Aux délices de la Torah

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Les juifs = char Divin sur terre

 "Ceux qui camperont à l'avant, à l'est, formeront l'étendard du camp de Yéhouda, selon leurs divisions ; et le chef des fils de Yéhouda est Nachshon, fils d'Aminadav" (Bamidbar 2,3)

-> [Dans le désert,] il y avait quatre camps, chacun représenté par sa propre bannière.
Le premier camp était dirigé par la tribu de Yéhouda (יְהוּדָה), le deuxième par Réouven (ראובן), le troisième par Éfraïm (אפרים) et le quatrième par Dan (דן). Les initiales de ces noms forment le mot אדיר (adir - puissant), qui fait allusion au verset "Tu es puissant dans les hauteurs, Hachem" (adir bamarom Hachem - Téhilim 93,4), et nous montre à quel point le peuple juif est estimé par Hachem ; Son amour pour lui est si grand qu’Il en a fait un char pour Sa présence sur terre, exactement comme Son char au Ciel.
Ainsi, le verset "Tu es puissant dans les hauteurs, Hachem" signifie que, tout comme Hachem est puissant dans les mondes supérieurs, de même, Il est puissant sur terre [en faisant reposer Sa présence sur le peuple juif, qui est également Son "char" ].

De plus, nous pourrions expliquer comme suit : c’est uniquement le peuple juif qu'Hachem a rendu puissant, et c’est uniquement à lui qu’Il a donné de Sa puissance, de Sa grandeur et de Sa gloire, comme le dit le verset : "Heureux es-tu, Israël, qui est comme toi" (Vézot haBéra'ha 33,29) ; "Qui est comme Ton peuple Israël" (Divré haYamim I 17,21) ; et "Tu as exalté cette nation, Tu as accru sa joie" (Yéchayahou 9,2).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bamidbar 2,3]

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-> Le peuple juif dans son ensemble est appelé "le campement de la Chékhina".
De même, chaque juif individuellement est appelé "le campement de la Chékhina", comme le dit le Zohar (Vo.I,76a) à propos du verset : "Ton campement sera saint" (Ki Tétsé 23,15) : "Ton campement" (ma'hanékha) fait référence aux 248 membres d’une personne.
Le peuple juif, dans son ensemble et chaque individu, est la manifestation sur terre du char céleste de Hachem.
Si un juif devient contaminé (impur par ses fautes) sur terre, à D. ne plaise, il fait en sorte que le campement de la Chékhina dans les mondes supérieurs devienne également contaminé (impure).
[...]

Lorsque le peuple juif se sanctifie sur terre, la Chékhina repose sur lui. [comme un char Divin sur terre]
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Nasso 5,2-4]

Nous constatons que le mot יִשְׂרָאֵל (Israël) a une valeur numérique de 541, ce qui correspond à la somme des initiales de toutes les séfirot, soit : כחבגגתנהימ (kéter, 'hokhma, bina, gédoula ['hessed], guévoura, tiféret, nétsa'h, hod, yessod, malkhout).
Lorsque le peuple juif accomplit la volonté d'Hachem, alors la bénédiction se déverse sur lui à partir des dix sefirot auxquelles fait allusion son nom : יִשְׂרָאֵל (Israël).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Nasso 6,23-27]

La mitsva consistant à prendre soin de sa santé équivaut à toutes les mitsvot, car le pikoua'h néfech, c'est-à-dire la préservation de la vie, prime sur toutes les mitsvot (à l'exception des trois péchés capitaux : l'idolâtrie, l'adultère et le meurtre).
[Zéra Shimshon - Bé'houkotaï 26,3 ]

Terre d’Israël = un lien vivant, un lien divin

-> Les enseignements ci-dessous sont une compilation et traduction personnelle issues du livre "Kim'a Kim'a" du rav 'Haïm Drukman.

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+ Un lien divin :

-> Le lien sacré qui unit le peuple juif à sa terre n’a rien à voir avec le lien naturel qui relie toutes les autres nations à leur terre.
[rav Avraham Kook - Olat Ré'iya - vol.1, p.203 ]

-> Le rav Kook explique l'essence d’un lien naturel :
"Un lien naturel se développe au fil du temps, sur la base des expériences partagées par un vaste groupe de personnes qui vivent en permanence sur cette terre. Cela se transforme en un lien historique, fondé sur l’accoutumance à la situation, qui bat dans le cœur des générations futures. C’est ainsi qu’un lien spirituel se développe entre la nation et la terre."

