Aux délices de la Torah

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Amalek & fin des temps

+ Amalek & fin des temps :

-> Le Rambam (Hilkhot Mélachim 5:5) écrit que c'est un commandement positif d'effacer la mémoire d'Amalek.
Le rav 'Haïm de Brisk déduit du fait que le Rambam mentionne la mémoire d'Amalek plutôt que ses descendants, qu'aujourd'hui, puisque nous ne savons pas qui sont les descendants physiques d'Amalek, notre combat est dirigé contre ceux qui épousent leur philosophie, qui va au-delà du simple culte des idoles et de nier l'existence même d'un Créateur.

Bien que d'autres nations aient servi des idoles avant Amalek, elles n'ont pas nié l'existence d'un Créateur, mais ont simplement soutenu qu'il était indigne pour Hachem de se préoccuper de ce qui se passait dans ce bas monde.
Au contraire, elles pensaient qu'en servant certaines de ses belles créations, comme l'or, les montagnes ou les arbres, ces nations Le glorifieraient et reconnaîtraient Sa grandeur. [elle servait D. par des intermédiaires qu'elles s'étaient créés.]

Amalek a été le premier à saper les fondements que les autres nations considéraient comme acquis. Il a soutenu que le monde était éternel, qu'il était le fruit du hasard et qu'il continuait de l'être, et qu'il n'y avait pas de Créateur.
Les autres nations ont acquis la crainte de D. après la sortie d'Egypte et l'ouverture de la mer Rouge, mais Amalek a nié la possibilité de miracles ou de Providence Divine, affirmant que tout était dû à la nature et au hasard.
Amalek se moque également de l'accomplissement des mitsvot telles que le bris milah (voir Rachi sur Ki Tétsé 25,18).
Amalek déteste la religion pour elle-même. Il agit de manière à nuire à la religion, même s'il n'en tire aucun bénéfice personnel, et même si ses actions sont en fait nuisibles à ses propres intérêts.

Le moyen de vaincre les forces d'Amalek est d'accroître notre étude de la Torah et notre accomplissement des mitsvot, car nous démontrons ainsi notre loyauté envers Hachem.

Le nitsots (étincelle) d'Amalek est particulièrement important en terre d'Israël, car l'endroit où l'on trouve la plus grande concentration de sainteté contient également une quantité correspondante d'impureté.

Dans les dernières générations, le pouvoir d'Amalek augmente, tout comme une flamme devient soudainement plus intense avant de s'éteindre. Nous ne pouvons pas rester indifférents aux forces d'Amalek dans notre génération, car entre-temps son influence est immense et nous affecte également.
Si nous restons forts et combattons ces forces, nous réalisons le commandement d'anéantir Amalek.

Si nous ne succombons pas à l'influence d'Amalek et des médias (l'une des principales sources de la philosophie Amaleki contemporaine [il n'inclut jamais Hachem dans leur vision des choses] ), mais reconnaissons et intériorisons plutôt le fait que seul Hachem peut nous aider, et que tout ce qui arrive est dû uniquement à la Providence Divine (hachga'ha pratit), nous serons sauvés de la période précédent la venue du machia'h ('hevlé machia'h).
[rav Moché Sternbuch]

Si Adam n’avait pas mangé du fruit de l’Arbre de la Connaissance, nous vivrions simultanément dans ce monde et dans le monde supérieur, à l’image d’une personne qui vit à la fois dans la maison et dans le grenier.
[Ohr ha'Haïm haKadoch - Béréchit 3,14]

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[il est à préciser que selon nos sages si Adam n'avait pas fauté, il n'y aurait pas d'autres nations à part les juifs. ]

Les vêtements d'une personne sont ce qu'il y a de plus visible chez elle, et les insensés ne voient que les vêtements sans aller plus loin.
Ils confondent les vêtements avec la personne, et le corps avec l'âme.
[Zohar - Béhaaloté'ha 12]

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-> L’âme d’une personne ne peut être connue qu’à travers ce qui l’exprime : le corps et ses différents niveaux. Par conséquent, l’âme est à la fois connue et inconnue.
[Zohar - Béréchit 103b]

-> Qu’est-ce qu’un être humain? Est-il fait de peau, de chair, d’os et de tendons? Non.
L’être humain n’est rien d’autre qu’une âme.
La peau, la chair, les os et les tendons ne sont que des vêtements ; ils ne constituent pas l’être humain.
[Zohar - Yitro 11 ]

