donnant sur Hachem :

1°/ Nos fautes nous empêchent de constater qu'Hachem nous regarde d'amour :

-> "Voici, Il se tient derrière notre mur, Il observe par les fenêtres, Il regarde à travers les fentes" (Chir Hachirim 2,9).

-> Le rav Saadiah Gaon explique que lorsqu'une personne regarde par une fenêtre, elle voit ce qui se trouve à l'intérieur, et ceux qui sont à l'intérieur la voient également. Cependant, lorsqu'on regarde à travers une fente (fissure), on peut voir ceux qui sont à l'intérieur, mais on n'est pas vu.
Le verset nous enseigne qu'Hachem veille sur nous de deux manières : lorsque nous sommes dignes que la Providence de Hachem se révèle, Il nous accorde toutes sortes de bienfaits et chacun ressent Sa proximité, éprouvant le sentiment que "la proximité de Hachem est bonne pour moi" (Téhilim 73,28) ; ce qui est décrit comme regarder par les fenêtres.
Cependant, à d'autres moments, nous ne sommes pas dignes de la Providence révélée et devons plutôt faire l'expérience de la dissimulation. Même alors, Hachem continue à regarder à travers les fissures et à veiller sur nous.

-> Le Yad HaKétanah écrit :
"Même dans ce long exil et cette grande obscurité, une personne ne doit pas penser qu'Hachem ne veille pas sur nous. En vérité, même dans cet exil amer, Il veille sur nous ; la seule différence est qu'autrefois, Sa Providence était révélée à tous par le fait qu'Il contournait les lois de la nature, alors qu'aujourd'hui, en raison de nos nombreux péchés, nous ne méritons pas de miracles manifestes.
Au lieu de cela, les miracles se produisent par des moyens naturels, rendant la Hachgakha (providence divine) moins apparente.
C'est le sens de "hester panim", comme le dit le verset : "Je leur cacherai Ma face" (Vayélé'h 31,17).

C'est pourquoi il est dit : "Voici, Il se tient derrière notre mur", car cette séparation est de notre propre fait. Auparavant, Il observait depuis les fenêtres, c'est-à-dire de manière ouverte, à l'instar d'une fenêtre où celui qui regarde peut également être vu par ceux qu'il observe. En d'autres termes, Il accomplissait pour nous des miracles manifestes, à travers lesquels Sa Providence était facilement perceptible, car ces merveilles n'étaient pas soumises aux lois de la nature.

Maintenant, cependant, Il regarde à travers les fentes, comme quelqu'un qui voit son prochain à travers les fissures d'un mur. L'observateur voit ce qu'il verrait s'il regardait par une fenêtre ; la seule différence est pour celui qui est observé, car il ne voit ni ne sait qu'il est observé. S'il était observé sans barrière entre lui et celui qui le regarde, il serait clair pour lui et pour les autres qu'il est surveillé [en permanence par un papa aimant]."

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2°/ Le tsadik nous permet d'observer Hachem même en pleine obscurité de l'exil :

-> Même pendant notre exil, lorsque Hachem regarde à travers les fentes [du mur qui nous sépare de Lui] et est donc invisible pour nous, chaque juif a toujours la capacité de discerner la Hachgakha d'Hachem dans la création grâce au pouvoir d'un tsaddik, car les tsaddikim sont comparés à des fenêtres.
Le 'Hatam Sofer (Drachot - drouch Hesped Shovavim 5554) explique qu'un tsadik est appelé "les fenêtres du ciel", car tout comme la générosité d'Hachem est transmise à travers les fenêtres du ciel aux nations du monde par leurs étoiles et constellations assignées, Son influence atteint le peuple juif à travers les tsadikim.
Lorsque le verset dit qu'Hachem veille depuis les fenêtres, il fait allusion au fait que c'est à travers les tsadikim, appelés fenêtres, que Hachem veille sur nous et nous accorde une bonté et une miséricorde abondantes.

Sur cette base, le 'Hatam Sofer explique que le verset : "Car la mort est montée par nos fenêtres, elle est entrée dans nos palais" (Yirmiyahou 9,20), exprime qu'avec le décès d'un tsadik, une fenêtre s'est fermée, empêchant les juifs de percevoir la Hachgakha d'Hachem.

