Aux délices de la Torah

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Etre heureux & la matérialité

+ Etre heureux & la matérialité :

-> Le rav Eliyahou Dessler nous enseigne que ce monde est merveilleux, mais c'est nous qui nous retirons de ce lieu de joie, comme l'enseignent nos Sages (Pirké Avot 4,28) : "La jalousie, le désir illicite et l'honneur éloignent l'homme du monde".
Par nous-même, on se place dans une réalité où il est difficile d'être joyeux.

"Qui est riche? Celui qui est heureux de son sort" (Pirké Avot 4,1).
Le rav Dessler écrit : "le bonheur ne découle pas de la richesse matérielle. Seul celui qui se concentre exclusivement sur sa richesse spirituelle peut devenir [vraiment] joyeux, et d'aucune autre manière".

-> Le rav Eliézer Menachem Mann Shach (béMé'hitsatam) a un jour demandé : "Comment une personne peut-elle être heureuse de son sort alors que nos Sages disent que tout le monde désire le double de ce qu'il possède réellement?"
Il a répondu que "cela fait en réalité référence à une personne qui n'a rien, c'est-à-dire qui n'a absolument aucune attente de ce monde. Seule une telle personne peut être vraiment heureuse."

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-> Le rav Moché Sternbuch (Téchouvot véHanhagot 5,222, p.323) se souvient avoir souvent entendu des personnes non religieuses affirmer avec condescendance que la Torah ne nous permet pas de profiter du monde, avec toutes nos restrictions et interdictions.
Il s'est exclamé : "Au contraire, c'est là la joie d'un juif pratiquant, qui est capable de profiter des plaisirs spirituels du monde d'Hachem sans être entravé par le cliquetis constant des chaînes du matérialisme."

-> Comme nous l'avons appris du rav Dessler, il n'y a aucune joie véritable et durable dans le monde matériel. Mais le monde spirituel de la Torah, des mitsvot et des bonnes actions apporte véritablement à la fois le bonheur dans ce monde et l'éternité dans l'autre.
(notre moi intérieur [âme] ressent ce plaisir, le fait de faire et d'être là où il faut, et elle est heureuse).

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-> Le rav Yaakov Yossef de Polnoy (Tsafnat Panéa'h p.74) enseigne que : "l'homme a la capacité de percevoir ce qui apporte la vraie joie parce que "Hachem a fait l'homme droit" (Kohélet 7,29). Cela lui permet d'apprécier la Torah et les mitsvot qu'il étudie et accomplit, car il a été créé pour apprécier ces actes célestes".

-> Le rav Aharon de Karlin (Beir Aharon - p.162) explique que les mots "ils seront rassasiés et jouiront de Ta bienveillance" (yitbéou véyit'anégou mitouvé'ha), que nous prononçons dans la prière du Shabbat, impliquent que tout le plaisir que l'homme tire de la satisfaction de ses désirs [matériels] disparaît rapidement, dès que le plaisir éphémère est terminé.
Seules les mitsvot continuent à procurer du plaisir et de la joie même après que nous avons accompli l'action elle-même.

-> Le rav Moché de Kobrin averti également que "l'âme juive provient du monde du plaisir sublime. Si elle ne se voit pas accorder les plaisirs éternels de la Torah et des mitsvot auxquels elle aspire, elle cherchera malheureusement ses plaisirs ailleurs, dans l'abîme des divertissements mondains".

-> Le rabbi d'Ichbitz (le Mé haChiloa'h - dans Beit Yaakov - Kédochim) déclare : "Il n'y a en réalité aucune joie à tirer des activités mondaines (liées à ce monde), car elles disparaissent si vite qu'elles ne peuvent même pas être considérées comme des sources de bonheur".

-> Le Sfat Emet (Dévarim, p.232) souligne que "puisque l'âme est une entité éternelle et le corps une entité éphémère, seules les sujets relatifs à l'âme peuvent procurer de la joie. Les sujets qui touchent exclusivement le corps ne peuvent mener qu'à la tristesse. C'est pour cette raison que nous éprouvons de la joie le jour du Shabbat, car nous avons reçu la néchama yétéra, l'âme supplémentaire, qui nous élève à un état d'extase."