Abraham s’efforçait de se rapprocher de plus en plus du Créateur, Le désirant ardemment tout au long de ses jours.
Cela ne s’est pas fait en un jour ni en un instant, mais son travail le rapprochait chaque jour davantage, un niveau après l’autre, jusqu’à ce qu’il atteigne finalement son niveau le plus élevé.
[Zohar - 'Hayé Sarah 16 ]

Le désir est le commencement de toute chose.
[Zohar - Mikets 9 - réouta ... chérouta dé'hola ]

Chaque fois que nous trébuchons, nous devons nous rappeler qu'Hachem nous donne simplement l’occasion de révéler Sa gloire (kavod) dans un lieu plus bas (spirituellement parlant), en réalisant la moindre petite chose que nous pouvons dans le service de Hachem.
Toute mitsva que nous accomplissons dans ces situations procure à Hachem une plus grande satisfaction (na'hat) que le service de tous les anges saints du Ciel.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I,10 ; Likouté Mohoran II,112 ]

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-> Il est important pour nous de comprendre notre rôle dans l’histoire juive.
Les tsadikim du passé, depuis Avraham jusqu’aux grands talmidim du Baal Shem Tov, ont déjà réparé la brisure dans tous les mondes supérieurs. Ainsi, le dernier tikoun qui nous reste à accomplir consiste à trouver les diamants précieux cachés dans les ténèbres du monde matériel.
C’est pourquoi nous tombons parfois aux niveaux [spirituellement] les plus bas de l’existence : simplement pour que nous prononcions une bénédiction ou accomplissions une mitsva qui rectifiera ces lieux et amènera toute la Création à un état de perfection. [cela éclaire d'un point de vue positif la notion de diminution du niveau spirituelle génération après génération - yéridat adorot]
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Birkat HaRéa'h 4 ]

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[à priori nous devons tout faire pour éviter d'en venir à tomber dans la faute. Mais à postériori, une fois la faute faite, nous pouvons avoir en tête que cela fait partie du plan divin dans un but positif (une chute dans un but de permettre une élévation d'étincelles spirituelles - yérida létsoré'h aliya).
(cela n'empêche pas de faire téchouva, et qu'on doit apprendre de nos erreurs, en repartant de l'avant plus préparé pour ne pas retomber dans la même faute). ]

La chémita

+ Béhar - la chémita :

-> Pendant que le peuple juif séjournait dans le désert pendant 40 ans, Hacheù m l’a soutenu de manière miraculeuse. Une fois entrés en terre d’Israël, nous avons commencé à labourer la terre pour produire la nourriture nécessaire à l’alimentation d’une nation.

Comme nous allions passer beaucoup de temps dans les champs, Hachem a ordonné aux agriculteurs du peuple juif de laisser leurs champs en jachère tous les 7 ans et de consacrer leur temps à l’étude de la Torah.

Le rav Yonathan Eibshitz écrit que si nous n’avions pas fauté en dansant autour du Veau d’or, les miracles d'Hachem auraient continué même après notre entrée en Terre promise.
Ainsi, nous n’aurions pas eu à devenir agriculteurs pour subvenir aux besoins de nos familles, et nos journées auraient été entièrement consacrées au service d'Hachem et à l’étude de Sa Torah.
Il n’aurait donc pas été nécessaire d’introduire la loi de l’année sabbatique, qui visait à compenser le manque d’étude occasionné par le travail de la terre.

Il y a eu de grands géants spirituels de notre passé qui étaient à l’égal des Bné Israël avant la faute du Veau d’or. Ils ont donc pu se consacrer de tout leur cœur à l’étude de la Torah, et Hachem les a miraculeusement soutenus et pourvus de tout ce dont ils avaient besoin.
[ rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan - Béhar ]

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+ Chemita = quel est notre priorité dans la vie? :

-> Si nous prenons le temps de réfléchir un instant, l’obligation de la chemita est très exigeante et difficile. Imaginez qu’on nous dise que nous devons fermer notre boutique, non pas un jour par semaine, mais pendant une année entière.

Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach 1) écrit qu’on nous enseigne une leçon de vie cruciale.
Et c’est que nous ne devrions pas passer notre vie à courir après le "dieu" argent. Au contraire, nous devrions trouver le contentement et la satisfaction dans le fait d’avoir moins plutôt que d’avoir plus.