-> Ainsi, le tsadik est la fenêtre à travers laquelle les prières du peuple juif sont transmises au ciel, et à travers laquelle la générosité divine, tant matérielle que spirituelle, nous est transmise.
En effet, le tsadik sert de lien avec Hachem, comme l'a dit Moché notre maître : "Je me tiens entre Hachem et vous" (Vaét'hanan 5,5), afin de relier le peuple juif à son Père céleste.
Yitro a exprimé la même idée à Moché lorsqu'il a dit : "Tu seras pour le peuple en face d'Hachem, et tu présenteras les affaires à Hachem" (Yitro 18,19). Rachi explique que Moché serait le représentant et l'avocat de la nation devant Hashem.
Le Tiféret Shlomo (Yitro) ajoute que le rôle du tsadik est d'intercéder auprès d'Hachem en faveur du peuple juif, pour tout ce qu'il demande.

-> Ailleurs, le Tiféret Shlomo (Mattot) déclare :
"Aucune prière, supplication ou mitsva accomplie par une personne dans ce monde ne peut parvenir devant Hachem, sauf par l'intermédiaire du tsadik, qui est le fondement du monde.
Lui seul escorte et transmet toutes les mitsvot et les bonnes actions du peuple juif, les présentant favorablement devant Hachem, car il unit et relie tous les mondes avec toutes les prières qui s'unissent à lui, pour le bien."

-> De même, Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan - Torah 9) enseigne :
"Chaque personne doit attacher ses prières au tsadik de la génération, et le tsadik sait comment se concentrer sur les portes appropriées et amener chaque prière à son entrée appropriée. Car chaque tsadik a un aspect de Moché et du machia'h."

-> Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach - vol.1 - fin du drouch 9) explique que l'affirmation de nos Sages (Yoma 52a) selon laquelle l'amour d'Hachem pour le peuple juif rend inutile tout messager par lequel leurs prières peuvent monter, n'est vraie que pour les tsadikim qui s'attachent à Hachem. Cependant, pour les gens ordinaires, le Temple servait de point central à travers lequel leurs prières pouvaient s'élever vers le Ciel. C'est pour cette raison que nous prions en nous tournant vers le Temple (Béra'hot 30a).
Après la destruction du Temple, cependant, Hachem nous a laissé un reste : les tsadikim, dont le monde ne compte jamais moins de 36 (Soucca 45b) et dont Hachem désire les prières (Yébamot 64a).
Les prières de chaque juif peuvent être attachées aux prières du tsadik et ainsi s'élever directement vers les cieux.
[Hachem aime et accorde de l'importance à la prière sincère de chaque juif (même celui qui a le plus fauté), et le rôle du tsadik est de contribuer à les élever le plus haut pour avoir le plus de bonnes choses qui en résulte. ]

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-> Moché Rabbénou était particulièrement apte à accomplir cette tâche qui consistait à relier les royaumes supérieur et inférieur, car nos Sages (midrach Dévarim rabba 11,4) interprète la description que la Torah fait de lui comme "un homme de D." (ich haElokim - Vézot haBéra'ha 33,1) comme signifiant que sa moitié inférieure était "humaine" et sa moitié supérieure divine.
Ainsi, concernant sa déclaration : "Écoutez, ô cieux ... et que la terre entende" (haazinou achamayim ...vétichma aarets - Haazinou 32,1), nos Sages (Sifrei - Haazinou 306) expliquent qu'il était proche des cieux et éloigné de la terre, c'est pourquoi il a utilisé le terme "écoutez" (impliquant une écoute de près) pour s'adresser aux cieux, et le terme "entendez" (impliquant une écoute de loin) pour s'adresser à la terre.
Moché servait de pont reliant les juifs à leur Père céleste, et était donc plus proche des cieux que de la terre, possédant le pouvoir d'élever les juifs et leurs prières devant Hachem et de gagner Sa faveur.

Une extension de Moché existe dans chaque génération, car chaque génération a des tsadikim qui peuvent relier le peuple juif au Ciel et présenter leurs prières et leurs demandes devant Hachem de manière favorable. Ce faisant, ils révèlent à ceux qui sont enlisés dans la matérialité que ce monde a un Maître, qui les observe et les guide à chaque instant.
Nous comprenons maintenant que, bien que dans notre exil, Hachem regarde à travers les fentes, Il voit, mais n'est pas vu par nous, néanmoins, grâce au tsaddik, nous pouvons mériter de discerner Sa présence et Sa Providence de la même manière qu'Il regarde par les fenêtres.
Même au milieu d'un exil difficile, et pendant toutes les épreuves auxquelles une personne est confrontée, elle a le pouvoir de percevoir et d'expérimenter la présence de Hachem dans le voile, à travers le tsadik qui révèle qu'il existe un Créateur et que tout est ordonné par la Providence d'Hachem pour notre bien ultime.

