Aux délices de la Torah

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"La lecture de la Méguila a un double objectif : louer Hachem pour les grandes bontés dont Il nous a comblés pendant ces jours, et nous rappeler sans cesse que nous ne devons jamais abandonner l'espoir, ni baisser les bras, quoi qu'il nous arrive pendant les jours difficiles."
[Ktav Sofer - sur Esther 9,28]

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-> Pourim nous enseigne que non seulement Hachem est impliqué dans nos vies et se soucie de nous à tous égards, mais qu'Il organise, manipule et contrôle l'univers afin que Son peuple soit protégé et soutenu chaque fois qu'il a besoin de Lui.
Le rav Tsadok HaCohen de Lublin (Ressissé Layla 9) nous encourage à nous concentrer sur la hachga'ha pratit (providence Divine) d'Hachem dans nos vies (même dans les petites choses).
Plus nous éveillons en nous le fait qu'Hachem est si impliqué dans nos vies, bien que cela nous soit généralement complètement caché, plus cela est une source de grande consolation et de joie.

-> "Hachem, Tu as relevé mon âme du monde inférieur ; Tu m'as préservé ('hiyitani) de ma descente dans la fosse (miyardi bor)" (Téhilim 30,4).
Le Haflaah comprend que le roi David nous enseigne que notre 'hiyout, notre existence même, ne vient pas du fait d'avoir été élevé de la fosse, mais de la "descente dans la fosse elle-même". C'est la prise de conscience qu'Hachem est avec nous même dans les moments les plus difficiles; "Je suis avec toi dans ta douleur", qui nous procure la plus grande joie.
[rav Its'hak Zilberstein - Baé'hi Nafchi - Bamidbar - p.378 ]

-> "Nous serons comme des rêveurs. Alors nos bouches seront remplies de s'hok (rire)" (Téhilom 126,1-2).
L'Alter de Kelm explique que lorsque le machia'h viendra, toutes les souffrances des siècles passés sembleront être un rêve, toutes nos questions trouveront instantanément une réponse et nous serons en paix. C'est le rire ultime, celui qui rit de ce qui nous a autrefois fait pleurer.

Dans le cas de Pourim, toutes les machinations maléfiques d'Haman, qu'il a comploté, ont été réduites à néant, car c'était le plan d'Hachem de retourner chacun de ses complots à notre avantage.
C'est le s'hok de Pourim, tel que défini par vénahafo'h hou, le fait de renverser tous les événements et nous rappeler que même si nous pensons voir (on pensons comprendre ce qui se place), en réalité nous ne savons rien tant qu'Hachem ne nous ouvre pas les yeux.

Le rav Hutner (Pa'had Its'hak - Pourim - Inyan 9) considère également le s'hok (rire) de Pourim comme une capacité surnaturelle à transformer et à comprendre ce qui était jusqu'alors incompréhensible.
[cela doit nous aider à en venir à piocher dans ce rire ultime, même dans nos moments difficiles (tellement confiant et certain que cela finira pour le bien). ]

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+ Haman = nous faire croire qu'Hachem dort actuellement :

-> Le rav Yonatan David (Inyan 13) enseigne que Haman avait répandu la rumeur selon laquelle, bien que Hachem ait été autrefois puissant, actuellement Il était endormi et ne protégeait plus Son peuple (Méguila 13b).
Cela se base sur les mots "yechno am é'had" (Esther 3,8), qui signifient littéralement "il y a une nation", mais contiennent le mot yachèn, qui signifie "endormi".
Le rav David souligne que nos Sages nous enseignent que derrière le mot "yechno", qui implique la faiblesse ou l'abandon, il se cache le puissant antidote "yéch", qui proclame "mais Il (Hachem) est!".
La source de cette dracha est la déclaration de nos Sages (voir Rachi - Béchala'h 17,8) dit que l'attaque d'Amalek est survenue à la suite de notre moment de doute apparent : "Hachem est-il parmi nous ou non?", qui est formulé par le mot "hayéch" (est-il?)". ( הַיֵּשׁ ה' בְּקִרְבֵּנוּ אִם אָיִן)
L'incapacité du peuple juif à croire qu'Hachem est toujours avec nous a permis à Amalek de nous attaquer en nous raillant et en nous disant que nous avions été abandonnés (voir midrach Chémot raba 26,2).