"A chaque génération et chaque jour, chacun doit se considérer comme s’il sortait personnellement d’Égypte aujourd’hui.
Cela fait référence à la libération de l’âme divine de la prison du corps par l’étude de la Torah et l’accomplissement des mitsvot, en particulier par l’acceptation de la royauté céleste lors de la récitation du Shéma (Israël)".
[Tanya - chap.47]

+ [En entendant] chacun des commandements sortir de la bouche d'Hachem, les Bné Israël ont rendant l'âme, [et Hachem] fit descendre la rosée qui, dans l'avenir, ressuscitera les morts et ressuscita ces morts.

Au fur et à mesure que chaque commandement sortait de la bouche d'Hachem, le monde entier s'emplissait de l'arôme des épices parfumées.
Si le monde en était déjà si rempli après le premier commandement, où est allé cet arôme pour qu'il se remplisse à nouveau après le deuxième commandement?
Hachem a libéré un vent de sa réserve dont les courants ont dissipé chaque vague de parfum à tour de rôle.
[guémara Shabbath 88b]

=> Mais pourquoi l'âme des juifs s'est-elle éteinte en entendant les commandements?

-> Pour répondre à cette question, examinons la transition que le peuple a effectuée à ce moment-là (du don de la Torah au mont Sinaï).
Au départ, ils étaient des non juifs justes qui n'étaient pas encore obligés par la Torah et ils sont devenus des juifs observant la Torah.
L'âme d'un non juif qui observe les 7 lois noa'hides, aussi précieuse soit-elle, est insignifiante par rapport à l'âme d'un juif qui observe l'ensemble des 613 commandements.
La "transplantation" qui s'est produite au Sinaï, la greffe de cette nouvelle âme juive sur l'âme beaucoup plus petite qu'ils avaient auparavant, a été une expérience si traumatisante qu'ils ont perdu conscience, leurs âmes ont expiré.
[Sfat Emet - Shavouot 5649 ]

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-> Ils ont rendu leur âme par la simple exposition à la Présence d'Hachem. Alors que la néchama juive est décrite comme une lumière, comme l'a dit le roi Salomon : "la lumière d'Hachem est l'âme d'un homme" (nér Hachem nichmat adam - Michlé 20,27), la Présence d'Hachem est la source de toute lumière.
En présence de sa propre source, toute lumière moindre semble invisible, comme si elle était une lumière de l'esprit, une bougie en plein jour.
Une bougie à la lumière du jour est inefficace. De même, l'éclat de la Présence d'Hachem a éclipsé les âmes du peuple, et en ce sens, elles ont "expiré", rendu l'âme.

Les Sages ont exprimé un point de vue similaire : "à quoi peut-on comparer les justes (tsadikim) avec la Présence Divine? A une bougie en présence d'une torche." (guémara Pessa'him 8a)

La "rosée ressuscitante" dont parlent les Sages peut donc faire allusion au fait qu'Hachem a, pour ainsi dire, "ajusté" Sa lumière pour permettre à la lumière du peuple, leur âme, de continuer à briller de façon perceptible.
Le prophète Habacuc fait allusion à la "dissimulation" de la lumière d'Hachem dans le verset (3,4) : "il y a la cachette de Sa force" (vécham 'hévyon ouzo). Hachem cache toute Sa puissance pour que l'homme puisse survivre.

Une autre version de ce midrach (Chémot rabba 29,3) suggère que :
"La Torah elle-même a restauré les âmes des juifs, et elle a demandé à Hachem d'avoir pitié d'eux : "Y a-t-il un roi qui marie sa fille et tue ensuite les membres de sa famille?" Aussitôt, Hachem leur rendit leurs âmes."

C'est ainsi que la Torah est appelée : "le restaurateur de l'âme" (méchivat naféch - Téhilim 19,8).
Il est normal que les âmes juives ne puissent survivre qu'en respectant la Torah, qui est appelée "témima" (parfait), car toute vie en découle.
[Sfat Emet - Shavouot 5633 ]

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-> Alors que le parfum du Sinaï s'est finalement dissipé et que les épices sont remontées à leur place dans le Gan Eden, elles ont laissé un parfum persistant dans notre monde : l'arôme de la Torah.
Plus une personne mène une vie spirituelle dans ce monde, plus elle profitera du parfum résiduel du Sinaï lorsqu'elle entrera dans le monde à Venir.
En ce sens, notre monde est véritablement une "chambre d'entrée" pour le monde à venir, un endroit où absorber le parfum de la Torah afin de mériter le parfum beaucoup plus puissant qui nous attend là-bas.
[Sfat Emet - Shavouot 5636 ]

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-> Même le monde non juif, qui a rejeté la Torah et sa spiritualité (représentée par les épices), est nourri par le résidu de la présence persistante de la Torah dans ce monde.
[Sfat Emet - Shavouot 5636 ]