... le tsadik sert de fenêtre, permettant au peuple juif de regarder à travers et de percevoir la Providence et la présence de Hachem.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

En s'adonnant à l'étude de la Torah et à l'observance des mitsvot, les juifs purifient l'air même entre la terre et les cieux, retirant le voile [obscurcissant] de la faute et permettant à la lumière d'Hachem de briller de mille feux dans le monde, comme le rayonnement du soleil lorsqu'aucun nuage ne bloque sa lumière.
[rabbi Yaakov de Lissa - Na'halat Yaakov - Noa'h]

La matérialité empêche une personne de voir la bonté d’Hachem

+ La matérialité empêche une personne de voir la bonté d'Hachem :

-> L'une des raisons pour lesquelles les yeux d'une personne sont aveuglés, l'amenant à penser que ce qui lui arrive est mauvais, est qu'elle est plongée dans les affaires de ce monde. En se concentrant jour après jour sur la matérialité, elle devient matérialiste et incapable de percevoir la main d'Hachem qui guide les événements.
Ensuite, lorsqu'elle voit quelque chose qui lui semble incompréhensible, elle pose des questions hérétiques au lieu de réaliser que ses yeux la trompent.
La vraie question concerne sa propre personne : pourquoi s'est-elle autant éloignée? Si cette personne ne cesse pas de courir après les futilités de ce monde, elle peut tomber si bas qu'elle en devient aveugle même aux miracles manifestes d'Hachem, qui sont clairement surnaturels.

Le rav Elimélé'h de Lizhensk (Noam Elimélé'h - sur Dévarim 1,32-33) enseigne :
"Lorsqu'une personne est préoccupée jour après jour par les choses matérielles et les affaires de ce monde, elle devient tellement matérialiste qu'elle ne croit même plus aux miracles et aux prodiges qui sont visiblement évidents."

Le même principe s'applique également dans le sens inverse et, conformément à la règle selon laquelle une mesure positive est toujours plus grande.
Le rav Elimélé'h indique un moyen d'atteindre la sainteté et de se libérer des chaînes de la futilité de ce monde, est de prêter attention aux grands miracles et aux merveilles que Hachem accomplit constamment pour nous. Grâce à cela, nous devenons purifiés et sanctifiés avec une grande sainteté."

Bien que, d'une part, la matérialité de ce monde nous empêche de discerner les merveilles d'Hachem, le résultat est qu'en contemplant activement la grandeur d'Hachem telle qu'elle se manifeste à travers Ses miracles, nous pouvons devenir grandement purifiés et sanctifiés.

=> Nous voyons que lorsqu'une personne contemple les miracles et les merveilles que Hachem accomplit pour elle à chaque instant (petits comme grands), cela inspire son âme à atteindre des niveaux élevés de sainteté, comme l'enseigne le Noam Elimélé'h, car les merveilles d'Hachem ont le pouvoir particulier d'étonner une personne et de laisser une impression sur son âme.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

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-> Le rabbi Mendel de Kotzk disait que les grands immeubles cachent le ciel, et laissent la sensation à l'homme qu'il maîtrise les choses (c'est bon Hachem on n'a pas vraiment besoin de toi, on gère!).
On peut éventuellement ajouter que le rav Elimélé'h nous recommande de trouver pleins de bontés, de miracles, qu'Hachem fait pour nous. En effet, c'est comme si on faisait des trous dans ces immeubles nous coupant du Ciel, et que malgré la matérialité qui nous enveloppe de partout, on sait que derrière il y a le Ciel, papa Hachem qui nous aime, qui fait tout ...
On met alors de la vie, on fait battre notre coeur de juif(ve).

-> Cela peut également se retrouver dans le Shéma Israël, où l'on va se couvrir les yeux pour amoindrir l'influence du monde matériel, pouvant alors pleinement se focaliser sur l'Unité d'Hachem, en ressentant à quel point Il nous comble de miracles à chaque seconde, à quel point toute chose de ce monde n'existe et ne dépend que de Lui.