-> Le rabbi de Sochatchov (Shem miShmouel - Toldot, p.92) poursuit sur le thème de la joie du Shabbat en expliquant le concept selon lequel, le Shabbat, nous avons le sentiment que "tout notre travail est accompli". Il explique que "ce n'est pas une ruse, car puisque [en ce jour] nous avons été élevés à un niveau purement spirituel, rien de corporel (matériel) n'a d'importance et c'est en effet comme si tout était entier et complet (d'où la joie). Nous n'avons besoin de rien d'autre que de la beauté spirituelle du Shabbat."

L'ensemble de la Torah repose sur un seul principe. La pierre angulaire du judaïsme depuis le moment où nous avons quitté l'Egypte est et sera toujours le fait que nous (les juifs) sommes les enfants bien-aimés d'Hachem.
['Hida - Roch David - Béhar ]

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[en ce sens dès que nous pensons que nous ne sommes pas importants et aimés aux yeux de papa Hachem, c'est une sorte d'hérésie, de reniement d'une réalité à la base de la vie juive. ]

Quelles bénédictions réciterons-nous lorsque le machia’h arrivera?

+ Quelles bénédictions réciterons-nous lorsque le machia'h arrivera?

-> Le rav Shmouel Hominer (1914-1977), écrit en 1974 dans une lettre au rav Shlomo Zalman Auerbach (Min'hat Shlomo part.1, siman 91), aborde les 4 bénédictions que nous devrions réciter lorsque le machia'h viendra.
1°/ "Barou'h ata Hachem Elokénou mélé'h aolam, 'hakham arazim" = Béni sois-Tu, Hachem, notre D., Roi de l'univers, Connaisseur des secrets.
Cette bénédiction est récitée lorsque l'on contemple la vision impressionnante de 600 000 juifs rassemblés en un seul endroit. Le rav Hominer suppose que le machia'h sera accueilli par une foule de plus de 600 000 personnes, et que son arrivée justifiera donc la récitation de cette bénédiction unique.

2°/ "Barou'h ata Hachem Elokénou mélé'h aolam, ché'halak mé'hokhmato liré'av" = Tu es, Hachem, notre D., Roi de l'univers, qui a distribué Sa sagesse à ceux qui Le craignent.
Cette bénédiction est récitée lorsque l'on voit un sage exceptionnel, imprégné de la connaissance de la Torah. Le machia'h sera certainement considéré comme quelqu'un qui connaît toute la sagesse de la Torah.

3°/ "Barou'h ata Hachem Elokénou mélé'h aolam, ché'halak mikévodo liré'av" = Béni sois-Tu, HaChem, notre D Roi de l'univers, qui a réparti Sa gloire entre ceux qui Le craignent.
Cette bénédiction est réservée à la rencontre avec un roi juif. Le machia'h aura le statut de roi (mélé'h), puisque le Rambam le désigne comme mélé'h haMachia'h, et il sera donc approprié de réciter cette bénédiction.
[on peut noter que le rav Ovadia Yossef est d'avis qu'on combine ces 2 bénédictions : "... ché'halak mikévodo oumé'hokhmato liréav" ]

4°/ "Barou'h ata Hachem Elokénou mélé'h aolam, chéé'héyanou véiguianou lazman azé= Béni sois-Tu, Hachem, notre D., Roi de l'univers, qui nous a maintenus en vie, nous a soutenus et nous a amenés à ce moment.
Cette bénédiction est récitée lorsqu'un événement extraordinaire engendre une grande joie et un grand bonheur. L'arrivée du machia'h serait certainement un événement justifiant cette bénédiction.

[ le rav Shmouel Hominer, cite un 'Hakham, qui remplace "chéé'héyanou" par "Hatov véHamétiv", et soutient également que nous continuerons à réciter "chéé'héyanou" à l'arrivée de la guéoula. Selon lui, nous réciterons au total 5 bénéditions.
D'autres sont d'avis que nous remplacerions peut-être "chéé'héyanou" par Hatov véHamétiv", mais que nous ne réciterions alors pas "chéé'héyanou".]

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-> Le 'Hatam Sofer (shut 'helek 6, likoutim 98) révèle que le machia'h sera l'un des tsadikim de la dernière génération de l'exil. Lorsque le moment de la Rédemption finale (guéoula) sera venu, un esprit céleste inspirera ce tsadik, qui assumera le rôle du machia'h.

