Aux délices de la Torah

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La prière

+ La prière (par rabbi Na'hman de Breslev) :

-> L'arme principale de l'homme d'Israël est la prière ; et toutes les guerres que l'homme doit remporter, qu'il s'agisse du combat engagé contre le mauvais penchant, ou des autres batailles contre les dresseurs d'obstacles et les opposants, tout se fait grâce à la prière, et c'est de là que vient toute sa vitalité.
C'est pourquoi celui qui veut parvenir vraiment à la sainteté d'Israël doit multiplier les prières, les requêtes, les conversations entre lui et son Créateur, car il s'agit de l'arme essentielle pour remporter la guerre.
[Likouté Moharan - Torah 2,2]

-> L'union et l'attachement à D. se font principalement grâce à la prière, car celle-ci est une porte par laquelle on entre chez D., et c'est de là qu'on Le connait.
[Likouté Moharan - 2e Tome - Torah 84]

-> Grâce à la prière, on change la nature, on soumet et on supprime les hérétiques et les réchaïm.
[Likouté Moharan - Torah 216]

-> Grâce à la prière, l'individu pourra modifier son Mazal.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Tout celui qui se renforce dans la prière ici-bas, ses détracteurs là-Haut ne pourront pas l'accuser.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Un homme devra toujours invoquer la miséricorde divine, afin que tous le renforcent, et que les anges de service appuient sa requête de clémence, et qu'il n'ait pas d'accusateur là-Haut.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Grâce à la prière qu'Israël exécute, il prend pour lui la force et le pouvoir, car par la prière il annule Ses décrets, et Israël porte alors le nom de 'Puissant'.
[Likouté Moharan - 2e Tome - Torah 2,4]

-> Le cri vers D. conviendra, autant avant la promulgation d'un décret qu'après.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Trois choses font perdre la prière :
1°/ "Ne méprise aucun homme", il s'agit de ne pas mépriser qui que ce soit ; quand on n'est pas attentif sur ce point, la qualité de la prière s'en ressent.
2°/ L'altération de la foi, celle-ci n'étant pas parfaite, ce qui correspond à l'idolâtrie.
3°/ Le dommage occasionné à l'Alliance (la brit).
[Likouté Moharan - 2e Tome - Torah 10]

-> Si tu n'es pas en paix avec les autres, ta prière ne sera pas agréée.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Celui qui ne tient pas rigueur aux autres, sa prière sera agréée.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Par le fait que tu gardes le silence lorsqu'on t'insulte, tu mériteras que Hachem réponde à ta demande.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> A cause d'un vol ou d'une honte qu'il aurait infligé à autrui, la prière de l'individu ne sera pas écoutée.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Celui qui respecte l'adage : "Que le bien d'autrui te soit aussi précieux que le tien" (Pirké Avot 2,12), méritera de prier avec ferveur.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> La prière sera plus importante que les bonnes actions et les sacrifices.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Pour chaque demande, qu'elle soit grande ou petite, prie.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Un homme devra toujours prévenir par sa prière, les ennuis à venir.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Parfois, la maladie est encore au stade latent dans l'homme et elle n'apparaît pas de façon visible, aucun docteur n'étant alors capable de la guérir ; mais quand l'homme accède à la prière, il peut guérir même quand les symptômes ne sont pas encore apparus, et il n'en viendra pas au stade de maladie déclarée.
[Likouté Moharan - 2e Tome - Torah 1,11]

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-> Hachem désire ardemment les prières d'Israël, et lorsqu'il prie devant Lui, il comble Son désir, et Il en conçoit du plaisir.
[Likouté Moharan - Torah 15,5]

-> Si l'homme multiplie la prière et l'hitbodédout pendant des jours et de nombreuses années, et en dépit de cela, il constate de lui-même qu'il est encore très loin de D., il a l'impression que D. dissimule Sa Face de lui, qu'il ne se trompe pas en pensant que D. n'entend absolument pas ses prières et ses conversations, mais il croira seulement avec une foi parfaite que D. entend, écoute et prête attention à chaque parole de chaque prière, supplication et conversation qu'il tient, et il n'y a aucune parole de perdue ; seulement, chaque parole créé une empreinte en haut, petit à petit, et éveille Sa bienveillance à chaque fois.
[Likouté Moharan - Torah 2,6]

-> Celui qui a l'intention d'implorer Hachem, trouvera [déjà] grâce à Ses yeux.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Dès qu'un homme envisagera de revenir vers D., on agréera sa prière, même s'il n'a pas encore agi en ce sens.
[Séfer haMidot - Téchouva]

