Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"Rivka prit les plus beaux vêtements d'Essav, son fils aîné ... Et elle en revêtit Yaakov, son fils cadet" (Toldot 27,15)

-> Le 'Hidouché haRim dit que Yaakov n'avait pas vraiment besoin des bénédictions d'Its'hak. Il était suffisamment méritant d'être béni sans elles. Si c'est le cas, pourquoi Rivka a-t-elle voulu qu'il reçoive les bénédictions?
Parce qu'elle a vu que le peuple juif partirait en exil et qu'il porterait des vêtements non juifs. Elle savait donc qu'ils auraient besoin d'une bénédiction d'Its'hak qui les protégerait même s'ils portaient les vêtements d'Essav.

[nous évoluons dans un monde où nous sommes obligés de revêtir des habits non juifs (ex: façon de voir les choses, loisirs, habits, ...), et grâce à la bénédiction d'Its'hak, la mauvaise influence (plus ou moins consciente) que ces "habits" auraient pu nous causer, a été grandement limitée, nous permettant plus facilement d'évoluer avec des "habits" fidèle au judaïsme. ]

Il n'est pas suffisant d'attendre le machia'h, nous devons prier pour son arrivée et nous devons aussi anticiper sa venue imminente.
Nous devons sincèrement pouvoir se dire que la machia'h peut venir à tout moment et nous attendons son arrivée avec un cœur entier.
[rabbi Its'hak Zev Soloveitchik - Likouté haGriz - vol.2 ]

Quand une personne pense : "Tout ce que Hachem fait pour moi est pour mon bien, que ce soit matériellement ou financièrement, même si je ne peux pas voir ou comprendre en quoi cela est pour mon bien, c'est certainement le cas", alors son amour [pour Hachem] ne faiblira pas malgré les circonstances difficiles ou les épreuves. Au contraire, son amour se renforcera et grandira.
[Ram'hal - Messilat Yécharim - chap.19 ]

"Voici qu'une caravane [d'arabes] d'Ismaélites ... et leurs chameaux transportaient des aromates, du baume et du lotus, qu'ils allaient faire descendre en Egypte" (Vayéchev 37,25)

-> Hachem a orchestré le transport d'épices qui sentaient bon afin que Yossef ne souffre pas d'une mauvaise odeur.
Le rabbi 'Haïm Weber dit que la raison pour laquelle Hachem a spécifiquement envoyé des Yichmaélim était également pour le bénéfice de Yossef.
Ces Yichmaélim étaient des descendants de Yichmael, le fils d'Avraham, qui discutaient des bonnes idées et des leçons qui leur avaient été transmises depuis la maison d'Avraham.
Entendre des idées familières a certainement apporté beaucoup de plaisir à Yossef alors qu'il était emmené dans un pays étranger.

[d'une certaine façon, Hachem lui a envoyé de bonnes odeurs matérielles, mais surtout spirituelles (paroles de Torah). ]

<---->

+ Avoir du bita'hon en temps de souffrance :

-> Le rav Mordé'haï Pogramansky (séfer Gadlout Mordé'haï) pose la question suivante : À cette époque, Yossef souffrait beaucoup. Il venait d'être vendu comme esclave. Il était renvoyé de chez lui et ne savait pas s'il reverrait un jour son père. Quelle différence cela faisait-il qu'il soit entouré d'une bonne ou d'une mauvaise odeur? Est-ce qu'il s'en souciait vraiment à ce moment?

Il répond que de toute évidence, Yossef se trouve toujours dans une situation très douloureuse. Cependant, un signe d'espoir lui est donné. Lorsqu'il vit qu'Hachem veillait toujours sur lui et s'assurait même qu'il n'avait pas à supporter une mauvaise odeur, il fut encouragé à renforcer son bita'hon que le salut viendrait bientôt.

C'est ainsi que toute personne devrait aborder une période de souffrance. Il faut regarder autour de soi et prendre note des petits signes qui montrent qu'Hachem est toujours avec nous. Une fois que l'on s'en aperçoit, on est en mesure d'augmenter notre bita'hon, que notre délivrance (yéchoua) viendra bientôt.