La halakha stipule que si l'on voit son ami pour la première fois depuis plus de 12 mois, on récite la bénédiction de : Barou'h Mé'hayé Métim.
La Michna Béroura (siman 225) stipule que même s'il s'agit du propre fils d'une personne, né pendant son absence, et qu'elle le rencontre pour la première fois après le premier anniversaire du bébé, elle doit également réciter cette bénédiction.

Selon le 'Hatam Sofer, le machia'h sera quelqu'un qui est déjà en vie. Ainsi, nous pouvons postuler que toute personne qui ne l'a jamais rencontré ou vu au cours des 12 derniers mois devrait en fait réciter cette bénédiction également.

-> Rabbi 'Haïm Palagi (shut Lev 'Haïm - 'helek 2, siman 42) écrit qu'on lui a demandé quelle bénédiction réciter à l'arrivée du machia'h. La personne qui pose la question considère comme acquis que, puisque l'arrivée du machia'h sera un événement phénoménal et d'une joie incomparable, nous réciterons certainement à la fois la bénédiction de "chéé'héyanou" et de "hatov véhamétiv".
Elle se demande cependant si nous réciterons une bénédiction sur la Guéoula, sur la Rédemption elle-même, ou seulement sur l'arrivée du machia'h.

Le rav 'Haïm Palagi répond que nous réciterons effectivement une bénédiction sur la Rédemption finale. La bénédiction commencera ainsi : "Barou'h ata Hachem Elokénou mélé'h aolam, goél Israël achèr guéalanou migualout amar" = Béni sois-Tu, Hachem, notre D., Roi de l'univers, qui délivre Israël et nous a délivrés de cet exil amer.

Ensuite, nous réciterons une forme de la bénédiction que nous récitons à la fin de la Haggadah le soir du Séder, en concluant par : "vénodé lé'ha shir 'hadach al guéoulaténou véal pédout néfchénou, barou'h ata Hachem gaal Israël" = nous chanterons alors un nouveau chant de louange à Ta gloire pour notre rédemption et pour la libération de nos âmes. Béni sois-Tu, Hachem, qui a délivré Israël.

Nous réciterons également le chéé'héyanou sur la Rédemption (guéoula) elle-même.
Celle-ci est distincte et différente de la chéé'héyanou récitée pour saluer le machia'h. Comme l'explique rabbi 'Haïm Palagi, ce chéé'héyanou est récitée parce que nous avons mérité d'être témoins de la guéoula, parce que nous avons mérité de vivre à cette époque spécifique, celle de la guéoula totale.

Il ajoute que nous établirons certainement la date de la guéoula comme une fête annuelle. Lorsque la date anniversaire de la guéoula arrivera, nous célébrerons un Yom Tov et réciterons le Kidouch avec un chéé'héyanou.

Les sources (les puits) qu’Abraham et Its'hak ont creusées représentent les eaux de la émouna que nous devons rechercher au plus profond de notre cœur.
Chaque jour, de nouvelles épreuves tentent de nous cacher la vérité et de nous faire croire aux lois de la nature. Ces épreuves proviennent des Philistins qui veulent recouvrir nos puits d’émouna par la boue du monde matériel.
Néanmoins, nous avons la force de les surmonter, car les Patriarches (Avot) ont déjà creusé ces sources (puits) et nous ont ouvert la voie pour que nous continuions à creuser profondément dans nos âmes afin de trouver [à tout moment de notre vie] les eaux de la émouna.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Hefker 4 ]

+ "Parce que Moi, Hachem, Je ne change pas, vous aussi, enfants de Yaakov, n'avez pas été anéantis" (Mala'hi 3,6)

-> Rachi explique que l'amour d'Hachem pour nous (chaque juif) n'a jamais cessé [et ne cessera jamais, de façon inconditionnelle].

-> Au sujet du premier verset de la paracha de 'Hayé Sarah, Rachi commente que toutes les années de la vie de Sarah Iménou ont été d'une façon également bonnes.
À première vue, cela n’a pas de sens. Sarah a beaucoup souffert. Elle est restée sans enfant jusqu’à l’âge de 90 ans. Elle a été faite captive par Pharaon et Avimélé'h. Elle a dû faire face aux afflictions d’Hagar et d’Yichmaël, et ainsi de suite.

