Aux délices de la Torah

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Les mitsvot = uniquement en Israël?

+ Les mitsvot = uniquement en Israël?

-> Le Ramban (A'haré Mot 18,25) discute longuement de l'importance de la terre d'Israël.
Il cite le Sifri, qui affirme que l'objectif principal de l'accomplissement des mitsvot en dehors d'Israël est de maintenir notre familiarité avec elles, de sorte que lorsque nous retournerons en terre d'Israël, nous saurons comment les réaliser.
Le Sifri explique que c'est ce que le prophète Yirmiyahou voulait dire lorsqu'il a demandé aux Bné Israël, alors qu'ils étaient exilés : "Faites-vous des balises" (Yirmiyahou 31,20).
Les "balises routières" auxquelles il faisait référence sont les mitsvot, qui doivent être observées pendant l'exil afin qu'elles nous indiquent la bonne direction lorsque nous serons finalement délivrés et tous ramenés en terre d'Israël.

Le Ramban résume sa discussion en déclarant que "l'obligation première de toutes les mitsvot est pour ceux qui habitent sur la terre d'Hachem".

-> Il est important d'ajouter, comme le souligne le Beit HaLévi (Shout Beit Halévi - vol.3, siman 1), que le Sifri n'enlève rien à l'importance de l'observation des mitsvot en dehors d'Israël, à D. ne plaise.

Bien entendu, les mitsvot doivent être observées en dehors d'Israël tout comme en terre d'Israël ; il ressort clairement des versets qu'il ne s'agit pas simplement de dispositions rabbiniques.
[voir l'avis incroyable du 'Hafets 'Haïm : https://todahm.com/2017/11/04/43588 ]

-> "On trouva un homme qui ramassait du bois le jour du Shabbat" (Chéla'h Lé'ha 15,32)
Le récit de cet homme (le mékochech étsim) démontre le point de vue du Ramban.
Peu de temps après l'épisode des explorateurs (méraglim), un homme est surpris en train de profaner le Shabbath en ramassant du bois. Incertain des conséquences halakhiques exactes de ces actions, Moché demanda à Hachem ce qu'il fallait faire de cet homme. Hachem répondit qu'il devait être lapidé à mort.

Tossafot (Baba Batra 119b) rapporte un midrash qui explique que les intentions du mékochech étsim en profanant le Shabbath étaient en fait pures. Il avait entendu des gens prétendre que puisque les Bné Israël n'entreraient pas en Terre sainte (en punition de la faute des explorateurs), ils n'étaient plus obligés d'observer les mitsvot.
[cette génération très élevée spirituellement (ayant reçue la Torah) avait conscience de la différence totale entre faire une mitsva en Israël et en dehors. ]
Pour réfuter cette affirmation, le mékochech a délibérément profané le Shabbath afin que sa mort serve de preuve que les mitsvot sont malgré tout également obligatoires en dehors de la terre d'Israël.

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-> "Chaque mot de Torah que l'on étudie et chaque mitsva que l'on réalise en Terre sainte sont plus importantes en vertu du fait que l'on se trouve dans un lieu saint [c'est-à-dire la terre d'Israël].
C'est pourquoi y vivre équivaut à observer toute la Torah (même selon ceux qui soutiennent qu'il n'y a pas de mitsva spécifique d'y vivre) ; chaque mot que l'on étudie et chaque mitsva que l'on accomplit lorsqu'on se trouve en terre d'Israël sont un nombre incalculable de fois plus significatifs.

... Que ma part soit avec ceux qui servent Hachem de tout cœur en terre d'Israël."
[rav Yoël Teitelbaum - rav de Satmar - Vayoel Moché - Yichouv Erets Israël 133 ]

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-> Les mitsvot n'ont été donnés que pour être accomplis en terre d'Israël.
Car l'essence de tous les préceptes est qu'ils soient accomplies dans le pays d'Hachem.
[Ramban - A'haré Mot 18,25]

Nous avons cité à plusieurs reprises dans ce livre les paroles du Ram-ban selon lesquelles le but premier des mitzvos de la Torah est qu'elles soient accomplies par ceux qui habitent en Eretz Yisrael. Le célèbre Rosh Yeshivah de Baranovitz, Rav Elchanan Wasserman Hy "d, discute cette affirmation (Kovetz Shiurim, vol. 1, Kiddushin, siman
141) dans une approche très analytique et basée sur le pilpul, l'expliquant sur la base des mots du Ramchal dans Derech Hashem (Partie 1, chap. 4, para. 7).