=> Un lien naturel prend du temps à se former, lorsqu’une grande communauté humaine vit en permanence en un seul endroit et partage une histoire commune. Cela peut conduire à un lien particulier entre le peuple et la terre.
Après que de nombreuses générations y ont vécu, le peuple développe un sentiment d’amour. Il s’agit là du type de lien naturel qui unit les gens à leur terre.

-> Le rav Kook poursuit :
"Mais cela ne vaut pas pour un lien divin, qui provient d’une source sacrée et qui explique comment la Knesset Yisrael (toutes les âmes juives) s'est liée à la Terre convoitée."

=> Le lien entre le peuple juif et la terre d'Israël est un phénomène sacré, établi par un décret divin et non par un processus de développement naturel.

-> Le rav Kook :
"[Notre attachement avec la terre d'Israël] est dû à une influence divine ...
Aucun facteur ancré dans des processus naturels n’est nécessaire pour former ce lien, qui est apparu comme une création d'Hachem, une manifestation de Sa parole et de Son alliance sacrée, ainsi qu’un engagement éternel.
[rav Avraham Kook - Olat Ré'iya - vol.1, p.203 ]

=> Le lien entre la terre d'Israël et le peuple juif n’a pas été créé à notre initiative, après que nous nous sommes familiarisés avec le pays. Notre amour pour la Terre n’est pas né du fait d’y avoir vécu pendant de nombreuses générations.
C’est un lien divin établi d’en-Haut par Celui qui a créé l’humanité et le monde entier (Hachem).

[à la différence des autres nations qui ont au mieux un lien naturel avec une terre, notre âme (partie Divine) a un lien divin avec la terre d'Israël.
Puisque notre intériorité aspire à Israël, nous devons éveiller et entretenir cet attachement d'amour. Israël, que je t'aime! ]

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-> Bien que des milliers d’années se soient écoulées, génération après génération, les juifs du monde entier continuent de se considérer comme appartenant à la terre d'Israël.
Un juif sent que son âme est liée à la terre d'Israël même si ses ancêtres n’y ont pas mis les pieds depuis des générations. Ce n’est pas un lien naturel. Il découle de quelque chose qui dépasse la nature, un lien inné entre le peuple juif et sa Terre.

On pourrait s’attendre à ce que tout le monde ne ressente pas ce lien avec la Terre avec la même intensité. Pour certains, ce lien est visible, tandis que pour d’autres, il est caché.
Mais au plus profond du cœur de chaque juif se trouvent des liens qui le rattachent à la Terre ("Tant qu’au plus profond du cœur, une âme juive continue de se languir" - dans la Tikva : kol od balevav cham pénima, néfesh Yéhoudi homiya).
La seule question est de savoir quand ils se révéleront. En cas de crise, le lien avec la Terre est souvent réactivé et se manifeste clairement et avec une grande intensité, même chez ceux qui se sont éloignés de notre peuple.
Cependant, en vérité, une étincelle de ce sentiment existe dans le cœur de chaque juif, tout le temps, à chaque heure de la journée.
Le désir de retourner en terre d'Israël est bien plus qu’une recherche d’un refuge contre les épreuves de la Diaspora ou d’un lieu où nous pourrions établir notre propre indépendance politique et notre souveraineté. Il va bien au-delà de telles considérations.

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+ Un lien réciproque :

-> On a pu voir le lien entre un juif et la terre d'Israël, mais cette loyauté entre le peuple juif et sa Terre est un lien réciproque.
La Terre a démontré son dévouement envers les Juifs tout au long de l’histoire.

-> Le Ramban, qui vécut plus de mille ans après la destruction du Temple, se rendit en terre d'Israël et constata sa désolation. Il en parle dans son commentaire sur Bé'houkotaï 26,32) :
"Ce qui est écrit ici "Tes ennemis qui y habitent seront désolés" est une bonne nouvelle. Tout au long de nos exils, notre Terre n’accueillera pas nos ennemis. C’est une grande vision et une promesse qui nous est faite.
Nulle part ailleurs sur Terre il n’y a jamais eu de terre aussi bonne, vaste et bien peuplée, qui soit devenue aussi désolée que celle-ci. Tout le monde essaie de s’y installer, mais tous échouent."