Parfois, Hachem nous met à l'épreuve pour voir si notre foi est si forte que même lorsque nous sommes endormis dans notre émouna, notre foi transparaît (amour et confiance en Hachem).
Bien qu'à Réfidim, Amalek nous ait attaqués parce que nous nous étions affaiblis dans la Torah, nous avons quitté Refidim après avoir fait une téchouva complète (Rachi - Yitro 19,2).
Au moment de Pourim, Hachem nous a testés de la même manière. Le moment de la rédemption était arrivé, les 70 ans promis étaient écoulés, mais Amalek semblait ascendant. On aurait pu penser que Hachem était endormi (yachen).
Au lieu de cela, Mordé'haï et Esther ont enseigné au peuple juif qu'Hachem est yéch : Il est avec nous, comme toujours, surtout lorsque les choses semblent aller de mal en pis. Les dés sont jetés, le décret a été promulgué, et nous semblons perdus, mais nous sommes néanmoins des amoureux d'Hachem.

C'est là la plus grande source de notre joie de Pourim. Hachem est avec nous quand il y a de la lumière et surtout quand il y a des ténèbres. Il est le D. dont nous disons "lo yanoum vélo yichan" (Il ne dort jamais - Téhilim 121,4).
Même si nous sommes "ad délo yada" (au-delà de notre connaissance), que nous ne savons pas ce qui se passe ni pourquoi cela se passe, tout ce que nous devons savoir, c'est qu'Il sait et comprend (tout est 100 % sous contrôle dans Ses mains, pour notre bien).
C'est l'essence même de notre émouna et de notre bita'hon.

Talmidé ‘Hakhamim = des bâtisseurs

-> La guémara (Shabbat 114a) demande : pourquoi les Talmidé 'Hakhamim (érudits dans la Torah) sont-ils appelés "bâtisseurs"?
La guémara répond que c'est parce qu'ils participent à la construction du monde.

Le Zéra Shimshon (parachat Pékoudé) pose la question qui s’impose. Les Talmidé 'Hakhamim ne construisent rien. Si l’intention de la guémara est de dire que, d’un point de vue spirituel, ils permettent au monde de fonctionner grâce au mérite de leur étude de la Torah, la guémara aurait dû dire qu’ils soutiennent et fortifient spirituellement l’existence physique du monde? Cela aurait été une description plus claire de ce que font les Talmidé 'Hakhamim?

Le Zéra Shimshon explique la guémara d’une manière étonnante.
La guémara (Méguila 29a) dit que lorsque le machia'h viendra, tous les lieux d’étude de la Torah et de prière seront transférés en terre d'Israël.
Ainsi, chaque endroit où un Talmid 'Hakham s’est assis et a étudié sera ajouté à l’infrastructure de la terre d'Israël. Par conséquent, la guémara ne fait pas seulement référence aux 'Hakhamim en tant que bâtisseurs au sens spirituel, mais aussi au sens physique, matériel.

Le lachon ara un danger mortel

+ Métsora - Tsara'at : le lachon ara un danger mortel :

-> Le midrach (Vayikra raba 16,2) rapporte l'histoire bien connue d'un colporteur qui proclamait vendre le "remède de vie". Rabbi Yanaï s'approcha de lui et lui demanda d'en acheter. Le colporteur lui répondit en lui montrant le verset qui dit : "Celui qui désire la vie, ..., garde sa langue de dire du mal" (mi a'ich é'hafets 'haïm ... nétsor léchonékha méra - Téhilim 34,13-14).
Rabbi Yanaï dit que jusqu’à ce que ce colporteur lui explique ce verset, il ne l’avait jamais pleinement compris.

Le Zéra Shimshon pose la question évidente : qu’y avait-il de si difficile à comprendre dans ce verset? Et qu’a expliqué le colporteur à Rabbi Yanaï?

Le Zéra Shimshon explique que Rabbi Yanaï était troublé par un autre verset. Le verset dit : "Celui qui surveille sa bouche et sa langue se préserve de la souffrance de son âme" (chomer piv oulchono, chomer mitsarot nafcho - Michlé 1,23).
Le midrach (Tan'houma - Métsora 2) dit que ce verset ne doit pas être lu comme "צרת נפשו", la souffrance de son âme, mais plutôt comme "צרעת נפשו", de la tsara'at qui affligera son âme.