-> Le Ram'hal (Déré'h Hachem - partie 1, chap.4, para.7) écrit que chaque mitsva que l'on fait accomplit deux choses. Premièrement, Hachem a clairement un but en ordonnant que cette mitsva soit réalisée. Lorsque la mitsva est accomplie, cet objectif est atteint.
Deuxièmement, Hachem nous a ordonné d'accomplir la mitsva et il nous incombe de suivre Ses instructions.

Le rav El'hanan Wasserman (Kovets Chiourim - vol.1 Kidouchin siman 141) explique qu'en terre d'Israël, les deux points sont pris en compte : l'objectif de la mitsva est atteint et la parole d'Hachem est respectée.
En revanche, en dehors d'Israël seul le second point est pris en compte.
Il est vrai que l'on doit obéir aux ordres d'Hachem en dehors d'Israël, mais le premier point ne s'y applique pas. Il n'y a pas de but inhérent à l'accomplissement des mitsvot à cet endroit, car les mitsvot en dehors d'Israël sont uniquement destinés à être conservés afin que nous puissions rester familiarisés avec eux jusqu'à notre retour en terre d'Israël.

-> Le rav Avigdor Nevenzahl (béIts'hak Yikaré - vol.1 - hachlamot) pose une question intéressante à la lumière des paroles du Sifri et du Ramban.
Si une personne récite le Shéma en dehors d'Israël et se rend ensuite en terre d'Israël, arrivant dans le temps imparti pour réciter le Shéma, doit-elle répéter le Shéma?
D'une part, la réalisation de la mitsva en terre d'Israël est plus important que son accomplissement en dehors d'Israël, mais d'autre part, il pourrait être exempté parce qu'il a déjà rempli son obligation.

Bien que le rav Nevenzahl ne réponde pas à cette question dans le séfer susmentionné, il a indiqué à l'auteur de ce livre que même si quelqu'un a mis les téfillin en dehors d'Israël, il est très utile qu'il les mette une 2e fois s'il arrive en terre d'Israël plus tard dans la journée.

[on peut retenir le message qu'une même mitsva réalisée en Israël est d'une toute autre dimension, d'un niveau plus élevée, et même si nous ne pouvons pas aller actuellement en Israël, nous devons espérer à pouvoir y être (le demandant à Hachem), pour pouvoir vivre notre judaïsme, notre relation avec Hachem de la meilleure manière possible (ce qui n'est possible qu'en Israël). ]

Torah & terre d’Israël

+ Torah & terre d'Israël :

-> "[La terre d'Israël] est LA terre de la Torah"
[rabbi Yéhouda haLévi - Kouzari 2,20]

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-> "Il n'y a pas eu de plus grande annulation de la Torah que lorsque les juifs ont été exilés de leur lieu de résidence (la terre d'Israël)"
[guémara 'Haguiga 5b ]

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-> Rabbi Yossi, fils de Halafta, dit à Rabbi Yichmaël, son fils : "Tu veux voir la Chékhina (Présence divine) dans ce monde? Etudie la Torah en terre d'Israël".
[midrach Téhilim 105 ]

-> Il n'y a pas de Torah comme la Torah de la terre d'Israël et pas de sagesse comme la sagesse de la terre d'Israël.
[midrah Béréchit rabba 16,4 ]

-> L'air de la terre d'Israël rend sage.
[guémara Bava Batra 158b ]

-> "Un puits d'eau vive" (Shir HaShirim 4:15) = c'est la Torah de la terre d'Israël.
[midrach Yalkout Shimoni - Shir HaShirim 988 ]

-> Hachem dit : "Un petit groupe [d'érudits] en terre d'Israël m'est plus cher qu'un grand Sanhédrin (Cour suprême rabbinique) en dehors d'Israël".
[guémara Yérouchalmi - Nédarim 6,8 ]

-> Rabbi Zéra dit : "Même le discours banal des habitants de la terre d'Israël est de la Torah".
[midrach Vayikra Rabba 34,7 ]

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-> Dans plusieurs de ses ouvrages (Orot HaTorah - chap.13 ; Igrot HaRéiya 96 ; ...), le rav Avraham Kook clarifie la différence entre la Torah de dehors Israël et en terre d'Israël.
La Torah de dehors d'Israël vient principalement d'en bas et va vers le haut, en termes de travail de l'homme.
En terre d'Israël, en revanche, une abondance d'inspiration divine (littéralement "un esprit saint") jaillit par le biais d'un esprit collectif d'en haut et descend vers tout érudit de la Torah qui veut étudier la Torah pour elle-même (lichma).