Regardez attentivement les paroles du Ramban : "Notre Terre n’accueillera pas nos ennemis". Il traite la terre d'Israël comme si elle avait une personnalité, décidant d’elle-même qui accueillir et qui ne pas accepter. La terre d'Israël n’accueille pas chaleureusement les "invités". Ils peuvent venir s’ils le souhaitent, mais ils ne seront pas accueillis de manière positive et ne pourront pas profiter de ses fruits. [elle est fidèle aux juifs! ]

-> Rabbénou Béhayé était l’élève d’un des disciples du Ramban. Il y a environ 700 ans, il écrit (sur Bé'houkotaï 26,32) :
"Même ceux qui y vivent mèneront une existence désolée. Ils n’y construiront ni murs ni tours ; toutes les autres nations tenteront d’y bâtir, mais elles n’auront pas la force de le faire.
C’est un signe formidable pour Israël : depuis le jour où la Terre a été détruite, aucune autre nation ni aucun autre peuple n’a pu s’y installer. Elle n’acceptera personne d’autre jusqu’à ce que ses propres enfants reviennent."

C’est une façon remarquable de décrire la Terre : elle attend le retour de sa progéniture. Dans la nature, certains oiseaux sont fidèles à leur nid, mais il n’existe pas de nid qui reste fidèle à ses oiseaux.
La terre d'Israël est un nid d’un genre particulier ; elle reste fidèle à ses "oisillons" (les juifs).

Comme nous pouvons en témoigner, la Terre est restée fidèle au peuple juif pendant des milliers d’années, mais maintenant que nous sommes revenus, elle est à nouveau abondante et fertile.
Ce lien réciproque entre les juifs et la terre d'Israël est merveilleux, unique et tout à fait extraordinaire. C’est en effet un lien divin !

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+ Une union innée entre la nation juive et la Terre :

-> "La terre d’Israël n’est pas un élément physique extérieur dont la nation dispose pour permettre au peuple de s’unir ou pour soutenir son existence physique ou spirituelle.
Au contraire, la terre d'Israël est une entité indépendante liée au peuple juif par un lien vivant (kécher 'haïm), intimement liée à l’existence de la nation par ses propres traits uniques.
[rav Avraham Kook - Orot - Orot Eretz Yisrael 1 ]

-> Chaque nation a besoin d’une terre pour relier ses membres entre eux et former une entité nationale. Cependant, il s’agit là d’un besoin externe et accessoire. Des personnes rassemblées sur un bout de terre auraient tout aussi bien pu former une nation ailleurs.

La relation entre les juifs et leur Terre est toutefois différente.
La terre d'Israël n’est pas un moyen de nous unir ou de nous assurer une existence physique. Ce n’est pas non plus que nous ayons besoin de la terre d'Israël pour préserver notre singularité spirituelle et nous protéger de l’assimilation. Ce ne serait là qu’une autre forme de lien externe.

Mais plutôt, il existe une correspondance interne et innée entre la Terre et le peuple juif. Comme l'écrit le rav Kook : "La terre d'Israël ... est liée au peuple juif par un lien vivant".

Il existe deux ensembles de traits intrinsèquement uniques : les traits d’Am Israël (peuple juif) et les traits de la terre d'Israël. Ces deux ensembles sont intrinsèquement assortis.
Rabbi Shimon bar Yochai nous enseigne : "Hachem a examiné toutes les terres et n’a trouvé aucune terre convenant à Israël en dehors de la terre d'Israël" (midrach Vayikra raba 13,2).

Il s’agit d’une relation très particulière. La Terre ne nous appartient pas par hasard ou en raison de facteurs externes. Au contraire, le peuple juif et la Terre sont liés d’une manière interne, intrinsèque et sans pareille.

-> Selon le midrach (Tan'houma Bamidbar 17) :
"Hachem a créé de nombreuses terres et en a choisi une comme étant spéciale, la terre d’Israël, comme il est écrit : "Une terre dont ton D. prend soin. Les yeux de ton D. sont toujours tournés vers elle" (Ekev 11,12). Et Il l’a appelée "Ma Terre", comme il est écrit : "Ils ont partagé Ma Terre" (Yoël 4,2).
Il a créé 70 nations et en a choisi une, comme il est écrit : "Ton D. t’a choisi pour être une nation unique parmi toutes les autres nations de la surface de la terre" (Vaét'hanan 7,6)."

-> De même, selon le midrach (Bamidbar raba 23,7) :
Hachem dit à Moché : "J’aime la Terre [d'Israël] ... Et j’aime Israël (les juifs) ... Je placerai Israël, que J’aime, sur la Terre que J’aime."

