Aux délices de la Torah

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Les mitsvot – changer le monde

+ Les mitsvot - changer le monde :

-> Lorsque Adam a mangé du Eits HaDaat (l'Arbre de la Connaissance), il a détruit le monde.
Hachem a ensuite divisé l'âme d'Adam en 600 000 âmes plus petites, qui sont les âmes du peuple juif.
Chaque juif est en réalité un Adam Harichon microcosmique.
Adam a détruit le monde. Le peuple juif, en tant qu'Adam miniature, doit le réparer. En effet, le travail du peuple juif est de réparer le monde.

Adam a détruit le monde en n'écoutant pas Hachem. Nous le réparons en écoutant Hachem.
Chaque fois que nous accomplissons une mitsva, nous réparons le monde.

Nous ferions n'importe quoi pour changer positivement le monde. Lorsque les difficultés de la vie rendent la Torah plus difficile, il est agréable de savoir qu'en nous efforçant de respecter la Torah malgré la douleur, nous changeons littéralement le monde, et ce plaisir peut faire en sorte que la douleur en vaille la peine.
Sauver un nageur en train de se noyer vaudrait la peine de le faire. Sauver le monde en vaut d'autant plus la peine.
Plus nous nous efforçons de poursuivre la Torah malgré l'effort, plus nous changeons littéralement le monde pour le meilleur.

Cela va encore plus loin. Selon nos Sages, l'acronyme de "Israël" est "yech chichim ribo otiyot la Torah" (il y a 600 000 lettres dans la Torah).
L'âme de chaque juif est liée à une lettre de la Torah (Zohar 'hadach Chir haChirim p.74). Chaque lettre hébraïque contient un pouvoir spirituel, et c'est le pouvoir unique de cette lettre que chaque juif est censé apporter au monde.
C'est cette lettre qui, une fois révélée, rendra le monde meilleur, plus saint, plus bon.

Nos Sages expliquent que la Torah tout entière est le nom d'Hachem, de sorte que, par essence, on attend de chacun qu'il manifeste une expression unique d'Hachem dans le monde, qu'il sanctifie Hachem à sa manière unique (personne dans l'histoire ne pourra le faire ainsi).
Tout comme une Torah à laquelle il manque une lettre est incomplète, s'il manque un juif, le monde sera incomplet.

Si c'est le cas, ce n'est pas seulement que je change le monde chaque fois que je fais une mitsva ; je change en fait le monde d'une manière dont je suis le seul à pouvoir le faire, en apportant ma lettre unique au monde. Personne d'autre ne peut faire ce que je dois faire.

C'est pourquoi les circonstances de vie de chaque personne sont différentes. Chaque personne a un impact unique sur le monde, une partie différente à réparer.
D'où le fait qu'on a chacun des défis particuliers dans la vie ... qu'on a des halakhot plus difficiles que d'autres ...
Hachem donne à chaque personne une vie dans laquelle des halakhot spécifiques sont difficiles parce que ce sont celles qui lui permettront de réparer la partie spécifique du monde qu'elle est désignée pour réparer.

Une personne peut se demander, dans un monde où il y a tant de gens, si j'ai vraiment de l'importance. Qu'est-ce qui me rend spécial? Important? Suis-je vraiment pertinent?
En effet, nous sommes absolument importants. Personne ne peut faire ce que nous devons faire, nous sommes uniques dans notre genre, au sens le plus littéral du terme.
Il y a un plaisir très profond à savoir que le monde a besoin de moi et que je suis tout sauf insignifiant... en fait, je suis essentiel.
[rabbi Zoucha d'Anipoli dit que si on lui proposait d'être comme Avraham, il le refuserait, car il y a déjà un Avraham qui a agit à la perfection, et un deuxième Avraham n'apporterait pas comme avantage une sanctification unique du Ciel. ]

... Lorsque la douleur fait que le défi de respecter la halakha semble écrasant, il y a un plaisir à savoir que je suis en train de changer le monde. J'apporte au monde une lumière de kiddouch Hachem que personne d'autre que moi ne peut apporter.
... Chaque juif est essentiel à la mission juive de réparer le monde, et si un juif renonce à grandir, le monde ne sera plus jamais le même.
[rav Kalonymos Kalman Shapira - le rabbi de Piaseczno - dans son Aish Kodech - Shabbath Shouva 5702]

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-> Il semblerait que le kiddouch Hachem particulier dont chaque juif est responsable, tout trouvant sa force dans notre lettre de la Torah, vient réparer la partie du monde qui lui correspond, cette "lettre" correspondante qui est actuellement détruite.