Une expression de cette différence se trouve dans les versions disparates d'un enseignement que l'on trouve à la fois dans le Talmud Bavli et dans le Talmud Yérouchalmi.
Une braïta stipule ce qui suit : "Les premiers 'hassidim (pieux) avaient l'habitude de consacrer une heure [pour se préparer à la prière], de prier pendant une heure, puis d'avoir une autre heure [avant de poursuivre leur journée]". La Guemara demande : "Puisqu'ils passent neuf heures par jour à prier, comment leur Torah est-elle préservée et comment leur travail est-il accompli?"
La version du Bavli de la réponse est : "Puisqu'ils sont pieux, leur Torah est gardée" (Béra'hot 32b), tandis que le Yérouchalmi dit : "Une bénédiction est accordée à leur Torah" (Béra'hot 5:1).

L'explication de la différence entre ces deux versions est la suivante :
En dehors d'Israël (le Bavli - Babylone), la Torah commence en bas et s'illumine en haut, par rapport aux efforts de l'homme. Par conséquent, lorsqu'une personne cesse d'étudier et se met à prier, sa prière n'a pas la capacité unique d'ajouter à son étude. Elle a seulement la force de garder ce qu'il a déjà appris pour qu'il ne l'oublie pas.
Ce n'est pas le cas en terre d'Israël. Là, la Torah éclaire d'en haut et voyage vers le bas. Par conséquent, même lorsqu'une personne se connecte à Hachem par le biais de la prière, l'abondance ne cesse pas de descendre sur elle. Au contraire, sa Torah est bénie et elle atteint la lumière de la Torah par la prière et par la méditation avant et après.

Une vie de Torah en dehors d'Israël présente plusieurs lacunes. Seul le côté extérieur de la Torah peut être transporté en dehors d'Israël ; son côté intérieur reste toujours en terre d'Israël.
En dehors d'Israël, la Knesset Israël (toutes les âmes juives) en général et les érudits de la Torah en particulier vivent des vies non authentiques, une situation qui crée une atmosphère étouffante dans laquelle chaque acte ou entreprise spirituelle empiète sur la suivante.

L'étude de la Torah englobe de nombreux sujets et les êtres humains sont dotés de capacités ou de compétences différentes. En dehors d'Israël, il y a une séparation entre un sujet et le suivant et entre une compétence et une autre. Parfois, l'une est même en contradiction avec l'autre.
En revanche, l'atmosphère en terre d'Israël, relie et unit toutes les branches de la Torah, et chaque compétence et chaque sujet aide et bénéficie de son homologue.
La raison en est que toute personne éclairée par l'atmosphère de la terre d'Israël est capable d'englober et d'incorporer tous les sujets de la Torah. Par conséquent, les frontières entre un sujet et le suivant s'estompent, et tout peut être examiné d'un seul coup d'œil.

La Torah en dehors d'Israël traite davantage des détails, de la rectification de l'âme de l'individu et de la poursuite de l'avancement de la vie matérielle et spirituelle de l'individu.
Il en est ainsi parce qu'en dehors d'Israël, où le sol et l'air sont impurs, il est impossible d'inhaler un esprit saint et complet. Par conséquent, celui qui y étudie la Torah ne fait que produire des étincelles de lumière à partir de chaque détail de la Torah, un fait qui affecte également le style d'étude.
La Torah de la terre d'Israël, en revanche, se préoccupe toujours du collectif, de la globalité de l'âme de la nation [juive]. Les détails s'assemblent au sein de la collectivité et s'élèvent avec l'élévation de la collectivité.

La Torah de la terre d'Israël, ne sera révélée au monde que lorsque les érudits de la Torah du pays reconnaîtront leur véritable valeur et cesseront d'imiter les modes d'étude qui convenaient à l'exil.
... Sur la base de son expérience personnelle, le rav Avraham Kook a attesté du fait que la lumière spéciale et le plaisir sacré que les érudits en Torah vraiment fidèles trouvent en terre d'Israël ne se trouvent pas du tout en dehors de la Terre.

