Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

L’allusion que la tsara’at soit blanche

+ Tazria - l'allusion que la tsara'at soit blanche :

-> Il est intéressant de noter que la (tâche de) tsara'at est blanche.
Le Zéra Shimshon s'interroge sur ce fait et demande : pourquoi ce qui résulte de la faute et rend une personne impure est-il blanc? Le blanc est la couleur qui symbolise la pureté et le pardon des fautes, comme on le voit lors de Yom Kippour. Pourquoi alors est-ce la couleur de la tsara'at?

Le Zéra Shimshon explique cela comme suit.
Le verset dit : "Ce sera en ce jour-là que la lumière ne sera ni vive ni faible" (Zé'haria 14,6).
La guémara (Pessa'him 50a) explique que dans le monde à Venir, ceux qui étaient très brillants dans ce monde seront sombres. Rachi explique que cela fait référence aux personnes respectées qui sont souvent riches mais pécheresses (fauteuses) ; bien que dans ce monde elles aient un statut et qu’elles s’en sortent bien (symbolisé par le mot "brillant"), dans le monde à venir elles ne seront pas respectées (sombre, obscurcie).
L’inverse est également vrai.
Ceux qui n’ont pas de statut particulier dans ce monde mais qui sont véritablement vertueux brilleront dans le monde à Venir.

Dans ce monde cependant, les justes (tsadikim) n’ont pas la vie facile. En effet, la guémara (Horayot 10b) dit : "Heureux les tsaddikim qui reçoivent dans ce monde ce que les réchaïm reçoivent dans le monde à Venir".
De même, la guémara (Kidouchin 39b) enseigne que celui qui a plus de mérites que de fautes semble être traité dans ce monde comme s’il avait brûlé toute la Torah.

Ainsi, lorsqu’une personne traverse des épreuves dans ce monde, symbolisé par les ténèbres (le sombre, l'obscur), c’est le signe que dans l’autre monde, cette personne connaîtra la lumière, que tout ira bien pour elle.
En revanche, lorsqu’une personne mène une vie agréable dans ce monde, symbolisé par la lumière, le monde à Venir sera sombre pour elle.
[évidemment, cela ne doit pas nous servir à juger les autres. ]

Yom Kippour fait exception à cette règle, car le jour de Yom Kippour lui-même est comme le monde à Venir, où le blanc représente effectivement la pureté et le pardon.

C’est pourquoi la couleur de la tsaara'at est le blanc. C’est pour faire comprendre à la personne qu’elle faute et que si elle continue ainsi, elle fera partie de ceux qui ont le blanc, la lumière, la clarté, ... dans ce monde et non dans celui à Venir.

A Pourim, nous cherchons à compléter le nom de quatre lettres d'Hachem (יהוה), qui a été séparé par Amalek.
Chacune des 4 mitsvot de Pourim (lecture de la Méguila, matanot laév'yonim, michloa'h manot, nichté vésim'ha) correspond à l'une des quatre lettres du nom d'Hachem.
Chaque année, nous faisons de notre mieux pour accomplir ces mitsvot aussi complètement que possible, unifiant ainsi de plus en plus le nom d'Hachem.
Finalement, une année viendra où nous achèverons l'unification du nom de Hachem et où nous ferons venir le machia'h.
[rav Moché Wolfson]

Le Créateur (Hachem) met une personne à l’épreuve afin de concrétiser (rendre réel) son potentiel.
[Ramban - sur Vayéra 22,1 - aval aménassé yitbara'h yétsavé bo léotsi adavar min akoa'h él apoal ]

"Sache que toutes les mitsvot (bonnes actions) que l'homme a accomplies ainsi que toute la Torah qu'il a étudiée lorsqu'il était encore un racha dans ce monde ajoutent de la force aux klipot (=forces du mal), jusqu'au moment où il se repent totalement et sincèrement, ce qui permet d'extraire toute cette sainteté"
[le Béer Hétev (dans son commentaire sur le Choulkhan Aroukh), au nom du Arizal ]

<--->

-> Nous apprenons à partir de là que celui qui se consacre à l'étude de la Torah et à l'accomplissement des mitsvot sans se repentir, certes il rassemble une force phénoménale de sainteté, mais qui va directement nourrir les forces du sitra a'hra (forces du mal), augmentant du même coup, considérablement, son emprise destructrice dans le monde, à D. ne plaise.