-> Alors qu'il souffrait en plein Holocauste dans le ghetto, le rabbi de Piaseczno (Shabbath Souva 5602 [soit 1942]) écrit :
"Il est dit dans Eitz 'Haïm (chaar 3 perek 2) qu'il n'y a pas deux tsadikim semblables, et qu'il n'y a pas deux créations semblables. Et lorsqu'un juif sert Hachem, il se dégage de chacun d'eux une lumière et une sainteté qu'un autre juif ne révèle pas.
Et même aujourd'hui, pendant une période de souffrance et de destruction des juifs (la Shoa), il est possible qu'à partir d'eux (les juifs) soit révélé ce qui n'a pas pu être révélé pendant les périodes de bien-être".

Son point de vue était que cette période de défi dans l'observance de la Torah leur offrait une opportunité sans précédent de révéler Hachem dans le monde en essayant de l'observer, malgré le défi, accomplissant ainsi ce qui aurait été impossible dans des circonstances moins pénibles.
En effet, il voyait leur douleur dans l'Holocauste comme une opportunité sans précédent de changer le monde et d'y apporter plus de lumière d'Hachem en travaillant dur pour garder la Torah.

[on apprend de là l'importance d'accepter nos situations (ex: je suis très malade, fatigué), et ce dire que c'est justement dans ce scénario de vie qu'Hachem veut me voir évoluer, tout en faisant autant que possible sa volonté. ]

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-> Le rabbi de Piaseczno dit que l'ensemble des difficultés halakhiques de chaque personne est conçu pour faciliter la "réparation" particulière pour laquelle elle est désignée. Ce que le rabbi n'explique pas, cependant, c'est pourquoi une personne reçoit une désignation particulière et une autre personne une désignation différente. Les paquets de certaines personnes semblent plus difficiles que d'autres. Comment la distribution des paquets est-elle déterminée?

Une réponse peut être la suivante : Le midrach (Rabba Chémot 40,3), raconte que Iyov a demandé à Hachem de lui expliquer les circonstances de sa vie afin qu'il puisse mieux comprendre les voies d'Hachem. Hachem a répondu que sa situation est déterminée par son "emplacement" dans l'âme (néchama) d'Adam.
En d'autres termes, Adam a détruit le monde, c'est à nous de le réparer. [voir le Béér Mayim 'Haïm - Nasso]

La partie particulière du monde que nous devons réparer, et par conséquent notre situation dans la vie, est déterminée par le rôle que nous avons joué dans la destruction.
En tant que partie d'Adam, nous avons participé à la faute originelle, chaque partie de notre âme contribuant à une autre composante de la destruction [spirituelle].
Chaque personne est chargée de réparer la partie du monde que son âme a été responsable de détruire, et son paquet est déterminé en conséquence.

Il est inspirant de comprendre que, vraisemblablement, la raison pour laquelle je suis spécifiquement chargé de réparer la partie que j'ai cassée est que si mes muscles spirituels ont détruit cette partie, ce sont uniquement mes muscles spirituels qui ont la capacité de la réparer.
Je suis le seul capable de réparer cette partie particulière. C'est la raison profonde pour laquelle je suis le seul à pouvoir faire mon travail.
De plus, il est stimulant d'apprécier que, si c'est le cas, j'ai vraiment ce qu'il faut pour réussir à faire mon travail. Aussi difficile que cela soit, j'ai les muscles spirituels pour le faire, et je suis le seul à pouvoir le faire.
En effet, le rabbi de Piaseczno (dans son Déré'h haMélé'h - Roch Hachana), nous assure : "Hachem ne mettra personne à l'épreuve [avec un test qui exige] plus que ce que ses capacités lui permettent de supporter."

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-> Selon le Baal Shem Tov, la "bat kol" (voix Divine) qui sort quotidiennement de 'Horev [mont Sinaï] (voir Pirké Avot 6,2) est le rappel constant d'Hachem à chacun d'entre nous de faire téchouva.
[d'une certaine façon, Hachem nous demande de revenir vers Lui par la téchouva, et de mener à bien les réparations dans ce monde que nous pouvons y faire. ]

-> Le rabbi de Piaseczno (dans son Déré'h haMélé'h - Shavouot) enseigne :
"On doit reconnaître qu'en tant que juif, nous avons un pouvoir incroyable d'influencer le monde, avec la responsabilité qui va avec.
On ne peut pas simplement constater que notre journée n'est pas pire que la veille, nous devons se demander en toute honnêteté : "Quel bénéfice ai-je apporté aujourd'hui (au monde), et comment me suis-je élevé (en niveau spirituel) depuis (le niveau) où je me trouvais!"
C'est le concept de "réparation" dans son expression la plus simple. C'est en lui que se trouve le pouvoir de réparer le monde avec la royauté d'Hachem, et alors, en lui, sera révélée l'étincelle du machia'h.

... celui qui ne fait pas sa part pour réparer le monde ne peut pas être en colère contre Titus pour avoir détruit le Temple, parce qu'il a lui aussi contribué à sa destruction".