[enseignements du rav Avraham Kook - rapportés par le rav Yaakov Filber ]

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+ Le Talmud de Jérusalem et de Babylone :

-> Le rav Yaakov Filber enseigne :
En elles-mêmes, les premières Tables de la Loi (Lou'hot) ont un avantage sur les secondes, et si elles n'avaient pas été brisées, il aurait été possible de parvenir, grâce à elles, à l'instruction halakhique et à la vérité de la Torah, par le biais de l'investigation logique et de la comparaison d'un cas à l'autre.
Et nous aurions pu y parvenir plus facilement qu'aujourd'hui. [la guémara nous rapporte par exemple qu'avec les 1ere Lou'hot, on n'oubliait pas la Torah que l'on étudiait. ]
Cependant, après que nos ancêtres se soient souillés en commettant la faute du Veau d'or et que les tablettes aient été brisées, nous devons déployer des efforts supplémentaires dans le domaine de l'étude de la Torah.

La même différence qui existe entre les premières Lou'hot et les deuxièmes Lou'hot existe entre le Talmud de Babylone (Bavli) et le Talmud de Jérusalem (Yérouchalmi).
La sainteté du Yérouchalmi est similaire à celle des premières Lou'hot. Il est très sacré, plus que le Bavli.
Le Yérouchalmi a été écrit par les premiers Amoraïm, et la sainteté de la terre d'Israël a ajouté à sa haute stature.
Malgré tous les avantages du Yérouchalmi, le Bavli a un avantage particulier sur lui. Le Bavli a la capacité d'éclairer les ténèbres de l'exil, même dans les endroits où la lumière de la terre d'Israël est absente.
Cette capacité a permis au peuple juif de préserver l'enseignement halakhique et l'étude de la Torah dans la Diaspora.
Ainsi, la déclaration de nos Sages (guémara Sanhédrin 24a) : "Il m'a placé dans les ténèbres (Eikha 3,6) = c'est le Talmud de Babylone", n'est pas désobligeante, D. nous en préserve.
Cela veut plutôt dire que même dans l'obscurité de la Babylonie, le Talmud Bavli éclaire l'obscurité.

Honorer les fêtes juives

+ Honorer les fêtes juives :

-> "Quiconque déshonore les yamim tovim n'a pas sa place dans Olam Haba" (Pirké Avot 3,11 - המבזה המועדות אין לו חלק לעולם הבא).
Qu'est-ce qui est considéré comme déshonorer les yamim tavim?

Le 'Hidouché Harim explique que c'est lorsqu'une personne pense : "A quoi servira ce yom tov?"
Penser ainsi est un déshonneur pour le yom tov.
De même, il ne faut pas penser : "J'ai célébré le yom tov de Shavouot (ou autre) plusieurs fois dans ma vie, et je ne vois pas que j'en ai tiré grand-chose. Je ne m'attends pas non plus à tirer grand-chose du Shavouot de cette année". Penser ainsi est un déshonneur pour le yom tov.

Si nous croyons en la grandeur des fêtes juives, alors nous recevrons des délivrances (yéchouot) de ces fêtes.
[en se basant sur : והיה אמונת עתיך חוסן ישועות - Yéchayahou 33,6]

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-> b'h, également sur les fêtes juives : https://todahm.com/2022/02/07/34739

Les juifs au mont Sinaï étaient fiers de notre réception actuelle de la Torah

+ Les juifs au mont Sinaï étaient fiers de notre réception actuelle de la Torah :

"Le peuple vit et trembla, et il se tint à distance" (Yitro 20,15 - וירא העם וינועו ויעמדו מרחוק).

-> Le Divré Shmouel explique que les juifs au mont Sinaï ont vu (avec roua'h hakodech) que les générations futures seraient "debout de loin" (ויעמדו מרחוק), ce qui signifie qu'elles seraient à des niveaux très bas. [certes, ils sont debout, mais dans leurs actes ils sont loin loin des hauteurs spirituelles des générations passées (yéridat adorot). ]
Néanmoins, eux aussi accepteront la Torah.

"Le peuple vit cela [la kabalat haTorah des générations futures] et trembla" (וירא העם וינעו). Ils étaient impressionnés par la dévotion des générations futures à la Torah, même depuis les niveaux les plus bas.

