Aux délices de la Torah

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‘Hanoucca – tout le monde peut devenir plus lumineux

+ 'Hanoucca - tout le monde peut devenir plus lumineux :

-> A 'Hanoucca, non seulement Hachem fait preuve [de davantage] de bonté envers chaque individu, même s'il en est indigne, mais Il permet même à des personnes modestes de s'élever et de devenir saintes et pures.

Le Chem miChmouel écrit que pendant 'Hanoucca, on peut se connecter avec la sainteté et accepter de vivre une vie de sainteté à partir de maintenant, sur un plan plus élevé qu'on ne l'a jamais été [le restant de l'année], et on sera capable d'atteindre ce niveau.

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-> 'Hanoukka est une période où chaque individu peut s'élever à de grands sommets, atteindre un niveau "au-dessus de la nature".

Le Chem miChmouel écrit que le mazal du mois de Tévet est "guédi" (Capricorne - chèvre). ['Hanoucca se terminant le 2 ou 3 Tévet ]
Une chèvre a tendance à sauter d'un endroit à l'autre. C'est ce qui s'est passé lors de la guerre des 'Hachmonaïm contre les grecs, lorsqu'ils ont dépassé les lois de la nature. Leur petit groupe a vaincu une armée massive et puissante d'une manière surnaturelle.

Par conséquent, cette période de l'année est un moment où l'on peut faire un tel saut (spirituellement parlant).
Si l'on accepte de servir Hachem de tout son cœur et de toute son âme, même si l'on n'est pas une personne digne, on recevra le pouvoir surnaturel de faire un tel saut.

‘Hanoucca – une période propice même pour les personnes indignes

+ 'Hanoucca - une période propice même pour les personnes indignes :

-> Le Tour (Ora'h 'Haïm 670) écrit que "Hanoucca" est un acronyme des mots " 'haonu kaf hé", ils se sont reposés le 25e jour (de Kislev).

Le rabbi de Radzvil (Ohr Its'hak) explique cela en citant le verset : "Parle à Aharon et à ses fils [les Cohanim] : ainsi (כֹּה - ko) que vous bénirez les enfants d'Israël" (Nasso 6,23).
Il explique le mot "ko" (כֹּה) en déclarant qu'un Cohen représente le 'hessed (bonté). Lorsqu'il bénit les juifs, il doit le faire comme un acte de bonté, même s'ils n'en sont pas dignes.
Ainsi, le verset dit que les Cohanim doivent toujours bénir les juifs "ainsi", peu importe qui ils soient, ou s'ils en sont dignes ou non.

En conséquence, le rabbi de Radzvil explique que le Tour dit que nous célébrons 'Hanoucca en commémoration du miracle qui s'est produit à cette époque. C'est pourquoi 'Hanoucca est une période propice.
C'est un moment propice pour que la nation soit traitée avec compassion, même si nous n'en sommes pas dignes.
Ainsi, à " 'hanou ka" = il résidera sur les juifs ('hanou) le כה (ka), c'est-à-dire la midda de 'hanina, de bonté et de miséricorde, et ce que nous en soyons dignes ou non.

‘Hanoucca est une période de téchouva

+ 'Hanoucca est une période de téchouva :

-> A 'Hanoucca, les portes de la téchouva sont ouvertes et que chacun peut se rapprocher [plus facilement] d'Hachem en se repentant pleinement.

-> Le rav Tsadok de Lublin (séfer Pri Tsadik sur 'Haonucca - ot 13) écrit :
" 'Hanoucca est le moment où une personne peut rectifier ses fautes et les transformer en mérites.
Si l'on ouvre une petite porte de téchouva, de la taille du chas d'une aiguille, et que l'on s'éveille au repentir, Hachem nous aidera à faire pleinement téchouva et à transformer nos transgressions en mérites".

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+ Ne désespérez pas de faire téchouva :

-> La guémara (Shabbath 21a) déclare : "Si les lumières de 'Hanoucca s'éteignent, rallumez-les" (katva zakouk la - כָּבְתָה זָקוּק לָהּ).
Le rabbi de Zhemigrad (séfer 'Hemda Genouza) rapporte que le rav de Sanz expliquait un jour cette guémara à l'occasion de 'Hanoucca et qu'il disait que si quelqu'un a l'impression d'avoir commis de nombreuses fautes, cela pourrait l'amener à tomber dans le désespoir et à penser qu'il est trop loin pour faire téchouva.
Cependant, la guémara dit que même si l'on a l'impression que sa lumière spirituelle (interne) s'est éteinte, il est toujours possible de la rallumer.
Grâce aux lumières (nérot) de 'Hanoucca, on peut (plus facilement) faire téchouva et tout rectifier.