Qui a financé la construction du 2e Temple? Haman.
Et qui a donné cet argent? A'hachvéroch.
[Yalkout Chimoni - Téhilim 802]

<--->

-> Tout le festin au début du récit de la méguila avait pour but de célébrer le fait que le Temple n'avait pas été reconstruit (pensant que la date prévue de 70 ans était passée). Et même lorsqu'A'hachvéroch a fait comprendre qu'il souhaitait offrir jusqu'à la moitié de son royaume à sa bien-aimée Esther, il n'y a pas inclus le Temple dedans (Méguila 15b).
Et c'est précisément A'hachvéroch qui a donné l'argent d'Haman afin de pouvoir construire le Temple.

Ecouter la vraie mélodie de la vie

+ Ecouter la vraie mélodie de la vie :

-> Pour beaucoup d’entre nous, il est difficile de ne pas pouvoir écouter de musique pendant les 3 semaines (du 17 tamouz jusqu'au 9 Av). Cependant, c’est en réalité une occasion incroyable pour nous de découvrir notre propre nigoun intérieur, celui de la Torah et des mitsvot.
En vérité, il existe un chant spectaculaire de nékoudot tovot qui résonne à chaque minute de notre vie, mais comme il y a tant d’autres bruits en arrière-plan, nous ne parvenons pas à l’entendre. C’est pourquoi nous faisons aujourd’hui une pause dans toute forme de musique afin de découvrir ce doux chant de nos bonnes actions.
En effet, rabbi Nathan ( Likouté Halakhot - Hachkamat HaBoker 1) dit que ce chant est le chant de la Rédemption (guéoula), la mélodie du machia’h, auquel nous aspirons si profondément.
[rav Nissan David Kivak]

<--->

-> En réalité, il y a un nigoun (mélodie juive) spectaculaire qui résonne tout autour de nous (chaque juif).
Il y a un chant magnifique en toile de fond de nos vies, qui est un aspect du chant de l’avenir, lorsque la Providence d'Hachem se révélera de la manière la plus impressionnante qui soit.
Cette douce mélodie est composée de la lumière incroyable émanant de chacune de nos mitsvot et de nos bonnes actions.

Cependant, pour l’instant, ce chant est masqué par l'obscurité des lois de la nature, qui nous empêche de voir, d’entendre ou de ressentir quoi que ce soit de particulier dans notre avodat Hachem (libre arbitre oblige).
Néanmoins, lorsque nous renforçons notre émouna dans les enseignements des tsadikim qui mettent en lumière les "notes" spirituelles spectaculaires de nos mitsvot, nous pouvons commencer à entendre ce qui se passe réellement.
Et plus nous suivons cette voie, plus le nigoun devient clair, et plus nous commençons à vivre la bonne vie du monde à Venir.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,8 ]

L’aspiration ne doit pas retirer notre joie

-> Peu après que Rabbi Nathan soit venu voir Rabbi Na'hman de Breslev, celui-ci lui dit : "Un tout petit peu [d’avodat Hachem] est aussi bon".
La profonde sagesse de cette phrase simple a complètement changé la vie de Rabbi Nathan de Breslev, et elle peut changer la nôtre aussi.
Bien sûr, nous devons toujours aspirer à étudier beaucoup la Torah, à prier avec une kavana pure et à servir Hachem du mieux que nous pouvons. Mais nous ne pouvons pas laisser notre aspiration nous priver de la joie et de la satisfaction que nous devrions tirer de chaque bonne pensée, de chaque mot de sainteté et de chaque mitsva, même si nous n’atteignons pas nos objectifs ultimes.
[Avané'ha Barzel 65]

<--->

-> Le plus difficile dans le service d'Hachem, c’est en réalité que nous pensons que c’est si difficile. Nous croyons que pour plaire à Hachem, nous devons accomplir quelque chose qui dépasse nos capacités.
Cependant, lorsque nous prenons conscience de l’immense joie que nous procurons à Hachem à chaque bénédiction, prière, mitsva et parole de Torah, alors servir Hachem devient incroyablement facile et agréable.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,44 ]

-> Nous devrions apprécier la lumière extraordinaire de chaque petite chose que nous faisons pour servir Hachem et croire que ces bonnes actions sont comme de grandes étoiles brillantes.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Kriat HaTorah 6 ]

L’ange qui bloque nos prières sans kavana

-> Puisque la prière remplace les sacrifices, lorsqu’une personne prie, elle doit se considérer comme si elle était un Cohen officiant dans le Temple.
Par conséquent, tout comme les pensées du Cohen pouvaient invalider un sacrifice, cela s’applique également à ses prières.
Ce ne sont pas seulement les pensées pécheresses qui peuvent invalider une prière. Il est également interdit de penser à ses affaires commerciales et à d’autres préoccupations pendant la prière.
Le Zohar (Pékoudé 245b) dit qu’un ange veille à l’entrée de la chambre [au Ciel] où les prières pénètrent dans le monde Supérieur. Les prières souillées par des pensées superflues (étrangères) se voient refuser l’accès et flottent simplement dans le monde, jusqu’à ce qu’un autre ange les rassemble et les conserve dans la guéniza.