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=> Nous recevons la Torah chaque année comme au mont Sinaï. Si les juifs de la génération du désert qui étaient au 49e niveau de sainteté, qui ont mérité que Hachem leur parle directement, ils ont tremblé de fierté face à la grandeur du fait que nous acceptons la Torah cette année à notre époque.
Certes nos actes sont en apparence si "petits" comparés aux générations passées, mais aux yeux d'Hachem, en raison de l'énorme obscurité spirituelle, ils sont en réalité énorme!
De nos jours, la moindre petite action de fidélité à la volonté d'Hachem est si incroyable qu'au mont Sinaï les juifs en ont tremblé d'admiration, de fierté. (ils avaient une vision de Vérité sur le futur, et notre yétser ara nous fait croire l'inverse pour nous démoraliser, dévaloriser de toute ambition spirituelle. )

L’importance d’éveiller des sentiments envers la terre d’Israël

+ L'importance d'éveiller des sentiments envers la terre d'Israël :

-> Le Chlah HaKadoch (Chaar Ha'Otiyot - Ot Kouf - 458) écrit, citant le séfer ha'Harédim (du rav Elazar Azikri - 1533-1600) :
"Il incombe à chaque juif de chérir la terre d'Israël et d'y monter avec beaucoup d'émotion de toutes les parties du monde, tout comme un enfant trouve du réconfort dans l'étreinte de sa mère.
Car voici, le catalyseur de toutes nos larmes à travers les générations est le mépris et le dégoût que nous avons manifestés à l'égard de la Terre [d'Israël].
Comme l'écrit le roi David : "ils se sont dégoûtés de la terre qu'ils chérissaient" (Téhilim 106,24).
L'antidote à ce problème et le moyen d'être rapidement délivré est de montrer une grande émotion et un fort désir pour la Terre [d'Israël], comme il est écrit : "Car tes serviteurs désirent ses pierres et chérissent sa poussière" (Téhilim 102,15) et comme il est écrit "Tu te lèveras et tu auras pitié de Tzion" (Téhilim 102,14).
C'est pourquoi les Sages de la guémara embrassaient les pierres et la terre de la terre d'Israël".

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-> Le Chlah HaKadoch poursuit :
"Comme il est bon et agréable de chanter des chansons qui louent la terre et expriment notre profond amour pour elle, comme celles qui ont été composées avec beaucoup d'émotion par le rav Yéhouda HaLévi.
En effet, nous chantons nous-mêmes ces chants lorsque nous nous rendons sur la tombe de Rabbi Yéhouda bar Ela'i, chaque veille de Roch 'Hodech. Nous chantons là avec une grande joie, en suppliant Hachem de ne jamais nous faire quitter cette terre.
Il convient également que ceux qui vivent en dehors de la Terre [d'Israël], qu'ils en soient proches ou éloignés, aspirent et espèrent en elle.
Tout comme Hachem a choisi le peuple juif pour être Sa nation, Hachem a choisi la terre d'Israël et l'a créée spécialement pour Lui. En effet, ils ne sont appelés "une nation" que lorsqu'ils sont unis à la terre, comme Rabbi Shimon bar Yo'haï nous l'a enseigné dans le Zohar.
Cela découle du verset : "Et qui est comme Ta nation, Israël, une seule nation sur la Terre" Divrei Hayamim I 17,21) = cela implique que ce n'est que lorsque nous sommes unis à la terre que nous recevons le statut spécial d'être appelés "une nation"."

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-> Il est écrit : "Celui-ci et celui-là y sont nés" (Téhilim 87,5).
Rabbi Yéhochoua ben Lévi explique qu'il s'agit à la fois de celui qui est né sur la terre d'Israël et de celui qui espère un jour la contempler. [Kétoubot 95a]

Rachi précise que l'Écriture ne fait aucune différence entre celui qui y naît et celui qui nourrit chaque jour l'espoir d'y venir ; les deux sont appelés enfants d'Hachem, et leur destinée sera d'y parvenir dans l'avenir.

=> chaque juif qui n'a pas encore eu le mérite de s'y installer, doit entretenir cet espoir chaque jour de sa vie.

Ceux qui sont enterrés en terre d'Israël sont ressuscités en premier à la résurrection des morts, comme indiqué dans le Zohar ('Hayé Sarah 131a).