[en spiritualité, soit on avance, soit on recul, il n'y a pas de point neutre. Ainsi, si nous ne faisons pas d'efforts de réparation, c'est qu'on gâche, détruit des occasions de reconstruire.
La réalité qu'aura le monde suite à la venue du machia'h dépend des actions qu'on aura accomplies avant sa venue. Ainsi, chaque chose que je n'ai pas faite (sauf téchouva), est une sorte de destruction car on ampute la beauté de la réalité du monde post guéoula. ]

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-> Le rabbi de Piaseczno (dans son Déré'h haMélé'h - paracha ha'Hodech 5685) explique pourquoi le calendrier du klal Yisraël compte en fonction de la lune. Il dit que bien que la lune soit essentiellement sombre (voir absente en apparence), lorsqu'elle surmonte son obscurité, elle ne se contente pas de briller mais illumine le monde (à l'image de la pleine lune) ; de même, un juif, lorsqu'il surmonte son obscurité personnelle, aura un impact, il "illuminera" le monde d'une manière dont il est le seul à pouvoir le faire.

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-> b'h, on vient de voir que les réaliser les mitsvot c'est réparer le monde. Ce divré Torah montre que c'est également se recréer soi-même : https://todahm.com/2017/02/03/les-mitsvot-devenir-un-createur-de-soi-meme-pour-kiffer-le-monde-a-venir-avec-hachem

L’amour d’Hachem pour chaque juif

+ L'amour d'Hachem pour chaque juif :

-> "Hachem, ton D., t'aime" (ki aévé'ha, Hachem Eloké'ha - Ki Tétsé 23,6)
-> "Hachem dit à Israël : .. Je vous aime!" (aavti ét'hem - Mala'hi 1,2)
-> [Hachem dit à Israël] : Je t'aime d'un amour éternel" (aavat olam aavti'ha - Yirmiyahou 31,2)
-> [avant le Shéma, dans la prière du matin nous disons :"ahavat olam aavtanou Hachem Elokénou", et le soir : "ahavat olam ahavtanou" (aavat olam beit Israël amé'ha aavta) = Hachem a un amour infini pour nous (les juifs). ]

=> Est-ce que Hachem aime chaque juif?

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-> Le rav Kalonymos Kalman Shapira, le Rabbi de Piaseczno, (dans son Aish Kodech - 'Hanoucca 5702 [1941]) enseigne :
Vous êtes-vous déjà demandé si Hachem vous aimait?
Il aime certainement le peuple juif dans son ensemble, en tant que nation.
Hachem nous a sortis d'Egypte et nous a donné la Torah. Nous a appelé "élus" et "précieux". [ex: "c'est vous seuls que j'ai distingués entre toutes les familles de la terre" - Amos 3,2]
Mais nous aime-t-il en tant qu'individu?

La réponse est : oui.
Hachem aime chaque juif individuellement "d'un amour sans limite et sans fin". Il est infini, donc Son amour est infini, et par conséquent, Son amour est le plus profond, le plus réel, le plus authentique qui puisse jamais être ou être ressenti.
Il n'y a littéralement pas de limite à l'amour qu'Il nous porte.

Et Son amour ne dépend de rien. Hachem aime [chaque juif individuellement] parce qu'Il nous aime, pas à cause de ce que nous faisons ou de ce que nous accomplissons. Uniquement ... parce que ... Il nous aime.
Hachem n'a jamais cessé et ne cessera jamais de nous aimer, même si nous faisons le mal.
Même dans nos pires moments, Il n'a jamais cessé de nous aimer. Même si nous faisons les pires choses, il nous aimait au moment même où nous le faisions. Hachem était même avec nous quand nous le faisions [comme Il l'est à chaque seconde de notre vie].

Hachem ne nous quitte jamais et ne cessera jamais de nous aimer.
Le midrach (Tan'houma Yitro 5) dit : "Im taazov, ten daaté'ha" = Si tu quittes [Hachem], réfléchis."
Comment le remède pour quitter Hachem peut-il être de "réfléchir"?
Cependant, l'idée est que nous ne pouvons jamais vraiment quitter Hachem. Il nous aime trop et reste toujours près de nous.
Nous avons pu nous éloigner de lui, mais il ne nous a jamais quitté. Le simple fait d'y penser vous ramènera à lui.

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-> Le rabbi de Piaseczno (dans son autre livre Déré'h haMélé'h - Shékalim 5690) écrit explicitement qu'Hachem aime chaque juif individuellement.
[dans Shabbath Téchouva 5690, il dit qu'Hachem ne cesse jamais d'aimer chaque juif, mais parfois (pour notre bien ultime) il y a un mélange de din (rigueur), qui peut laisser croire l'inverse. ]

-> Le 'Hafets 'Haïm écrit également explicitement que Hachem aime constamment chaque juif. [voir Chemirat haLachon - chaar haZé'hira chap.2 ]
-> De même, Rabbénou Bé'hayé dans le 'Hovot haLévavot (chaar haBita'hon - pérek chéni).