-> C'est comme une personne qui entre dans un magasin d'épices, même si elle ne touche à rien, elle ne peut s'empêcher d'apprécier l'arôme parfumé qui l'entoure et qui imprègne ses vêtements même après avoir quitté le magasin.
De même, les nations du monde ressentent encore, sous une forme affaiblie, le résidu de la Torah qui s'est accroché à elles à l'époque où le peuple juif se tenait sur le mont Sinaï.
Ainsi, la quasi-totalité d'entre eux se prononcent pour une variante du "monothéisme" et reconnaissent au moins symboliquement l'existence de valeurs humaines ultimes qui trouvent leur origine dans ce qui a été donné au mont Sinaï.
Quelle chance avons-nous, nous qui sommes les héritiers de la source encore abondante de ce parfum, la Torah elle-même, dont les riches plaisirs sont accessibles à tout juif qui ouvre son âme à son arôme vivifiant.

Selon le Maharal : la Torah nous permet d’atteindre la Vérité, et de monter au Ciel en l’étudiant

+ Selon le Maharal : la Torah nous permet d'atteindre la Vérité, et de monter au Ciel en l'étudiant :

-> A ce sujet, le midrach (Béréchit rabba 8,6) déclare :
Rabbi Shimon raconte que lorsque Hachem est venu pour la première fois créer Adam, les anges étaient divisés en plusieurs factions.
Certains disaient que l'homme ne devait pas être créé. D'autres ont dit qu'il devait le faire. Le verset dit à ce sujet : "La bonté et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont embrassées" (Téhilim 85,11).
La bonté a dit que l'homme devait être créé, puisqu'il fait des actes de bonté. La vérité a dit que l'homme ne devait pas être créé, car il ment. La justice a dit que l'homme devait être créé, puisqu'il accomplit des actes justes. La paix a dit qu'il ne devrait pas être créé, car il se bat constamment.

Qu'a fait Hachem? Il prit la vérité et la jeta sur la terre, comme il est écrit : "Il jeta la vérité sur la terre" (Daniel 8,12).
Les anges dirent alors à Hachem : "Maître de l'univers! Pourquoi rabaisses-tu ton sceau? (Shabbath 55a = le sceau d'Hachem est la vérité). Fais monter la vérité de la terre, comme il est écrit : "La vérité germe de la terre" (Téhilim 85,12)."

-> Le Maharal (Nétivot Olam 1 , Nétiv haEmet chap.3) demande pourquoi Hachem a d'abord demandé l'avis de la vérité, puis l'a ignoré et a jeté la vérité sur terre. Si Hachem ne voulait pas de l'avis de la vérité, pourquoi l'a-t-il demandé? Et après que la vérité ait exprimé son opinion, qu'a-t-on fait en la jetant sur la terre? Méritait-elle d'être puni pour avoir dit quelque chose de vrai et de correct?

Le Maharal explique plutôt le verset "Il a jeté la vérité sur la terre" comme une référence à la Torah, qui a été donnée à l'humanité qui habite sur la terre. Grâce à la Torah, qui est plus véridique que n'importe quelle branche de la sagesse, une personne peut surmonter les mauvais penchants de l'humanité et devenir véridique.
Depuis que la terre a reçu la Torah, l'homme qui y habite peut atteindre un niveau de véracité encore plus élevé que celui des anges.

Après qu'Hachem eut expliqué cela aux anges, ceux-ci lui demandèrent : "Pourquoi rabaisses-tu ton sceau?" Ici, les anges se sont opposés à ce qu'Hachem prenne son bien le plus précieux, la sainte Torah, du ciel, et la méprise en la jetant sur la terre.
Hachem a répondu : "Fais monter la vérité de la terre", ce qui signifie que la Torah ne descend pas réellement sur la terre. En effet, une personne qui étudie la Torah est considérée comme étant au Ciel, même lorsqu'elle est sur terre, puisqu'elle est attachée à la Torah céleste.
C'est pourquoi nos sages en Torah sont comparés à des anges (guémara Nédarim 20b). Grâce à la Torah envoyée du Ciel, ils s'élèvent au niveau des anges.

[selon nos Sages, notre rav doit être un ange à nos Sages. D'un côté, cela peut provenir de l'exemplarité de ses actions qui sont comme un ange à nos yeux. Mais selon les paroles du Maharal, il doit être un ange à nos yeux car étudiant beaucoup la Torah, il est alors beaucoup au Ciel, à l'image des anges. ]