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-> Celui qui prie pour autrui alors qu'il éprouve le même besoin, sera exaucé le premier.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Celui qui prie en faveur de son prochain, Hachem doublera le bienfait qui lui était réservé.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> La prière d'un autre aura plus d'effet que celle de la personne concernée, et même un tsadik aura besoin de la prière des autres.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Lorsque tu voudras élever ta prière, prie pour [le salut du peuple d'] Israël.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Celui qui plaide en faveur d'Israël, éveillera une délivrance dont il sera l'artisan [responsable].
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Celui qui ne prie pas pour soulager la souffrance d'Israël, sera qualifié de pécheur.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Celui qui prie en faveur d'Israël, Hachem lui pardonnera toutes ses fautes.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Celui qui implore la miséricorde divine pour les gens de sa génération, méritera que lui soit révélée la Présence Divine.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Tout celui qui compatit aux souffrances [du peuple] d'Israël et prie pour leur délivrance, même s'il émet des critiques à l'encontre du Ciel, il ne sera pas châtié.
[Séfer haMidot - Téfila]

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-> C'est grâce à a joie que ta prière pénètrera jusque dans le palais du Roi.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Une prière dite avec joie sera douce et agréable auprès d'Hachem.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Celui qui prie avec joie, Hachem lui prodiguera des honneurs et réprimera ceux qui l'oppressent.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> L'homme fera semblant de se réchauffer et d'embraser son cœur dans les paroles de la prière, et grâce à cela, il méritera vraiment un réchauffement du cœur de sainteté, pour prier avec son cœur dans une grande ardeur.
[Likouté Moharan - Si'hot haRan 74-75]

-> Grâce au battement des mains durant la prière, les jugements sont adoucis, et grâce à cela on échappe à l'oubli ; cette pratique annule aussi les querelles.
[Likouté Moharan - Torah 46]

-> Pendant la prière, l'individu devra tendre ses mains, comme pour recevoir quelque chose.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Celui qui prie dans une synagogue, sera considéré comme s'il présentait une [offrande] Min'ha pure.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Hachem se trouvera [constamment] dans la synagogue.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Ce sera une mitsva de porter des vêtements honorables au moment de la prière.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> L'essentiel de la perfection de la prière réside dans la vérité ; on parvient à cela grâce à la louange et au remerciement adressé à D., ainsi qu'à l'étude des lois, qui sont les principaux délices du monde à venir.
[Likouté Moharan - 2e Tome - Torah 2,1-2-4]

-> Le Shabbath et le Roch 'Hodech seront particulièrement propices à l'élévation de la prière.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> On doit prélever la tsédaka avant la prière, et grâce à cela on est sauvé des pensées étrangères dans la prière.
[Likouté Moharan - Torah 2,4]

-> Si l'individu donne la tsédaka avec ses 2 mains, sa prière sera écoutée.
[Séfer haMidot - Téfila]

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+ Prière & Torah :

-> La Torah et la prière se renforcent et s'éclairent mutuellement, c'est pourquoi on doit précisément s'occuper de ces 2 dévotions.
[Likouté Moharan - Torah 2,6]

-> Grâce aux paroles de Torah et de prière, on élève toutes les étincelles déchues, on rectifie et on renouvelle ... tous les mondes déchus, et l'homme est considéré comme s'il avait créé les cieux et la terre et tous les mondes une nouvelle fois.
C'est pourquoi on ne doit prononcer que des paroles saintes, et pas des propos d'autre nature, afin d'élever les étincelles, pour réparer tous les mondes ; et grâce à cela la venue du machia'h se rapprochera.
[Likouté Moharan - Torah 75]

-> La prière est utile pour tout ; même celui qui ne peut pas étudier, peut mériter, grâce à la prière, de pouvoir étudier ; car grâce à elle, on peut en venir à tout le bien, à la Torah et au service, à toute la sainteté et à toutes les bontés qui existent dans tous les mondes, amen que telles soit Sa volonté.
[Likouté Moharan - 2e Tome - Torah 84]

-> Par le fait qu'un individu s'adonne à l'étude de la Torah au sein des difficultés, sa prière sera agréée.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Tout celui qui s'adonne à l'étude de la Torah, Hachem comblera ses souhaits.
[Séfer haMidot - Téfila]

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+ Prier avec ferveur :

-> Celui qui prie avec ferveur [énergie], Hachem écoutera sa prière.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Lors de la prière, l'homme se tient dans le palais du Roi, il doit alors s'annuler complètement, en n'ayant à l'esprit que Hachem, jusqu'à ce qu'il annule son égo de manière totale, en perdant la conscience de lui-même durant la prière, mais en ne ressentant que le Roi [Hachem] uniquement ; et grâce à cela, tous les outrages et les mépris sont supprimés.
[Likouté Moharan - Torah 55,7]

-> Au moment de la prière, l'homme doit s'attacher à D., et il ne devra ressentir près de lui aucune autre personne au monde, mais il pensera seulement qu'il n'existe au monde que D., et il n'y a aucune créature dans le monde si ce n'est lui.
[Likouté Moharan - 2e Tome - Torah 103]

