Aux délices de la Torah

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Craindre Hachem, fait éliminer toutes les autres craintes futiles de ce monde

+ Craindre Hachem, fait éliminer toutes les autres craintes futiles de ce monde :

-> Le terme "Its'hak" rappelle la joie qui se lisait sur le visage du Patriarche. [le terme "Its'hak" fait référence à tsok (rire)]
Bien qu'Its'hak incarne la crainte d'Hachem (cf. Vayétsé 31,42 - pa'had Its'hak - la crainte d'Its'hak), malgré cela son visage reflétait toujours la joie.
Il est tout à fait logique qu'un homme véritablement craignant Hachem, tel qu'Its'hak, soit immunisé contre toute autre source de crainte et puisse donc, de manière compréhensible, afficher un visage heureux, joyeux.
[Sfat Emet - Vayéra 5643]

La mitsva du Vidouï

+ La mitsva du Vidouï :

-> La guémara (Yoma 87b) enseigne que l’on est tenu de reconnaître ses fautes par la parole (la mitsva du vidouï) la veille de Yom Kippour à l’approche du soir, car la téchouva est impossible sans le vidouï.
C’est ainsi que le Rambam (Hilkhot Téchouva 1,1) tranche dans son code de lois : "Pour chaque mitsva de la Torah, qu’il s’agisse d’un commandement positif (faire) ou négatif (ne pas faire), qu’un juif enfreint, intentionnellement ou par inadvertance, lorsqu’il se repentira de sa faute, il est tenu de la reconnaître par la parole devant Hachem, comme il est dit : "Un homme ou une femme qui transgressera ... et ils reconnaîtront la faute qu'ils auront transgressée."
C’est le vidouï par la parole. Ce vidouï est un commandement positif."

-> Le Messée'h 'Hokhma (Vayélèkh 31,17) prouve que l’essentiel de la téchouva réside dans le vidouï, et non dans la décision d’abandonner la faute : "En effet, dit-il, même sans considérer la téchouva, il est défendu de fauter ; dès lors, qu’est-ce que la mitsva de téchouva vient ajouter si elle consiste à prendre sur soi quelque chose auquel on est tenu de toute façon par la Torah?
Il est donc certain que l’essentiel de la téchouva consiste à reconnaître ses fautes (vidouï) du fond du coeur."

-> Le Réchit 'Hokhma explique la raison pour laquelle nos Sages instituèrent le vidouï par ordre alphabétique (א, ב, ג) :
"Car les Sages de la Kabbale ont écrit que le monde fut créé à l’aide des 22 lettres de l’alphabet, et lorsqu’un homme faute, il détruit le monde qui a été créé à l’aide de ces lettres. C’est pourquoi, lorsque son âme s’éveille au repentir, qu’il désire revenir vers son Créateur, et qu’il vient ainsi réparer le dommage causé en se repentant, il lui incombe de dire le vidouï institué, qui est basé sur l’ordre alphabétique.
Cependant, on le fait précéder du mot : 'hatanou - חטאנו (Nous avons fauté), qui commence par la lettre ח , car ce mot est nécessaire à chaque début de phrase.
Et dès l’instant où l’homme dit : "J’ai fauté", il fait taire le yétser ara et son accusation, et il devient alors apte à dire le vidouï, sans que le Satan ne vienne l’accuser En-Haut."

-> Le Maharal (dans son Nétivot Olam) illustre le pardon des fautes par la parabole qui suit :
Réouven a commis envers Chimon une faute telle que ce dernier a des raisons légitimes d’être en colère contre lui pour s’être comporté d’une manière aussi inconvenable. Néanmoins, lorsqu’il vient tomber à genoux devant Chimon, en pleurant et en le suppliant de lui pardonner sa conduite, et que tout donne à penser que ses regrets sont sincères, il est logique d’imaginer que Chimon ne sera pas cruel en lui refusant le pardon.
Alors, à plus forte raison, lorsque c’est un être de chair et de sang qui reconnaît sa faute et demande au Maître de la miséricorde de lui pardonner, il est certain que sa requête sera exaucée.