-> Le Maharal (début de la hakdama du Déré'h 'Haïm) écrit que tout comme Hachem a choisi le peuple juif en tant que nation, Il a choisi chaque juif en tant qu'individu.
En d'autres termes, tout comme le peuple juif est précieux pour Hachem dans son ensemble, chaque juif est précieux, voire "choisi", en tant qu'individu.
[si tu es juif(ve) dans ce monde, c'est qu'Hachem a choisi ton âme divine de sous Son Trône de gloire, et forcément rien que par cela Hachem t'aime constamment. ]

-> Le matin (prière de cha'harit) juste avant de faire la déclaration importante du Shéma Israël, nous disons qu'Hachem est "bo'her bé'amo Israël béhava" = Il a choisi Sa nation Israël avec amour", ce qui signifie qu'Hachem a choisi la nation juive parce qu'Il l'aime dans son ensemble.
Si c'est le cas, il s'ensuit que chaque juif est "choisi" parce qu'Hachem l'aime en tant qu'individu.
[on a vu que dans la bénédiction avant le Shéma, nous disons aussi : "ahavat olam ahavtanou" (Hachem nous a choisi par un Hachem éternel). ]

[la lecture du Shéma où nous déclarons l'unité d'Hachem dans le monde, est juste précédée d'une prise de conscience dans le fait qu'Hachem nous aime personnellement. Il en résulte que pour pouvoir pleinement proclamer la grandeur d'Hachem dans ce monde, on doit d'abord se travailler jusqu'à vivre une réalité où Hachem m'aimera toujours, Il sera toujours à Mes côtés.
Il n'y a de roi sans sujet, et vu que Hachem nous a choisi chacun par amour, alors le fait de penser à cette réalité nous donne la confiance et un surplus d'énergie pour en retour proclamer Sa grandeur dans le monde.
C'est une dynamique positive : Hachem (le boss des boss) m'a choisi pour Le servir, donc je suis quelqu'un d'important dans ce monde. Puisque je me considère comme spirituellement plus élevé que la quasi totalité du monde (non juifs), alors je dois agir avec responsabilité pour le plus grand des patrons, le boss des boss, Hachem. ]

-> Chaque juif est appelé enfants d'Hachem (Réé 14,1 ; Pirké Avot 3,14).
Le Ibn Ezra (Réé 14,1) écrit qu'Hachem aime un juif plus qu'un père ne pourrait jamais aimer son enfant.

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-> Souvent, une personne a du mal à ressentir l'amour d'Hachem, non pas parce qu'elle ne peut pas accepter qu'Hachem est tout amour et qu'il aime tout le monde, mais plutôt parce qu'elle a l'impression de ne pas être aimable, même aux yeux d'Hachem. Une telle personne doit réaliser que de même qu'on ne peut penser comprendre les profondeurs du divin, de même c'est une réalité de ce monde qu'en tant que juif(ve), Hachem nous aime forcément, point final.

-> Certes nous devons faire téchouva sur nos fautes, mais cependant l'amour infini d'Hachem pour nous ne dépend pas du fait que nous fassions téchouva ; Il nous aime quoi qu'il arrive.

La guémara ('Haguiga 15a) parle de la gravité des fautes qu'a pu commettre A'her, et elle dit : "Shouvou banim ... 'houts méA'her" (revenez vers Moi mes enfants (en téchouva) ... sauf A'her).
Ainsi, il est sous-entendu que malgré ses fautes très graves, A'her était néanmoins toujours considéré comme un fils (ben), un terme d'amour et d'affection.
[sa téchouva était toujours possible, mais au regard de leur gravité elle lui demandera davantage d'efforts (moins d'aide du Ciel au début). ]

-> Même si nous acceptons qu'Hachem aime infiniment chaque juif, ne pourrait-il pas cesser de l'aimer? Peut-être que les actions d'une personne peuvent être si basses qu'Hachem cesse d'aimer cette personne?
Est-ce qu'Hachem aime un juif qui est mauvais?

Le rabbi de Piaseczno affirme : "Hachem n'a jamais cessé et ne cessera jamais de nous aimer, même si nous faisons le mal."
L'implication est que peu importe ce qu'on traverse, ce qu'on fait, rien ne peut venir faire cesser l'amour qu'Hachem a pour moi.
[d'une certaine façon, c'est un "éch tamid" (feu continuel), rien ne peut éteindre cet amour. ]

-> Lorsque nous disons : "Hachem ohev tsadikim" ce verset se réfère à tous les juifs, comme il est dit "véamé'h koulam tsadikim" ("Ton peuple est composé que de tsadikim - Yéchayahou 60,21).