-> Avant de prier, il faudra rattacher son esprit au Créateur, alors les paroles de la prière s'exprimeront d'elles-mêmes.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> En général, lorsqu'un homme prie, des pensées d'orgueil viennent l'assaillir.
Ceci correspond à l'exil de la Présence Divine ; mais grâce au fait qu'on prie avec force, on se renforce contre les distractions et les pensées d'orgueil et on les annule, et on fait ainsi sortir la Présence divine de Son exil, on La répare, et on contribue à réaliser l'union d'Hachem avec Sa présence.
Egalement grâce à la prière récitée avec force, le serment fait aux Patriarches est renouvelée, et c'est comme s'il avait été effectué à présent.
[Likouté Moharan - 2e Tome - Torah 84]

-> Celui qui se considère humblement, sa prière ne sera pas repoussée.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Celui qui fait preuve de modestie, même lorsqu'il prie par la pensée, Hachem exaucera son souhait.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Grâce à la confiance qu'une personne témoigne à D., Hachem écoutera sa prière.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Celui qui manque de foi, sa prière ne sera pas écoutée.
[Séfer haMidot - Téfila]

-> Grâce à la prière récitée avec concentration, à savoir que l'homme lie la pensée à la parole de la prière dans un attachement fort et puissant, grâce à cela il parvient à saisir les secrets et l'intériorité de la Torah, et il amène par cette prière des abondances et des bénédictions au monde, et Hachem désire ardemment sa prière.
[Likouté Moharan - Torah 73]

-> Grâce au fait qu'on s'adresse à D. seul en priant sincèrement, sans aucune pensée étrangère en faveur des gens, grâce à cela l'homme mérite de faire venir le niveau du monde à venir également dans ce monde, il y aura ainsi la chute des réchaïm, et se dévoile alors la grandeur des tsadikim et des personnes pieuses, comme cela adviendra dans les temps à venir ; et grâce à cela, la parole de sainteté est rendue parfaite, et on mérite de concrétiser le potentiel, autrement dit d'achever dans la réalisation toutes les actions entreprises dans la sainteté que l'homme désire accomplir.
[Likouté Moharan - Torah 66,3]

-> A propos du fait de prier avec force, autrement dit le fait que l'homme fasse entrer toute sa force dans les lettres de la prière, selon le sens de : "Tous mes membres diront ...", ces paroles qu'il prononce avec force sont littéralement les paroles d'Hachem ; et les 10 Paroles avec lesquelles D. créa le monde reçoivent leur force de ces 28 lettres [il s'agit des 28 lettres du 1er verset de la Torah, reliées à la force "koa'h" de valeur numérique 28.]
[Likouté Moharan - Torah 48]

-> Une prière récitée avec force possède la propriété de rendre fertile, et elle sauve de la dissension et de la querelle, la vérité se renforce, tous reviennent à D. pour Le servir à l'unanimité, et le vrai Rabbi de la génération se dévoile et se fait connaître.
[Likouté Moharan - Torah 48]

-> On doit veiller à prier avec une si grande concentration jusqu'à épancher son cœur comme de l'eau devant D., et grâce à cela le machia'h viendra.
[Likouté Moharan - Torah 9,4]

-> La prière d'un individu [qui prie seul] ne sera agréée que si son cœur est fervent, alors qu'une prière publique le sera, même si certains n'y mettent pas tout leur cœur.
[Séfer haMidot - Téfila]

"Si un taureau encorne un homme ... et qu'il meure, le taureau sera lapidé et on ne mangera pas sa chair" (Michpatim 21,28)

=> Pourquoi la Torah interdit-elle de manger la chair d'un taureau qui a tué un homme?

-> En fait, quand on consomme un aliment, celui-ci se transforme en chair et en sang de celui qui le mange et devient partie intégrante de celui-ci.
Ainsi, la Torah ne veut pas qu'un taureau qui a entraîné la mort d'un juif, ait le mérite de se transformer en chair et en sang d'un homme juif.
['Hatam Sofer]

Si ton frère s'appauvrit et qu'il est vendu à un idolâtre (Béhar 25,47)

-> Le terme Eker (עקר) qu'emploie le verset et que l'on a traduit par "idolâtre", signifie plus précisément "l'idolâtrie". C'est que l'esclave d'un idolâtre, devient en même temps esclave de son idolâtrie, car il sera contraint de réaliser des tâches qui serviront à cette idolâtrie. Les commentateurs expliquent que l'idolâtrie est exprimée par le terme "Eker" (עקר) qui signifie littéralement "déraciné", car l'idolâtrie est amenée à être déracinée du monde et à disparaître définitivement.
=> Mais pourquoi définir l'idolâtrie par un terme qui évoque sa disparition finale dans le futur et non par un terme qui la définit en elle-même, le temps de son existence?

