Aux délices de la Torah

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En principe, le plaisir principal d'une personne devrait provenir de la contemplation, pour ainsi dire, de D., [c'est-à-dire de la contemplation de sa grandeur, de sa providence, de sa bonté, et ainsi de suite.]
Nous savons cependant que tout plaisir continu, même s'il s'agit d'une chose essentiellement très bonne, incommensurablement bonne, finit par diminuer, car l'homme s'y habitue.
C'est pourquoi Hachem condense parfois son éclat à ceux qui Le servent avec constance. Cela leur permet de s'élever à un niveau supérieur, afin que le plaisir ne soit pas constant, les empêchant ainsi de stagner.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayé'hi 49,20]

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=> Hachem se cache parfois à nous afin que nous ne soyons pas "ennuyés" (habitués/désintéressés) par le plaisir constant de la révélation divine.
Nous ne devons pas s'attrister que D. semble par moment s'éloigner de nous, mais au contraire on doit témoigner notre attachement en toute circonstance, et savoir qu'à l'image de parents s'éloignant de leur enfant apprenant à marcher vers eux, Hachem a toujours les bras ouverts (amour infini) pour chaque juif souhaitant qu'il marche spirituellement parlant au mieux vers Lui.

Une joie en entraînant une autre

+ Une joie en entraînant une autre :

-> "Je me réjouirai avec D" (choch achich b'Hachem - Yéchayahou 61,10).
Mon maître, le Maggid de Mézéritch interprète la double forme du verbe "se réjouir" (choch achich) [littéralement, "se réjouir, je me réjouirai") comme suit : "Je me réjouis, et de plus, je me réjouis d'avoir eu le privilège de "contempler l'agrément de D." (la'hazot bénoam Hachem - Téhilim 27,4) et de me réjouir de Le servir. Cela même me rend heureux/joyeux d'avoir le privilège de me rapprocher d'Hachem et de prendre plaisir à Le servir avec tout ce dont Il m'a comblé."

C'est ce que signifie le verset lorsqu'il dit : "me réjouir, je me réjouis" (choch achich) = "Je me réjouis et je suis heureux d'avoir mérité de me réjouir en D. et de tirer du plaisir de Son service."
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayé'hi 49,20]

=> Nous devrions être joyeux de servir D., et doublement joyeux du fait que nous sommes joyeux de Le servir.

La "téfila" (prière), est un terme renvoyant à l'attachement et à la connexion. La prière permet de nous attacher et de nous lier avec Hachem.
L'homme est fini, alors que D. est infini. Ainsi, par la prière, une personne s'élève d'un état fini à un état infini.
[...]

Il est dit dans la guémara (Baba Batra 10a) qu'une personne doit donner à la tsédaka avant la prière.
La charité (tsédaka) a pour propriété de détruire les klipos (forces d'impureté/mal), ce qui permet à une personne de prier ensuite avec un cœur pur.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayé'hi 49,19]

Hachem prend plaisir à la prière de tout juif

+ Hachem prend plaisir à la prière de tout juif :

-> Toute personne doit renforcer sa conviction que Hachem accepte la prière d'absolument chaque juif.
Bien que D. soit appelé "grand, courageux et redoutable" (El hagadol, aguibor véanora - Amida) et que "personne ne puisse épuiser ses louanges [à faire à D.]" (Téhilim 65,2), la prière du peuple juif est très précieuse aux yeux d'Hachem.
Même si un juif se trouve à un niveau spirituel très bas, D. tire un immense plaisir de ses prières.

Cependant, une personne ne devrait pas penser, que si la bonté de D. est si grande, alors quel est le besoin pour elle de prier avec un cœur brisé et contrit?
Après tout, même si elle ne le fait pas, D. acceptera sûrement sa prière!
Il ne faut pas penser cela.