-> Le rabbi Elimélé'h de Lizensk (Likouté Chochana) écrit :
"La Torah nous apprend à reconnaître nos fautes par la parole, parce que nous sommes certains de la compassion d'Hachem qui nous prendra pitié et nous pardonnera nos fautes.
Et cela ne doit pas se faire dans la tristesse, car celle-ci éveille la midat HaDine (Attribut divin de Rigueur), mais au contraire, dans la confiance en Hachem, comme il est écrit : "Celui qui reconnaît et qui abandonne sa faute sera pris en miséricorde" (Michlé 28,13)."

-> Le 'Hafets 'Haïm l’illustre par la parabole qui suit :
Un homme avait emprunté de l’argent à quelqu’un. Lorsque le prêteur vient réclamer sa dette, si l’emprunteur lui demande un délai supplémentaire d’un ou deux jours, ou même d’une semaine ou deux, sa requête sera acceptée. Mais si l’emprunteur repousse le prêteur, en niant la dette, l’autre le traînera immédiatement devant les tribunaux.
C’est le sens du verset : "Voici que Je te juge pour avoir dit : "Je n’ai pas fauté" (Yirmiyahou 2,32).
Car celui qui nie sa faute sera jugé immédiatement par la Maître du monde (avec rigueur), mais si en revanche, il la reconnaît, il sera pris en miséricorde.

Si Yom Kippour ne nous était donné qu'une fois tous les 70 ans, et que nous savions que le jour où toutes nos fautes sont pardonnées approche, quelle serait notre joie!
Maintenant, puisque Yom Kippour a lieu chaque année, notre joie devrait être plus de 7 fois plus grande!
[rav Israël Salanter ]

Où se trouve le concept de téchouva mentionné dans le "Mizmor shir lé'yom haShabbath" ?
Il est dit : "vé'ata marom lé'olam, Hachem" (Toi, Hachem, tu es élevé pour toujours)
C'est cela la téchouva : nous élever (spirituellement)!
[rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot ]

Se réjouir à Roch Hachana

+ Ezra et Né'hémia nous ont disent : "[à Roch Hachana] mangez des mets succulents, buvez des boissons douces ... ne soyez pas tristes, car la joie en Hachem est votre force" (Né'hémia 8:10).

-> Roch Hachana est le jour où nous avons été créés et avons reçu le don originel de la vie. C'est un jour où il faut être joyeux, et non anxieux ou déprimé. Bien sûr, cela ne signifie pas que nous devrions oublier que nous sommes jugés pour tout ce que nous avons fait au cours de l'année précédente. Mais Ezra et Né'hémia nous enseigne que notre émotion première doit être la joie de notre proximité avec Hachem.

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-> Le Ram'hal (Adir BaMarom) enseigne :
Roch Hachana représente le jour où Adam a été créé, ainsi que le jour où il a fauté et a été expulsé du Gan Eden. Mais examinons attentivement les détails de ce jour monumental. La guémara (Sanhedrin 38b) nous donne un détail heure par heure de ces événements cruciaux : "... À la cinquième heure, il se tint sur ses jambes, à la sixième, il appela chaque chose par son nom légitime ... à la dixième, il fauta".
Pendant la majeure partie de cette journée, jusqu'à la dixième heure, l'homme a vécu dans un état de perfection totale. Il était l'œuvre du Tout-Puissant (yétsir kapav) et le but ultime de toute la Création.

-> Ainsi, Roch Hachana nous ramène à notre état idyllique originel, et c'est là que nous transcendons la faute (originelle). Nous devons considérer notre statut élevé d'avoir en soi une tsélem Elokim, et cela n'est pas un fardeau mais un honneur, une fierté à utiliser avec responsabilité.
Certes nous devons trembler de crainte pendant les yamim noraïm, mais nous devons le faire avec l'assurance que le Roi aime Ses enfants royaux (ben chel mélé'h) et qu'Il a envie de les voir mériter une nouvelle année belle et douce.