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-> Le Sidour Lev Saméa'h écrit que les jours de 'Hanoucca sont un moment propice pour la téchouva, même pour ceux à propos desquels il est dit que la téchouva ne les aidera pas parce qu'ils ont annoncé qu'ils fauteraient et ensuite se repentiraient (guémara Yoma 8,9). [puisque la possibilité de faire téchouva par la suite les a motivés à fauter, alors leur téchouva n'est en principe pas possible ensuite. ]

Ceci est suggéré par le fait que les premières lettres des mots : 'hanoun hamarbé lisloa'h (qui signifient qu'Hachem désire pardonner les fauteurs) s'écrivent " 'hanou", ce qui est une allusion à Hanoucca.

‘Hanoucca & crainte du Ciel

+ 'Hanoucca & crainte du Ciel :

-> Le Sfat Emet (5634) écrit qu'à Hanoucca, les portes de la crainte du Ciel (yirat chamayim) s'ouvrent pour chaque juif.
La raison pour laquelle nous avons la mitsva d'allumer des lumières (bougies) est de symboliser qu'une fois les portes de la yirar chamayim ouvertes, nous sommes en mesure de recevoir la lumière de la Torah.

‘Hanoucca & ramener ceux qui se sont égarés spirituellement

+ 'Hanoucca & ramener ceux qui se sont égarés spirituellement :

-> Le Magen Avraham (Ora'h 'Haïm 670) écrit qu'il existe une coutume selon laquelle les enfants des personnes pauvres vont collecter des fonds de porte en porte pendant Hanoukka.

Le Sifté Tsadik écrit que lorsque le Magen Avraham fait référence aux enfants, cela peut être compris comme une référence à ceux qui sont "jeunes" dans le sens où ils ne possèdent pas beaucoup de mitsvot, parce qu'ils ont quitté le bon chemin. Ils sont pauvres dans le sens où ils manquent de sagesse pour faire ce qui est juste.

À l'occasion de Hanoucca, ils peuvent se présenter à la porte. Avec la mézouza d'un côté de la porte et la ménora ('Hanoukia) de l'autre, Hachem ouvre grand la porte pour ramener ceux qui se sont égarés.

Cette idée est illustrée par l'explication du 'Hidouché haRim sur les mots de la guémara (Shabbath 21a) selon lesquels les types de mèches et d'huile qui ne peuvent être utilisés pour Shabbath peuvent l'être pour Hanoucca. Il entend par là que même si certaines personnes ne peuvent être ramenées par la grande sainteté du Shabbath en raison de leur égarement, elles peuvent être ramenées par l'incroyable pouvoir de la lumière de 'Hanoucca.
C'est pourquoi 'Hanoucca est une période vraiment propice pour ramener ceux qui sont loin d'une vie de Torah (kirouv ré'hokim).

"Une personne qui nie l'existence d'Hachem est ingrate. Car un jour, elle est ingrate envers son prochain, le lendemain, elle est ingrate envers Hachem, et finalement, cela la conduit à nier Hachem complètement ...
Il n'y a rien de pire aux yeux d'Hachem que l'ingratitude ...
Pourquoi trouve-t-on des punitions aussi sévères pour l'ingratitude? Parce que c'est une forme de dénégation d'Hachem ... car un ingrat ne peut se soumettre à l'autorité de Hachem."
[michnat Rabbi Eliézer - chap.7]

Il faut éveiller dans notre âme un désir ardent pour la terre d'Israël, ce qui apportera de la pureté à notre âme.
[rav Yéhouda haLévi - à la fin de son Kouzari ]

Pleurer pour l’âme d’une personne qui vient de mourir

-> Selon le Maavar Yabok, pleurer pendant l'éloge funèbre apporte un grand bénéfice à l'âme du défunt. En effet, par le biais des larmes, les portes des larmes, qui ne sont jamais fermées, s'ouvrent pour permettre au défunt d'entrer, et dans ce domaine, l'Attribut du jugement est grandement atténué par les larmes.