Néanmoins, elle a bel et bien mené une très belle vie, car elle était profondément attachée à la pratique de la prière, qui lui a donné une source de force et d’inspiration.
Même si elle a dû faire face à de nombreuses épreuves physiques, sa qualité de vie n’en a pas été diminuée, car elle était profondément attachée à Hachem dans sa prière. [l'idée de faire de son mieux, et de décharger son fardeau en prière sur Hachem]
De même, nous pouvons surmonter nos difficultés et trouver une véritable inspiration en nous éveillant à la prière avec vitalité.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Tefillin 5 ]

Donner à la tsédaka = ouvrir les portes du Ciel

+ Donner à la tsédaka = ouvrir les portes du Ciel :

"Il y avait à Shoushan, la capitale, un juif nommé Mordé'haï, fils de Yaïr, fils de Shimi, fils de Kich, un Benjaminite" (Esther 2,5).

-> Lorsque des personnes en détresse s'adressaient au rav Steinman pour lui demander ce qu'elles pouvaient faire afin de susciter la miséricorde divine, il leur répondait qu'elles devaient travailler sur les midot de 'hessed et de ra'hamim (trait de caractère de bonté et de miséricorde).

Cela est conforme à la réflexion suivante du Gaon de Vilna (citée dans le sidour, sur la bénédiction de la téchouva dans la Amida).
Nos Sages (Méguila 12b) disent que Mordé'haï était appelé "fils de Kich" (bén kich) parce qu'il frappait (ikich) aux portes de la miséricorde et qu'elles s'ouvraient pour lui.
Comment a-t-il frappé aux portes de la miséricorde? La réponse se trouve dans l'explication de nos Sages (Shabbat 151b) sur le verset : "Il te donnera l'attribut de la compassion, te montrera de la compassion et te multipliera" (Réé 13,18) = "de cela, nous apprenons que quiconque fait preuve de compassion envers les créatures reçoit la compassion du ciel."
Le Gaon de Vilna d'expliquer : Hachem a créé deux portes, l'une au ciel et l'autre dans le cœur de l'homme, et lorsque Mordé'haï a frappé à la porte inférieure, en faisant preuve de compassion envers les gens, les portes du ciel se sont ouvertes.

En conséquence, dit le rav Steinman, lorsqu'une personne donne la tsédaka, Hachem ouvre les portes du ciel au-dessus d'elle, et elle mérite la délivrance (à ses difficultés).

L’orgueil = le trône de l’impureté

+ L'orgueil = le trône de l'impureté :

"Lorsque le roi Achashveirosh s'assit sur son trône royal ... il organisa un festin" (Esther 1,2-3)

-> Un vendredi soir, une personne entra dans la maison du rav Steinman et vit que son visage rayonnait. Réalisant que quelque chose brûlait dans le cœur du Roch Yéchiva, le visiteur attendit silencieusement que le rav Steinman commence à parler.
Ses yeux étaient humides de larmes et son visage rayonnait encore plus lorsqu'il dit : "Aujourd'hui, on m'a montré les paroles du Gaon de Vilna au sujet de : "lorsque le roi A'hachvéroch s'est assis sur son trône royal (al kissé mal'houto)".
Il explique que tout comme le "char de la sainteté" a un trône avec des pieds, le royaume de l'impureté a également un trône. Et quels sont les quatre pieds de ce trône?
Ce sont les quatre groupes qui ne méritent pas de recevoir la présence divine : les flatteurs, les menteurs, ceux qui parlent du lachon ara et les moqueurs. Et qu'est-ce que le trône lui-même? l'orgueil!"

Le rav Steinman se tourna vers son visiteur et dit : "Le trône [de l'impureté] lui-même est l'orgueil! L'orgueil! Comme l'orgueil est terrible! C'est la pire mida de toutes!"

Le Gaon de Vilna ajoute que le yétser ara qui siège sur ce trône est la taava, et lorsque le yétser ara parvient à attirer vers une personne les traits nuisibles susmentionnés que sont la flatterie, le mensonge, le lachon ara, en allusion à "le roi s'assit sur son trône royal", et alors "il organise un festin" (assa michté), attirant la taava dans le cœur de la personne.