-> Le Rabbi de Loubavitch explique qu'en fait, toute la raison pour laquelle Hachem a créé l'idolâtrie, et plus généralement le mal dans son ensemble, c'est pour le déraciner du monde. Hachem a créé le mal pour donner à l'homme la mission de nettoyer le monde et le purifier de cette impureté et ainsi recevoir la récompense de ce travail.
Le mal n'a aucun but en soi, aucune raison d'être intrinsèque. Il n'existe et n'a été créé que pour disparaître, pour que l'homme s'évertue par ses efforts à le déraciner, apportant par là au monde sa réparation.
Ainsi, l'homme ne doit pas chercher à vivre et s'adapter avec le mal en lui donnant une place dans sa vie. Car toute sa place ne se résume que par son annulation, il n'a aucune autre raison d'être. Ce n'est que quand l'homme s'efforce de l'écarter de sa vie et de le supprimer, sans compromis, qu'il l'élève et le répare, car il lui permet ainsi d'atteindre son objectif et la raison pour laquelle il a été créé, qui est justement le fait d'être déraciné.
On comprend donc pourquoi l'idolâtrie est appelé "Eker", car c'est bien là toute son identité.

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"Car les Bné Israël sont pour Moi des serviteurs" (Béhar 25,55)

-> Ce verset conclue le thème de l'esclave Hébreu. La Torah reproche à un juif de s'être vendu en esclave, même s'il se vend à un juif, "car les Bné Israël sont Mes serviteurs", et comme l'expliquent nos Sages
"et ils ne sont pas les serviteurs de Mes serviteurs", c'est-à-dire d'un autre homme.
Il en ressort qu'un juif qui devient serviteur d'un autre homme, ne peut plus être considéré comme serviteur d'Hachem, mais il n'est que serviteur du serviteur. Pourtant, l'esclave Hébreu est soumis à l'accomplissement des 613 Mitsvot, il peut parallèlement à sa servitude être un très bon juif, accomplissant toutes les lois de la Thora dans les moindres détails.
=> Pourquoi ne peut-il pas être un parfait serviteur d'Hachem, malgré sa servitude?

-> On apprend de là, constate le Saba de Kelem, que pour être un serviteur d'Hachem, il ne suffit pas d'accomplir toute la Thora dans sa totalité. Un serviteur, c'est celui qui n'est assujetti qu'à la volonté de son maître, rien ne compte et n'a d'existence pour lui, si ce n'est la volonté de son Maître, exclusivement.
Or, l'esclave Hébreu, même s'il accomplit toute la Torah et se conforme à la Volonté d'Hachem dans tous les détails, mais il doit parallèlement à cela, se soumettre également à la volonté de l'homme dont il est esclave. Sa volonté également compte et a de l'importance pour lui, il se doit de la remplir.
Certes, il peut être un très bon juif, mais pas un serviteur d'Hachem. Car pour en être un, l'homme ne doit avoir aucun autre centre d'intérêts, aucune autre priorité ou autre chose qui n'a d'existence pour lui, si ce n'est la Volonté Divine.

-> "Et le cochon, car il a les sabots fendus mais il ne rumine pas" (Réé 14,8)
-> "Et le porc (est impur), car il a les sabots fendus mais ne rumine pas" (Chémini 11,7)

=> On peut s’interroger sur la structure de ce verset. Etant donné que la raison pour laquelle le cochon n’est pas cachére c’est parce qu’il ne rumine pas, et pas parce qu’il a les sabots fendus (qui est signe de cacherout), on se serait donc plutôt attendu que la Torah mentionne le fait qu’il ne rumine pas avant le fait qu’il ait des sabots fendus, car c’est le fait qu’il ne rumine pas qui le rend interdit.

-> Le Kli Yakar rapporte que le cochon est le symbole de l’hypocrisie. Selon la formule de nos Sages : "Il montre ses sabots comme pour dire : ‘’je suis cachére’’". Par cela, le cochon symbolise ce défaut qui consiste à tromper les autres et se faire passer pour un homme pieux alors qu’en réalité il n’en est rien. Mais le plus grave est qu’il finisse pas se tromper à lui-même. Il finit par être persuadé de sa piété.
Or, la condition de base pour corriger ses défauts c’est d’être honnête avec soi-même et reconnaître la vérité de ce que l’on est. Comment un homme qui se voit parfait pourra-t-il accepter voir ses failles et les corriger?
Ainsi, ce n’est pas tant le fait que le cochon ne rumine pas qui soit le plus problématique. Car avoir de mauvais traits n’est pas en soi si embêtant tant qu’on est prêt à les corriger. Mais ce qui compromet le plus le repentir et la réparation, c’est de se voir comme un être parfait, d’imaginer n’avoir rien à arranger, c’est-à-dire se mentir à soi-même.
Ce sont ses sabots fendus qu’il présente pour couvrir ses défauts et les ignorer, faisant croire à tous, et même à lui-même, qu’il est cachére, qui rendent si difficile le repentir, la remise en question et la reconnaissance de ses fautes.

"Tu donneras la bénédiction sur le mont Guérizim" (Réé 11,29)

=> La Torah annonce dans ce verset que les bénédictions seront dites en se tournant vers le Mont Guerizim et les malédictions vers le Mont Eval. Mais pour quelle raison la Torah relie-t-elle bénédictions et malédictions à ces 2 montagnes?