-> Nous avons vu ci-dessus l'expression du rav Kook : "La terre d'Israël est liée à la nation [juive] par un lien vivant (kécher 'haïm)."
Le rav Avraham Kook écrit ailleurs (introduction au Shabbath haAretz) :
"La valeur intrinsèque de la Terre et la valeur intrinsèque du peuple juif se correspondent. Tout comme la nation est unique par son caractère divin exalté au plus profond de sa vie, ainsi la Terre d'Hachem ... correspond parfaitement à la nation qu'Hachem a choisie pour son caractère unique.
Les âmes de la nation [juive] et de la Terre [d'Israël] œuvrent ensemble sur le fondement de leur être et s’attachent à remplir le rôle qui leur est assigné, afin de réaliser leur potentiel sacré."

-> Ainsi, il existe un lien inné entre le peuple juif et la terre d’Israël.
Tout comme le peuple juif est unique dans sa capacité à s’élever vers le Divin, la Terre est prête à devenir sainte. Chaque fois qu'Hachem promet de protéger la descendance des Patriarches, on comprend clairement pourquoi Il promet également de leur donner la Terre.
Il s’agit d’un lien vivant, d’un lien inné et indestructible. La descendance des Patriarches ne pourra mener une vie pleinement accomplie dans son essence même que lorsqu’elle se trouvera sur la Terre.

Pour clarifier davantage le concept de "lien vivant", nous examinerons plusieurs exemples tirés de la nature.
Parfois, nous découvrons des racines dans le sol sans aucun signe d’arbres.
Cependant, si nous creusons et suivons les racines dans une direction, nous atteindrons un arbre, et si nous creusons le long de la racine dans la direction opposée, nous atteindrons une source d’eau. De par leur nature même, les racines d’un arbre poussent vers une source d’eau. Cela est nécessaire à la poursuite de sa vie, même si cela n’est pas évident à première vue.
De même, certaines plantes survivent en tournant instinctivement leurs feuilles vers le soleil. Ce trait fait partie de leur essence même.

De même que les plantes s'efforcent d'obtenir de l'eau et de la lumière du soleil, le désir ardent du peuple juif pour Israël fait partie intégrante de sa vie ...
Le Créateur du monde et de l’humanité a décrété que nous sommes liés à cette Terre par notre essence même. C’est notre place naturelle. Nous sommes liés à la Terre par un lien vivant. Ce n’est qu’ici que nous pouvons accomplir notre mission dans le monde.

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+ Pars pour ton propre bien (lé'h lé'ha) ... vers la Terre :

-> Le premier commandement d'Hachem à Avraham est :
"Pars pour ton propre bien de ta Terre, de ta ville natale et de la maison de ton père, vers la Terre que je te montrerai. Et je ferai de toi une grande nation, je te bénirai et je rendrai ton nom grand. Et tu seras une source de bénédiction" (Lé'h lé'ha 12,1).

-> Rachi commente ce qui semble être une expression redondante :
"Pour ton bien" (lé'h lé'ha) = pour ton bénéfice et ton avantage. Et là-bas, je ferai de toi une grande nation. Tant que tu seras ici, tu n’auras pas d’enfants, mais là-bas, je ferai connaître ton caractère (ta nature) au monde entier.

Ainsi en d’autres termes, selon Rachi, le mot "lé'ha" (pour toi), implique que le voyage d’Avraham est pour son propre bénéfice.

-> Le Alchikh hakadoch (dans son commentaire sur la Torah) aborde "lé'ha" différemment :
"Sache que tant que tu es hors de la Terre [d'Israël], tu n’es pas attaché à tes racines et tu n’es pas complet. C’est plutôt comme si certaines parties de toi étaient séparées des autres, car tu es séparé de ton essence et de tes racines.

Cependant, lorsque tu te rends en Terre [d'Israël], tu te connectes, pour ainsi dire, à toi-même et à tes racines. Et c’est ce que signifie "lé'h lé'ha" : tu vas vers toi-même, vers la racine qui est attachée à ton D., en ce sens que ta valeur est rehaussée et sanctifiée.
Ainsi, lorsque tu es hors de la Terre [d'Israël], tu n’as pas la même identité que lorsque tu es dans la Terre [d'Israël]."

-> Selon Rachi, le mot "lé'ha" fait référence à la raison du voyage, pour ton bien. Le Alchikh laisse entendre qu’il fait référence à la direction du voyage, "vers ta propre identité et tes racines".
Les deux commentaires se complètent en réalité. La terre d'Israël est la racine de notre âme. Va, pour ton propre bien, vers la racine de ton âme, ton habitat naturel, un lieu qui ne peut être détaché de toi, là où se trouvent tes racines.
C’est certainement pour ton bien. Tu ne peux pas t’épanouir lorsque tu n’es pas à ta place ; tu ne porteras aucun fruit sans racines. Cependant, dans la Terre, lorsque tu arriveras chez toi et que tu te connecteras aux racines de ton âme, je ferai de toi une grande nation et tu seras capable d’accomplir ta mission dans ce monde.