Rabbi Yanaï était troublé par le fait que le verset devrait en réalité dire qu’en surveillant sa bouche, on se protège de la tsara'at de son corps, et non de son âme, puisque c’est le corps qui est affligé par la tsara'at?

Le Zéra Shimshon explique que le colporteur a répondu à la question de Rabbi Yanaï lorsqu’il a annoncé : "Qui désire la vie?"
Lorsque Rabbi Yanaï a entendu cela, il a compris que la tsara'at n’est pas seulement une affliction du corps, mais qu’elle constitue également un danger pour la vie.

Tout d’abord, la guémara (Nédarim 64) enseigne qu’une personne atteinte de tsara'at est considérée comme morte.
Le Zera Shimshon explique en outre que le Targoum traduit le mot tsara'at par סגירו (sag'rou), ce qui signifie "exclu". En effet, une personne atteinte de tsara'at est coupée de toute influence spirituelle qui donne la vie à un individu. Ainsi, sa vie même est en danger.

C'est le sens du verset : "La vie et la mort sont entre les mains de la langue" (a'haïm véamavét béyad halachon - Michlé 18,21). Ce verset est généralement compris comme signifiant que par de simples mots, on peut influencer la vie d'autrui.
Cependant, le Zéra Shimshon explique que le verset enseigne également que celui qui tient des propos de lachon Hara met lui-même sa propre vie en danger.

C'est la leçon que Rabbi Yanaï a tirée du colporteur, lorsqu’il l’a entendu demander : "Qui veut la vie?".

De même, il comprenait désormais le verset qui dit : "Celui qui surveille sa bouche et sa langue se préserve de la souffrance de son âme", plutôt que de la souffrance de son corps.
D'après ce qui précède, la tsara'at (affection provenant du lachon ara) est en effet une souffrance de l'âme et pas seulement une souffrance du corps, puisque la tsara'at met en danger l'âme même de la personne.

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=> la tsara'at, qui est le résultat du lachon ara, n'affecte pas seulement le corps, elle est également quasi-mortel pour l'âme.

Nos fautes donnent du pouvoir à nos ennemis

+ Nos fautes donnent du pouvoir à nos ennemis :

"Et je vous séparerai des nations pour que vous soyez à Moi" (Kédochim 20,26)

-> À propos de ce verset, le Torat Kohanim dit : Hachem déclare (concernant le peuple juif) : "Si vous vous séparez des nations du monde (de leurs manières de se conduire), alors vous serez à Moi. Cependant, si vous ne le faites pas, vous appartiendrez à Névou'hadnétzar et à ses amis."

-> Le Zéra Shimshon explique ce midrach de la manière suivante.
Le verset dit : "Ses persécuteurs (du peuple juif) se sont élevés au sommet (sont devenus des dirigeants)" (Eikha 1,5).

Les Mékoubalim expliquent que, naturellement, un juif est enraciné du côté de la sainteté. Cependant, lorsqu’il faute, les forces de la sainteté se séparent de lui et il est envahi par les forces de l’impureté.
Néanmoins, comme un juif possède toujours certains mérites et bonnes actions, quel que soit son degré de faute, il reste toujours en lui un certain degré de sainteté.
Cela met en colère cette partie particulière de la sainteté qui est essentiellement piégée dans le fauteur, désormais impur en raison de ses nombreuses fautes.

Les dirigeants non juifs, eux aussi, possèdent une sorte d’étincelle qui provient du côté de la sainteté. C’est ainsi qu’ils peuvent devenir les puissants dirigeants qu’ils sont, puisque l’impureté elle-même n’a pas d’existence réelle.
C’est uniquement parce qu’ils possèdent un certain degré de sainteté (capturée), bien que dans une faible mesure.

C’est pourquoi nous sommes tenus de prononcer la bénédiction "qui a accordé de Sa gloire à la chair et au sang", en voyant un dirigeant non juif, car ils possèdent en effet une faible mesure de sainteté (qui leur a été accordée pour leur permettre de fonctionner, ou qu’ils ont capturée en raison des fautes du peuple juif).

C'est également pour cette raison qu'Its'hak aimait Essav, car celui-ci possédait de la sainteté, et que Yaakov s'efforçait toujours d'éveiller en lui cette étincelle de sainteté.
C'est aussi la raison pour laquelle la tête d'Essav fut enterrée dans la grotte de Makhpéla, car c'est là qu'il possédait les étincelles de sainteté.

