Aux délices de la Torah

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Les Térafim

+ Les Térafim :

-> Les Térafim étaient les idoles utilisées par Lavan, mentionnées dans la Torah (Vayétsé 31,19), que Ra'hel a volées pour qu'elles ne révèlent pas à Lavan que Yaakov et sa famille s'étaient enfuis.
Lavan n'était pas le seul à posséder des Térafim. Mikha en avait également (Shoftim 17,5), et fait intéressant, Mikhal en avait aussi, mais pas pour le culte des idoles (Shmouël I 19,13).

Comment les fabrique-t-on?
Il faut tuer un premier-né, saler la tête avec du sel et de l'huile, écrire sur une plaque d'or un nom impie et la placer sous la langue de la tête. On la place dans le mur, on allume des bougies devant elle, on se prosterne devant elle, et elle répondra.
[Pirké déRabbi Eliézer 36 ; Tan'houma Vayétsé 12, séder Hadorot 2205 ]

Il existe une autre opinion qui n'est pas aussi macabre. Les Térafim sont un ustensile en cuivre fait pour connaître le temps, ou quelque chose qui est utilisé pour les constellations, et ils parlent à la personne.
[Toldot Its'hak - Vayétsé]

Le Shabbath avant le 9 Av est appelé Shabbath 'Hazon (Shabbath de la contemplation, de la vision).
Nous lisons la Haftara : 'hazon Yéchayahou (Vision de Yéchayahou, fils d'Amots, qui prophétisa sur Yéhouda et sur Jérusalem - Yéchayahou 1,1).
Imaginez à quoi ressemble la vie d’un juif lorsqu’elle est remplie de sainteté et de purification, de crainte de Hachem et de joie avec Lui.
[rav Yaakov Landau]

=> Plus nous faisons l'effort de visualiser ce que nous perdons en l'absence du Temple, plus nous pouvons pleinement en prendre le deuil, et espérer de tout cœur sa reconstruction au plus vite.

[c'est un moment où l'on réalise ce qui est vital pour nous, et ce qui est futile. ]

Rav Youdai dit que les bénédictions [que chaque juif peut faire] sont si puissantes qu'elles augmentent la force de la Pamalya Shel Maala (armée céleste).
[Zohar 'hadach - midrach Ruth ]

La kavana dans les bénédictions

Lorsqu'une personne prend soin de réciter les bénédictions avec concentration (kavana), les mots de ses bénédictions s'élèvent et traversent les cieux jusqu'à atteindre le Trône de gloire d'Hachem, et Hachem, pour ainsi dire, se réjouit d'elles.
En récompense, Il ouvre Sa main et accorde beaucoup de bienfaits au monde.
[séfer Séder Hayom ]

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-> Le Zohar affirme que si l'on récite le Birkat Hamazon avec kavana, nos bénédictions nous accompagnent après notre mort et annoncent devant nous que nous avons béni Hachem avec kavana (de notre vivant).

Grâce à la gratitude, nos mérites ne nous sont pas déduits

+ Grâce à la gratitude, nos mérites ne nous sont pas déduits :

-> Le séfer Avodat Panim (écrit par le rav Aharon Yossef Louria) demande comment pouvons-nous tirer du plaisir de ce monde. Cela ne réduit-il pas notre récompense dans le monde à Venir?

Il répond par une machal : un homme qui travaillait dans une épicerie a un jour conclu un accord avec le propriétaire. Il était convenu qu'il pouvait prendre tout ce qu'il voulait dans le magasin quand il le désirait. Il devait noter ce qu'il prenait et cela serait déduit de son salaire à la fin du mois. Bien sûr, seules les choses qu'il prenait à crédit étaient déduites de son salaire. S'il prenait quelque chose et le payait immédiatement, le montant ne serait pas déduit plus tard.

De même, si une personne tire du plaisir de ce monde, cela est déduit du "paiement" qu'elle aurait reçu dans le monde à Venir. Cependant, cela n'est vrai que si elle ne "paie" pas immédiatement. Si elle paie immédiatement, elle peut recevoir sa récompense intégrale dans le monde à venir.

