Aux délices de la Torah

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+ "Quand son esprit s'en va, il retourne à sa terre" (tétsé rou'ho yachouv lé'admato - Téhilim 146,4)

Pourquoi "sa" terre (לְאַדְמָתוֹ), demanda le rav 'Haïm Kanievsky. Pourquoi ne dit-il pas qu'il retournera à la terre?

-> Le rav Kanievsky explique que le midrach Tan'houma (Pékoudé 3) dit qu'avant la naissance d'un enfant, un ange montre à son esprit de nombreux aspects de sa vie future, y compris l'endroit où il mourra et l'endroit où il sera enterré.
C'est pourquoi, dit le rav Kanievsky, le verset utilise le pronom possessif, car le lieu où il sera enterré n'est pas simplement "la terre", mais "sa terre", le lopin de terre qui était prédestiné à être son lieu de repos avant même sa naissance.

Lorsque les morts ressusciteront, Hachem "secouera" la terre d'Israël (pour ainsi dire) et les réchaïm en seront chassés, ne laissant que les justes (tsadikim).
[midrach Michlé chap.17]

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-> voir aussi : https://todahm.com/2026/02/04/49131

Nos Sages disent que lorsque les morts ressusciteront, ils seront transportés à la Méarat HaMa'hpéla, et se lèveront de là.
[Maharal - Gour Ayré - Vayé'hi (47,30) - se basant sur le Zohar]

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-> "S'il te plaît, ne m'enterre pas en Egypte" (Vayé'hi 47,29)

Une des 3 explications de Rachi est : les morts ensevelis hors de la terre d'Israël "vivent" dans la souffrance des migrations souterraines.
[Ils sont obligés d'endurer la souffrance de rouler à travers des tunnels pour atteindre la terre d'Israël pour la résurrection des morts]

Par ailleurs, la guémara (Kétoubot 111b) enseigne qu'au moment de la résurrection des morts, les tsadikim vont jaillir et se lever à Jérusalem.

=> Quel est l'intérêt de l'enterrer à 'Hevron, si Yaakov devra quand même subir des souffrances pour atteindre Jérusalem?

-> Le Mérafsin Igri répond que ceux qui sont enterrés en dehors d'Israël devront rouler dans le sol jusqu'à atteindre Jérusalem, et là ils ressusciterons.
Par contre, ceux qui sont enterrés ailleurs qu'à Jérusalem, vont d'abord revenir à la vie là où ils sont enterrés, et ensuite ils pourront marcher normalement jusqu'à Jérusalem.
Cette cette première douleur (rouler dans le sol) que Yaakov voulait éviter.

-> Le Arizal écrit qu'il existe une cavité souterraine qui relit directement la grotte de Ma'hpéla ('Hebron) au Kotel. D'ailleurs, c'est par ce trajet que chaque veille de Shabbath, après le midi juif, nos Patriarches vont au Kotel.
On comprend mieux pourquoi, Yaakov ne s'est pas préoccupé d'être enterré à 'Hebron.

-> Le rav David Twerski (le premier Rabbi de Tolna) rapporte les paroles de nos Sages que si une personne est méritante, des anges Célestes vont amener sont cercueil jusqu'en terre d'Israël, au moment de la résurrection des morts, lui évitant ainsi les douleurs liées au déplacement.
De même, les anges vont retirer d'Israël ceux qui ne méritent absolument pas d'y être ressusciter.
[par exemple selon le midrach (Michlé chap.17) : "Lorsque les morts ressusciteront, Hachem "secouera" la terre d'Israël (pour ainsi dire) et les réchaïm en seront chassés, ne laissant que les justes (tsadikim). ]

C'est pourquoi, Yaakov a insisté pour être enterré en terre d'Israël, car dans son énorme humilité, il ne se considérait pas comme un tsadik, ne méritant pas que les anges viennent l'apporter en Israël.

Il existe de nombreuses mitsvot qu'une personne n'est pas tenue d'accomplir tant qu'elles ne lui sont pas imposées. Cependant, lorsqu'une personne lit à leur sujet et que son cœur désire les accomplir, Hachem considère qu'elle les a accomplies [à la perfection]. C'est une grande récompense illimitée.
[Smak - introduction ]

Il n'y a rien de plus aimé devant Hachem que la pudeur.
[Pessikta Rabbati - chap.46 ]

Le précepte fondamental du judaïsme est de se soumettre à la sagesse de la Torah et de ses érudits.
Lorsqu'une personne renonce à sa propre sagesse au profit de celle de la Torah et prête l'oreille aux paroles des sages, cela vaut mieux que toute autre chose.

Par conséquent, ne vous inquiétez pas si vous ne parvenez pas à jeûner le jour de Yom Kippour, car si vous écoutez la sagesse des érudits de la Torah qui vous ont ordonné de ne pas jeûner si un médecin vous a conseillé de ne pas jeûner, cela a plus de valeur que le jeûne lui-même.
[Chem miChmouel - Moadim ]

Le principe fondamental de tous les principes fondamentaux [du judaïsme] est la foi en la venue du machia'h.
[ 'Hafets 'Haïm al HaTorah - Noa'h 8,22 ]

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-> Le Ram'hal (Messillat Yécharim - chap.19) écrit que si quelqu'un se demande ce que ses maigres prières pour le machia'h pourraient bien accomplir, il doit savoir que Hachem aime nos prières pour le machia'h même si le moment propice à son arrivée n'est pas encore venu.
Allant plus loin, le Nétivot Shalom cite le Beit Avraham qui dit que le désir ardent de quelque chose est en réalité plus grand que la chose elle-même!
[d'une certaine façon, notre aspiration, notre désir, en la guéoula est plus grande que la guéoula! ]

Une personne est certainement tenue de faire tout son possible pour guider ses fils pendant leur jeunesse afin qu'ils suivent le chemin d'Hachem. Grâce à cela, une personne est incroyablement aimée aux yeux d'Hachem.
Comme nous le voyons concernant Avraham Avinou, tout l'amour qu'Hachem lui portait était dû à cela.
Comme il est écrit : "Car Je le connais, parce qu'il commandera à ses enfants et à sa maison de le suivre et de garder la voie d'Hachem" (Vayéra 18,19).
[ 'Hafets 'Haïm - Shem Olam - introduction ]

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-> Rachi souligne ici que "car Je le connais" est une expression d'affection.

Si seulement les gens comprenaient combien de récompenses et de mérites sont accordés aux justes (tsadikim) lorsque les réchaïm font téchouva grâce à eux, ils courraient après les réchaïm pour les ramener sur le droit chemin comme on court après la vie elle-même.
[Zohar II,129a ]

Rien n'éloigne autant l'homme de son Créateur que le lachon ara.
[Ohr ha'Haïm hakadoch - Métsora 14,9 ]

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-> Quand une personne ferme la bouche et s'abstient de dire du lachon ara sur les autres, Hachem répond mesure pour mesure et empêche les Accusateurs du ciel d'ouvrir la bouche pour parler contre elle.
[ 'Hafets 'Haïm - Chemirat Halachon - chap.2 ]

-> Jusqu'au jour de sa mort, l'homme doit se priver. Non pas par le jeûne ou l'affliction, mais plutôt en contrôlant sa bouche et ses désirs. C'est cela la tachouva, et [la récompense] pour cela est le fruit entier du monde à Venir (olam haba) ...
Cela a plus de valeur que tous les jeûnes et toutes les afflictions du monde.
A chaque instant où une personne ferme sa bouche, elle mérite une lumière cachée qu'aucun ange ni aucune créature ne peut imaginer.
[Gaon de Vilna - Iguéret HaGra ]