-> Rabbi Avraham Gourevitch répond à cette question en se basant sur un enseignement du midrash Talpiot qui dit que ces 2 montagnes avaient toutes les deux les mêmes conditions pour produire de la verdure. Le soleil éclairait ces 2 montagnes de la même façon et toutes les 2 avaient des cours d’eau qui s’écoulaient à leurs pieds. Et malgré tout, alors que le mont Guérizim était verdoyant toute l’année, le mont Eval quant à lui restait continuellement aride et desséché, sans la moindre verdure.
Cela vient transmettre le principe selon lequel la réussite ou l’échec, la bénédiction et la malédiction, ne dépendent pas uniquement de conditions naturelles extérieures. Ce sont essentiellement les propriétés intrinsèques, profondes et intérieures qui permettent de recevoir la bénédiction.

=> Ainsi, en méditant sur ce message de ces montagnes, on sera à même de comprendre que c’est le respect de la Torah et des mitsvot, c’est le raffinement de sa personne et de son intériorité, qui entraîne la bénédiction, et non les circonstances extérieures telles que la situation financière, familiale, environnementale ou autre.
Parfois, il peut nous arriver de penser que si notre vie était différente, si nous avions un autre travail, une autre famille, un autre environnement, nous aurions pu davantage nous investir dans la Torah et les mitsvot.
La leçon du mont Guérizim et du mont Eval vient nous rappeler qu’il n’en est rien. L’essentiel de la réussite dépend de notre intériorité. C’est en développant sa détermination et sa volonté, en raffinant ses traits de caractère, qu’on réussira et sera béni, même avec des conditions extérieures très défavorables. Et à contrario, même les meilleures conditions n’accorderont pas la réussite à ceux qui ne construisent pas leur intériorité.

"Ceci sera la loi du Métsora (sorte de lépreux) le jour de sa purification" (Métsora 14,2)

=> Pourquoi la Torah a-t-elle besoin de dire : ''le jour de sa purification'' et pas ''lors de sa purification''?

-> En fait, il arrive souvent qu'un fauteur qui souhaite se repentir, trouve le chemin trop long et trop difficile, ce qui a tendance à le décourager. Mais en réalité, il faut s'armer de courage et d'espoir, car selon la Torah, dès qu'un homme décide et désire sincèrement se repentir, même s'il est encore très entaché par la faute, à l'instant même où il aura pris cette ferme décision, il sera déjà considéré comme un Juste (tsadik) et il faut le voir comme quelqu'un de pur.
Le Métsora, qui a cette plaie du fait de ses fautes, est considéré comme pur en un seul jour, le jour même où il souhaite se purifier. Ce jour là est déjà ''le jour de sa purification'', même s'il est encore sali par la faute. Il n'a pas besoin d'attendre de finaliser complètement tout son repentir pour être pur.
[Béér Mayimm 'Haïm]

Aides tes frères juifs, et Hachem aidera tes enfants!

-> Le rav de Brisk (Torat 'Haïm) a déclaré qu'il ne savait pas comment donner des conseils pour réussir à élever des enfants, mais une chose qu'il sait, c'est que tous ceux qui amènent les autres à la droiture ont de bons enfants.
C'est ce que signifie le verset (Téhilim 112,2) : "Gibor baarets yi'heyé zaro, dor yécharim yévora'h" (Puissante dans le pays sera sa progéniture, une génération d'hommes droits qui sera bénie).

-> Le 'Hatam Sofer déduit la même chose du verset (Tehilim 37,26) : "Kol hayom 'honen ou'malvé, ouzar'o liv'rakha" (Tout au long de la journée, il est bienveillant et prête, et ses enfants sont une bénédiction).

[d'une certaine façon, si tu prends soin des enfants d'Hachem (chaque juif), alors Hachem prend soin des tiens! ]

"Un feu perpétuel sera entretenu sur l’Autel ; il ne devra pas s’éteindre" (Tsav 6,6)

-> Le Talmud de Jérusalem (Yoma 4,6) commente ainsi ce verset : «Perpétuel – même le Shabbath ; perpétuel – même dans un état d’impureté".

Chaque aspect du Sanctuaire matériel possède sa contrepartie dans le Sanctuaire intérieur de l’âme juive.
L’Autel sur lequel allait être installé le feu perpétuel était l’"Autel extérieur". Pour le juif, cela signifie que le feu de son amour pour D. doit s’exprimer ouvertement et se révéler.
Lors du Shabbath, la perception de D. est plus intense, plus dévoilée. Et cela conduit l’esprit à se retirer du terrestre et du profane. Mais atteindre ce niveau fait courir le risque de devenir sensible à une tentation.
On pourrait penser qu’avoir été si haut dans la perception de la présence de D. signifie avoir dépassé les limites de la passion et atteint le niveau de la contemplation. L’esprit qui affirme sa domination sur les émotions. Il n’a, se dit-il en lui-même, nul besoin du feu de l’amour.
C’est pour cet homme que le Talmud dit : "Il ne devra pas s’éteindre – même le Shabbath".