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Selon le rav Nathan Wachtfogel (Léket Réchimot), contrairement à Yom Kippour, où nous énumérons plusieurs fois nos fautes, à Roch Hachana, nous nous élevons en faisant l'expérience de la royauté d'Hachem et en nous élevant au-dessus de ce que nous étions auparavant.

Pourquoi nous ne disons pas « bé’ahava »

+ Pourquoi nous ne disons pas "bé'ahava" :

-> Le Taz (Ora'h 'Haïm 582:3) écrit que nous ne disons pas le mot "bé'ahava" (avec amour) pendant la prière de Roch Hachana parce que la téroua représente le "din" (jugement strict) et "il n'y a pas d'ahava dans le din".

Le séfer Zichron Shmouel note que cela est difficile à comprendre. Il semblerait que nous devrions dire "bé'ahava" comme une prière pour adoucir le jugement avec amour.

Il répond que la halakha stipule qu'une personne qui aime ou déteste quelqu'un d'autre n'est pas autorisée à le juger. La raison pour laquelle nous ne disons pas "bé'ahava" est que le son du shofar représente le jugement. Lorsque Hachem s'assoit pour juger le peuple juif et qu'Il veut nous montrer sa miséricorde, le Satan pourrait se plaindre qu'en nous aimant, il n'est pas un juge valable.
C'est pourquoi nous ne récitons pas "bé'ahava", afin que Satan ne vienne pas se plaindre de cet amour.

Cependant, la vérité est que Hachem nous aime infiniment et qu'Il aura pitié de nous. Il nous jugera favorablement et nous accordera une bonne année.

Une personne doit pénétrer son âme, la remuer et l’élever afin qu’elle éprouve du plaisir spirituel et du bonheur dans la Torah, la prière et chaque mitsva. 
[rav Kalonymus Shapira ]

Désirer une mitsva sans pouvoir la réaliser

+ Désirer une mitsva sans pouvoir la réaliser :

-> Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach - part.2, drouch.2) explique que lorsque Hachem calcule la valeur de ce type de mitsva, une mitsva que la personne désirait vraiment accomplir, mais s'étant trouvée dans l'incapacité de le faire, Il attribue à cette personne la récompense de celui qui accomplit une mitsva parfaite. Elle est récompensée comme si elle avait accompli la mitsva à son maximum, avec une perfection totale, un stade que ceux qui réalisent réellement la mitsva ne parviennent presque jamais à atteindre.

Lorsque nous accomplissons une mitsva, elle est exécutée avec tous nos imperfections, limites et défauts humains. Nous pouvons faire une mitsva à la hâte, démentant ainsi son importance, ou notre attention peut être divisée et nos pensées ne pas être entièrement concentrées sur la mitsva en cours.
Quelle que soit la façon dont ils se manifestent, les défauts humains s'insinuent dans tous nos actes, et ces attributs mortels nuisent à la perfection d'une mitsva exécutée de manière véritablement idéale.

Tel n'est pas le cas de celui qui reçoit une récompense de Hachem pour son désir intense d'accomplir une mitsva qui se retrouve hors de sa portée pour une raison indépendante de sa volonté. Dans ce cas, la récompense reçue est celle qu'il aurait méritée s'il avait accompli réellement la mitsva de la manière la plus pure, parfaite, la plus sainte et la plus immaculée. Sa récompense est bien plus grande que celle de celui qui accomplit réellement la mitsva.

Celui qui met un frein à sa bouche à Roch Hachana en s’abstenant de propos superflus mérite de réveiller dans le Ciel la même conduite : lorsque l’ange Accusateur viendra reprocher à cet homme ses fautes, on lui dire : "C’est l’heure du jeûne de la parole à présent!"
Et il ne sera pas en mesure de prononcer le moindre mauvais jugement contre cet homme.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev ]

La tsédaka

+++ La tsédaka :

+ La tsédaka amène à délivrance surnaturelle :

-> "Il existe une chambre au Ciel qui est connue sous le nom de "lémaala midéré'h hatéva". Elle est au-delà de la nature.
Lorsqu'un juif donne à la tsédaka d'une manière surnaturelle (ce qu'on aurait pas naturellement donné), ils accomplissent pour lui des miracles qui sont surnaturels."
[rav Its'hak de Vork]