Toutefois, le Maavar Yabok précise que cela n'est vrai que si les pleurs sont pour amener du bien à l'âme du défunt (qui continue sa vie dans le monde de Vérité), et non sur la perte de la présence physique (dans ce monde).
[Zéra Chimchon - 'Hayé Sarah 23,2]

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[selon la halakha, la période réservée aux éloges est plus longue que celle réservée aux pleurs, comme le dit la guémara (Moed Katan 27b), les 3 premiers jours de Shiva sont consacrés aux pleurs et les 7 autres aux éloges. ]

Le timing de l’épreuve de la Akéda

+ Le timing de l’épreuve de la Akéda :

"C'est après ces événements (lit. ces paroles) que Hachem mit Avraham à l'épreuve" (Vayéra 22,1)

-> La guémara (Sanhédrin 89b) dit que "après ces paroles" (a'haré adévarim) se réfère aux paroles du Satan. Le Satan a protesté contre le fait qu'Avraham a fait une fête pour célébrer le fait qu'Its'hak a eu deux ans et a été sevré (v.21,8).
Le Satan accuse Avraham de ne pas avoir offert un animal ou un oiseau en sacrifice à Hachem pendant toute la durée de la fête.
Hachem répondit à l'affirmation du Satan en disant que même si toute la fête avait été organisée en l'honneur d'Itsh'ak, si je demandais à Avraham d'offrir Itsh'ak en offrande, il le ferait sur-le-champ. Après cet échange (ces paroles), Avraham a en effet été mis à l'épreuve en devant offrir Itsh'ak comme korban (sacrifice).

Le Zéra Chimchon demande : Itsh'ak avait 37 ans au moment de la Akéda, si cette conversation a eu lieu juste après la fête mentionnée ci-dessus qui a eu lieu lorsque Itsh'ak avait 2 ans, pourquoi l'épreuve de la Akéda a-t-elle été repoussée si longtemps?
Et si le Satan n'a porté cette accusation contre Avraham que lorsque Itsh'ak était plus âgé, pourquoi le Satan a-t-il attendu si longtemps pour le faire?

Le Zéra Chimchon répond que la guémara (Sota 2a) enseigne que 40 jours avant la formation d'un enfant, une voix céleste proclame : "La fille d'untel (se mariera) avec untel".
Les Tossafot écrivent que cette voix céleste fait cette proclamation avant la création du garçon, peu importe que la fille soit déjà née ou non.

D'après cela, avant la naissance d'Its'hak, l'annonce de la personne qu'il allait épouser a été faite. Une fois qu'elle a été faite et qu'elle a été connue dans les cieux, il est très probable qu'Avraham ait été au courant de cette annonce.
Si c'est le cas, les gens diront qu'il était très facile pour Avraham de passer le test d'offrir Its'hak comme korban puisqu'il savait qu'il n'aurait pas au final à terminer de tuer Its'hak, étant donné qu'il y avait déjà une proclamation céleste selon laquelle Its'hak se marierait. Il est évident qu'il ne mourrait pas.

Plus le test était proche de la naissance d'Its'hak, plus il semblait facile pour Avraham de réussir le test.
Plus Avraham était éloigné du moment où l'on a proclamé la femme destinée à son fils Its'hak, plus l'épreuve était davantage difficile, car Avraham savait que la fille de Bétouel n'était pas encore née et qu'il y avait une place pour le doute.
L'année où Its'hak atteignit ses 37 ans fut l'année de la naissance de Rivka. Par conséquent, c'était le dernier moment où Hachem a pu tester Avraham avant la naissance de Rivka (puisqu'à la seconde où elle est née, Avraham en aurait conscience), et cela était lorsque Its'hak avait 37 ans.
C'est à ce moment-là que l'épreuve de la Akéda serait la plus difficile pour Avraham, car les choses ont peut-être été changé depuis la proclamation initiale au Ciel et peut-être qu'en effet Its'hak serait tué sur l'autel de la Akéda puisque, à ce moment-là, sa femme n'était pas encore née.

La preuve en est qu'immédiatement après la Akéda (Vayéra 22,20), Avraham est informé de la naissance de Rivka.

Le Zéra Chimchon ajoute que le fait que Its'hak avait précisément 37 ans à l'époque a également son importance. Il explique que depuis le début de la Torah, Hachem est appelé Elokim, ce qui fait référence à l'Attribut de jugement strict d'Hachem.
La première fois que le nom יהוה apparaît, c'est dans le verset (Béréchit 2,4) : "le jour où Hachem, D., créa le ciel et la terre" (béyom assot Hachem Elokim érets véchamayim - בְּיוֹם, עֲשׂוֹת יְהוָה אֱלֹהִים). Ici, Hachem est appelé יהוה, ce qui fait référence à l'attribut de miséricorde d'Hachem. Le nom יהוה précède le nom Elokim, ce qui indique que la miséricorde d'Hachem atténue la sévérité du jugement.
C'est la 37e fois qu'Hachem est mentionné dans la Torah. C'est précisément ici qu'apparaît l'Attribut de la miséricorde d'Hachem. Cela reflète l'âge auquel Its'hak a été offert par la Akéda, car grâce au mérite de la Akéda, l'Attribut de jugement strict d'Hachem a été atténué, et le mérite de cette grande action a défendu le peuple juif de l'Attribut de jugement à travers les âges.