C'est ainsi que les tsadikim sont récompensés dans ce monde. Ils ont la possibilité de voir la hachgakha pratit d'Hachem, ce qui les aide à renforcer leur bita'hon et à continuer à Le servir.
Leur véritable récompense ne sera reçue que dans le Olam Haba. La petite récompense qu'ils reçoivent dans ce monde est la capacité de voir comment Il est avec eux et comment Il prend soin d'eux, ce qui les aide à continuer à Le servir.

[ainsi on apprend de Yossef que surtout en période de difficulté, il est important de prendre tout signe positif extérieur (même une petite chose comme une bonne odeur), afin de renforcer notre émouna, d'augmenter en nous la réalité qu'Hachem nous aime beaucoup, qu'Il est proche de nous constamment (en plus dans nos périodes de souffrance).
En effet, au-delà du fait de mieux vivre la période dure, le fait de renforcer notre foi en Hachem alors que naturellement tout nous pousse à désespérer, cela est énorme aux yeux d'Hachem, et peut nous envoyer la délivrance à notre problème, une aide Divine. ]

De nos jours, la force des gens est diminuée. Nous ne pouvons plus repousser ou apaiser le yétser ara et nous sanctifier pour éviter d'être attirés par les futilités du monde. Nous n'avons pas en nous la sagesse nécessaire pour pouvoir jeûner. Par conséquent, notre seul remède est la prière, avec toute notre force.
En faisant des efforts sur chaque lettre de la prière, nous repoussons le yétser ara et nous nous purifions.
Tout comme les rivières purifient une personne, il en va de même pour les synagogues (baté knésiyot) et les baté midrachot.
[Beit Aharon - Likoutim בזה ]

<--->

-> Selon la guémara (Béra'hot 16a) : "Et Rabbi 'Hama, fils de Rabbi 'Hanina, dit : Pourquoi les tentes étaient-elles juxtaposées aux ruisseaux, comme il est écrit : "Elles s'étendent comme des ruisseaux, comme des jardins au bord du fleuve. Comme les tentes que Hachem a plantées, comme des cèdres au bord de l'eau" (Balak 24,6) ?
Pour vous dire que, tout comme les ruisseaux élèvent une personne de l'impureté à la pureté, les tentes élèvent également une personne du niveau de l'obligation au niveau du mérite.
Bien que Rachi interprète le mot "tentes" comme faisant uniquement référence aux baté midrachot, le Ben Ich 'Haï (Ben Yéhoyada) l'interprète comme faisant référence à la fois aux baté midrachot et aux baté knessiyot (synagogue).

L’importance de ne voir que le bien chez autrui

+ L'importance de ne voir que le bien chez autrui :

Il lui dit : "Va voir le bien-être de tes frères et le bien-être du bétail, et rapporte-moi des nouvelles" (Vayéchev 37,14)

-> Le séfer Tiféret Shlomo écrit que ce verset nous enseigne à quel point il faut faire attention à ne pas voir les traits négatifs de son prochain et à se concentrer plutôt sur ses bonnes qualités.
C'est ce que dit le roi David : ""Qui est l'homme qui souhaite la vie? Celui qui aime les jours [et] qui regarde le bien" (Téhilim 34,13) = c'est-à-dire celui qui ne voit que le bien chez son prchain.
"Garde ta bouche du mal, détourne-toi du mal et fais le bien" (34,14) = ce qui signifie que l'on ne doit jamais parler négativement de son prochain, car celui qui le fait s'attire des malheurs et des forces maléfiques qui ont de l'emprise sur lui.

Ce concept est illustré par les anges qui se sont élevés contre la création du monde et ont déclaré : "Qui est l'homme pour que l'on se souvienne de lui?" (Téhilim 8,5).
Ces anges affirmaient que l'homme ne méritait pas d'être créé (parlant mal de la création humaine), et en conséquence, ils furent descendus de leur position élevée et tombèrent dans la faute, comme il est dit (Béréchit 6,2) qu'ils fautèrent avec des femmes humaines.

Nous constatons également que Yérovam a châtié le roi Shlomo, et le midrach rapporte qu'il lui a été dit : "Shlomo a trébuché une fois, mais tu trébucheras plusieurs fois".