Lorsque le juif ou le peuple juif faute, la sainteté qui demeure en lui désire se venger de lui ou d’eux pour l’avoir séparée du reste du côté de la sainteté. Pour ce faire, elle s’unit aux étincelles de sainteté qui existent chez les dirigeants non juifs, leur donnant ainsi plus de pouvoir sur le peuple juif, et ceux-ci peuvent alors persécuter le peuple juif.

C'est ainsi que le Zéra Shimshon explique le sens du midrach qui dit que Hachem déclare : "Si vous vous séparez des nations du monde (de leurs manières de se conduire), alors vous serez à moi. Cependant, si vous ne le faites pas, vous appartiendrez à Névouchadnétzar et à ses amis."

En effet, si nous observons la Torah, nous appartenons à Hachem.
Cependant, si nous ne le faisons pas, nous donnons aux dirigeants non juifs, les Névoucadnétsar et ses amis, le pouvoir de régner sur nous.

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=> en fautant, nous donnons en réalité le pouvoir aux dirigeants non juifs d’exercer leur autorité sur nous. Cela se produit parce que les fautes torturent notre âme au point qu’elle s’unit aux éléments de sainteté que l’on trouve même chez nos ennemis, afin de se venger de nous pour nos fautes.

"C’est par Ta bonté que Tu as conduit le peuple que Tu as délivré ; Tu l’as conduit par Ta puissance vers Ta demeure sainte" (Béchala'h 15,13).

-> Les juifs ont eu le mérite d’atteindre le niveau de la prophétie lors du passage de la mer Rouge.
La question se pose alors : la prophétie ne pouvant être vécue qu’en terre d’Israël, comment les juifs ont-ils pu faire l’expérience de la prophétie au bord de la mer?

Hachem a accompli un miracle et ils ont pu voir depuis l’endroit où ils se trouvaient jusqu’en Israël, et de là, leurs prières sont montées vers le ciel.
Comme l’écrit la guémara (Béra'hot 30a) : "Celui qui se tient en prière dans la Diaspora doit tourner son cœur vers la terre d'Israël, comme il est dit : "Et ils Te prieront depuis leur terre que Tu as donnée à leurs pères" (Divré Hayamim II 6,38)".

Telle est l’interprétation du verset : "Tu les as conduits par Ta puissance vers Ta demeure sainte", ce qui signifie que les Juifs ont pu, miraculeusement, voir le Temple alors qu’ils se trouvaient à la mer Rouge.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yehonatan ]

La Torah = plus indispensable que l’oxygène

+ La Torah = plus indispensable que l'oxygène :

-> La montagne sur laquelle fut donnée la Torah s'appelle le mont Sinaï (סני) au nom des miracles (נסים - nissim) qu'ont vécus le peuple d'Israël. [guémara Shabbath 89a]

-> Le Ben Ich 'Haï (Ben Yéhoyada) explique ce passage talmudique au nom du Arizal :
en effet, un des grands miracles dont bénéficia le peuple d'Israël au mont Sinaï fut qu'au moment du don de la Torah, l'espace où se tenait le peuple se vida de son air et de l'oxygène qu'il contenait.
D'après les lois de la nature, il est impossible de survivre dans de telles conditions ne serait-ce que quelques instants.
Le Ben Ich Haï explique que le peuple d'Israël se tenait debout face au mont Sinaï sans oxygène de façon miraculeuse.

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-> Si tu considères la Torah comme l’air que tu respires, tu finiras par oublier les difficultés. Tu percevras ainsi la Torah comme une perfusion qui te maintient en vie.
[rav Yossef Shalom Eliyachiv]

-> "La Torah est l’oxygène du monde, ainsi qu’il est dit : "Si ce n’était pour Mon alliance jour et nuit, Je n’aurais pas placé de lois au ciel et à la terre"(Yirmiyahou 33,25) = le monde ne peut pas subsister sans Torah ...
Non seulement l’étude de la Torah fait subsister le monde, mais plus l’étude est étendue plus l’existence du monde est forte, et avec une plus grande abondance ... par conséquent, combien un ben Torah doit se réjouir!
Imaginons qu’un homme voie quelqu’un qui s’est évanoui et a perdu la respiration, il est proche de la mort, et il se dépêche de lui insuffler une respiration et de le ramener à la vie, combien il se réjouirait de cette grande mitsva que Hachem a mis sur son chemin!
Et combien sa joie sera grande s’il sauve tout un groupe de personnes, et s’il provoque le salut du monde entier!"
[rav Ben Tsion Abba Chaoul - Ohr léTsion - 'Hokhma ouMoussar]