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-> "Et Je me souviendrai de mon alliance avec Yaakov, de mon alliance avec Its'hak, et Je me souviendrai même de mon alliance avec Avraham ; Je me souviendrai aussi de la Terre [d'Israël]" (Bé'houkotaï 26,42).

-> "Pourquoi, lorsqu’on énumère les mérites des Patriarches, le verset mentionne-t-il également les mérites de la Terre?
Reich Lakich répond :
On peut comparer cela à un roi qui avait trois fils élevés par sa servante. Chaque fois qu’il voulait avoir des nouvelles de ses fils, il disait aussi : "Demandez des nouvelles de la nourrice qui les élève".
De la même manière, chaque fois qu'Hachem mentionne les Patriarches, Il mentionne aussi la Terre [d'Israël]."
[midrach Vayikra raba 35,5]

-> À première vue, il semble que Reich Lakich explique le verset par association. Puisque les Patriarches sont mentionnés, Hachem mentionne également la terre d'Israël, qui est comparée à une "nourrice" qui élève les enfants.

Cependant, le Maharal (Déré'h 'Haïm 5,9) explique cela à un niveau plus profond :
"C’est parce que le statut exalté (très élevé) des Patriarches trouve son origine dans la Terre [d'Israël].
Si la Terre n’avait pas existé, les Patriarches n’auraient pas atteint le plus haut degré de sainteté. Et c’est ainsi que la Terre [d'Israël] les aide à grandir."

-> Une nourrice qui élève des enfants n’est pas une simple spectatrice, mentionnée en passant.
Au contraire, c’est une figure très importante dans l’éducation des enfants et le façonnement de leur personnalité. Sans elle, les enfants ne deviendraient pas ce qu’ils sont. Elle joue clairement un rôle central et significatif au sein de la famille.
Il en va de même pour les Patriarches. Sans la Terre, ils n’auraient pas atteint leur plein potentiel spirituel.

En fin de compte, deux traits précieux se complètent : les caractéristiques uniques du peuple juif et celles de la Terre [d'Israël]. La Terre prépare le chemin et aide le peuple juif à révéler ses mérites.
On peut comparer cela à un arbre qui ne poussera correctement que dans un sol adapté et dans son environnement particulier.

Comme l’écrit Rabbi Yéhouda Halévi (Kouzari 2,14) :
"Voyez comment Avraham a dû quitter sa terre d’origine pour réussir, et comment le nouvel endroit lui était plus propice pour se rapprocher d'Hachem.
Le cœur de ce mérite unique impliquait qu’Avraham devait se rendre à l’endroit où il pourrait atteindre la pleine perfection.
Si un agriculteur trouve dans le désert un arbre capable de porter de bons fruits, il le transplantera dans un sol labouré : il est naturel que cette racine s’épanouisse et devienne une plante cultivée plutôt qu’une plante sauvage."

=> L’existence du peuple juif est inextricablement liée à la terre d'Israël, et le peuple juif ne peut accomplir sa mission qu’au sein et à travers la Terre. Ce n’est qu’alors que nous pourrons véritablement accomplir la grande tâche que le Créateur de l’Univers nous a réservée : "Vous serez un royaume de prêtres et une nation sainte" (Yitro 19,6).

[nous avons un principe que les actes de nos ancêtres les Patriarches sont un signe, un enseignement, pour leur descendance. Ainsi, de même qu'Avraham n'aurait jamais pu devenir ce qu'il a été s'il avait vécu en dehors d'Israël, de même nous devon prendre à coeur d'aspirer à y vivre pour que nous puisons fleurir au meilleur de nos potentialités, grâce au mérite de la terre d'Israël.
Un juif ne pourra jamais être pleinement lui-même s'il vit en dehors d'Israël (et s'il n'en a pas les possibilités actuellement il doit y aspirer fortement, et aimer la Terre de là où il se trouve). ]

Les mitsvot

+ Comme révélateur de l’âme

-> Le but éducatif de toutes les actions (mitsvot) et de toutes les études (de Torah) est d’aider à révéler la force intérieure de l’âme.
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 3:75 ]

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+ Comme outils spirituels :

-> Les mitsvot et les prières sont les meilleurs outils spirituels pour développer le désir intérieur de se rapprocher d'Hachem ; elles viennent renforcer le cheminement de l’individu vers Hachem au plus profond de son âme.
Et c’est pourquoi la valeur de chaque prière faite avec concentration, de chaque bénédiction et louange, de chaque mitsva et bonne coutume est si grande et si importante.
Tout cela constitue un chemin bien établi pour permettre à des sentiments de proximité divine de naître dans le cœur d’une personne.