Et comment paie-t-on dans ce monde?
En faisant des bénédictions et en remerciant Hachem de pourvoir à nos besoins.
C'est pourquoi nos Sages appellent la bénédiction une "matbéa" (pièce de monnaie - voir Béra'hot 40b), car c'est la monnaie utilisée pour "payer" Hachem.

Nous apprenons de cela que plus nous remercions Hachem dans ce monde, plus nous pourrons profiter de notre récompense dans Olam Haba.
Cette idée peut être utilisée pour expliquer le verset : "Comment puis-je rendre à Hachem tout le bien qu'il m'a fait? Je lèverai la coupe du salut et j'invoquerai le nom de Hachem" (Tehillim 116,12-13).
La manière dont nous payons Hachem est de le louer et de le remercier.

Si une personne mange avec gloutonnerie, ou sans la motivation appropriée, et se repent immédiatement, son repas est élevé vers la sainteté comme les offrandes de pain mangées par les Cohanim.
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 14,8-10 & 14,5 ]

"Et Il (Hachem) vous a affligés et vous a laissés souffrir de la faim, puis Il vous a nourris de manne ... afin de vous enseigner que l'homme ne vit pas seulement de pain, mais plutôt de tout ce qui sort de la bouche de Hachem" (Ekev 8,3)

1°/ La subsistance arrive de manière inattendue :

-> Le séfer Maagalé Tsédek explique que la subsistance arrive souvent de manière inattendue. Quelqu'un peut penser qu'il gagnera de l'argent d'une certaine manière, mais il finit par le gagner d'une manière qu'il n'avait jamais prévue.
Lorsque le peuple juif était dans le désert, il n'aurait jamais pu imaginer que sa subsistance tomberait du ciel, mais c'est en réalité ainsi qu'ils ont été nourri. [selon un avis, sur la manne on faisait la bénédiction : "amotsi lé'hem min achamayim" (qui fait sortir le pain du ciel) ]
Cela nous enseigne que la parnassa ne vient pas de la manière que l'on pourrait attendre. Elle vient plutôt de Hachem de la manière qu'Il juge appropriée.

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2°/ Soutenu comme les anges :

-> Le 'Hafets 'Haïm explique à quel point il est simple pour une personne d'avoir du bita'hon en se basant sur le fait qu'il existe un nombre incalculable d'anges. A priori, il semblerait très difficile d'avoir suffisamment pour subvenir à tous leurs besoins, mais avons-nous déjà vu un ange collecter des dons?

De même, il faut réaliser qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter pour sa parnassa. Peu importe le nombre de personnes, Hashem peut prendre soin de toutes.
[Hachem a l'infini, et peut donner l'infini à une infinie de créature, et il Lui restera l'infini ... ]

Tout juif est en mesure de changer son avenir à Roch Hachana et rien ne résiste à la prière. Car, elle possède la force d’annuler toutes les accusations qui pèsent sur lui.

Même si un décret rigoureux avait été prononcé (à D. ne plaise), la prière de Roch Hachana aurait la force de l’annuler.
[rav Elimélé'h Biderman]

La génération du désert, par exemple, a provoqué des pleurs éternels en méprisant la Terre désirable.
Il en va de même pour chaque génération : chaque fois que nous avons oublié notre amour pour la Terre [d'Israël], Hachem nous a également oubliés et abandonnés.
Car en agissant ainsi, nous avons essentiellement retardé la fin des temps.
[rabbi Mordé'haï Gimpel Jaffe (1820-1891) dans le Shivat Tsion (sect.2) ]

