Aux délices de la Torah

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Il est certain que le désir et la pensée attirent le flux et produisent des effets concrets dans tout ce qui est nécessaire.
[Zohar - Vayétsé 22 ]
[déa vadaï réouta ouma'hachava, massi'ha messi'hou, vé'avid ovada bé'hol ma dé'itstérikha]

La Torah est appelée "bénédiction".
[Erchei Kinouim - Eré'h Béra'ha ]

L’influence positive d’être en Israël

-> "Vos pères vivaient autrefois de l’autre côté du fleuve" (bééver lanaar yachévou avoté'hem méolam - Haggada de Pessa'h)

-> Pourquoi était-il nécessaire que la Haggadah nous indique où ils vivaient?
Vivant hors d’Israël, ils étaient influencés par le mazal de ce pays particulier, ce qui les conduisait à adorer des idoles.
[ex: les hébreux en Egypte en sont venus à servir des idoles comme les égyptiens]

C’est pourquoi Hachem ordonna à Avraham de s’installer en terre d’Israël.
En Israël, une personne est sous l’influence directe d'Hachem, comme le dit le verset : "Les yeux de Hachem, ton D., sont toujours tournés vers elle" (Ekev 11,12).
[rav Yonathan Eibshitz - Pardes Rabbi Yéhonatan ]

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=> tout juif est forcément impacté négativement par la mauvaise atmosphère spirituelle de la nation dans laquelle il vit en exil.
Ainsi, à l'image d'Avraham, nous devons autant que possible vivre en Israël pour être protéger de cela, et à l'inverse nous permettre d'être la meilleure version de nous-même, grâce au fait que l'influence y est directe avec Hachem.

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-> "Tu ne manqueras de rien là-bas (la terre d'Israël)" (Ekev 8,9).
Nos Sages commentent : Pourtant, il existe de nombreux fruits qui ne poussent pas en terre d'Israël ; comment alors comprendre cette promesse selon laquelle nous n'y manquerons de rien?
La Torah ne veut pas dire que la terre d'Israël contient tout. Elle veut plutôt dire que la terre d'Israël possède un pouvoir (influence) particulier qui aide ses habitants à se sentir proches d'Hachem et de Sa Torah, à tel point qu’ils éprouvent un plaisir spirituel si intense qu’ils ne ressentent aucun manque matériel.

"La synagogue est un paradis pour les tsadikim"
[séfer 'Harédim - chap.66]

L'un des remèdes à une mauvaise conduite sexuelle (contraire à la halakha) est l'observance correcte du Shabbat.
[Yessod Yossef ]

Lorsque l’on fait la tsédaka aux pauvres, son effet se fait sentir tant en Haut qu’en bas.
Grâce à cette tsédaka, on fait jaillir en abondance des bénédictions sur tous les êtres inférieurs, les chars et les armées célestes. Tous ceux-là sont bénis et reçoivent la lumière.
[Zohar - Vayétsé 15 ]

Tombes des tsadikim

+ Tombes des tsadikim :

-> Prier sur les tombes des tsadikim réveille les tsadikim qui y sont enterrés afin qu’ils puissent intercéder en notre faveur. Les lieux de sépulture des tsadikim sont saints et purs, et la prière y est davantage exaucée. [Kitsour Shoulkhan Aroukh 128:13]
La Michna Broura (581:27) explique que nous nous rendons sur les tombes car un cimetière où reposent les dépouilles de tsadikim est un lieu où les prières sont plus facilement exaucées.
Le drachot haRan (Drouch 7, voir aussi Zohar 3:70) nous dit qu’il convient à une personne de se prosterner sur les tombes des tsadikim et d’y prier. En effet, la prière y est mieux accueillie.

-> Les sages de la Torah sont eux-mêmes une demeure pour la Chékhina même après leur mort, car leur lieu de sépulture est propice au chéfa (flux de bonté d'Hachem).
Il faut toutefois veiller à ne pas prier les tsadikim eux-mêmes, mais plutôt demander à Hachem qu’Il fasse preuve de miséricorde grâce au mérite des tsadikim qui y sont enterrés.

-> Les tsadikim qui y sont enterrés sont en réalité vivants. Ils voient et entendent tout. [Hiloula déRachbi - p.7]

-> Pendant de nombreuses années, le 'Hida (Shem Haguédolim - Maaré'het Guédolim - alef) s’est interrogé sur la coutume de prier sur les tombes des tsadikim, jusqu’à ce qu’il trouve les paroles du séfer 'Hassidim qui disent que Rabbi est apparu dans des habits de fête (bigdé 'hamoudot) qu’il portait le Shabbat (et non dans son linceul) après son décès et qu’il récitait le kidouch pour sa famille. En effet, même après leur mort, les tsadikim sont considérés comme vivants (Béra'hot 18a).

Rabbi Bé'hayé (Vayé'hi 49,33) écrit qu’il existe certains tsadikim qui, même après leur mort, vivent dans un corps et une âme. Seul leur corps physique (gouf hagas) est enterré, mais ils possèdent un corps plus spirituel (gouf dak) et leur âme s’y revêt pour une durée prédéterminée. Ils viennent au monde pour accomplir les ordres de Hachem, et ils apparaissent à ceux que Hachem désigne.