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-> Précision :
On peut se demander ce que signifie exactement le fait qu'Hachem "aime". L'amour est une émotion humaine. Comment peut-on l'appliquer à Hachem?
Il semblerait qu'une telle description doive être comprise comme anthropomorphique. La Torah, à de nombreuses occasions (voir, par exemple, Dévarim 11,12 : "les yeux d'Hachem sont toujours sur lui", ou Bamidbar 11,1 : "Hachem a entendu"), décrit Hachem en utilisant des caractéristiques humaines comme un mécanisme pour nous aider à obtenir une sorte de compréhension de Lui, un Être incorporel et infini qui est essentiellement trop grand pour qu'un humain puisse le saisir (voir Rachi - Dévarim 29,19).
Se référer à Lui en termes humains est utile et ne doit pas être pris au pied de la lettre. Ce qu'il est important de comprendre, c'est : si le terme utilisé est "amour", c'est ainsi que nous sommes censés le comprendre, et apparemment, c'est la meilleure façon d'encadrer ce qui est décrit.
Ce que signifie réellement "l'amour d'Hachem" n'a aucune importance. Ce qui est important, c'est que nous sommes censés le percevoir, nous y référer et comprendre ce qu'il est en réalité comme étant de l' "amour". En ce qui nous concerne, c'est ce qu'il est.

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+ Souffrance & amour d'Hachem :

-> Le rav Kalonymos Kalman Shapira, le Rabbi de Piaseczno, (dans son Aish Kodech - Vayikra 5700) enseigne :
"Est-il véritablement vrai que l'on ne blesse jamais quelqu'un que l'on aime? Et si un processus douloureux était en fait ce qu'il y a de mieux pour cette personne?
Un parent qui n'emmène pas son enfant chez le dentiste parce qu'il ne veut pas lui faire mal serait considéré comme négligent et non comme aimant. Une mère qui refuse à son enfant un médicament avec un mauvais goût mais nécessaire ou une procédure médicale douloureuse mais nécessaire n'est pas une mère aimante mais une mère cruelle.
On fera de bonnes choses pour un être cher, même si elles sont douloureuses.

La différence entre celui qui fait mal parce qu'il aime et celui qui fait mal parce qu'il hait est l'intention qui sous-tend la douleur, c'est-à-dire le fait de savoir si la douleur est la meilleure pour la personne blessée.
Alors que les humains peuvent commettre des erreurs et causer de la douleur inutilement, Hachem ne commet aucune erreur. Il nous aime trop pour ne pas nous donner ce dont nous avons besoin, et il peut nous blesser pour cela.
Les périodes douloureuses qu'Hachem nous fait traverser sont des signes d'affection, au même titre que les périodes plus calmes, car le gain de la douleur est plus grand que la douleur elle-même et constitue un moyen d'acquérir l'or qui se trouve au sommet de la montagne. "

-> Le Baal Shem Tov apporte l'analogie d'un père qui apprend à son fils à marcher. Il se tient à distance et appelle l'enfant à marcher vers lui. Lorsque le fils s'approche, le père recule, l'enfant perd l'équilibre et tombe. Pourquoi le père a-t-il reculé? Ne savait-il pas que l'enfant pouvait tomber?
Mais le père a compris qu'il ne rendrait pas service à son enfant en restant debout, car celui-ci n'apprendrait pas à marcher plus de quelques pas. Maintenant, le fils fera des efforts, se relèvera, fera d'autres pas, deviendra plus fort grâce au défi et apprendra à marcher grâce à ce processus.

L'idée est que les défis douloureux qu'Hachem nous lance ne sont pas moins des actes d'amour et d'attention que les pas en arrière d'un père pour donner à son fils la force de marcher. Le père est prêt à faire souffrir son enfant, malgré l'amour qu'il lui porte, parce que ce qui peut résulter de la douleur est plus grand que la douleur.

-> Le rabbi de Piaseczno (dans son Aish Kodech - 'Hanoucca 5702) écrit :
"Même dans les périodes de "hester" (moment où Hachem nous semble caché), il (un juif) doit croire en Lui, et que tout ce qui vient de Lui est bon et tout est juste et que toute la souffrance est remplie de l'amour d'Hachem pour Israël".

"Si nous savions avec quel amour Hachem aime chaque juif, nous rugirions comme de jeunes lions pour courir vers Lui."
[Zohar - Chémot]

-> Le mot hébreu pour "monde" est "olam" qui est lié à "néélam" (être caché).
La réalité est qu'à chaque instant Hachem nous aime à la folie, et Hachem est si bien caché dans ce monde qu'on n'a pas conscience de Son amour pour nous, voir même on peut penser qu'on n'est pas important à Ses yeux, voir détestés (ex: au regard de nos fautes).
Peu importe ce qu'on peut faire dans notre vie (en bien ou mal), si on nous montrait les sentiments d'amour, de fierté d'Hachem pour nous, on doit s'imaginer devenant fou de joie au point de rugir comme des lions.
Ainsi, une base essentielle du judaïsme est de se travailler en permanence pour développer cette amour, cette appréciation de notre relation si spéciale avec Hachem, car notre yétser ara fera tout pour mettre du doute, pour éteindre ce feu d'amour mutuel.
L'amour d'Hachem, bien que très voilé actuellement, doit être un soleil dans notre vie, une motivation à vouloir le machia'h, pour que très vite on puisse révéler ces sentiments si forts.