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+ La tsédaka crée des miracles :

-> Le rav 'Haïm Palagi (dans son séfer Birkat Moadé'ha) cite le Zohar Hakadosh (Parachat Chémot 5,1) explique : "Heureux, vous qui pourrez semer au bord de tous les cours d'eaux" (Yéchayahou 32,20).
Le Zohar dit : "Israël est heureux parce qu'il plante avec la tsédaka. Et celui qui plante avec la tsédaka mérite les paroles du verset : "Car Ta bonté est grande au-dessus des cieux" (Téhillim 108,5).

Le rav Palagi explique que la tsédaka peut élever une personne "au-dessus des cieux", ce qui signifie qu'elle peut bénéficier de miracles.

Cela ressort clairement d'une histoire rapportée dans le Zohar (paracha Béhar 110:2) au sujet d'une personne qui voyageait et qui rencontra un homme pauvre. Il lui donna toute la nourriture qu'il avait avec lui. Rav 'Hanina et Rav Yossi ont été témoins de cette histoire et ont tous deux déclaré : "Il est certain que Hachem accomplira un miracle pour cet homme grâce au mérite de sa tsédaka."

Cette nuit-là, l'homme dormait sous un arbre. L'arbre fut soudainement frappé par la foudre et prit feu. À ce moment-là, un serpent venimeux sortit de l'arbre et voulut mordre l'homme, mais il fut brûlé par le feu et l'homme fut sauvé.

Le Zohar conclut : "Qu'est-ce qui a provoqué l'incendie de l'arbre? La charité qu'il a donnée est montée au-dessus des cieux et a servi à le sauver miraculeusement."

Il est dit dans Tana déBé Eliyahou (rabba 24) que lorsque le peuple juif quitta l'Egypte, ils conclurent un pacte pour faire preuve de bonté les uns envers les autres. A cette époque, le peuple n'avait aucune mitsva ni aucun mérite qui le rendait digne de quitter l'Egypte, à part cela.
Pour sortir d'Egypte, ils avaient besoin d'un miracle qui dépassait la nature. Lorsqu'ils ont choisi de faire preuve de bonté ('hessed) les uns envers les autres, Hachem dit qu'Il accomplirait ce miracle pour eux.

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+ La tsédaka purifie l'air :

-> L'histoire suivante est relatée dans le séfer Imré Pin'has (Chaar 3, Ot 140) :
Une année, deux foires distinctes ont eu lieu dans la ville de Koritz. L'une était une très grande foire, tandis que l'autre était plus petite.
Le rav Pin'has de Koritz demandait à chaque visiteur de la ville s'il avait gagné plus d'argent à la grande foire ou à la petite. Ceux qui l'entouraient étaient surpris d'entendre que tout le monde disait avoir fait plus de profits à la petite foire.

Le rav Pin'has expliqua que les collecteurs de tsédaka faisaient le tour de la petite foire avec une boîte.
Il y avait beaucoup de non-juifs à la grande foire qui empêchaient les bonnes influences de descendre dans ce monde. Mais à la petite foire, lorsque la boîte à tsédaka était apportée pour collecter des dons, elle purifiait l'air, et grâce à cela, une abondance de bien descendait dans le monde.

=> La téchouva agit comme un purificateur d'air, permettant aux bonnes influences du Ciel de nous parvenir.

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+ Même celui qui aime donner est récompensé :

-> Le 'Hida (dans son séfer Roch David - parachat Ki Tissa) écrit :
Sachez qu'il existe des personnes au cœur ouvert et aux mains généreuses qui donnent tout ce qu'elles ont aux autres. Elles fournissent aux autres de la nourriture, des vêtements et tout ce dont ils ont besoin, avec une extrême générosité.
Comme il est dans leur nature de donner et qu'elles aiment donner, on pourrait penser qu'elles ne méritent pas beaucoup de récompense. Cependant, leur tsédaka est toujours très appréciée et précieuse pour Hachem et elles recevront une grande récompense.