Et puis, on peut rencontrer l’autre extrême : l’homme qui a voyagé si loin sur la route de la séparation qu’il ne ressent aucun lien avec Hachem. A lui, le Talmud dit : "Il ne devra pas s’éteindre – même en état d’impureté".
Car le feu ne s’éteint pas. Une étincelle brûle toujours dans le tréfonds du coeur. Elle peut être ravivée pour donner une flamme. Et si elle est nourrie d’amour, elle brûlera perpétuellement.
Le Maguid de Mézéritch explique qu’au lieu de lire : "Il ne devra pas s’éteindre" (לא תכבה), on peut comprendre: "Il éteindra le ‘non’ (לא)" (לא תכבה).
La flamme de l’amour éteint la négativité. Elle permet au juif de franchir le seuil de l’engagement où il hésite, encore dans l’hésitation, en disant "non".
La remarque du Maguid met l’accent sur le fait que pour éteindre le "non", le feu doit être perpétuel. Il doit être nourri d’un attachement constant à la Torah et aux mitsvot avec joie et enthousiasme ...
Ainsi, ne faut-il jamais permettre à la flamme de l’amour de s’éteindre. Le "feu perpétuel", qui était préparé par l’homme, constituait une préparation, dans le Sanctuaire, pour le feu qui descendait du Ciel.
A ce propos, on peut lire dans le guémara (Yoma 21b) : "Bien que le feu descendît du Ciel, c’était un
Commandement pour l’homme d’apporter également du feu". C’était le réveil d’en bas qui suscitait une réponse de D.
Mais cette réponse ne venait que lorsque le feu d’en bas était parfait, sans défaut. L’homme reçoit la réponse de
D., non quand il se résigne à la passivité ou au désespoir, mais quand il atteint les frontières de ses propres capacités.

=> L’implication essentielle de tout ce qui précède est que chaque juif constitue un Sanctuaire pour Hachem. Ainsi, même s’il étudie la Torah, pratique les mitsvot, si le "feu perpétuel" manque, le Présence Divine ne peut résider en lui, car son Service n’a pas de vitalité. Plus encore, une trace d’Amalek subsiste encore : le "non" qui est la voix de la froideur.
Ainsi, ce n’est qu’en allumant le "feu" d’en bas que le "feu" divin peut descendre : la Révélation de D. dans le Monde, rapidement, de nos jours. 

[le Kollel - feuillet de la communauté de Sarcelles - Tsav 5781]

Les korbanot à l’époque du machia’h

"Et voici la loi de l'offrande de festin de paix (aChélamim) ... s'il l'offre comme offrande de remerciement" (Tsav 7,11)

-> Le Midrach (Vayikra Rabba Tsav 9,7) enseigne : "Tous les Sacrifices disparaitront dans les temps futurs mais le Sacrifice Toda (de remerciement - תודה) ne disparaitra jamais".
Le Sacrifice, dans le passé, permettait d’élever "l’Assemblée d’Israël" à sa source spirituelle située dans les Mondes supérieurs. Dans les temps futurs, la Lumière divine sera dévoilée pareillement dans ce Monde matériel et dans les Mondes spirituels (il n’y aura donc plus de "distance" qui sépare "l’Inférieur", l’homme du "Supérieur", D. ).
Ainsi, le Service des Sacrifices (Korban), qui s’apparente à celui du "rapprochement" (Kirouv) de l’homme vers D., n’aura-t-il plus lieu d’être dans le 3e Temple. [Séfer Halikoutim du Tséma’h Tsédek]

Le Sacrifice Toda sera offert aux temps messianiques car :
1°/ Le péché en Israël disparu, Les juifs devront remercier Hachem d’être protégés de la faute. [Pardes Yossef]

2°/ Le Sacrifice Toda viendra comme remerciement pour les miracles et prodiges de la Délivrance finale, lorsque le peuple juif sortira des 4 situations difficiles (qui obligent l’apport de ce Korban lorsqu’on échappe à l’une d’entre elles) [voir Rachi sur Tsav (7,12)] :
- la prison = l’Exil, par ses contraintes et ses souffrances, est comparé à une prison ;
- la traversée de la mer = allusion aux "eaux nombreuses» des soucis de la parnassa causés par l’exil ;
- la traversée du désert = symbole du danger et de l’hostilité que constituent les terres d’exil) ;
- et la maladie = les souffrances physiques et spirituelles du peuple juif en exil.
Par ailleurs, le Sacrifice Toda exprimera la reconnaissance (hodaa) et l’annulation devant Hachem qui prévaudront à l’époque messianique. [Likouté Si’hot]