-> La guémara (Béra'hot 61b) compare les juifs aux poissons dans l'eau, qui ne peuvent pas survivre en dehors de son habitat.
Nos Sages de conclure : "De même, la Torah est notre source de vie et peut nous sauver. Sans elle, nous allons certainement mourir."
Un juif ne peut pas survivre spirituellement sans Torah.

-> De même que puisque l'oxygène est si vital constamment, c'est pourquoi Hachem a rempli le monde d'air. Il en est ainsi de la foi. Le juif peut trouver de quoi fortifier sa foi et développer sa confiance en Hachem constamment.
[rav Yé'hezkel Levinstein]

-> Le rav Barou'h Ber Lévowitz écoutait un jour un cours sur l'importance de l'étude de la Torah. L'orateur comparait la Torah à de l'oxygène, disant que l'on ne peut pas vivre sans elle.
Le rav Barou'h Ber, cependant, se leva et annonça que les mots du rav devaient être corrigés.
Il dit : "l'oxygène aide les gens à vivre, mais la Torah c'est la vie elle-même."

->"Ne placez pas votre confiance [en l'homme] ... son souffle se retire de lui, il rentre dans sa poussière" (Téhilim 146,3-5).
Le Ménorat haMaor explique : on ne doit pas compter sur l'homme qui ne peut vivre que grâce à l'oxygène qui circule dans tout son corps. Mais plutôt il faut compter sur Celui qui injecte la vie en lui, car Il est le Seul qui compte.

[c'est par les narines que D. a introduit la vie dans le corps du 1er homme (cf. Béréchit 2,7), et c'est par elles qu'Il continue à insuffler l'oxygène vital à ses descendants.]

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+ 37°C : une bonne température ...

Nous savons que le corps humain ne peut se maintenir parfaitement en vie qu'à 37°C.
Ceci peut s'expliquer de la façon suivante.

37 : est la valeur numérique de : "ével" (l'air, l'oxygène -> הבל).
L'oxygène est ce qui est nécessaire au corps pour vivre.

Or, nous pouvons remarquer que "ével" (הבל), est composé des lettres : "lév" (le cœur - לב) et "hé" (l'un des noms de D. - ה).

=> Ceci signifie que lorsque l'on fait fonctionner son cœur (לב) selon la volonté de D. (ה), c'est-à-dire lorsque l'on associe D. au cœur (ה au לב), on obtient alors : "ével" (הבל) : le souffle, l'oxygène.
==> On obtient la bonne température : 37°C, on obtient la vie!!

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+ Nécessité du Michkan :

-> Le Séfer ha'Hinoukh (mitsva 95) dit à ce sujet : "Nous avons l'obligation de construire un lieu qui est pur et propre au plus au degré de pureté spirituelle, afin de purifier les pensées des personnes et de parfaire leur cœur vers Hachem".

-> Le Sforno (Ki Tissa 31,18) écrit que si le peuple juif n'avait pas servi le Veau d'or, alors il n'y aurait eu aucune nécessité de construire un Michkan.
Les conséquences de cette faute ont tellement fait descendre le niveau des gens, qu'il était alors nécessaire d'avoir une "tente d'oxygène" spéciale afin de pouvoir respirer (spirituellement parlant), et c'était le : Michkan!

=> Nous devons établir des Michkan pour Hachem : notre maison, nos écoles juives, nos synagogues, ... et les remplir de pureté, en y respirant un air pur de Torah sans les pollutions extérieures de ce monde. Grâce à cela, nous pourrons être spirituellement en vie!

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+ L'oxygène en terre d'Israël :

-> Rabbi Yéhouda haLévi écrit : "Revigorant pour les âmes est l'air de Ta Terre" ('hayé néchamot, avir artsé'h).
Le simple fait de respirer l'air de la terre d'Israël imprègne l'âme de propriétés vivifiantes.
L'air d'Israël infuse de la sainteté, permettant à une personne de vivre une existence spirituelle.