Quelques récompenses de faire Shabbath

+ Quelques récompenses de faire Shabbath :

-> "Les six jours sont bénis grâce au mérite du septième jour".
[Zohar Chémot 63 & vol.2,63b]

-> Tous les jours de la semaine reçoivent l'abondance grâce au mérite du Shabbat.
[Zohar - vol.1,75b ]

-> Toutes les bénédictions d'en Haut et d'en bas dépendent du septième jour (Shabbath).
[Zohar - vol.2, 88a ]

-> Le saint Shabbat confère une vie spirituelle à une personne pour toute la semaine.
[Réchit 'Hokhma, chaar Hakédoucha chap.2 ; Pélé Yoetz, Shabbat]

-> Tous les mondes sont imprégnés de bénédictions le jour du Shabbat.
[Zohar - vol.3, 94b ]

-> Le Shabbat protège de tous les aspects maléfiques, c'est-à-dire des forces du mal.
[Tikoné Zohar tiré du Zohar 'Hadach 168b ]

-> Ni un Accusateur ni un démon n'a de pouvoir sur le Shabbat.
[Zohar - vol.3, 273a ]

-> Lorsque les forces du mal voient que les juifs ont apporté un changement en l'honneur du Shabbat dans tous les domaines, tant dans l'habillement que dans l'alimentation, elles n'ont pas le droit de s'approcher d'eux.
[Tikouné Zohar 201, 57 ]

-> Lorsqu'une personne observe le Shabbat et qu'elle promulgue un décret, Hachem l'accomplit.
[midrach Chémot raba 25,15]

-> Quiconque apprécie le shabbat peut demander, et Hachem exaucera ses demandes.
[Pessikta rabbati 23]

-> En ce qui concerne Avraham, bien qu'aucune observance du Shabbat ne soit mentionnée, il a donc hérité du monde avec une mesure. Yaakov, cependant, dont l'observance du Shabbat est mentionnée, a hérité du monde sans mesure.
[midrach Béreichit raba 11,8 ]

-> Yaakov observait le Shabbat avant qu'il ne soit donné.
Yaakov, à propos duquel la Torah mentionne l'observance du Shabbat, a hérité du monde sans mesure. [Béréchit raba 79 & 11 ]

-> Yossef observait le Shabbat avant qu'il ne soit donné. (Bamidbar raba 14 ; Tana déBé Eliyahou raba, chap.26).
[selon le midach : "Les patriarches observaient le Shabbat" (cité par 'Hemdat Zvi, Divré Yossef, Yessod Hatorah, Taanoug Shabbath).

-> "Quiconque prend plaisir au Shabbat reçoit un héritage sans limites ...
Quiconque prend plaisir au Shabbat verra tous les désirs de son cœur exaucés"
[guémara Shabbat 118a-b ]

-> "Les riches des autres pays [à l'exception de la terre d'Israël et de Babylone], comment méritent-ils [leur richesse] ? Parce qu'ils honorent le Shabbat (Shabbat 1l9a).

-> "La bénédiction du Seigneur apporte la richesse" (Michlé 10,22). Il s'agit de la bénédiction du Shabbat"
[Yérouchalmi Béra'hot 2,8 ]

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-> Le Shabbat nous protège de tout mal ainsi que de l'asservissement par les nations du monde.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach - vol.2 - cité par le Min'hat Shabbath ]

-> "Tu es béni dans la ville", grâce aux mitsvot que tu accomplis dans la ville, à savoir allumer les lumières du Shabbat.
[Yalkout Chimoni - Dévarim 28 ]

-> Pendant Shabbat, la protection domine le peuple saint.
[Zohar - vol.2, 205 ]

-> "Le jour du Shabbat, toutes les portes du Ciel sont ouvertes".
[Zohar - vol.1, 48a ]

-> Hachem exauce les demandes de ceux qui se réjouissent du Shabbat.
[Tikouné Zohar, 50, 18, 33b ]

-> La Chékhina protège ceux qui observent le Shabbat et les fêtes.
[Zohar - vol.3, 179b ]

-> Le Shabbat, les deux couronnes de "Naassé vé'nisma" sont rendues aux juifs.
[midrach cité dans Ramataïm Tsofim sur Tana déBé Eliyahou Zouta - vol.2, 12 ]