Le Zohar explique que ceux qui sont enterrés en terre d'Israël seront ressuscités en premier parce qu'Hachem les ranimera et leur donnera un esprit de vie.
Ceux qui sont enterrés en dehors d'Israël devront attendre d'arriver en terre d'Israël pour recevoir leur esprit de vie. Avant cela, leur corps sera reconstitué et ils rouleront sous terre jusqu'en terre d'Israël, où leur âme leur sera rendue.
[voir Rachi (Vayé'hi 47,29) : "Les morts en dehors d'Israël ne reviennent à la vie que par la souffrances de rouler dans les tunnels (la migration souterraine pour atteindre Israël). ]

Hachem aide ceux qui acceptent le joug de la Torah

+ Hachem aide ceux qui acceptent le joug de la Torah :

-> Le séfer miZékénim Et'bonen rapporte que le Beit Avraham de Slonim a dit un jour à Shavouot que le Sifri (parchat Eikev - Pessikta 48) déclare : "Si tu m'abandonnes pendant un jour, Je (Hachem) t'abandonnerai pendant deux jours".
Il explique que si deux amis, Réouven et Shimon, marchent ensemble et se séparent, Réouven s'éloignant de Shimon d'une distance d'un jour, et Shimon marchant dans l'autre direction pendant le même laps de temps, ils finiront par être séparés de deux jours.
De même, si quelqu'un s'éloigne d'Hachem et de Sa Torah, la Torah s'éloignera de lui de la même distance, et il finira par s'en éloigner doublement.

Le même concept s'applique encore plus à quelqu'un qui essaie de se rapprocher de la Torah.
Si quelqu'un accepte le joug de la Torah, il est aidé à maintes reprises par Hachem et se rapproche beaucoup plus qu'il ne le ferait par lui-même.

Quand on est humble, nos prières sont exaucées ... et puissantes.
[le rabbi de Ropshitz ]

Guéoula – Aucun juif ne sera laissé de côté

+ Guéoula - Aucun juif ne sera laissé de côté :

Au moment de la rédemption finale, tous les juifs participeront au rassemblement et retourneront sur la terre d'Israël, même les juifs qui ne savent pas qu'ils sont juifs y retourneront.
Comment ces personnes qui ne savent pas qu'elles sont juives prendront-elles conscience qu'elles font partie du peuple juif ?

Avant que le peuple juif ne quitte l'Egypte, Hachem a infligé les 10 plaies aux égyptiens. De même, au moment de la rédemption finale, Hachem infligera dix plaies au monde.
Les personnes qui font partie du peuple juif sans le savoir seront épargnées avec le reste du peuple juif. En étant épargnés, elles reconnaîtront qu'elles font également partie du peuple juif.
[ rav Yonathan Eibshitz ]

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+ Les juifs perdus d'Espagne et du Portugal

-> Abarbanel explique qu'à l'époque du machia'h, le peuple juif en Espagne et du Portugal, qui a été contraint d'abandonner sa foi à l'époque de l'Inquisition, reviendra. Non seulement ils feront partie du peuple juif, mais ils seront également élevés et feront partie des Cohanim et des Lévi'im.

Le prophète y fait allusion lorsqu'il écrit : "C'est d'eux aussi que je prendrai les Cohanim et des Lévi'im" (Yéchayahou 66,21).
Les mots "eux aussi" font référence au peuple juif d'Espagne et du Portugal qui a été forcé de se convertir. Même si ces juifs se sont entièrement assimilés aux non juifs, Hachem éveillera en eux le désir de renouer avec le peuple juif.

C'est ce à quoi fait allusion le verset suivant : "Le reste de Yaakov sera au milieu d'une multitude de peuples, comme une rosée envoyée par le Seigneur" (Mi'ha 5,6).
"Le reste de Yaakov sera au milieu d'une multitude de peuples" fait référence au peuple juif assimilé d'Espagne et du Portugal.
"Comme la rosée envoyée par le Seigneur" signifie que, contrairement à la pluie pour laquelle nous devons parfois prier, la rosée se trouve toujours sur le sol sans aucune prière de la part de l'homme. De même, les juifs assimilés qui ne savent même pas qu'ils sont juifs reviendront sans aucune contribution de leur part.
[ rav Yonathan Eibshitz ]

Le machia’h viendra grâce à notre joie dans les mitsvot

+ Le machia'h viendra grâce à notre joie dans les mitsvot :

"La majorité de l'exil résulte du fait que nous n'avons pas accompli les mitsvot avec joie"
[le Arizal - rapporté par le rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 2,5 ]