Dans son Séfer Kouzari, rabbi Yéhouda haLévi développe beaucoup le concept que l'air de la terre d'Israël soutient l'âme.
Tout comme le corps a besoin d'oxygène, l'âme a besoin d'un air spirituel délicat et raffiné.
En terre d'Israël, lorsqu'une personne inhale une bouffée d'air, elle respire une substance spirituellement puissante. L'atmosphère d'Israël est imprégnée de roua'h haKodech (esprit saint).

Etre tsadik = préserver sa brit

+ Etre tsadik = préserver sa brit :

"Yaakov envoya des messagers (des anges) devant lui (léfanav) à Essav, son frère" (Vayichla'h 32,4)

-> Le mot "léfanav" (devant lui) semble superflu. Pourquoi est-il nécessaire?

On pourrait l’expliquer ainsi :
Les hauts niveaux spirituels des tsadikim s’acquièrent grâce à leur respect de l’alliance de la brit mila, comme l’explique Rabbi Shimon bar Yo'haï (dans le Zohar - Vol.I, 94a).
Yaakov Avinou a été exemplaire dans la garde de cette alliance, car c’est lui qui est décrit comme "son lit était pur". C’est pourquoi il a mérité que tous ses enfants soient des tsadikim et il a atteint un niveau si élevé que même les anges le servaient.
[...]

"Yaakov envoya des anges" = Yaakov envoya les anges d'Hachem comme messagers. Vous pourriez vous demander : "Comment Yaakov a-t-il atteint un tel niveau que les anges le servaient?"
La réponse se trouve dans le terme "léfanav" (devant lui - litt. en face de lui], car il protégeait le signe de la brit mila qui se trouvait devant lui. C’est ainsi que Yaakov a atteint un tel niveau.
[...]

Le plus grand pouvoir que la sitra a'hara (force du mal) exerce sur un tsadik réside dans le signe de la brit, en y causant une souillure, car c’est la garde de la brit qui définit une personne comme un tsadik.
Par exemple, en Égypte, la sitra a'hara a poursuivi Yossef et a tenté de souiller sa brit. Mais Yossef, avec l’aide d'Hachem, a maîtrisé son désir, est resté sans défaut (à ce sujet), et de ce fait, a été appelé Yossef le tsadik.

Avec Yaakov aussi, la sitra a'hara a tenté de souiller le signe de sa brit, mais a échoué. C’est le mérite d’avoir préservé cette alliance qui a protégé Yaakov et lui a permis de vaincre l’ange.
Il est écrit : "Yaakov étant resté seul, un homme lutta (vayéavék - וַיֵּאָבֵק) avec lui, jusqu'au lever de l'aube" (Vayichla'h 32,25). Cela indique la bataille entre Yaakov et l'ange d'Essav, avec selon Rachi le terme "vayéavék" (וַיֵּאָבֵק) qui est lié à "avak" (אָבָק - poussière), car ils faisaient jaillir, par leurs mouvements, de la poussière sous leurs pieds.
La Torah utilise le terme אָבָק car c'est l'acronyme de : אות ברית קדש (ot bérit kodech - le signe de l’alliance sacrée).
Cela nous indique ce que l’ange avait l’intention de faire : entacher le signe de la brit.
De plus, cela nous indique comment Yaakov l’a vaincu : précisément en préservant sa brit.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - ]

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[la brit d'un juif est le yessod (fondement) sur lequel repose toute sa judaïcité, sa spiritualité. D'où l'importance de la préserver autant que possible. ]

Pourquoi étions-nous si pressés de sortir d’Egypte?

+ Pourquoi étions-nous si pressés de sortir d'Egypte? (selon le rav Elyachiv)

-> La raison pour laquelle nous mangeons de la matsa le soir du Séder est déclarée ici dans la Haggada :
"Nous mangeons de la matsa pour commémorer le fait que la pâte de nos pères n'eut pas le temps de lever avant que le Roi des rois, le Saint, béni soit-Il, Se révéla à eux et les délivra".

La Baal Haggada cite le verset:
"Ils firent cuire la pâte qu'ils avaient apportée d'Égypte en pain azyme, car elle n'avait pas fermenté parce que, repoussés de l'Égypte, ils n'avaient pu attendre et ne s'étaient pas munis d'autres provisions" (Bo 12,39).