Avant chaque prière, on devrait plutôt réfléchir à la multitude d'anges qui servent Hachem. Bien que chaque ange [classique] couvre un tiers du monde (midrach Béréchit rabba 68:12), tous ces anges sont aussi minuscules qu'une graine de moutarde comparés à un seul ange de dit "ofan" (les ofanim), et tous ces ofanim, comparés à un seul ange dit 'haya (les 'hayot), sont également minuscules.
Lorsque nous comparons ces 'hayot au Trône de gloire de D., ils ne sont rien non plus [comme inexistants en comparaison].
Et tous les anges demandent : "Où est la gloire de D.?"(ayé mékom kévodo - répétition du moussaf).
Alors maintenant, cher [lecteur] mortel, laisse tes oreilles entendre ce que ta bouche dit dans tes prières quotidiennes (1ere bénédiction avant Shéma du matin) : "Ces anges sont tous bien-aimés, tous sont purs, tous sont puissants, tous sont saints, et tous accomplissent la volonté de leur Créateur avec crainte et avec effroi" (koulam aouvim ...).
Si ces grands anges servent Hachem de cette manière, une personne devrait d'autant plus trembler et frémir lorsqu'elle se tient debout pour prier [en face à face] devant un si grand Roi. Tous ses membres devraient véritablement trembler ...

De cette prière, Dieu tire un immense plaisir, et cette prière suscite la générosité de D. pour tous les mondes. Car tout dépend des actes des mortels, de nos prières, de nos chants et de nos louanges.
C'est ainsi que nous pouvons discerner la grande bonté d'Hachem. Bien qu'Il soit un Roi redoutable, comme nous l'avons expliqué plus haut, il n'en reste pas moins qu'à Ses yeux, nos paroles sont extrêmement précieuses, que ce soit dans notre étude de la Torah ou dans notre prière.

Nous pouvons ainsi reconnaître le grand amour d'Hachem pour nous. Il est si grand qu'Il nous appelle Ses "frères", comme l'explique le Zohar (2:55b) dans le verset "Pour l'amour de mes frères et de mes amis" (léma'an a'haï véréaï - Téhilim122,8).

Il s'ensuit qu'en raison de cet attribut, à savoir que D. désire nos prières et nos louanges, en dépit de notre si grande médiocrité, Hachem est quelque peu compréhensible pour nous après tout.
C'est pourquoi nous disons "Tu" (ata), en nous référant à D. (dans nos bénédictions) à la 2e personne du singulier, lorsque nous "Te reconnaissons". Cela est possible parce que nous sommes "tes frères", comme nous l'avons expliqué plus haut.
[cela témoigne de l'immense proximité, affection et complicité que nous avons aux yeux d'Hachem, peu importe ce qu'on a pu faire de bien ou de mal. ]

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayé'hi 49,8]

Pourquoi souffrons nous? (selon le rabbi de Berditchev)

+ Pourquoi souffrons nous? (selon le rabbi de Berditchev) :

-> Lorsqu'un juif souffre, à D. ne plaise, les bontés éventuelles précèdent en fait la souffrance, car l'intention d'Hachem en administrant la souffrance n'est pas la souffrance elle-même, mais les bontés qui en résultent, qui la précèdent donc dans les plans de D.
La seule raison pour laquelle D. fait souffrir une personne est qu'à travers la maladie (douleur physique/mentale), la personne devient un récipient pour recevoir la générosité de D., tout comme nous constatons que lorsqu'une personne souhaite transformer un petit ustensile en un plus grand, elle doit d'abord le briser.
De même, lorsque Hachem désire conférer plus que ce qu'une personne peut recevoir, il lui envoie d'abord une souffrance ou une maladie, que D. nous en protège, ce qui revient à briser le petit récipient pour l'agrandir par la suite.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayé'hi 48,20]

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=> Lorsque Dieu nous inflige des souffrances, c'est toujours pour nous permettre d'être mieux préparés à recevoir les bienfaits qu'il nous accordera par la suite.

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-> Il existe un principe selon lequel lorsque D. accorde des bienfaits aux nations [non juives], Il le fait pour les récompenser du bien qu'elles ont fait en ce monde, afin de pouvoir les punir de leurs fautes dans le monde à Venir.
Pour le peuple juif, c'est l'inverse qui est vrai. Afin d'augmenter notre récompense dans le Monde à Venir [éternel], Il nous punit dans ce monde [éphémère].