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+ La tsédaka expie les fautes :

-> Le 'Hida (Roch David) ajoute également :
Nous voyons aussi la grandeur de la tsédaka dans le récit d'Achav.
Nos Sages (Sanhédrin 102b) disent qu'Achav avait autant de mitsvot que d'avérot (fautes), car il utilisait sa richesse pour soutenir les érudits de la Torah.
Cela est difficile à comprendre, car Achav était un adorateur d'idoles.
Nos Sages disent que les fautes les plus graves de Yéravam ben Névat étaient les fautes les plus mineurs d'Achav.
Il était un fauteur bien plus grand que Yéravam, mais nos Sages disent néanmoins que la tsédaka qu'il a donnée a expié la moitié de ses fautes et a fait de lui une personne avec un nombre égal de mitsvot et d'avérot.

Nous pouvons en tirer la leçon suivante : même si le Zohar dit que les mitsvot d'un racha passent aux forces du mal, et que nos Sages (Sotah 21a) disent qu'une avéra annule une mitsva, cela n'est vrai que pour toutes les autres mitsvot.
La mitsva de tsédaka est différente. Comme nous le voyons avec Achav, la tsédaka expie les fautes même pour un homme racha. Cette mitsva (de la tsédaka) n'est pas transmise aux forces du mal.
Et nos Sages disent en outre que la tsédaka transforme midat hadin (Attribut divin de rigueur) en midat ra'hamim (Attribut divin de miséricorde).

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+ La tsédaka = une exception à la règle où l'on peut test Hachem :

-> "Si vous donnez le maasser, vous deviendrez riche ... Est-il permis de tester Hachem?
Le verset (Vaét'hanan 6,16) ne dit-il pas qu'il n'est pas permis de tester, de mettre à l'épreuve Hachem?
Rav Hochéa dit que c'est l'exception à cette règle. Cela ressort du verset qui dit : "Apportez toute la dîme au trésor afin qu'il y ait de la nourriture dans Ma Maison, et mettez-Moi à l'épreuve maintenant avec cela, dit Hachem, pour voir si Je n'ouvrirai pas pour vous les fenêtres du Ciel et ne déverserai pas sur vous des bénédictions jusqu'à ce qu'il y en ait plus qu'assez" (Mala'hi 3,10)."
[guémara Taanit 9b ]

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+ Celui qui donne aux autres se fait du bien à lui-même :

-> Le Maharal (Nétiv Hatsédaka 2) écrit que le maasser est "comme une source qui irrigue tout autour et se répand toujours plus loin. Tant que l’eau coule et profite à tout, elle devient plus forte et sa source reste claire et pure. Mais si le flux est interrompu et que l’eau stagne, la source se salit et perd sa pureté."

Le Maharal poursuit : "De même, tant qu'une personne laisse son argent circuler vers les autres, Hachem renforce la source et elle mérite de conserver sa richesse. Mais si l'on cesse d'aider les autres avec son argent, la source n'est plus pure et sera détruite."

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+ La émouna crée la richesse :

-> Le rabbi Vitebsk (séfer Pri Ha'aretz) écrit que la émouna fait aussi partie de la ségoula pour obtenir la richesse en donnant la dîme. Il explique que lorsqu'on donne la tsédaka avec la conviction que cela lui apportera une délivrance (yéchoua) dans sa vie, on exprime une véritable émouna que Hachem nous aidera, et cette émouna réveille la miséricorde divine.
Il ajoute que puisque la personne montre à quel point elle désire accomplir la mitsva de donner la tsédaka, Hachem la récompense en lui donnant suffisamment de richesse pour continuer à accomplir cette mitsva.

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+ La richesse issue du maasser apporte la satisfaction :

-> Le Imré Emet demande pourquoi la Torah bénirait celui qui donne le maasser en lui octroyant de la richesse. Qu'y a-t-il de si merveilleux à être riche?
Le roi Chlomo ne dit-il pas : "Ni leadership ni richesse ne me donnent" (Michlé 30,8), et "La richesse est réservée à son propriétaire à son détriment" (Kohélet 5,12)?
Cela semble indiquer que la richesse est une mauvaise chose!