Combien les gens sont insatisfaits lorsqu’ils ne connaissent pas le divin, lorsqu’ils ne prient pas et n’accomplissent pas les mitsvot avec toute la congrégation du peuple juif.
Les outils spirituels de l’âme veulent être utilisés, mais ces personnes ne répondent pas aux obligations de leur âme. En conséquence, elles se sentent malheureuses et vides à l’intérieur.
Or, même si elles tentent d’étancher leur soif morale naturelle par des actions éthiques, cela ne satisfera pas leur désir de proximité avec Hachem. Ce type unique de soif ne sera étanché que par des actions divines destinées à la piété. Ce qu’il faut, ce sont des paroles de sainteté et des mitsvot, des instructions divines.

Nous devons faire preuve de compassion envers tous les hommes, et plus particulièrement envers nos enfants, ceux qui sont notre famille et nos âmes sœurs. Nous devons les aider à dégager le chemin qui les mènera à la proximité avec Hachem.
Cela passe par l’étude et le respect de la Torah. En effet, plus nous réussissons à atteindre cet objectif important, plus nous multiplions les bonnes et pures actions qui rapprochent naturellement d'Hachem dans le monde, alors plus le bonheur sera grand dans le monde.
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 1:20 ]

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-> La soif et le désir ardent de l’âme pour la perfection en général peuvent être assouvis par toute forme de révélation spirituelle qu’elle découvre. Cependant, la soif particulière de perfection juive et la réalisation de sa finalité unique ne peuvent être assouvis que par le fait de réaliser la Torah.
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 1:349 ]

-> L’âme s’élève naturellement vers les désirs les plus élevés : être bon et honnête, prêt à la pureté de l’éthique, à la proximité avec Hachem, à un esprit sensible, à l’amour des gens, à la charité, à la bonté et à la droiture.
Le travail spirituel et pratique, l’éducation et le bon renforcement ne sont que des outils pour aider à dégager le chemin des obstacles.
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 3:10 ]

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+ Pour rester fidèle à la tradition juive :

-> Il existe un réseau spirituel organique au sein de chaque âme, influencé par le mode de vie, les actions et les pensées des générations précédentes. Une personne peut désirer dissocier son mode de vie, ses pensées et ses sentiments, et a fortiori sa foi, du mode de vie d’Avraham, d’Its'hak et de Yaakov.
Même si une telle personne peut avoir l’impression de ne manquer de rien, elle est en réalité en train de déchirer son âme en morceaux. En effet, un temps viendra où elle se réveillera de son sommeil spirituel dans une grande souffrance.

À l’inverse, il y a une personne qui fait confiance à Hachem, le D. de nos ancêtres ... Une telle personne ne ressent peut-être pas encore le grand plaisir et la joie cachée de ce mode de vie. Néanmoins, un temps de changement physique et spirituel finira par venir où son âme s’éveillera.
Un trésor de bonté lui sera révélé grâce à son chemin de simplicité. "Nombreuses sont les souffrances du racha, mais l’amour infaillible d'Hachem entoure celui qui se confie en Lui" (Téhilim 32,10).
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 3:85 ]

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+ Pour façonner notre caractère juif :

-> Nous devons découvrir comment les actes de mitsvot nous affectent, ce qu’ils nous font ressentir et comment ils construisent notre monde, tant notre monde individuel que national.

Les téfillin transforment notre perception. Ils ont la capacité spirituelle d’imprimer l’essence des mots écrits à l’intérieur des tefillin sur l’âme de ceux qui les portent. Les lettres se gravent dans l’essence même de l’âme.
L’essence spirituelle intérieure, qui est le but de ces passages de la Torah contenus dans les tefillin, contribue chaque jour à façonner l’âme juive. Elle forge les attitudes uniques du peuple juif. Elle contribue à donner une forme et une couleur uniques à tous les aspects de la vie, à la vie de l’âme, à la moralité et à l’essence juive tout entière.

C’est précisément grâce à cette nourriture spirituelle quotidienne que l’âme d’un juif s’est développée, que l’esprit hébreu s’est éveillé, et a continué à rester éveillé et vivant, capable de ses propres pouvoirs spirituels uniques.
C’est l’un des grands principes éducatifs de la nation juive : façonner intentionnellement son esprit pour qu’il s’adapte à son existence unique.