Les enfants de Noa’h ont-ils été sauvés grâce à son mérite?

+ Les enfants de Noa'h ont-ils été sauvés grâce à son mérite? :

"Noa'h a trouvé grâce aux yeux d'Hachem.
Ce sont les enfants de Noa'h, un homme juste et parfait" (Noa'h 6,8-9).

-> La paracha précédente (Béréchit) se termine par l'affirmation de la Torah selon laquelle Noa'h a trouvé grâce aux yeux d'Hachem et que c'est grâce à cela qu'il a été sauvé du déluge.

Le Zéra Chimchon demande qu'étant donné que les enfants de Noa'h ont également été sauvés, il semblerait qu'ils aient aussi trouvé grâce aux yeux d'Hachem.
Si c'est le cas, le verset aurait dû dire : "Et Noa'h, et ses enfants, ont trouvé grâce aux yeux d'Hachem" ?

Le Zéra Chimchon propose les deux explications suivantes.

1°/ Avant le déluge, il fallait avoir 100 ans pour être puni pour ses actes. Avant cet âge, une personne était considérée comme "mineure" et n'était pas punie pour ses mauvaises actions.
Pourtant, nous constatons que toutes les personnes, même celles âgées de moins de 100 ans, ont péri dans le déluge. Seuls les enfants de Noa'h ont été sauvés. Il est évident que cela n'a été possible qu'en raison du mérite de leur père, Noa'h, qui était juste. Par conséquent, ils ne sont pas inclus dans le verset et seul Noa'h est mentionné puisque c'est grâce à son mérite que ses enfants ont été sauvés.

2°/ Le Zéra Chimchon propose une autre possibilité.
Les enfants de Noa'h ont en fait été sauvés par leur propre mérite, puisque la guémara (Béra'hot 48b) dit : "On peut reconnaître un jeune arbre bien enraciné aux premiers stades de sa croissance". La guémara
utilise comme une allégorie des jeunes enfants qui n'ont pas encore atteint l'âge de la responsabilité, mais dont on peut déceler, par leurs actions, la direction dans laquelle ils se dirigent généralement.
Il en va de même pour les enfants de Noa'h, même s'ils n'étaient pas encore responsables et donc punissables pour leurs actions, leur tendance à être bons était claire.
En revanche, les enfants du reste des habitants de la terre ont montré de mauvaises tendances et ont donc été éradiqués.

Cependant, le fait que les enfants de Noa'h aient été justes est dû, en grande partie, au fait qu'en tant que père, les actions de Noa'h ont guidé et éclairé le bon chemin pour eux. C'est la raison pour laquelle le verset mentionne uniquement que Noa'h a trouvé grâce aux yeux d'Hachem, car même si ses enfants étaient également justes, cela était dû grâce à la droiture de Noa'h.

Le Zéra Chimchon utilise cette explication pour attribuer une compréhension plus profonde au commentaire de Rachi au début de la paracha.
La paracha commence par dire : "Voici les enfants de Noa'h", puis énumère les bonnes actions de Noa'h.
Rachi explique que les véritables enfants d'un tsadik sont ses bonnes actions.
C'est pourquoi la Torah mentionne les bonnes actions de Noa'h après avoir dit : "Ce sont les enfants de Noa'h".

Le Zéra Chimchon interprète ces mots de Rachi comme une leçon d'éducation des enfants ('hinoukh), le tsadik élève des enfants justes (tsadikim) non pas en prêchant les bonnes actions, mais plutôt en servant d'exemple vivant.
Par conséquent, "les vrais enfants d'un tsadik sont ses bonnes actions" signifie que les enfants d'un tsadik grandissent pour devenir justes en voyant les bonnes actions de leur père par l'exemple.

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=> Le mérite d’un individu juste protège ses enfants.
Les enfants grandissent pour devenir des personnes justes en voyant un exemple vivant de droiture chez leurs parents.