Sinon imaginons notre honte après notre mort, lorsque nous arriverons dans le monde de Vérité, et qu'on se rendra compte d'à quel point Hachem nous aimez constamment, et que nous de notre côté on a été très loin de Lui, et de ce qu'Il nous recommandait de faire.

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-> Chaque juif est un enfant d'Hachem. Comme le dit la michna : "banim l'Hachem Eloké'hem" (Pirké Avot 3,14).
Chaque juif est donc un prince, un enfant de notre Père, notre Roi. (Voir Maharcha - Shabbath 128a)

-> Dans un cas où un juif est menacé de mort s'il ne tue pas un autre juif, la halakha stipule qu'il doit renoncer à sa propre vie plutôt que de tuer la personne.
La guémara (Sanhédrin 74a) explique cela par le fait que : "qui dit que votre sang est plus rouge que celui de votre victime? Peut-être que le sang de la personne que vous voulez tuer est plus rouge que le vôtre".

Le rav Moché Mordé'hai Karp explique qu'à partir de cette guémara, nous voyons qu'Hachem aime et apprécie la vie de chaque juif exactement de la même manière. Par conséquent, il n'est pas permis de prendre la vie d'un autre juif pour sauver la sienne, car Hachem veut que l'autre vive autant qu'Il veut que nous vivions.

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-> L'amour d'Hachem pour chaque juif est aussi un amour paternel.
Le rav Shimshon Pinkous (Tiféret Shimshon) écrit : "Imaginez qu'un père pleure la perte de son fils et que quelqu'un vienne le réconforter en lui disant : "Ce n'est pas si grave, tu as d'autres fils".
Le père hurlerait : "Espèce d'imbécile! Tu crois que ce n'était qu'un fils? C'était mon petit Shimmeleh!
Avec tous ses attributs et ses défauts, avec son intelligence unique, avec sa propre identité! Il n'y a personne d'autre comme lui dans le monde!""
C'est ainsi, dit le rav Pinkous, que se présente la relation qu'Hachem entretient avec chaque juif dans le monde. Il aime chaque Réouveleh et chaque Shimmeleh!

-> Le rav 'Haïm Chmouelevitz se rendait souvent au monument d'Avshalom, la tombe du fils du roi David, qui s'est révolté contre son propre père.
À cet endroit, le rav Chmouelevitz levait les yeux vers le ciel en priant et disait :
"Maître de l'univers, quel est l'être humain le plus méprisable au monde? Certainement un fils qui a essayé de tuer son propre père. Il ne fait aucun doute que personne ne pourra jamais lui pardonner cette faute effroyable. Pourtant, nous savons que lorsqu'Avshalom fut tué par le général Yoav, le roi David pleura amèrement et dit : "Ô mon fils Avshalom, mon fils, mon fils Avshalom! Si seulement Hachem avait voulu que je meure à ta place, ô Avshalom, mon fils, mon fils!" (Shmouel II 19,1).

Nos Sages nous disent que le roi David a même réussi à libérer Avshalom du Guéhinam et à le faire entrer au Gan Eden. Pourquoi a-t-il fait cela pour une personne aussi terrible?
La réponse est qu'il était son père, et que l'amour et la miséricorde d'un père sont totalement inconditionnels, même pour un fils aussi terrible qu'Avshalom."

Le rav Chmouelevitz conclut : "Maître de l'univers, tu es notre père. C'est pourquoi, même si nous sommes aussi mauvais qu'Avshalom et que nous nous sommes révoltés contre Toi, à D. ne plaise, Ton amour envers nous ne cessera jamais. S'il te plaît, montre-nous ton affection, protège-nous du mal et bénis-nous avec tout ce qui est bon."