La plupart des Sacrifices étaient apportés pour réparer la faute, y compris celui appelé Ola (Holocauste - עולה) que l’on apportait pour expier la "pensée du coeur" (pour la faute). Ainsi, puisque les juifs, dans les temps futurs, ne fauteront plus même par la pensée, les seuls Sacrifices qu’ils apporteront, seront les Sacrifices de Toda et de Chlamim (sacrifices de "Paix"), afin de remercier Hachem pour tout le bonheur qu’Il leur procurera.
Les Sacrifices individuels seront annulés dans le futur, car ils viennent réparer la faute. Ils n’auront donc plus de raison d’être lorsque le péché aura disparu d’Israël.
Aussi, seuls les Sacrifices "quotidiens et supplémentaires (Témidine et Moussafine)" (ces derniers étaient offerts, en plus des 2 Sacrifices "quotidiens", les jours de Shabbath, de Roch ’Hodech et de fêtes). [Yafé Toar]
C’est ainsi que nous pouvons comprendre les paroles du Rambam (Michné Thora Lois des Rois 11,1) : "Le roi machia’h se lèvera dans le futur, et rétablira la royauté de David ... on restaurera les Lois, à son époque, comme on les appliquait auparavant, on offrira des Sacrifices"
Le culte des Sacrifices aura alors la même signification que celui accompli par Adam harichone dans le Gan Eden avant la faute. [midrach Béréchit Rabba 16,5]

=> Comment expliquer que les Sacrifices liés à la faute (comme le Sacrifice de ‘Hatat – expiatoire – ou le Sacrifice de Acham – de culpabilité) disparaîtront à l’époque messianique alors qu’ils font partie intégrante des 613 mitsvot de la Torah qui se veut immuable?

On peut apporter 2 réponses :
1°/ Les non-juifs qui viendront se convertir d’eux-mêmes (en raison de la suspension des conversions après la venue du machia’h) apporteront les Sacrifices qu’apportaient les Juifs à l’époque du Michkan et des premiers Temples (incluant ceux liés à la faute).

2°/ Bien que l’accomplissement des Commandements relatifs aux "Korbanot" se fera principalement par l’étude la Torah dans les temps messianiques [car "étudier le passage de la Torah relatif au Sacrifice équivaut à offrir le dit Sacrifice" - voir guémara Ména’hot 110a], il n’empêche que de nombreux juifs apporteront des Sacrifices de ‘Hatat et de Acham pour expier leurs fautes commises durant l’Exil, à l’instar de Rabbi Elicha Ben Ichmaël [voir guémara Shabbat 12b] qui écrivit dans son carnet qu’il apporterait un Sacrifice de ‘Hatat bien gras, quand le Temple sera reconstruit, pour expier sa faute commise par inadvertance [Bien que d’après Rava (voir guémara Ména’hot 110a), l’étude de la Thora soit équivalente au "‘Hatat" lui-même, Rabbi Elicha Ben Ichmaël voulut fait preuve de zèle en s’engageant à apporter un véritable Sacrifice animal. [Ben Ich 'Haï - Ben Yéhoyada]

[d'après le feuillet de la communauté Sarcelles - Tsav 5782]

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-> b'h, voir également sur ce verset : https://todahm.com/2020/03/24/13108-2

"Puisque vous n'avez pas eu confiance en Moi pour Me sanctifier aux yeux du peuple" ('Houkat 20,12)

-> Moché a reçu l'ordre de parler au rocher pour qu'll fasse sortir de l'eau. Sous le coup de l'emportement, il frappa le rocher au lieu de lui parler ; Hachem lui reprocha d'avoir manqué une occasion de sanctifier Son Nom.
Seulement, on peut s'interroger. Le peuple s'était déjà rendu compte à maintes occasions de la Grandeur d'Hacher et ils étaient bien convaincus que tous les miracles qu'ils ont vécus depuis 40 ans viennent d'Hachem. Ainsi, il est clair que quand l'eau sortit, le peuple avait évidemment compris que ce miracle venait d'Hachem.
=> En quoi le fait d'avoir frappé le rocher a-t-il donc représenté un manque de sanctification du Nom d'Hachem? En effet, tout le peuple avait bien-sûr compris que ce miracle venait d'Hachem.

Cependant cette conscience-là leur venait de leur perception intellectuelle. Seulement, au niveau du ressenti du corps, leurs yeux ont vu que Moché frappa le rocher et l'eau sortit. Cela laissa une trace au niveau de la sensibilité du corps que c'est le geste de Moché qui a entrainé que l'eau est sortie.
En effet, le corps est impressionné par ce qu'il perçoit par ses sens, même si cela s'oppose à ce qu'il perçoit par son esprit de façon évidente. Contrairement à l'intellect, le ressenti du corps n'est pas raisonné. Si le corps perçoit par ses sens une situation qui va à l'encontre de ses croyances, il en viendra à ressentir des sensations qui s'opposeront à ses convictions profondes.
C'est pourquoi, quand le peuple vit Moché frapper le rocher, leur corps reçut l'impression que c'est Moché qui a fait sortir l'eau. Et même s'ils savaient de façon claire par leur esprit que c'est Hachem qui a réalisé ce miracle, malgré tout le corps capta une impression qui eut la force d'atténuer leur foi, ce qui a manqué de sanctifier le Nom Divin.