Ainsi, nous avons quitté l'Égypte en toute hâte, et la pâte n'eut pas le temps de lever. La question que soulève le rav Shlomo Elyachiv (Léchem chévo véAkhlaman), est de savoir pourquoi les membres du peuple juif durent quitter l'Égypte en toute hâte; pourquoi cette nécessité de se précipiter?

L'enseignement du Arizal est bien connu : le peuple d'Israël était descendu au 49e niveau d'impureté, et s'il était resté en Égypte un moment de plus, il serait tombé au point de non-retour. S'ils avaient disposé du temps nécessaire pour sombrer au 50e niveau d'impureté, ils auraient été piégés en Égypte.

Cet enseignement est devenu un principe accepté de la compréhension traditionnelle de la sortie d'Egypte. Cependant, le rav Elyachiv maintient qu'il ne peut être pris pour argent comptant. En effet, bien que le peuple juif eût effectivement chuté spirituellement, cette descente dans l'impureté s'arrêta lorsque les plaies débutèrent et que la servitude prit fin.
Une fois le processus de délivrance entamé, les Bné Israël ne furent plus soumis aux forces de l'impureté, qui commencèrent à décliner.

La Torah rapporte que lorsque le peuple juif quitta l'Egypte "yé'hérats kélev léchono" (même les chiens se turent - voir Bo 11,7). Cela reflétait le fait que les forces du mal avaient totalement disparu.
La puissance de la Révélation Divine était devenue si écrasante que les forces du mal furent maîtrisées de manière complexe.

Le peuple juif ne risquait plus d'être entraîné plus loin dans l'abîme spirituel, alors pour quelle raison dut-il se hâter de quitter l'Égypte? Pourquoi n'avoir pas pu attendre que leur pâte lève, moment auquel ils auraient pu faire cuire leur pain habituel?

-> Dans un revirement incroyable, le rav Shlomo Elyachiv explique que la raison pour laquelle le peuple juif ne pouvait rester en Égypte un instant de plus est que si tel avait été le cas, les forces du mal auraient été si totalement éradiquées qu'elles auraient éliminé la possibilité du libre arbitre.
La Révélation Divine à laquelle le peuple juif put accéder dans les jours précédant la sortie d'Égypte était si impressionnante et le niveau de sainteté auquel il fut propulsé était si élevé que si le peuple juif était resté là un instant de plus, les puissances du mal auraient été complètement vaincues.

En l'absence de celles-ci, le libre arbitre ne serait plus possible.
Comme le temps de la rectification Finale (tikoun haAkharon), n'était pas encore arrivé, et que Hachem souhaitait que l'homme continue à lutter entre le bien et le mal, Il jugea bon que nous soyons déplacés immédiatement.

La Torah déclare : "L'Egypte s'imposa au peuple avec force, en se hâtant de le repousser du pays, car ils disaient : "Nous périssons tous" (koulanou métim)." (Bo 12,33).
Le rav Elyachiv explique que leur inquiétude, "koulanou métim", de tous périr, n'était pas due au fait qu'ils se souciaient de mourir physiquement. Ils craignaient que si le peuple juif restait en Egypte, cela provoquerait la chute de toute l'impureté existant en Egypte. Ce pays étant l'épicentre du mal, cela signifierait en réalité l'éradication mondiale de tout mal et de toute impureté.

En conséquence, selon le rav Elyachiv, nous ne pouvions pas retarder notre départ de l'Égypte, car cela nous aurait catapultés à un niveau que le temps n'était pas encore venu pour le peuple juif d'atteindre.

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-> cela éclaire le fait que d'un côté cette génération a pu atteindre le 49e niveau d'impureté et que selon le Zohar : "il n'y aura jamais de génération comme celle de la sortie d'Egypte jusqu'à la venue du machia'h".
[ainsi quelque soit soit la bassesse de notre niveau spirituel, même si on est descendu au plus bas, à l'image de la génération en Egypte, nous pouvons très rapidement atteindre des sommets spirituels (au point qu'elle a du sortir rapidement d'Egypte tellement elle avait fait disparaître toute impureté).]