Nous sommes malades d’amour pour Toi Hachem

+ Nous sommes malades d'amour pour Toi Hachem :

-> Nos âmes sont malades dans le domaine de l'amour d'Hachem et nous n'avons pas une perception saine de ce qui est le mieux pour nous-mêmes, afin d'assurer notre existence continue.
Le peuple juif déclare : "Je suis malade d'amour [pour toi Hachem]" (Shir HaShirim 2,5), et nous disons également dans le chant Yédid Néfech : "Mon âme est malade de Ton amour".
Les tsadikim ont expliqué que cela signifie que nos âmes sont malades et faibles en ce qui concerne l'amour d'Hachem.

Quand une personne est malade, ce qui est amer lui semble sucré, et vice versa ; parce que nous sommes malades en matière d'amour d'Hachem, nous sommes inconscients (nous n'avons pas tous nos moyens) et nous sommes attirés par la futilité au lieu d'être attirés par l'accomplissement de la Torah et des mitsvot, qui nous attacheraient à l'amour d'Hachem, la joie éternelle.
Ainsi, même si tous nos besoins spirituels sont facilement accessibles, la maladie de nos âmes nous empêche de faire la différence entre le sucré et l'amer, entre le salé et le fade, de sorte que nous ne ressentons pas le manque d'accomplissement des mitsvot, dont nos âmes ont cruellement besoin.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

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-> La source de cette idée est le Rambam (Hilkhot Déot 2,1), qui compare les maladies spirituelles aux maladies physiques. Cette maladie spirituelle est ce qui nous aveugle et nous empêche de percevoir ce qui est véritablement bon pour nous.
Dans les mots du Rambam :
"Lorsque les gens sont physiquement malades, les choses amères leur semblent sucrées, et les choses sucrées leur semblent amères ; certains patients désirent et ont envie d'aliments non comestibles tels que la terre ou le charbon, et sont dégoûtés par des aliments bénéfiques comme le pain et la viande, tout cela en fonction de leur maladie.
De même, les personnes dont l'âme est malade désirent et aiment les mauvais traits de caractère tout en détestant le droit chemin et en étant réticentes à le suivre, car cela leur est très difficile, selon la gravité de leur maladie.
Yéchayahou a dit à propos de ces personnes : "Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal ; qui font de l'obscurité la lumière, et de la lumière l'obscurité, qui font de l'amer le doux, et du doux l'amer" (Yéchayahou 5,20). À leur sujet, il est écrit : "Ceux qui abandonnent les chemins de la droiture, pour marcher dans les voies de l'obscurité" (Michlé 2,13).

La émouna amène les bénédictions et des délivrances

-> La foi en Hachem est la source de toutes les manifestations de bonté dans le monde, et plus une personne perfectionne sa foi, plus elle mérite de devenir un réceptacle prêt à recevoir les différentes formes de bonté [d'Hachem].
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

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-> "Il est connu que lorsque les juifs ont le bita'hon et la emouna, alors toute la subsistance et les effusions de bienfaisance leur sont accordées"
[Déguel Ma'hané Efraïm (Ekev) - petit fils du Baal Shem Tov ]

-> Une personne doit instiller en elle-même une croyance inébranlable qu'Hachem est puissant dans les cieux, ce qui signifie qu'elle reconnaît que tout ce qui se produit, que ce soit dans le domaine matériel ou spirituel, provient de Hachem. [remonte à l'origine première derrière toute chose, et il y a forcément Hachem. Rien ne peut exister, se passer, sans un décret Divin en ce sens. ]
Cette personne connaîtra alors la réussite, car la bénédiction se répandra sur toutes ses actions, et ses biens perdureront et resteront intacts.
[ Sfat Emet - Tétsavé 5631 - rapportant son grand-père le 'Hidouché HaRim ]

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-> La émouna est le canal par lequel on puise la Source divine [la faisant descendre sur nous].
Si l'on croit au mal, on attire le mal, mais si l'on croit à la bonté et à la grande miséricorde d'Hachem, alors on attire tout le bien et toutes les bénédictions.
[Rabbi de Radviller - fils du maguid de Zlotchov]

-> Le terme émouna signifie "attirer", car celui qui a foi en Hachem attire à lui l'aide divine dans tous les domaines du service Divin.
[Ohev Israël]