Le Tiféret Shlomo explique que le yétser ara est constamment à l'attaque. Sans l'aide d'Hachem, personne ne pourrait y résister.
Par conséquent, si quelqu'un parle mal de son ami et croit qu'il est meilleur que lui et qu'il ne fauterait pas comme lui, Hachem permet au yétser ara de le séduire afin de voir s'il sera capable de le surmonter, et il est susceptible de tomber dans ses griffes.

C'est ce que suggèrent les mots du verset selon lesquels Yaakov a dit à Yossef d'aller voir le bien-être de ses frères. Yaakov lui dit de voir ce qu'il y a de bon en eux et de ne pas se concentrer sur ce qu'il y a de mauvais.
Il lui dit également de voir le bien du "tson" (bétail - צאן), ce qui est une allusion aux Noms d'Hachem de "Havaya (יהוה) + Ado-nay" (אדני), qui a une guématria de 91 (représentée par les deux premières lettres du mot "tson" - צא), et les 50 "portes de la compréhension" (représentées par la lettre noun à la fin du mot "tson").
Enfin, Yaakov lui dit de revenir vers lui avec un rapport, c'est-à-dire de revenir vers lui et de lui expliquer pourquoi il a mal parlé de ses frères et de ne parler désormais qu'en bien d'eux.

Celui qui se gouverne lui-même gouvernera les autres

+++ Celui qui se gouverne lui-même gouvernera les autres :

"Ses frères lui dirent : "Régnerais-tu donc sur nous? Nous dominerais-tu donc?" " (Vayéchev 37,8)

-> Le séfer Mé haChiloa'h explique l'utilisation du double langage de "amalo"h timlo'h alénou" (Régnerais-tu sur nous) et de "machol tim'chol banou" (Nous dominerais-tu), en citant rabbi Ziché qui explique que chaque personne doit d'abord avoir le contrôle sur elle-même et être capable de surmonter son yétser ara avant de pouvoir dire aux autres ce qu'ils doivent faire.

En gardant cela à l'esprit, nous pouvons expliquer que les frères ont dit à Yossef : "Tu veux régner sur nous? Es-tu déjà roi?"
Leur intention était de dire : "Es-tu déjà roi de toi-même pour vouloir régner sur nous?"

"Le judaïsme en terre d'Israël est la délivrance elle-même"
[rav Avraham Kook - Orot - Erets Israël 1 ]

Lire les korbanot

+ Lire les korbanot :

-> "Voici la Torah de l'offrande pour la faute" (zot Torat ha'hatat - Tsav 6,18) .
"Et ceci est la Torah de l'offrande pour la culpabilité" (vézot Torat ha'acham - Tsav 7,1).
Ce qui signifie que quiconque étudie la Torah de l'offrande pour la faute, c'est comme s'il avait sacrifié une offrande pour la faute.
Et quiconque étudie la Torah de l'offrande pour la culpabilité (acham), c'est comme s'il avait sacrifié une offrande pour la culpabilité.
[guémara Ména'hot 110a ]

<--->

-> Quiconque mentionne les phrases des korbanot dans les synaoggue (baté knessiyot) et les baté midrachot avec une intention appropriée, une alliance est scellée pour lui, selon laquelle les anges qui mentionnent ses fautes pour le persécuter ne peuvent plus rien faire d'autre que du bien pour lui.
[Zohar I,102b ]

-> Hachem dit à Israël : "Même si le Temple sera détruit à l'avenir et que les korbanot seront annulés, n'oubliez pas l'ordre des korbanot. Veillez plutôt à les lire et à en tirer des enseignements, et je considérerai que vous apportez des korbanot".
[midrach Tan'houma - Tsav 14 ]

Les vaches pâturaient avec fraternité

+++ Les vaches pâturaient avec fraternité :

"Voici que du fleuve sont montées 7 vaches, bien en chair et belles d'aspect, et elles ses sont mises à paître dans l'herbage" (Mikets 41,18)

-> Le séfer miZékénim Et'bonen, cite le tsadik rav Hirsch Michel, qui explique le mot "baa'hou" (dans l'herbage - בָּאָחוּ) comme signifiant "a'hva" (la fraternité).
Ainsi, le verset dit que les vaches ont brouté avec a'hdout (unité).
Il ajoute que c'est pour cette raison qu'il est dit qu'elles étaient "bien en chair et belles d'aspect", parce que lorsqu'il y a de l'amour et de l'unité, toutes les bénédictions sont présentes.