Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Lorsqu'une personne étudie la Torah en profondeur, elle devient comme un ange.
Un esprit d'en-Haut réside sur elle, et l'élève au niveau du roua'h hakodech.

['Hazon Ich - Iguéret ha'Hazon Ich 15&33]

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-> Le mot : guémara, vient de l'araméen "gumra", signifiant : un charbon ardent.
C'est en raison de la grande sainteté de la guémara qui brûle toutes les forces des écorces qui nous séparent de Hachem, incluant toutes les tentations et tromperies du mauvais penchant (yétser ara).
Ils sont tous brûlés et annulés.
[rabbi Shlomo de Karlin - rapporté dans le Si'hot béAvodat Hachem (p.92)]

Plus on a de émouna, plus on a de bénédictions

Chaque jour, Hachem agit envers chaque individu mesure pour mesure, conformément à son niveau de confiance.

Il est écrit : "Hachem est à ta droite comme ton ombre" (Téhilim 121). De même que si nous bougeons alors notre ombre va également bouger, de même plus nous témoignons d'une émouna importante, le plus la bénédiction de Hachem sera importante.
En fonction du degré de confiance que l'homme accorde à D., D. lui sera en retour, mesure pour mesure, source de tous les espoirs.
[rav Eliyahou Lopian]

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-> Rabbi Zoucha d’Anipoli explique que celui qui a une confiance simple en Hachem et ne pose aucune question, sera automatiquement béni. En effet, la foi en Hachem constitue un canal pour que le Flux Divin de bénédiction puisse s’épancher. Comme le dit le verset : "Béni soit l’homme qui place sa confiance en Hachem".

=> La foi relie l’homme à Hachem au point de lui permettre d’attirer vers lui Ses Bienfaits.

Cependant, celui qui doute et se questionne pour savoir ce qu’il va manger, alors ce doute brise ce canal et empêche la bénédiction de venir.
Ainsi, Hachem prévoit que si quelqu’un se pose la question, alors : "J’ordonnerai Ma Bénédiction". En effet, puisque le canal naturel de bénédiction constituée par la émouna (confiance) a été rompu par le doute, Hachem a besoin à présent "d’ordonner Sa bénédiction", c’est-à-dire d’obliger et de “forcer” Sa Bénédiction de venir pour cet homme ...
Ce ne sera plus la bénédiction naturelle qui viendra, mais un nouveau type de bénédiction de “rattrapage” qu’Hachem aura besoin de créer spécialement pour cette personne.
Sans émouna, il ne peut y avoir de réelle bénédiction. Hachem doit alors provoquer le Flux Divin pour lui.

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-> par exemple : https://todahm.com/2020/03/11/13309

Les enseignements ci-dessus sont extraits du divré Torah sur la Chemita : https://todahm.com/2020/03/11/13346

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-> "En Toi ont cru nos ancêtres, ils ont cru et ont été sauvés, c'est Toi qu'ils ont imploré et ont été sauvés, ils ont cru en Toi et n'en ont pas eu honte" (Téhilim 22,5-6)

Le Ben Ich 'Haï (Od Yossef 'Haï) explique :
- "En Toi ont cru nos ancêtres" = c'est le bita'hon au degré le plus bas.
L'homme croit en Hachem, mais n'est pas sûr qu'Il puisse le délivrer.
Hachem se comporte alors avec lui de la même façon, mesure pour mesure : parfois Il l'aide, parfois non.

- "ils ont cru et ont été sauvés" = c'est un degré plus élevé.
L'homme est sûr de la délivrance d'Hachem.
Puisqu'il en est sûr, Hachem la lui envoie effectivement.

- " ils ont cru en Toi et n'en ont pas eu honte" = c'est le degré le plus haut.
Par l'entièreté de son bita'hon, l'homme annonce d'avance le miracle qui va avoir lieu et ne craint pas d'avoir honte s'il ne se produit pas, car il sait que cela se produira.

[ainsi, Hachem est le protecteur de chacun, selon son degré de bita'hon]

Le plaisir et la joie principales de Hachem sont lorsque nous agissons avec sainteté, avec des pensées pures.

[Noam Elimélé'h - Emor]

Si nous comptons le Omer avec bénédiction le soir uniquement, c'est parce que le compte du Omer permet d'affaiblir l'Attribut Divin de Rigueur qui s'exprime la nuit.

[Séfer 'Hayé Avraham - rapportant le Tsor haMor]

Sans la Torah, une personne est submergée dans la boue. Il ne vaut pas mieux qu'un non-juif. La Torah est ce qui distingue un juif d'un non-juif. C'est ce que nous voulons dire lorsque nous affirmons qu'Hachem "nous a choisis parmi tous les peuples ... et nous a donné Sa Torah".
Grâce à la Torah, on peut se débarrasser de la 'boue', et c'est alors seulement que l'on peut devenir saint en accomplissant les mitsvot.
['Hafets 'Haïm - Méïr Einé Israel - vol.1, p.347 ]

Les 3 clefs qui permettent à une personne de trouver grâce aux yeux d'Hachem sont : l'humilité, l'étude de la Torah avec amour et le savoir-vivre (déré'h érets), c'est-à-dire des comportements de moralité élevée, aux mœurs raffinées, conformes à l'esprit de la Torah.