Il répond que si l'argent peut généralement nuire à son propriétaire, l'argent gagné en donnant le maasser ne l'est pas.
A propos de ce type d'argent, le verset dit : "Apportez tout le maasser dans le trésor afin qu'il y ait de la nourriture dans Ma Maison, et mettez-Moi maintenant à l'épreuve avec cela, dit Hachem, pour voir si Je n'ouvrirai pas pour vous les écluses du Ciel et ne déverserai pas sur vous la bénédiction jusqu'à ce qu'elle soit plus que suffisante" (Michlé 3,10).
Nos Sages (guémara Shabbat 32b) expliquent : "Jusqu'à ce que tes lèvres gonflent à force de dire que c'est suffisant."
Habituellement, "celui qui a 100 euros veut 200 euros", mais lorsqu'on obtient de l'argent grâce au maasser, on se contente de ce qu'on a et dit que c'est suffisant.

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+ La richesse issue du Maasser engendre la sainteté et la crainte du Ciel :

-> Le rav de Satmar (Divré Yoel - paracha Réé) explique la promesse de richesse qui est faite au don du Maasser en citant les paroles de son père, le Kédoucha Yomtov, au nom du séfer Arvé Na'hal, qui dit :
il est connu que "le défi de la richesse est pire que celui de la pauvreté". Cependant, cela n’est vrai que pour les richesses acquises de manière "naturelle" ou par le biais du mazal. Ce type de richesse peut facilement influencer le caractère d’une personne et l’égarer.
En revanche, si une personne est récompensée par la richesse directement de Hachem, elle n’aura aucun effet négatif.
A propos de cette richesse, il est dit : "La bénédiction de Hachem n’apportera pas de tristesse (etsev)" (Michlé 10,22).

Nous voyons par là que l'argent venant d'Hachem est béni, tandis que l'argent gagné autrement est préjudiciable. Il faut donc veiller à ce que toute sa richesse provienne de sources pures.

Lorsque la Torah recommande de donner le maasser pour s'enrichir, elle donne un bon conseil. Elle dit que si l'on désire une richesse qui ne nous portera pas préjudice, il ne faut pas chercher à gagner de l'argent par des moyens "naturels" ni compter sur son mazal. Il faut plutôt donner le maasser et ainsi gagner de l'argent béni qui ne lui portera aucun préjudice.

C'est pourquoi le verset continue ainsi : "Afin que tu apprennes à craindre Hachem ton D."
Il faut s'efforcer de gagner son argent de cette manière afin de ne pas être affecté négativement par sa richesse et de continuer à craindre Hachem et à maintenir un haut niveau de spiritualité.

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+ Essav voulait donner le maasser pour s'enrichir :

-> Le midrach (Tan'houma - Toldot 8) rapporte qu'Essav a trompé son père, Its'hak, en lui demandant s'il était obligé de donner le maasser sur le sel.
Le rav de Satmar (Divré Yoel - paracha Ki Tavo) explique pourquoi Essav a spécifiquement utilisé la mitsva du maasser pour tromper son père, affirmant qu'Essav savait que le maasser crée la richesse.
Puisqu'il devait agir pieusement à l'égard d'au moins une seule mitsva pour tromper son père, il a choisi la mitsva qui le rendrait riche.

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+ Celui qui donne un 'hamech deviendra riche :

-> Il est rapporté (Keser Roch, Siman 123) que Rav ‘Haïm de Volozhin zatsal a dit, au nom de son rebbi, le Gaon zy’a de Vilna, que quiconque donne un maasser (un dixième) de son argent à la tsédaka sera protégé de tout mal, et que quiconque donne un 'hamesc (un cinquième) de ses revenus à la tsédaka est assuré de devenir riche.
Il conclut en ajoutant que si tout le monde donnait un masser, nous verrions s’accomplir le verset : "il n’y aurait plus de pauvres" (Réé 15,4).