-> Le Zohar poursuit en expliquant qu’il est possible de rectifier toutes ces prières.
Lorsqu’on constate que nos prières ne sont pas exaucées et qu’on commence à faire téchouva sur notre manque de kavana ; lorsqu’on prend conscience qu’on a agi avec un grand manque de respect en s’adressant au D.ieu Grand, Puissant et Impressionnant sans réfléchir à ce qu’on disait, et qu’on décide de changer nos habitudes et de ne plus prier qu’avec kavana à l’avenir, ce même ange sort les prières conservées de la guéniza.
L'ange présente ces prières devant Hachem, en même temps que la toute première prière qu’on récite avec kavana, et elles forment une couronne avec toutes les autres prières du peuple juif.
C’est là une immense bonté d'Hachem, que l’on puisse rectifier toutes ses prières grâce à une seule prière récitée avec kavana.
[Kav haYachar 8]

Matanot la’Evyonim suite au machia’h

+ Matanot la'Evyonim suite au machia'h :

-> Le Rambam (Hilkhot Méguila 2,18) déclare qu'à l'avenir, après la venue du machia'h, nous ne commémorerons plus les malheurs et les sauvetages qui ont frappé le peuple juif.
Cependant, Pourim est une exception ; il ne sera jamais aboli, et nous continuerons à commémorer notre salut face à Haman, comme le dit la Méguila (Esther 9,28) : ces jours de Pourim ne doivent jamais cesser parmi les juifs, et leur souvenir ne doit pas disparaître de la mémoire de leurs descendants.

-> On a demandé au rav 'Haïm Kanievsky :
Il est dit (voir Shabbat 151b ; Rambam - Hilkhot Mélakhim 12,5) qu'après la venue du machia'h, personne ne manquera de quoi que ce soit sur le plan matériel.
Si tel est le cas, il n'y aura plus de pauvres ; comment accomplirons-nous la mitsva de Matanot La'Evyonim?
Le rav Kanievsky répondit :
"Afin de permettre à d'autres d'accomplir la mitsva, certaines personnes déclareront probablement que tous leurs biens sont sans propriétaire (hefker). Légalement, elles seront alors considérées comme pauvres, et d'autres pourront accomplir Matanot La'Evyonim en leur offrant des cadeaux.

Bien que donner un cadeau à une telle personne ne semble pas remplir l'objectif de Matanot La'Evyonim, qui est de donner des cadeaux à ceux qui en ont vraiment besoin, en vérité, chaque mitsva, même celles instituées par les Sages, a de nombreuses raisons, dont certaines nous sont connues et d'autres non.
Le but principal de Matanot La'Evyonim est en effet de nourrir les pauvres, mais il existe d'autres raisons, dont nous ne sommes pas conscients, qui peuvent être réalisées tant que nous respectons la lettre de la loi, par exemple en donnant de l'argent à quelqu'un qui a le statut légal de pauvre, même s'il n'est pas vraiment dans le besoin."

Jour le plus propice à nos délivrances

+ Jour le plus propice à nos délivrances :

-> Pourim est un moment propice pour redoubler d'efforts dans l'accomplissement des précieuses mitsvot de ben adam la'havéro. Beaucoup de gens ont trouvé le salut dans les domaines de la santé et des finances après avoir prié à Pourim.
Nos séfarim kabbalistiques affirment qu'à Pourim, une personne peut obtenir plus facilement son salut personnel qu'à tout autre moment de l'année.

La raison pour laquelle Pourim est un jour si propice au salut, est que c'est un moment où une personne peut se renforcer dans une mitsva spécifique très chère à Hachem : la mitsva d'aimer son prochain comme soi-même.
A Pourim, plus que lors de toute autre fête, nous recevons des mitsvot spécifiques entre juifs, à savoir les mitsvot de Michloa'h Manot et Matanot LaEvyonim (contrairement aux autres fêtes, où nous recevons des mitsvot ben adam la'Makom).
Pour atteindre le véritable objectif des mitsvot de Pourim, à savoir renforcer l'amitié, il faut envoyer des Michloa'h Manot à ceux avec qui on n'était pas particulièrement proche. De plus, si une relation est tendue, montrer à un ami qu'on tient à lui en lui envoyant des Michloa'h Manot pouvait permettre de réparer les liens qui s'étaient effilochés.
[rav Aharon Leib Steinman]