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-> Le Ohev Israël (58), cite le maguid de Zlotchov, qui explique que le mot "émouna" a deux significations : l'une est la foi et la croyance, et l'autre est "atirer", comme reflétée dans le verset "vayéhi omèn ét Hadassa" (Esther 2,7), ce qui signifie que Mordé'haï a élevée et a fait ressortir les capacités d'Esther (Hadassa).
Le mot a cette double signification parce que la émouna a le pouvoir de puiser à la Source ; lorsqu'on a foi en Hachem et qu'on s'en remet entièrement à Lui pour toute chose, on peut faire en sorte que cette chose se réalise.

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-> Une émouna totale en Hachem est si puissante qu'elle peut attirer dans ce monde ce que l'on croit qui va arriver, même si cela dépasse les limites de la nature. [le terme émouna signifiant aussi "attirer" ]
... Lorsque l'on croit pleinement que Hachem enverra Son salut, on "élève" ce salut et on le fait devenir réalité.
Le verset déclare explicitement : "Quant à celui qui fait confiance à Hachem, la bonté l'entoure" (Téhilim 32,10).

Le roi David témoigne à son sujet : "Quant à moi, je fais confiance à Ta bonté" (Téhilim 13,6)
Grâce à cette confiance en la bonté de Hachem, poursuit-il, "mon cœur exultera dans Ton salut, et c'est pourquoi je chanterai pour Hachem, car Il m'a traité avec bonté".
En s'appuyant sur Hachem et en le suivant de tout son cœur, on peut être en sécurité, sans souffrir ni manque ni inquiétude, comme l'a dit le roi David : "J'ai marché de tout mon cœur et j'ai mis ma confiance en Hachem ; je ne chancellerai pas" (Téhilim 26,1)".

Exprimer sa foi est un moyen encore plus puissant d'attirer le salut et la bénédiction, comme il est écrit : "ééman'ti ki adaber" (Téhilim 116,10), ce qui peut être compris comme signifiant : "j'ai attiré le salut (ééman'ti) parce que j'ai parlé (ki adaber)", les paroles de foi que j'ai exprimées avaient le pouvoir d'apporter toutes sortes de saluts, délibrances.
Cependant, l'inverse est également vrai : lorsque les gens n'ont pas la foi, ils empêchent leur délivrance(yéchoua) de les atteindre.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

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+ Le bita'hon = un réceptacle pour les bénédictions :

-> Le bita'hon est un réceptacle dans lequel coulent les bénédictions célestes ; plus une personne s'en remet à Hachem et attend Son aide, plus elle sera bénie et verra tous ses besoins satisfaits.
Le verset dit : "Que Ta bonté, Hachem, soit sur nous, car nous avons mis notre espoir en Toi" (Téhilim 33,22), ce qui implique que nous mériterons de connaître la bonté d'Hachem proportionnellement à l'espoir que nous avons placé en Lui.
De même, il est écrit : "Béni soit l'homme qui se confie en Hachem, alors Hachem sera sa sécurité" (Yirmiyahou 17,7) ; proportionnellement à notre confiance en Hachem, Hachem sera notre source de sécurité et nous sauvera.

-> Rabbi H'aïm Vital (Shaaré Kédoucha 2,4) écrit :
"Il n'y a pas de plus grand accomplissement que [d'avoir] du bita'hon, comme il est écrit : "Heureux tous ceux qui ont confiance en Lui" (Téhilim 2,12), ceux qui croient que le monde est dirigé par un D. tout-puissant.
Il est également dit : "Heureux l'homme qui se confie en Hachem, et dont Hachem est l'espoir" (Yirmiyahou 17,7) ; il est assuré de ne pas manquer de nourriture, comme il est écrit : "Remets ton fardeau à Hachem et Il te soutiendra" (Téhilim 55,23).
Cela est toutefois conditionné à une confiance sincère, sans réserve et sans doute.
De plus, sa confiance en Hachem doit le pousser à s'engager sans réserve dans l'étude de la Torah et l'observance des mitsvot, sans poser de questions."