-> L'instruction de croire en la délivrance d'Egypte implique de croire et d'aspirer à la Délivrance Finale (guéoula), avec la venue du machia'h.
[Smak - mitsva aléf]

Yom Kippour – la puissance de la téchouva en tant que communauté

+ Yom Kippour - la puissance de la téchouva en tant que communauté :

"Car en ce jour-là, Hachem vous pardonnera et vous purifiera de toutes vos fautes ; devant Hachem, vous serez purifiés" (A'haré Mot 16,30)

-> Le Zéra Shimshon fait remarquer que ce verset semble répétitif. Le verset dit que le jour de Yom Kippour, Hachem nous pardonnera nos fautes. Pourquoi alors le verset doit-il ajouter que nous serons également purifiés de nos fautes? Quelle est la différence entre être pardonné pour nos fautes et en être purifié?
De même, le verset semble répéter cela à la fin en disant : "devant Hachem, vous serez purifiés" ?

Enfin, pourquoi le verset doit-il insister sur le mot "de toutes" vos fautes? Le verset aurait pu simplement dire : "Hachem vous pardonnera, ..., de vos fautes", ce qui, sauf indication contraire, impliquerait que toutes nos fautes seraient pardonnées?

-> Le Zéra Shimshon répond à ces questions comme suit.
La Torah nous impose d’affliger notre corps en jeûnant à Yom Kippour, ainsi que de nous abstenir de tout travail. Le Zéra Shimshon explique que la raison en est d’atteindre le plus haut niveau de pardon.

La guémara (Yoma 86b) enseigne que si une personne fait téchouva par crainte d'Hachem, ses fautes sont classées comme des fautes accidentelles.
Cependant, si l’on se repent par amour pour Hachem, alors ses fautes deviennent des mérites.

En jeûnant et en affligeant son corps, les sentiments de remords et de repentance ressentis sont des sentiments de crainte. Cependant, en s’abstenant de tout travail et en consacrant une journée entière à montrer notre remords à Hachem, il s’agit là de téchouva par amour.

Le Alchikh hakadoch (Téhilim 32,1) dit que pour une faute commise volontairement et en toute connaissance de cause, cette faute ne peut jamais devenir un mérite, même si l’on se repent avec amour.

Le Zéra Shimshon dit que les paroles du Alchikh ne sont vraies que si l’on fait téchouva seul ; cependant, si la congrégation (communauté) fait téchouva ensemble, alors même une faute commise volontairement et intentionnellement peut devenir un mérite par la téchouva.
[voir Yoma 86b, qui établit une distinction entre la puissance de la téchouva faite par une seule personne et celle faite par la congrégation, celle de la congrégation étant plus grande. ]

C'est ainsi que le Zéra Shimshon explique le verset.
Tout d'abord, le verset dit que le jour de Yom Kippour, Hachem pardonnera nos fautes. Cela fait référence à la téchouva faite par crainte. Ce type de téchouva nous accorde le pardon de nos fautes.

Cependant, le verset poursuit : Hachem nous purifiera, car à Yom Kippour, la téchouva est faite par amour. Ainsi, la téchouva n’apporte pas seulement le pardon, mais elle apporte également la pureté à la personne, puisque ses fautes deviennent désormais des mérites.

Le verset insiste ensuite sur le mot "toutes" vos fautes. En effet, le jour de Yom Kippour, tout le monde est réuni dans la téchouva (repentance) s’appuie sur la force de la congrégation ; par conséquent, "toutes" les fautes peuvent se transformer en mérites, même ceux initialement commis avec une malveillance intentionnelle.

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=> la puissance de la téchouva à Yom Kippour, en commun avec toute la congrégation (communauté), peut apporter des niveaux de pardon inatteignables lorsque l'on se repent seul.

Il est étonnant qu’Avraham ait tout risqué pour partir en guerre et sauver Lot. Malgré le fait que Lot était un racha, Avraham a vu en lui une étincelle de lumière pure et éclatante, la lumière du roi David et du machia'h qui descendraient de Lot.

Nous voyons là un exemple de l’enseignement fondamental de rabbi Na'hman, qui consiste à rechercher les qualités chez les autres, peut importe à quel point ils ont pu chuter (spirituellement).
Même si elle est peut-être très bien dissimulée, il y a une étincelle du machia'h dans chaque juif.
De même, nous devrions chercher de toutes nos forces à trouver le bien en nous-mêmes, même si nous avons commis de très graves fautes, erreurs.
Peut-être que la seule bonne intention que nous ayons, malgré tous nos faues, fera la différence et apportera la guéoula ultime, rapidement et de notre vivant, amen!
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I,282 ]