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayé'hi 49,9]

[dans ce monde, une petite souffrance dans ce monde, équivaut à énormément de souffrances dans le monde à Venir.
On ne les demande pas, c'est douloureux, mais si on en a eu il faut savoir que la valeur des souffrances est énorme pour notre éternité! ]

Tout ce qui se passe a pour but la délivrance [personnelle et/ou collective].
Les mauvaises choses n'arrivent que pour servir de cause à la bonté qui s'ensuit.
(ki araa ou assiba latova)

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayigach 45,27]

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=> Tous les événements [qui nous semblent] négatifs sont en fin de compte inévitablement destinés à produire des résultats positifs.
[gam zou létova (cela aussi est pour le bien) = ce n'est pas que de belles paroles, mais au-delà de transformer la rigueur en miséricorde, cela est le constat qu'on aura dans le monde de Vérité. ]

Mon maître, le Maggid de Mézéritch, enseigne : "Tout comme il y a de la lumière et de l'obscurité dans le monde, il y a aussi de la lumière et de l'obscurité dans l'esprit de l'homme".
Cependant, lorsque l'on entend les paroles d'un tsadik, l'intellect/l'esprit d'une personne est purifié et ses yeux sont illuminés.

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayigach 45,12]

Notre émouna transforme la rigueur en bonté

+ Notre émouna transforme la rigueur en bonté :

-> Une personne doit croire et être persuadée que tout ce qui se produit est sous-tendu par une grande bonté [d'Hachem], car le mal n'émane pas de D.
Comme le disait le sage Na'houm Ich Gamzou (Taanit 21a), qui avait une confiance et une foi inébranlables en D., il disait toujours, à propos de ce qui arrivait, même le mauvais : "Cela aussi est pour le bien". Du mal, il fait du bien ...

La force et la vigueur du [difficile] jugement/rigueur qui nous frappe, en fin de compte, sont transformées en bien par nos pensées pures et notre foi (émouna) en D., en croyant que tout ce qu'Il fait est pour le bien.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayéchev 37,1]

L’importance de servir D. de façon désintéressée

+ L'importance de servir D. de façon désintéressée :

-> Certaines personnes servent Hachem en étant motivées par une récompense.
D'autres servent Hachem pour une raison plus noble, simplement parce que D. est leur Maître, sans penser aux bénéfices qui en résulteraient.
Ce deuxième type de service est appelé servir D. "face à face", car la personne sert D. uniquement parce qu'Il est son Maître et son Dirigeant, et donc Hachem se tourne vers la personne, pour ainsi dire, et la regarde face à face.
Le premier type de service est appelé servir D. "face à dos", car bien que D. tourne son visage vers la personne, cette dernière sert Hachem pour les avantages qui en résultent.
Son "visage", c'est-à-dire son intérêt, est donc dirigé vers ces avantages, et non vers D. lui-même. Au sens figuré, il tourne le dos à D. afin de faire face à la récompense du service divin.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Vayichla'h 32,31]

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=> Servir Hachem de manière désintéressée, c'est avoir une relation directe avec lui (en face à face), tandis que le servir pour obtenir une récompense, c'est avoir une relation indirecte avec lui (face à dos).

Lorsqu’une nation fait une bonté aux juifs, alors son ange chante à Hachem

+ Lorsqu'une nation fait une bonté aux juifs, alors son ange chante à Hachem :

Et il dit : "Laisse-moi partir, car l'aube se lève" (Vayichla'h 32,27)

-> Rachi explique que l'ange a demandé à être libéré parce que le moment était venu pour lui de chanter les louanges d'Hachem. Jusqu'à ce moment, dit le midrach (Béréchit rabba 78:1), cet ange n'avait jamais chanté les louanges de D. et voilà que le moment est venu pour lui d'en chanter.

=> Nous devons donc nous demander pourquoi le moment pour l'ange de chanter est arrivé à ce moment précis.

La réponse semble être la suivante. Chaque nation a un ange protecteur/titulaire.
Chaque fois qu'une nation accomplit un acte de bonté envers le peuple juif, l'ange protecteur de la nation est stimulé et chante un chant de louange à D.

Dans notre verset, l'ange dont il est question est l'ange protecteur d'Essav. Lorsque Essav a accompli un acte de bonté envers Yaakov, l'ange d'Essav a été habilité à chanter un chant de louange à D.
C'est pourquoi le midrach dit que cet ange n'avait jamais auparavant chanté les louanges de D. et que son heure était arrivée, car Essav n'avait jamais agi avec bonté envers Yaakov, et maintenant il l'a fait.
Le moment était donc enfin venu pour l'ange de chanter les louanges de D.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi ]

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=> Lorsque les nations non juives sont bienveillantes à l'égard du peuple juif, leurs anges chantent à D.