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-> L'Alter de Kelm dit que non seulement l'amour d'Hachem pour chaque juif est analogue à l'amour d'un père pour un enfant, mais qu'Hachem aime chaque juif autant qu'un père aime un enfant qui est son unique enfant.
Lorsqu'un père a plusieurs enfants, il est possible que l'amour qu'il porte à tous ses enfants, bien que très intense, ne soit pas exactement le même. Le fait qu'Hachem aime chacun d'entre nous comme s'il était son unique enfant signifie que chacun d'entre nous est aimé exactement de la même façon.
[Hachem est infini, au-delà de toute limitation naturelle, Il n'a pas de problème à aimer infiniment chaque juif. ]

La guémara (Kidouchin 36a) cite un différend entre rabbi Yéhouda et rabbi Méïr sur la question de savoir si nous sommes toujours considérés comme des enfants d'Hachem lorsque nous ne faisons pas Sa volonté.
Rabbi Méïr est d'avis que même lorsque nous ne faisons pas la volonté d'Hachem, nous sommes toujours considérés comme Ses enfants.
Le rav Yaakov Neiman (Lesitcha Elyon - Devarim) souligne que la guémara utilise le terme "nikra'im banim" (on les appelle des enfants). En d'autres termes, leur différend sur la relation du peuple juif avec Hachem lorsqu'ils ne font pas Sa volonté, porte sur la question de savoir s'ils sont ou non "appelés" Ses enfants. Cependant, la réalité immuable est que nous sommes bel et bien les enfants d'Hachem, quoi qu'il arrive.
Selon Rabbi Yéhouda, nous sommes toujours les enfants d'Hachem lorsque nous ne faisons pas Sa volonté, mais nous ne sommes pas "appelés" enfants.
Rabbi Méir est d'avis qu'il n'y a même pas cette forme de distance lorsque nous ne faisons pas Sa volonté, et que nous sommes toujours appelés enfants d'Hachem.

Le Téchouvot HaRachba (1:194) dit que nous suivons l'opinion de Rabbi Méir (voir Maharcha - Baba Batra 10a, qui dit la même chose).
L'implication est quel que soit l'état spirituel d'un juif, il est ouvertement considéré comme un enfant chérit et adoré de son Père céleste.
[ nos fautes viennent faire écran entre nous et Hachem (la téchouva peut nous réparer), faisant que l'on peut moins ressentir de proximité et d'amour avec Hachem.
Du côté d'Hachem l'amour pour chaque juif reste intact, c'est uniquement de notre côté, notre perception qui change (ex: par nos fautes, par une manipulation du yétser ara, par la routine de la vie matérielle, ...).
En effet, la halakha est fixée selon l'avis de Rabbi Méïr, même si un juif faute, l'amour qu'Hachem a pour Lui ne change pas, il n'y a aucune distanciation, nous restant Son enfant unique adoré et important à Ses yeux. ]

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-> Le Rachbatz (Pirké Avot 3,14) affirme qu'il existe 3 niveaux d'amour entre Hachem et le peuple juif.
Le premier est qu'ils sont un "tsélem". Ce type d'amour s'étend également aux non-juifs. [tout être humain a en lui une partie de divinité, les juifs ayant une âme provenant d'une source beaucoup plus élevée que les autres nations. ]
Un autre amour est celui d'être "banim". Rien que par cela [aux yeux d'Hachem], nous sommes tous comparables aux tsadikim harichonim tels que 'Hanokh, Métouchéla'h, Noa'h, Chem et Ever, qui n'avaient pas la Torah. [tout juif a constamment le titre de "banim", fils d'Hachem, et ce seul fait créé pour toujours un lien d'amour, d'attachement d'Hachem pour chaque juif. ]
Le 3e amour est la Torah. [Hachem aime et apprécie chaque seconde où l'on peut faire Sa volonté, chaque juif selon son niveau et ses capacités. ]

=> Nous voyons que l'amour du peuple juif, appelé enfant d'Hachem, ne dépend pas même pas de vivre ou d'étudier la Torah. Chaque juif est un enfant bien-aimé d'Hachem, même s'il n'a pas la Torah.
[dans la rue où il y a des non juifs, on peut renforcer sa fierté et grandeur du "simple" fait d'être juif, en se disant qu'on est beaucoup plus aimé et apprécié du Roi des rois, que ce non juif, que même le président de la république, que même cette star (non juive). Je suis important aux yeux du boss des boss, c'est que je suis quelqu'un de bien! (cela doit nous responsabiliser à agir avec grandeur spirituelle, et à remercier pour cela!) ]

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-> "Et qui est comme Ton peuple, comme Israël, une nation unique sur la terre?" (oumi ké'amkha ké'Israël goy é'had baarets - Chmouël II 7,23)."

Le rav 'Haïm Vital (chaar HaPessoukim 40,3) demande pourquoi est-il nécessaire d'écrire la lettre kaf devant le mot "Israël", ainsi que devant le mot "am'ha".

Il répond que cela nous enseigne qu'un juif est spécial pour deux raisons.
La première est qu'il est ké'amkha, "comme Ton peuple", ce qui signifie qu'il agit comme la nation d'Hachem est censée agir.
Une autre raison pour laquelle chaque juif est spécial est qu'il est "ké'Israël" ; il a une importance essentielle uniquement parce qu'il fait partie du peuple juif.

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=> Chaque juif est comme un enfant unique pour Hachem. Un juif peut fauter et ne pas connaître grand-chose à la Torah et aux mitsvot, mais il reste l'enfant bien-aimé d'Hachem.