-> A la fin du Shabbat, les âmes s'élèvent et sont couronnées de couronnes sacrées en-Haut.
[Zohar - vol.2, 98a ]

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-> Heureux est celui qui mérite d'honorer le Shabbat ; il est chanceux dans ce monde et sera chanceux dans le monde à Venir (éternel).
[Zohar - vol.2, 64a & 207a ]

-> La Présence Divine (Chékhina) ne s'est jamais éloignée d'Israël, ni pendant le Shabbat ni pendant les fêtes".
[Zohar - vol.3, 179 ]

-> "Honorer le Shabbat équivaut à mille jours de jeûne, car honorer le Shabbat est une obligation de la Torah, tandis que le jeûne est une obligation rabbinique"
[midrach Tan'houma Béréchit 3 ]

-> "Lorsque Israël s'est appauvri en mitsvot, seul le mérite du Shabbat lui a été utile"
[Mékhilta déRabbi Shim'on bar Yo'haï - Ki Tissa 17 ]

-> "Tout comme l'observance du Shabbat a défendu Adam, elle a également défendu Caïn"
[midrach Tan'houma Béréchit 10 ]

-> "Quiconque observe le Shabbat selon la loi, même s'il adore des idoles comme la génération d'Enoch, sera pardonné"
[guémara Shabbat 118b]

-> "Même si vous avez profané tout les 10 Commandements, mais que vous n'avez accompli qu'une seule chose, je vous pardonnerai. Quelle est-elle? Le jour du Shabbat"
[Pessikta Rabbati 28a ]

-> "Si vous méritez d'observer le Shabbat, Hachem vous donnera six bonnes choses : la terre d'Israël, le monde à Venir, le nouveau monde [après la résurrection], le royaume de la maison de David, le sacerdoce et le statut des Lévites"
[Mékhilta Béchala'h 16 ]

-> "Si vous méritez d'observer le Shabbat, vous serez sauvés de trois maux : du jour de Gog et Magog, des douleurs de l'enfantement du machia'h et du jour du grand jugement ...
Celui qui observe le Shabbat est tenu loin de la faute".
[Mékhilta Béchala'h 16 ]

-> "Lorsque le Shabbat est rendu saint la veille du Shabbat, la tente de la paix (souccat shalom) préside et s'étend sur le monde entier" (Zohar Béréchit 48).

-> Lorsque Hachem créa le monde, celui-ci ne pouvait exister tant que la paix et le repos ne régnaient pas ; c'était le Shabbat.
[Zohar - vol.3, 176 ]

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+ Shabbath & Guéhinam :

-> "Grâce au mérite du Shabbat, une personne est sauvée du jugement du Guéhinam"
[Pirké déRabbi Eliézer - chap.19a]

-> "Hachem a stipulé avec Abraham que grâce au mérite du Shabbat et de la circoncision, ses enfants (descendants) ne descendront pas dans le Guéhinam"
[Agadat Béréchit 34 ]

-> Ceux qui descendent en Guéhinam sont punis tous les jours de l'année, mais ils bénéficient d'un répit le Shabbat jusqu'à la fin des prières, à la fin du Shabbat"
[Yalkout Iyov 956 ]

-> Même les réchaïm au Guéhinam sont couronnés le jour du Shabbat et bénéficient de repos et de tranquillité.
[Zohar 'Hadach Béréchit 22a ]

-> Même les réchaïm au Guéhinam sont protégés pendant le Shabbat"
[Zohar - vol.1, 48a]

-> Le jour du Shabbat, ni le Guéhinam ni ses préposés n'ont de pouvoir".
[Tikouné Zohar 24,69 ; Zohar vol.2,88b, 130a ]

-> Les jours de Shabbat et les jours de fête, le Satan n'a aucun pouvoir ; il n'a pas non plus de pouvoir dans le Guéhinam.
[Zohar - vol.3, 243 ]

-> Les réchaïm du Guéhinam se reposent le jour saint du Shabbat.
[Zohar - vol.3, 94b ]

-> Chaque jour de Shabbat, les réchaïm se reposent dans le Gehinnom.
Et non seulement cela, mais ils sont couronnés de la couronne du Shabbat. Le vendredi, ils sont doublement punis au Guéhinam, comme nous le voyons dans le récit de la manne.
[midrash cité par Oneg Shabbot et Taanoug Shabbot ]