-> De même, le Chlah HaKadoch (chaar HaOtiyot - Alef) écrit :
"Avant toute action qu'une personne souhaite accomplir, qu'elle soit majeure ou mineure, elle doit dire : "Je ferai cela si Hachem le veut".
Cette idée est évoquée dans le verset : "Nombreuses sont les conceptions dans le cœur de l'homme ; mais c'est le dessein d'Hachem qui l'emporte (va'atsat Hachem hi takoum - ועצת יהוה היא תקום)" (Michlé 19,21) ; le mot היא (hi) est un acronyme (à l'envers) de : "im yirtsé Hachem" (si Hachem le veut - אם ירצה השם).
[le fait de dire cela, et donc de renforcer notre émouna,] cela permet à la personne de réussir dans ses projets.
Il en va de même si l'on souhaite s'engager dans une affaire commerciale, telle que l'achat ou la vente de marchandises ; il faut dire : "Je place ma confiance en Hachem, et j'espère que cela incitera Hachem à subvenir à mes besoins et à pourvoir à ma subsistance"."

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+ Faire les efforts nécessaires (hichtadlout) :

-> Néanmoins, une personne doit également agir concrètement pour recevoir les bénédictions de Hachem (hichtadlout), car dans ce monde, une personne doit agir dans le respect des lois de la nature afin de préparer un réceptacle pour recevoir la bénédiction divine.
Bien que tout provienne de Hachem, Hachem a défini que l'on ne doit pas s'écarter inutilement des lois naturelles qu'Il a établies, car Sa volonté est que le monde fonctionne selon les règles de la nature, et en agissant dans le respect de ces règles, une personne mérite les bénédictions célestes. [puisqu'elle a mis en place ce réceptacle naturel pour les recevoir]
En effet, le verset dit : "Hachem, ton D., te bénira dans tout ce que tu feras" (Réé 15:18), ce qui signifie que les bénédictions d'Hachem reposeront sur le travail accompli par une personne, qui sert de préparation et de réceptacle sur lequel reposera la bénédiction.
Cette idée éclaire également le verset : "Que la bonté d'Hachem, notre D., repose sur nous ; que l'œuvre de nos mains soit établie pour nous ; que l'œuvre de nos mains soit établie" (Téhilim 90,17).
Par notre travail, par nos efforts, nous préparons un réceptacle pour recevoir la bienveillance d'Hachem et Sa bénédiction, mais nous devons placer notre confiance en Hachem, afin que nos efforts servent de réceptacle approprié à Ses bénédictions.

Si une personne a tiré profit et réussi dans ses affaires, elle devrait dire : "J'ai tiré profit grâce à l'aide de Hachem", comme il est écrit : "Tu te souviendras de Hachem, ton D., car c'est Lui qui te donne la force de faire fortune" (Ekev 8,18).

C'est le sens du verset : "Les pensées sont nombreuses dans le cœur de l'homme, mais seul le conseil de Hachem prévaudra" (Michlé 19,21).
Une personne a de nombreuses pensées et élabore d'innombrables plans, mais à moins qu'elle n'y inclue le nom d'Hachem en exprimant constamment sa confiance en son aide, ses pensées resteront vaines. Ce n'est qu'en répétant "si Hachem le veut" (im yirtsé Hachem), que ses efforts bénéficieront de l'aide divine nécessaire à leur réussite.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

[ainsi, on doit faire les efforts minimum nécessaires pour créer un réceptacle dans la naturalité, tout en augmentant autant que possible notre confiance en Hache, et alors on aura le flux de bénédictions qui pourra nous parvenir et être réceptionné. ]

Remercier Hachem pour le bien caché révèle l’Attribut de la miséricorde

Même lorsque le Face d'Hachem nous est cachée, lorsqu'il fait sombre, lorsque des choses qui semblent néfastes nous arrivent et que l'Attribut de Rigueur sévère prévaut, grâce à la émouna, nous pouvons mériter une délivrance et révéler l'attribut de la miséricorde.
Plus nous croyons que le but de la rigueur (jugement) sévère est en réalité de la miséricorde, plus nous méritons que cette bonté nous soit réellement manifestée.