La nourriture du peuple juif est sa nourriture, en accord avec son esprit intérieur.
En revanche, les aliments interdits brouillent et endommagent son esprit.
Nous n’avons pas besoin de rechercher ce principe de brouillage et d’atteinte à l’esprit dans l’éthique universelle. L’éthique universelle humaine va dans d’autres directions. Elle n’a pas besoin de purifier l’âme avec autant de force dès les prémices de ses désirs. C’est là quelque chose d’unique au peuple juif.
Les aliments interdits polluent le cœur et font perdre l’empreinte unique du peuple juif. Ces aliments interdits brouillent et endommagent la sainteté du peuple juif.
En conséquence, les désirs intérieurs et les talents d’une personne ne s’articulent pas selon la manière juive. Ces individus deviennent comme des membres qui n’absorbent pas la vie intérieure de leur peuple d’une manière émotionnelle profonde. Leurs âmes s’assombrissent et s’abîment.

Un juif pris individuellement n’a pas d’âme distincte de celle de son peuple. Au contraire, elle est puisée dans la grande nation juive. C’est là la puissance spirituelle de "une seule nation sur la terre" (Shmouel II 7,23).
Quiconque dévoile ce "visage caché" verra et comprendra à quel point il faut honorer chaque loi et chaque règle.
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 1:161 ]

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+ La signification des mitsvot :

-> Nous ne devons pas tenter de comprendre pourquoi Hachem a choisi de placer cette signification spirituelle spécifique dans cette mitsva et une autre signification spirituelle dans une autre mitsva, cela dépasse notre entendement.
Cependant, nous pouvons certainement étudier ces mitsvot et voir quelles qualités spirituelles pratiques et quelles intuitions Hachem y a placées. Nous devons tenter de comprendre la nature de leurs effets, leurs différents pouvoirs spirituels, dans tous leurs détails ...
Même à ce sujet, nous ne pouvons pas tout comprendre par nous-mêmes. Car que peut bien saisir notre intelligence limitée face à des sujets d’une telle importance? Nous devons plutôt nous tourner vers les paroles de la Torah, des prophètes et des Kitvé HaKodech (Écritures saintes). C’est grâce à leurs enseignements que nous commencerons à comprendre ...

Pour être clair, le but de la découverte de la signification des mitsvot n’est pas simplement de faire allusion à des idées justes et de s’en souvenir. En effet, ce n’est pas là le chemin vers la perfection de la volonté d'Hachem que nous observons dans le reste de l’existence.
Au contraire, les mitsvot sont des actes réels qui aident à concrétiser d’importants objectifs spirituels dans l’ordre divin.
Les effets de ces mitsvot sont des règles établies, tout comme toutes les autres règles établies de l’existence qu'Hachem a créées au sein de la nature et au-delà de la nature.
[rav Avraham Kook - Maamaré haRaaya - p540 ]

Lorsque vous voyez l'image d'Hachem en un autre être humain, Hachem révèle [davantage] Son image en vous.
[rabbi de Loubavitch ]

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[plus nous nous souvenons et focalisons sur le fait qu'il y une part d'Hachem en autrui, ce qui se traduit par davantage de respect et d'amour d'autrui, alors plus Hachem peut alors se révèler en nous. ]

La force du kadich

-> Le kadich que nous récitons pendant nos prières, est extrêmement puissant, comme le décrivent les écrits du Zohar (Vol. II,129b) et de le Arizal (chaar HaKavanot 15b).
Lorsque nous récitons le kadich, chacun des mondes spirituels s’élève d’un niveau, atteignant le monde qui le surplombe. De plus, cela fait descendre l’abondance d’un monde à l’autre.
De plus, cela empêche les forces de l’impureté de s’emparer des mondes supérieurs, que ces mondes soient ascendants ou descendants, comme le dit le Zohar (Vol. II,129b) : réciter le kadich brise les chaînes de fer.

Nos Sages (guémara Shabbat 119b) disent que lorsqu’une personne répond "amen yéhé chémé raba" dans le kadich de toutes ses forces, alors même un décret maléfique qui lui était destiné pour 70 ans, pour toute sa vie, est annulé. ["les jours de nos années parmi eux sont de 70 ans, et si nous avons la force de 80 ans" - Téhilim 90,10 ]
De plus, tous les mondes supérieurs, ainsi que les anges et les sanctuaires qui s’y trouvent, sont élevés lorsque nous récitons le kadich, et ils reçoivent tous une abondance de bénédictions, qui finissent par nous atteindre.