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-> "Lorsque Moché dit : "C'est pour cette raison que vous n'avez pas servi Hachem dans la joie et l'allégresse", il subordonne la punition au fait que nous n'avons pas servi Hachem dans la joie, et non au fait que nous n'avons pas servi Hachem du tout.".
[Baal Ha'Ikarim - 3e discours, chap.33 ]

-> Pourquoi le fait qu'ils n'ont pas inclus l'élément supplémentaire de la joie dans leur avodat Hachem est-il si important, au point qu'ils sont punis pour cela comme s'ils étaient complètement absents dans leur accomplissement de la Torah et des mitsvot ?

L'Admour de Lelov répond en rapportant la parabole d'un roi qui a offert à son ministre le plus proche un cadeau très coûteux en signe de son grand amour.
Malgré ce grand honneur, le destinataire du cadeau ne l'a pas reconnu et l'a laissé seul, dans un état de grande honte. Tout le monde comprend qu'un tel comportement est une honte incomparable pour le roi, et que le ministre sera certainement puni pour avoir osé faire honte au roi d'une manière aussi flagrante.

Il en va de même, à un degré encore plus élevé, dans le cas présent. Lorsque le Grand Roi nous accorde un cadeau inimaginable, que de basses créatures comme nous aient le mérite de faire plaisir au Roi des rois, Hachem, de Le servir et de prendre soin de Lui comme un simple valet devant un roi impressionnant et puissant, par le biais de Ses mitsvot.
Si une personne ne se réjouit pas de cet immense privilège en accomplissant les mitsvot parce qu'elle ne prête pas attention à la grandeur de la chose, elle déshonore le cadeau du roi, démontrant qu'elle ne s'en préoccupe pas du tout. Existe-t-il un plus grand embarras pour le Roi des rois que celui-là?

Par conséquent, une personne doit se concentrer sur la signification impressionnante de la joie dans son avodat Hachem. Il obtiendra alors des milliers de fois plus de récompenses de cette mitsva qu'il ne l'aurait fait autrement, et ce sera bon pour lui.

[ "D. a voulu augmenter le mérite du peuple juif, c'est pourquoi Il a augmenté la Torah et les mitsvot pour eux" (ratsa Hachem lézakot ét Israël léfi'hakh irba lahém Torah oumisvot - guémara Makot 23b).
La multitude de mitsvot et de détails afférents sont un signe de l'incroyable amour d'Hachem pour chaque juif. ]

[comment peut-on souhaiter la guéoula avec la révélation éclatante d'Hachem, si nous méprisons autant Ses cadeaux qu'Il nous donne, Ses mitsvot qui nous permettent à chaque fois d'être plus proche de Lui, de Lui donner du plaisir.
A l'inverse, chaque mitsva faite dans la joie est un cri à Hachem : Je t'aime (en témoigne le fait que je fais Ta volonté avec plaisir et zèle), J'apprécie Tes bontés, et s'il te plaît révèle Toi à nous vite vite! ]

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-> L'essentiel du fait d'avoir de la joie à faire une mitsva consiste à se débarrasser et à oublier tous ses soucis et sa tristesse, et de se réjouir et d'exulter dans la joie d'Hachem. Cette avoda est extrêmement précieuse aux yeux d'Hachem, car Il ne reçoit même pas ce genre de service de la part des anges".
[séfer Yisma'h Israël - Sim'hat Torah]

-> Le Tiféret Shlomo (Shabbos Shuva) écrit :
"Au moment où une personne s'apprête à réaliser une mitsva, elle doit se motiver fortement à l'accomplir avec joie. Elle ne doit pas se concentrer sur sa petitesse (le yétser cherche à ce moment à nous dévaloriser, nous faire déprimer : qui es-tu, quel importance as-tu pour Hachem, quel impact aura ta mitsva toi qui est si fauteur, qui vaut si peu, ... ) ...
On ne doit pas considérer ses fautes en accomplissant une mitsva, car "une action positive l'emporte sur une action négative", et le moment venu, on reviendra avec une téchouva complète et on réparera ce qu'on a pu abîmé.
Mais maintenant, alors qu'on accomplit une mitsva, ce n'est pas le bon moment (au contraire il faut avoir de la fierté, de l'orgueil de faire la volonté d'Hachem, de pouvoir réjouir D.!)".