... Nous devons garder la foi que tout est pour le bien et que la miséricorde d'Hachem est simplement dissimulée dans la rigueur (apparente).
En louant Hachem même dans ces moments difficiles, nous méritons [de bénéficier de] la révélation de Sa miséricorde (en pouvant bénéficier de toutes Ses bontés, bénédictions).
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

La émouna = on reçoit en échange de la force

Une personne va recevoir une force et un pouvoir supplémentaires proportionnels aux efforts qu'elle investit dans son émouna et sa bita'hon en Hachem.
C'est comme un échange : la personne place ses espoirs et sa confiance en Hachem, lui "donnant" (pleinement) sa foi, et en retour, les Cieux lui "donnent" une nouvelle force et un nouveau dynamisme.
Cela est suggéré par le verset : "Ceux qui placent leur espoir en Hachem échangeront leur force" (Yéchayahou 40,31) ; le mot "échanger" indique que Hachem donne de la force à ceux qui ont la foi, en récompense de leur émouna en Lui.
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

Emouna = une porte vers la sainteté

Tout le fondement de notre sainte nation repose sur ceci : une foi simple et absolue, sans aucun doute ni remise en question, qu' "il n'y a personne comme notre D." et qu'Il est Un, Singulier et Unique.
Quand une personne suit cette voie, elle mérite des niveaux de sainteté (kédoucha) qui dépassent ce qu'elle pourrait atteindre autrement.
... Par une foi simple et une sincérité totale, on mérite l'attachement à Hachem et une puissante illumination céleste. [ce lien avec la sainteté Divine par notre émouna, nous impacte. ]
[rabbi David Abou'hatséra - maamaré Emouna ouBita'hon]

Notre relation avec l’argent & idolâtrie

+ Notre relation avec l'argent & idolâtrie :

-> Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Pitou'hé 'Hotam - Chémini) déplorait que le désir d'argent aveugle les gens. Il avertissait que ce désir équivaut à l'idolâtrie, une sorte de Veau d'or, et reflète un manque de confiance en Hachem.

-> De même, rabbi Elimélé'h de Lizhensk (dans Iguéret HaKodech) enseigne qu'il était impossible [à nos Sages] de détruire complètement la force spirituelle derrière la tentation à l'idolâtrie, elle était simplement redirigée, et maintenant elle sème la confusion dans l'esprit des gens en les poussant à courir sans limite après l'argent et la richesse.

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-> Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Pitou'hé 'Hotam - Chémini), le Abir Yaakov, écrit :
"En raison de nos nombreux péchés, cette mauvaise chose [la recherche de la richesse] aveugle les yeux des gens et engourdit leur cœur, les éloignant du service d'Hachem.
Grâce à cela, le yétser ara a trouvé un argument puissant pour convaincre tous les individus, lui permettant de régner sur eux et de les asservir, petits et grands. À cet égard, chaque génération est pire que la précédente : l'homme riche augmente ses revenus, et son œil n'est jamais rassasié par sa richesse, tandis que l'homme pauvre ne diminue pas ses efforts, car il dit que travailler jour et nuit ne lui suffira pas pour subvenir aux besoins de sa famille.
Par conséquent, aucun individu n'atteint la paix ou la sérénité dans ses pensées ou ses actes. C'est pratiquement l'idolâtrie de notre époque, à D. ne plaise.
En conséquence, la sainte Torah est niée et les prières sont également négligées, car les gens suivent de nombreux chemins tortueux, celui-ci partant en mer, celui-là voyageant sur la terre ferme, et ainsi de suite ...

Ceux qui sont consumés par la soif d'acquérir des richesses, au point de négliger la Torah et la prière dans leur quête, nient tout simplement la Providence de Hachem, le fait qu'Il nourrit et soutient tout le monde, et que par Sa volonté, Il augmentera ou diminuera [la parnassa d'une personne] ; tout ce qu'Il souhaite, Il le fera.
S'ils croyaient en Son contrôle absolu, comment auraient-ils pu négliger de Le prier?
Ils sont certainement des incroyants, ignorant le verset qui s'exclame : "Tu te souviendras d'Hachem, ton D. : c'est Lui qui te donne la force de faire fortune" (Ekev 8,18).

Ceux qui comptent sur Hachem sont reconnaissables à leurs bonnes actions : Ils ne manquent pas une seule prière ; s'ils ont un horaire fixe pour l'étude de la Torah, ils ne le manquent jamais ; et ils ne sont pas consumés par la cupidité comme les autres, mais placent leur confiance en Hachem.
Ceux qui sont avides d'argent sont aveuglés, car ils ont vu mais n'ont pas réfléchi au fait que tous ceux qui convoitent l'argent finiront sans rien (on emporte rien de matériel après la mort) ; tous leurs efforts auront été vains."