[rabbi 'Haïm Chmoulévitch - Si'hot Moussar (si'ha 4)]

"Une querelle est comme une fuite d'eau ; une fois qu'elle a jailli, elle ne s'arrêtera plus".

[rav Houna - guémara Sanhédrin 7a]

Hachem dit à Bil'am : ... Tu ne maudiras point ce peuple, car il est béni (lo taor ét aam ki barou'h ou - לֹא תָאֹר אֶת-הָעָם כִּי בָרוּךְ הוּא - Balak 22,12)

-> Le Ben Ich 'Haï commente :
Le mot en hébreu utilisé ici pour désigner la malédiction est "ארה" comme dans ארור.  [dans le verset : לֹא תָאֹר = tu ne maudiras point]
Il est intéressant de remarquer que dans ce verset se cache le secret pour se protéger de la malédiction des nations. En effet la différence entre la valeur numérique du mot ארה (malédiction) et du mot ברוך (bénit) est : 228-206=22 ce sont les 22 lettres [de l'alphabet hébraïque] de la sainte Torah.
C’est par le mérite de l'étude de la Torah et de sa pratique que le peuple d’Israël reçoit sa protection divine qui empêche Bil’am de le maudire. Et c’est cette Torah qui a protégé , protège et protégera le peuple d’Israël jusqu’à la venue de Machia’h, Bimhéra Béyaménou, Amen.

Il leur répondit : "Restez ici cette nuit, et je vous rendrai réponse selon ce qu’Hachem m’aura dit". Et les princes de Moav restèrent avec Bil’am" (Balak 22,8)

-> Le Ben Ich 'Haï commente :
Dans ce verset, deux éléments paraissent superflus à priori. Tout d’abord, quand Bil’am leur dit de rester dormir, pourquoi préciser "ici", il parait évident qu’il les invite à dormir chez lui et non pas à l’hôtel de quartier.
Ensuite quand le verset précise : "Et les princes de Moav restèrent avec Bil’am" pour quoi nous le dire, vu que plus loin la Torah nous raconte qu’il leur rend compte de la prophétie et qu’il les renvoie bredouille chez eux. S’ils sont là le lendemain matin c’est qu’ils sont restés.

Il nous faut donc comprendre quels sont les enseignements cachés dans ces mots, que la Torah n’a pas écrits pour rien.
A l’époque, il était connu des initiés en sorcellerie et divination que Bil’am recevait un dévoilement prophétique provenant des forces du mal, et pour ce faire il devait s’impurifier avec son ânesse, ce qui le rendait réceptif à ce dévoilement du monde de l’impureté.
Mais ce qui était alors inconnu, c’était que par le mérite des étincelles de l’âme de Hével qui étaient en lui, il pouvait aussi recevoir une prophétie d’origine divine et pure, et c’est justement celle-là qu’il leur propose de consulter, mais comme ils ne le croient pas et qu’ils pensent qu’il n’est capable de prophétiser qu’après impurification avec son aînesse, alors Bil’am leur dit de rester avec lui, concrètement, dans sa propre chambre à coucher. Comme ça ils pourront vérifier qu’il ne va pas approcher son ânesse et que sa prophétie sera divine et pure, et c’est ce qu’ils firent.
"Et les princes de Moav restèrent avec Bil’am" = avec lui, concrètement, pour le surveiller et confirmer la provenance de sa prophétie.

Holocauste perpétuel (olat taid - עֹלַת תָּמִיד), offert sur le mont Sinaï comme odeur agréable, destiné à être brûlé devant Hashem (Pin'has 28,6)

-> Le Ben Ich 'Haï commente :
A propos des mots Olat Tamid (traduit par Holocauste, c’est-à-dire sacrifice intégralement consumé, perpétuel) le Arizal nous fais remarquer que Olat – עלת, (si on l’écrit malé (pleinement) avec son vav – עולת) possède les même lettres que תולע – Tola, un ver.
Et le Klal Israel est d’ailleurs appelé : "al tir'i tolaat Yaakov (Ne crains rien, vermisseau de Yaakov - אַל-תִּירְאִי תּוֹלַעַת יַעֲקֹב ). Car le ver a beau avoir l’air faible, petit et frêle, mais il possède une force qui lui permet de perforer et de progresser parmi les matériaux les plus durs, sous la terre et dans les habitations protégé de tout ennemi. Et toute sa force réside dans sa bouche.
Tout comme ce ver, Israël effectue tout son travail de Torah et de mitsvot par l’intermédiaire de la bouche, et on voit que toutes les actions de tris des étincelles de sainteté qui amène à la réparation du monde et la venue de machia'h, sont toutes reliées à l’action de la bouche, que ce soit l’étude de la Torah, la nourriture ou les prières.
Et comme la nourriture est un des terrains de chasse de prédilection du yétser ara, qui se démène pour amener le klal Israel sur le chemin de la faute, que ce soit par la gloutonnerie, la recherche de finesse luxueuse ou même la nourriture non kashère, nos Sages ont instauré les bénédictions à réciter avant la consommation de nourriture, afin d’en préserver le caractère sacré et de ne pas perdre de vue le but de l’alimentation qui est une mitsva en soit ainsi qu’un moyen d’accomplir toute la Torah en fortifiant son corps.