Avoir conscience de la grandeur des sonneries du Shofar

+ Avoir conscience de la grandeur des sonneries du Shofar

-> Les livres saints regorgent d’explications concernant les instants précédant les Tékiotes du Shofar. Ces instants, décrivent-ils, sont une véritable sortie en guerre destinée à embrouiller le Satan, à adoucir toutes ses accusations, et à les transformer entièrement en miséricorde. Qui ne serait pas saisi de frayeur et de tremblements à ce moment-là, du fait de la crainte du jugement?
C'est ce que le chantre exprime dans le célèbre passage "Ountané Tokef" (qui a été inclus à la prière de Moussaf de Roch Hachana dans presque toutes les communautés Ashkénazes comme Séfarades) : "Et Il sonnera du grand Shofar, un murmure se fera entendre, et les anges seront pris d'effroi, les tremblements les saisiront, en disant : 'Voici le jour du jugement, pour soumettre l'armée céleste au jugement', car ils ne seront pas trouvés méritants à Tes yeux, et tous les hommes comparaîtront devant Toi comme des brebis devants leur berger''.

-> C'est également ce que le rav Yonathan Eibshitz (dan son Yéarot Dvach - drouch 14) : "De grâce, levez-vous et voyez combien il est terrifiant le jour de D., flambant de feu tout autour! Jusqu'à ce que retentisse le Shofar, des millions de lieues brûlent de braises ardentes", et de cela, même les anges du Ciel sont saisis de tremblements, car on ne peut concevoir l'immensité du feu qui brûle jusqu'à ce que vienne le Chofar.

-> Le Rambam témoigne : "Moi, Moché fils de Maïmone, je suis monté au pupitre au moment de la sonnerie du Shofar, j'ai pris le Shofar en main en songeant à Celui qui l'ordonnait, et sur le champ, mes jambes se sont mises à s'entrechoquer. Puis, j'ai commencé à sonner."

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-> Le rav Elimélé'h Biderman enseigne :
Par conséquent, ce moment doit conduire à un repentir complet. Même celui qui ne se serait pas encore ''réveillé'' jusqu'à présent aura pitié de lui-même et de sa famille, et se hâtera de saisir l'occasion tant qu'il en est encore temps. Chacun prendra alors une bonne résolution pour toute l'année à venir, car c'est elle qui intercédera en sa faveur pour mériter d'être jugé favorablement et de recevoir l'influence extraordinaire du Shofar, comme l'explique le Rachach (dans son Nahar Shalom) :
"C'est un instant propice, celui des Tékiotes (sonneries du Shofar), pour regretter sincèrement tous nos manquements ''en particulier et en général''.
Que chacun prenne alors sur lui de se repentir d'une faute qu'il a coutume de transgresser, et pas moins qu'une faute, qu'elle soit légère ou grave, car grâce à cela, il a le mérite d'être Tsadik et repentant, et il fait pencher sa balance et celle du monde entier, favorablement."

Le Méiri (un Richone du moyen-âge) écrit à ce sujet :
"Bien qu'il convienne qu’un homme examine ses actes chaque jour afin de se repentir de ses mauvaises actions, comme nous l'enseignent nos Sages : "Repens-toi un jour avant ta mort" (Pirké Avot 2,10), cependant, à ce moment là (à Roch Hachana), il doit se réveiller tout particulièrement.
Nos Sages donnent l'image de trois livres ouverts à Roch Hachana : celui des méchants (réchaïm), celui des justes (tsadikim) et celui des moyens (bénonim).
Cela signifie que chacun est jugé selon ses actions, comme nous l'avons expliqué dans la Michna. Il devra donc se réveiller en examinant ses actes, afin de se repentir des fautes qui pèsent sur lui.
Celui qui se montre négligent au sujet de la téchouva à ce moment là, n'a pas de part en Hachem, le D. d'Israël. Car toute l'année, le réveil spirituel est rare chez une personne, et la justice Divine elle-même se décourage en attendant ce moment.
Il me semble d'ailleurs que ce que veulent dire nos Sages lorsqu'ils enseignent que ''le Tribunal céleste ne commence à siéger qu'à partir du moment où le Beth Din d'en bas sanctifie le nouveau mois (c'est-à-dire à Roch Hachana, qui est le début du mois de Tichri)''. "

Et, la mesure de miséricorde étant supérieure à la mesure de rigueur, il est certain que celui qui s'éveille au repentir ces jours-là aura une part dans le D. d'Israël et méritera une année bonne et douce et une abondance sans limite.