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+ Tsédaka chélo lichma :

-> Le rabbi de Radzimin (séfer Bikouré Aviv - parachat Ki Tissa) écrit que donner un maasser, c’est recevoir la bénédiction de la richesse, même si les intentions ne sont pas entièrement léchem chamayim (100% pour faire la volonté de D.), car cela relève de la tsédaka, laquelle est efficace même si elle est donnée chélo lichma (avant un intérêt personnel).

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-> Nos Sages (Kétoubot 68a) disent que celui qui se détourne de la tsédaka aux pauvres est comparable à celui qui pratique l'avoda zara.

-> "Se lever chaque jour pour étudier et prier, c'est bien beau, mais si tu ne trouves pas le moyen d'aider un juif, c'est un jour sans espoir. Par conséquent, tu dois prier Hachem pour qu'il te donne l'occasion de faire du 'hessed et de donner de la tsédaka chaque jour!"
[le Rachab de Loubavitch - à son fils le Riyatz ]

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+ Tsédaka - une récompense dans ce monde et dans l'autre :

-> Le rav Yossef 'Haïm de Bagdad, le Ben Ich 'Haï (dans son 'Hasdé Avot 6,7) rapporte l'histoire de deux voisins, Réouven et Shimon, qui sont tous deux devenus riches. Chacun d'eux avait une histoire différente pour expliquer comment il était devenu riche.
Shimon a entendu une dracha de son Rav dans lequel il citait la guémara (Baba Métsia 59b) qui dit que si un mari honore sa femme, il deviendra riche. Il croyait fermement que cela était vrai, alors il a acheté de beaux vêtements et des bijoux pour sa femme.
Comme il avait une émouna totale dans les paroles de nos Sages et qu'il s'est efforcé de les accomplir, il a été béni par la richesse en récompense.

Shimon a également entendu une dracha du même Rav, mais il l'a entendu citer la guémara qui dit que celui qui donne le maasser deviendra riche. Il y croyait fermement et il a pris un dixième de tout ce qu'il possédait et l'a donné à des œuvres caritatives. En conséquence, il a été béni par la richesse.

Lorsque Shimon a vu que Réouven était devenu riche sans donner de tsédaka, il a été très perplexe. Il se demandait comment il avait pu devenir riche sans donner le maasser. Il interrogea Réouven à ce sujet, et Réouven lui répondit que sa richesse était le résultat de l'achat de belles choses pour sa femme.
Cette réponse causa beaucoup d'angoisse à Shimon. Il se dit : Si seulement j'avais connu cette ségoula, j'aurais pu m'en tirer en dépensant beaucoup moins de 10 % de ma fortune totale, et ma femme aurait également pu profiter de beaux vêtements et de bijoux. Maintenant que j'ai donné la dîme à la place, cela m'a coûté beaucoup plus cher et ma famille n'a pas du tout profité de tout l'argent que j'ai donné.

Il alla en discuter avec le Rav et lui demanda pourquoi il n'avait pas mentionné les deux ségoulot en même temps, afin que les auditeurs puissent décider laquelle ils préféraient. Le Rav a répondu : "Le roi David a déjà répondu à cette question!"

Il a ouvert un séfer de Téhilim et lui a montré le verset (49,17) qui dit : "Ne crains pas quand un homme devient riche, quand l'honneur de sa maison augmente. Car il n'emportera rien dans la mort. Sa gloire ne descendra pas après lui."
Il expliqua que cela signifiait qu'il ne fallait pas envier une personne qui devenait riche en "augmentant l'honneur de sa maison", c'est-à-dire en achetant des choses luxueuses pour sa femme (car le mot "maison" fait référence à la femme). Même s'il conserve la propriété des belles choses qu'il a achetées et que sa famille peut en profiter, ce plaisir n'est pas éternel. Il ne peut pas l'emporter avec lui lorsqu'il meurt.
D'autre part, si quelqu'un devient riche en donnant le maasser, il méritera la richesse dans ce monde et sera également récompensé dans le monde à Venir.