Avoir une bouche pure donne beaucoup de force à nos prières

+ Avoir une bouche pure donne beaucoup de force à nos prières :

-> Le Chlah hakadoch (chaar haOtiyot - ot chin) écrit que la raison pour laquelle les gens des générations passées voyaient leurs prières immédiatement exaucées est qu'ils prenaient soin de ne pas abuser des 22 lettres de l'alphabet par des bavardages futiles et d'autres types de discours qui nuisent à la langue.
Comme leurs bouches étaient pures, leurs prières déchiraient les cieux. En effet, toute parole émanant d'une bouche pure est aimée d'Hachem et peut franchir toutes les barrières pour l'atteindre.
[ce n'est pas tout ou rien, mais plus on fait des efforts pour préserver la pureté de notre bouche, plus elle aura une puissance pour exaucer nos prières. ]

-> Le Zohar raconte que lorsque Rabbi Chimon bar Yo'haï était plongé dans l'étude de la Torah, des dizaines de milliers d'anges célestes écoutaient sa voix. La raison en est que les sons qui sortaient de sa bouche étaient totalement purs et saints et qu'ils étaient si puissants qu'ils étaient capables de se connecter aux niveaux les plus élevés du Ciel.
En revanche, si une personne fait un mauvais usage de sa bouche et parle mal, les sons qu'elle émet lorsqu'elle fait la prière et étudie la Torah sont impurs et ne peuvent pas s'élever jusqu'aux plus hautes sphères.

"Si une personne juge toujours les autres favorablement et parle bien des autres, elle deviendra un récipient et un canal pour la sainteté.
Mais si une personne fait le contraire, il faut s'en éloigner."
[séfer 'Harédim - chap.4 ]

La "sitra a'hra" (force de l'impureté, du mal), peut s'accrocher au corps d'une personne, mais elle n'a pas la permission d'y pénétrer, à moins que sa bouche ne prononce de mauvaises paroles.
La bouche est l'entrée du corps, et elle ne peut entrer que par cette ouverture.
[Ram'hal - séfer Adir Bamarom - p.23]

=> Si la bouche d'une personne ne prononce pas de mauvaises paroles, la force de l'impureté n'a pas la permission d'entrer dans son corps!

Celui qui parle en bien des autres mérite des défenseurs célestes

+ Celui qui parle en bien des autres mérite des défenseurs célestes :

-> "Rechercher le bien, c'est rechercher l'affection" (cho'her tov yévakech ratson - Michlé 11,27)

-> Le midrach (Chokher Tov) explique : Si quelqu'un parle en bien des autres, même les anges célestes parlent en bien de lui devant Hachem.
C'est ce qui est dit : "Je favoriserai ceux qui favorisent" (Béchala'h 13,19). Les anges font la même chose que lui. S'il parle en bien des autres, ils parlent en bien de lui.

Les anges portent chacune de nos bonnes paroles

+ Les anges portent chacune de nos bonnes paroles :

"Les portant sur ses ailes" (Haazinou 32,11).

-> Le Ohr ha'Haïm hakadoch explique en rapportant le Zohar citant : "La créature ailée rapportera les propos" (Kohélet 10,20). Le Zohar explique qu'il existe des anges connus sous le nom de "créatures ailées" (baal kénafayim) dont le travail consiste à amener au Ciel chaque bonne parole qui sort de la bouche d'une personne juive.

Le Ohr ha'Haïm explique que c'est la signification du verset ci-dessous (de Haazinou), selon lequel les anges porteront les bonnes paroles sur leurs ailes.
[cela témoigne d'à quel point Hachem apprécie chaque mot employé positivement. Contrairement à ce que l'on pense notre parole a un impact considérable dans le monde, ce qui doit nous rendre fier et responsable de l'utilise au mieux (pour construire et faire plaisir à Hachem, plutôt que pour détruire). ]

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-> voir aussi : Seuls les juifs sont dotés du pouvoir de la parole : https://todahm.com/2025/02/23/seuls-les-juifs-sont-dotes-du-pouvoir-de-la-parole

Toute la avodat Hachem d'un juif dépend de la façon dont il utilise sa parole.
[Beit Aharon - sur Bo 12,31]

"Après 120 ans, si je suis envoyé au Gan Eden, je ne pourrai pas en profiter tant qu'il y aura un seul juif au Guéhinam.
Comment cela peut-il être un 'Gan Eden' pour moi si je sais qu'il y a un juif au Guéhinam?"
[rav Mordé'haï Lévovitch]

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-> Nos Sages (Tana déBé Eliyahou 3) disent que les réchaïm seront de la poussière sous les pieds des tsadikim.
On raconte que le rav Mordé'haï Lévovitch a dit : "Je ne peux pas imaginer que vrais tsadikim puissent marcher sur les réchaïm".