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-> La guémara (Baba Métsia 85b) rapporte que Reich Lakich marquait les limites des lieux où étaient enterrés les Rabanim.
Selon Rachi, l’explication littérale est que cela permettait d’éviter que les Cohanim ne marchent par inadvertance sur ces tombes, risquant ainsi de contracter une impureté. De cette manière, les tsadikim ne seraient pas une source de malheur pour autrui.

Cela semble difficile à comprendre, car pour les Cohanim, n’importe quelle tombe poserait un problème, et pas seulement celles des tsadikim.
Par conséquent, rabbi Yaakov Emden explique que Reich Lakich identifiait ces tombes afin que les personnes souhaitant prier près des tombes des tsadikim sachent où les trouver.

On retrouve cette idée en rapport avec Kalev. Pour éviter d’être influencé par les manœuvres des explorateurs (atsat méraglim), Kalev priait sur les tombes des Patriarches (Chéla'h Lé'ha 13,22, Rachi, Sotah 34b).

"Le monde d’en bas est toujours dans un état de réception ... et le monde d’en-Haut lui donne en fonction de son état : s’il est rayonnant, on lui rendra la parité en rayonnant sur lui d’en-Haut.
S'il est dans un état de tristesse, il reçoit un jugement en conséquence ... ainsi est-il écrit : "Servez Hachem avec joie, car la joie de l'homme fait naître une autre joie, celle du Ciel".
[Zohar II,184a, et voir aussi la fin de 218a ]

Se sanctifier en agissant de tout son être

-> Celui qui dit "Amen yéhé chémé raba" de toute sa force, le (mauvais) jugement prononcé contre lui est annulé, et les portes du Gan Eden s'ouvrent devant lui. [guémara Shabbath 119a]

-> Rachi explique que "de toutes ses forces" signifie "avec toute sa kavana".
La Michna Béroura (56,1), basée sur les Richonim, explique que cela signifie "avec toute sa kavana et tout son être", plutôt que de simplement dire les mots sans y mettre tout son cœur.

-> Le Shévet Moussar (14,18) explique que nos Sages disent "de toutes ses forces" plutôt que "de toute sa kavana" afin de nous enseigner qu'il faut réellement utiliser toute sa force physique pour dire Amen yéhé chémé raba.
Quand on dit Amen yéhé chémé raba à voix haute, on éveille sa kavana. Par conséquent, l'explication de Rachi "de toute sa kavana" souligne que lorsqu'une personne utilise toute sa force, elle éveille ses émotions et s'éveille à une kavana plus intense.
Le Shévet Moussar précise en outre que lorsqu'on utilise toute sa force physique, tout le corps se balance et les membres deviennent plus sanctifiés. Si quelqu'un a une faute avec l'un de ses membres, cela expie la faute et toute décision prise à son encontre est annulée.
En fait, accomplir une mitsva de toutes ses forces est une source de vie pour tout le corps.

Ne pas piétiner la valeur de nos mitsvot

-> Au début de la paracha Ekev, Moché révèle au peuple juif la clé de la richesse. Il explique que si nous prêtons attention et chérissons les mitsvot apparemment insignifiantes que nous avons tendance à piétiner, Hachem nous bénira d’une immense abondance dans tous les domaines de la vie : revenus, santé, enfants, et bien plus encore.
[ékev veut dire ; talon, en allusion au mitsvot qu'on piétine de nos talons, les considérant comme peu importantes. ]

C’est là un enseignement fondamental de rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan I,282) :
Même si nous sommes loin d’être parfaits, nous avons néanmoins des mitsvot qui sont précieuses et procurent à Hachem une immense satisfaction. Et même si les mitsvot que nous accomplissons sont imparfaites, le bien qu’elles renferment brille néanmoins de mille feux dans tous les mondes supérieurs.

Dès que nous reconnaissons cette bonté et que nous cessons de piétiner nos mitsvot (ex: il n'y a pas de petites ou de grandes mitsvot), alors nous nous ouvrons pour recevoir les effets positifs de nos actes, qui se manifestent sous la forme de parnassa et d’autres bénédictions matérielles, amen!

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-> Parfois, nous avons l’impression d’être comme le talon d’une personne, qui ne cesse d’être piétiné, encore et encore. Nous sommes constamment confrontés à de nouveaux défis matériels et spirituels, et au bout du compte, il semble que nous sortions rarement vainqueurs.
Néanmoins, dès la première ligne de la paracha Ekev, Moché nous apporte un encouragement.
Il dit que lorsque nous nous trouvons dans la position des "talons" (véhaya ékev), mais que nous parvenons malgré tout à écouter (tichméoun) et à suivre les halakhot fondamentales (ét hamichpatim) de la Torah, alors nous mériterons l’abondance des bénédictions mentionnées dans les versets suivants.
[ rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I,282 ]