Lorsque nous récitons le kadich avant la Amida, cela élève les mondes supérieurs et les sanctuaires qui s’y trouvent. Lorsque nous récitons le kadich après la Amida, cela fait descendre une abondance de bénédictions des mondes supérieurs vers les mondes inférieurs.
Le mot אמן (amen) est une combinaison de deux Noms d'Hachem, יהוה et אדני, car à la fois אמן (amen), et ces deux Noms d'Hachem ont une valeur numérique de 91. [par conséquent, lorsqu’on récite "amen", il faut avoir ces deux Noms à l’esprit]
[...]

Il faut faire preuve d’une extrême prudence lorsqu'on répond "amen", car cela a un effet considérable dans les mondes supérieurs : les Noms d'Hachem s’unissent, les mondes supérieurs s’élèvent, et une abondance de bénédictions descend vers les mondes inférieurs.

... lorsque le peuple juif récite le kadich, les forces de l'impureté sont séparées des mondes supérieurs et elles sont incapables de s’en emparer, que ces mondes soient en ascension ou en descente.
Les forces de l’impureté sont incapables de s’approcher des mondes supérieurs, et si elles le font, elles disparaîtront.

[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bamidbar 1,50-51]

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Pendant la prière, c’est par notre parole que nous élevons les mondes supérieurs. Plus précisément, pendant le kadich avant "hodou" (avant les Pessouké déZimra), nous élevons le monde de la Assiya, le monde le plus bas, vers le monde au-dessus de lui, la Yétsira ; pendant le kadich suivant "yichtaba'h", nous élevons le monde de la Yétsira vers le monde au-dessus de lui, la Briya.
Cependant, entre les mondes de Briya et d la Atsilout, nous ne récitons pas le kadich, car ces deux mondes sont unis pendant la Amida.
[...]

La puissance du kadich est connue, comme le mentionnent le Zohar (Vol.III, 129b) et les écrits du Arizal (Shaar HaKavanot 15c) ; il brise les "chaînes de fer", [c'est-à-dire] les forces de l’impureté : il s’élève vers le Ciel, et les forces de l’impureté sont incapables de s’y accrocher et de s’élever avec lui.

De plus selon le Shaar HaGuilgoulim (début de l’intro.18), les anges connus sous le nom d’ofanim se trouvent dans le monde d’Assiya. Lorsque ce monde s’élève, ces anges s’élèvent avec lui. Il en va de même pour les anges connus sous le nom de 'hayot, qui se trouvent dans le monde de Yétsira. Lorsque ce monde s’élève, ils s’élèvent avec lui.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béaaloté'ha 10,2-8]

Le lachon ara

-> Par ses mitsvot, une personne provoque la séparation et l’éloignement des forces d’impureté, ce qui les rend incapables de s’approcher des forces de sainteté et de leur nuire.
Cependant, par ses mauvaises actions (avérot), D. nous en préserve, elle provoque l’invasion des forces de sainteté par les forces d’impureté et leur causent du tort.

La principale cause qui permet aux forces de l’impureté d’envahir immédiatement les forces de la sainteté est lorsque l’on tient des propos de lachon ara.
Dès que l’on agit ainsi, les forces de la sainteté demandent : "Qui nous a infligé ce malheur?"
Elles regardent autour d’elles et disent : "C’était lui!" et elles l’accusent toutes.

À ce sujet, nos Sages (Erouvin 15b) disent qu’une personne qui tient du lachon ara est aussi mauvaise que si elle avait commis les 3 fautes capitales : l’idolâtrie, les relations illicites et le meurtre.
Tout comme une personne qui tient des propos malveillants (lachon hara) provoque la résurgence de l’ange maléfique Samaël et l’envahissement des forces de la sainteté, il en va de même pour une personne coupable de relations illicites ou de vol.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Nasso 5,2-4]

Lorsque l'homme étudie la Torah, cette dernière lui fait connaître ses fautes pour qu'il puisse se repentir, à l'instar d'une mère qui fait prendre conscience de ses erreurs à son fils, par de tendres paroles.
[Zohar - Vayikra 23b]

Le juste (tsadik) prend conscience qu’il vit (comme tout juif) sous la protection de la Chékhina. Fort de cette prise de conscience, il fera naturellement preuve d’humilité et de modestie.
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En faisant preuve d’humilité, une personne dompte l’ange du mal Samaël et élève l'ange Michael, l’ange gardien du peuple juif.
Lorsque le peuple juif agit avec humilité et s’abaisse [devant la grandeur et l'omniprésence d'Hachem], alors il élève l'ange Michael.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Chéla'h Lé'ha 13,13 ]