-> Il existe un endroit spécial dans le Guéhinam pour ceux qui profanent le Shabbat.
[Zohar - vol. 1,14b ]

-> "Si quelqu'un allume un feu le jour du Shabbat, Hachem dit : "J'ai éteint le feu [du guéhinam] pour qu'il ne brûle pas [en ce jour], mais tu l'as allumé. Tu brûleras donc au guéhinam"
[Tikouné Zohar 24, 69b ]

-> "Tous ceux qui profanent de manière flagrante le Shabbat et les fêtes, sans aucun égard pour l'honneur de leur Créateur, tout comme ils n'ont pas observé le Shabbat dans ce monde, ils ne l'observeront pas dans le monde futur et ils n'auront pas de paix dans le Guéhinam.
Rabbi Yehudah dit : Ils observent le Shabbat contre leur gré."
[Tikouné Zohar - vol.2,150b ]

-> "Ces réchaïm qui n'observent jamais le Shabbat : le feu du Guéhinam ne s'éteint jamais pour eux, et tous les réchaïm du Guéhinam s'interrogent à leur sujet.
Les anges de la justice (rigueur) leur répondent : "Ce sont les réchaïm qui ont nié l'existence d'Hachem, et qui ont profané toute la Torah en ne respectant pas le Shabbat."
Tous les réchaïm sortent de leur place pour les regarder, tandis qu'un ange met les corps des profanateurs du Shabbat dans le Guéhinam, à la vue des autres réchaïm qui voient que leurs vers ne meurent pas et que leur feu ne s'éteint pas.
Tous les réchaïm l'entourent et annoncent : "Voici untel, le racha, qui n'avait aucun respect pour l'honneur de son Créateur. Il a nié l'existence d'Hachem, et toute la Torah. Malheur à lui! Il aurait mieux valu pour lui qu'il ne soit pas créé. Ainsi, il n'aurait pas été soumis à ce jugement et à cette punition".
[Tikouné Zohar - Vol.2, 15l ]

-> Selon la tradition, même si tous les réchaïm du Guéhinam bénéficient d'un répit le Shabbat, il existe une distinction entre eux, à savoir que tant que les pieux continuent à prendre part au troisième repas du Shabbat et à prolonger la durée du Shabbat, ceux qui se trouvent dans le Guéhinam bénéficient toujours d'un répit. Cela ne s'applique qu'à ceux qui sont coupables de leurs propres fautes personnelles mais qui ne se sont pas opposés aux tsadikim.
Cependant, ceux qui ont dénigré les tsadikim et les 'hassidim (pieux) et ridiculisé leur pratique consistant à prolonger les repas du Shabbat jusque tard dans la nuit, sont immédiatement renvoyés à leurs tourments, dès que les étoiles sont visibles.
[Noam Mégadim - parachat Tsav ]

-> [ on peut rapporter l'avis du Sodé Raza : Au moment où une personne accueille habituellement le Shabbat, c'est à ce moment précis qu'elle sera libérée du Guéhinam. De même, plus tard elle accueillera la fin du Shabbat, plus tard elle retournera au Gehinam. (cela témoigne de l'importante du Tossefet Shabbath) ]

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-> Le jour du Shabbat, aucun jugement n'est exécuté, ni en Haut ni en bas.
[Zohar - vol.3, 288b ]

-> Le jour du Shabbat, tous les jugements sont suspendus.
[Zohar - vol.3, 88b ]

-> Les jours de Shabbat et de fête, les juifs sont libres de toutes les nations du monde et ne craignent aucun oppresseur dans le monde.
[Tikouné Zohar tiré du Zohar 'Hadach 158b ]

Tout comme une personne fait une demeure dans son cœur pour Hachem, et pour Sa Chékhina, afin qu'ils puissent se reposer avec lui le jour du Shabbat, de même Hachem, lui prépare une demeure dans le monde à Venir.
[Zohar 'Hadach - tikoun 137 ]

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-> Tout comme une personne fait plaisir à Hachem, et à Sa Chékhina le Shabbat, Hachem fait de même pour elle et son conjoint dans le monde à Venir.
[Zohar 'Hadach - Tikounim 137b ]