=> On apprend de là qu'il n'est pas suffisant de s'appuyer et de compter sur ses convictions. Le comportement, ainsi que ce que l'on perçoit, que l'on voit, entend, ... doivent aussi aller dans le sens de ses croyances, car sinon malgré soi, le corps recevra un impact émotionnel qui affaiblira ses convictions. Il faut se garder de tomber dans le piège de dire : "J'ai la foi dans le cœur, c'est l'essentiel, même si je ne suis pas pratiquant", car les actes ont bien la force de marquer le ressenti, bien plus que ce que l'esprit comprend et croit intellectuellement.
[rav Mikaël Mouyal]

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[naturellement nous sommes influencés par l'environnement dans lequel nous vivons, et en ce sens nous avons une vision des événements qui est celle de la société, et non d'après la Torah. Ainsi, nous devons travailler notre vision des choses, et autant que possible y voir Hachem derrière, avec de la gratitude, de la confiance, ...
En effet, il ne suffit pas d'intellectualiser de belles leçons sur la Présence d'Hachem (émouna, ...), mais il faut également le voir, le vivre, ... Chaque petit acte, témoigne de Sa présence totale et permanente, et nous renforce, nous attache, petit à petit avec Hachem.
C'est la seule façon de vivre concrètement juif, car même avec les plus belles pensées dans notre tête cela ne restera que potentiel, que intellectualité, que théorique, et non ressenti dans les profondeurs de notre être. ]

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+ L'importance de l'exemplarité :

Moché frappa le rocher au lieu de lui parler. L’eau coula, mais D. dit à Moché que pour cette erreur, ni lui, ni Aharon n’entreraient en Israël, chamboulant ainsi tout le programme original qui devait mener au dévoilement du Machia’h.
=> Quelle fut donc la faute de Moché pour mériter une punition si grave?

-> Le Beit Yossef (rabbi Yossef Karo reçut, pendant une longue période, le dévoilement d’un ange (le Maguid) qui lui révéla les secrets de la Torah. Ceux-ci furent compilés dans le livre Maguid Mécharim.
Dans un passage se rapportant à notre paracha ('Houkat), le Maguid explique que le nombre impressionnant d’avis et d’opinions expliquant précisément la faute de Moché, prouve que l’accusation fut très pointilleuse. La faute était donc très minime mais Hachem fit preuve d’une grande intransigeance.

-> Le Ramban (v.20,8) explique que les Bné Israël levaient en permanence leurs yeux vers Moché pour apprendre de chacune de ses actions. Lorsqu’ils réclamèrent de l’eau, Moché s’énerva contre eux en les traitant de rebelles. Non seulement cela n’avait pas lieu d’être, mais encore, de par son rang de Chef du peuple juif, relevait de la profanation du Nom de D.
C’est ainsi que les Bné Israël apprirent que la colère n’était finalement pas si grave. Ce qui est bien sûr tout le contraire de la vérité puisque nos Sages enseignent que "celui qui se met en colère est considéré comme s’il servait une idolâtrie" (voir guémara Shabbath 105b).
Ainsi, celui qui sert d’exemple à d’autres doit-il donc s’efforcer de vérifier chaque parole ou chaque mouvement avant de s’exprimer.

-> Ceci est évidemment valable pour les les personnes influentes comme les dirigeants
communautaires ou les enseignants, mais s’applique aussi à chaque parent, qui sert de boussole et de repère à leurs enfants.
[en réalité, cela s'applique également à nous tous, car fréquemment autrui nous regarde pour prendre exemple (ex: si je parle à la synagogue, alors autrui peut se dire si lui parle alors pourquoi pas moi, c'est que c'est autorisé, justifié! Et inversement, si je viens à l'heure aux prières quotidienne/à une cours de Torah, autrui peut se dire si lui qui a mon âge (voir moins) vient à l'heure, alors pourquoi pas moi? )
Nous ne vivons pas dans un monde isolé, mais au contraire chacun de nos actes, paroles, sourire, ... influence autrui, et dans le monde à Venir nous verrons les répercutions que cela a pu avoir (décuplé par des effets domino!).]

[Mais poursuivons dans le cas des parents avec leurs enfants : ]
"L’exemple modèle" est la meilleure façon de transmettre à ses enfants l’éducation et les valeurs chères à nos yeux. Mais il y a un second côté à la pièce : les mauvaises actions et mauvais comportements sont aussi scrutés et assimilés par nos enfants. [quasiment rien n'échappe aux yeux de nos enfants, qui l'utiliseront pour se construire en bien ou mal ]
On raconte qu’un père alla prier avec son enfant chez le ‘Hazon Ich. L’enfant dérangea le cours de la prière et le père le réprimanda sèchement par une colère appuyée.
En terminant, le Rav appela le père et lui confia: "Tu as donné deux enseignements à ton fils qui le suivront toute sa vie : qu’il est interdit de parler pendant la prière, et qu’il est permis de s’énerver. J’ai un doute s’il a assimilé le premier, mais le second l’accompagnera longtemps!"