Aux délices de la Torah

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Tsitsit & la force du désir spirituel

-> A l’époque du Temple, les tsitsit étaient composés de quatre fils. Trois fils étaient blancs, et le quatrième fil était teint d’une couleur bleutée unique appelée : té'hélet.
Malheureusement, nous ne sommes pas en mesure de fabriquer la teinture pour le té'hélet, et nous avons dû remplacer ce fil par un autre fil blanc.

Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach 2,2) écrit que même si nous ne pouvons pas porter les tsitsit comme le faisaient nos ancêtres, nous pouvons être récompensés comme si nous le faisions. Comment cela est-il possible?
Si nous déplorons sincèrement le fait que nos tsitsit soient actuellement incomplets et que nous attendons avec impatience le moment où nous pourrons les porter tels qu’ils devaient être, alors Hachem nous récompensera comme si nous portions le fil té'hélet.

Le fait de donner de l’argent aux pauvres prime sur le fait de donner de l’argent pour construire le Temple.
C'est la raison pour laquelle le roi David n’a pas mérité de construire le premier Temple.
Du vivant du roi David, une terrible famine sévissait sur le pays. Le roi David avait mis de côté une importante somme d’argent pour la construction du Temple, et il n’a pas utilisé suffisamment de ces fonds pour soulager les souffrances des pauvres.
C'est pourquoi l'honneur de construire le Temple ne lui fut pas accordé. Et cet honneur fut conféré à son fils, le roi Salomon.
[rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan - Shékalim]

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-> Lorsque nous faisons la charité (tsédaka), c’est comme si nous avions apporté un sacrifice au Temple.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach]

Lorsque nous essayons d’atteindre le niveau supérieur en matière de sainteté et de service d'Hachem, nous rencontrons très souvent des obstacles qui semblent insurmontables.
Cependant, nous devons nous rappeler qu’en réalité, ces obstacles ne sont que des illusions. Il existe toujours un moyen de les contourner.
Il nous suffit d’être patients, de rester fidèles à notre volonté et de continuer à chercher le chemin jusqu’à ce que Hachem nous le révèle.

L’erreur des explorateurs (méraglim) fut que, lorsqu’ils virent les géants imposants et les villes fortifiées, ils se découragèrent immédiatement et abandonnèrent, au lieu de poursuivre leur voyage vers la terre d'Israël (le niveau supérieur de sainteté) avec la émouna que Moché pourrait les aider à vaincre leurs ennemis (quelqu'ils soient).
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,46 ]

Le service du Cohen Gadol lors de Yom Kippour nous enseigne comment être un véritable juif.
Le Cohen Gadol accomplissait deux types de services : ceux qui se déroulaient dans le Kodech HaKodachim (saint des Saints) et ceux qui se déroulaient dans la Azara, à l’extérieur du Heikhal.
Les avodot accomplis dans le Kodech HaKodachim symbolisent la pratique de l’étude de la Torah et de la prière que nous accomplissons dans la kédoucha (sainteté) de la synagogue, tandis que les avodot (services) dans l’Azara représentent les activités que nous menons en dehors de la synagogue : manger, travailler, élever nos enfants, ...

Cela nous enseigne qu’il est important pour nous de développer un lien profond avec Hachem dans ces deux aspects de la vie et de ne pas commettre l’erreur de Nadav et Avihou, qui ne se sont pas mariés parce qu’ils pensaient que le but ultime de la vie était simplement de trouver Hachem dans le domaine de la kédoucha, le Kodech HaKodachim, et non dans le monde matériel.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Shabbat 7 ]

Les synagogues

-> Le peuple juif a été choisi par Hachem pour Le servir, se levant tôt chaque matin pour passer du temps dans les synagogues et les baté midrach (lieux d'étude), comme nous le disons dans nos prières : "Quelle chance nous avons, combien notre part est bonne, et combien notre sort est agréable ... nous avons de la chance car nous nous levons tôt", pour nous rendre aux synagogues et aux baté midrach, "et nous y restons jusque tard dans la nuit".

Celui qui aspire constamment à être à la synagogue et au beit midrach, et qui y passe son temps, mérite une part à la fois du Gan Eden inférieur et supérieur, qui sont les synagogues et les baté midrach du monde à Venir.
C'est le mesure pour mesure : dans ce monde, celui qui a vécu principalement dans les synagogues et les baté midrach ; par conséquent, il méritera de résider dans les synagogues et les baté midrach de le monde à Venir.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayé'hi 49,13]

Payer en réincarnation nos fautes actuelles envers autrui

-> Selon le 'Hafets 'Haïm (al haTorah - Haazinou 32,4) :
"Nous savons que les transgressions de l'homme vis-à-vis de son prochain ne sont pas expiées, même le jour de Yom Kippour, à moins d'avoir apaisé son prochain. [guémara Yoma 85b]
Ainsi, lorsqu'une personne a créé un dommage à son prochain en le maltraitant, par des paroles ou par des coups, et n'a pas demandé pardon pour cela, étant donné qu'il n'a pas effectué de réparation, il devra revenir dans le monde ici-bas, en réincarnation, afin de consoler son prochain envers qui il a fauté.
Lorsque l'homme arrive dans les mondes supérieurs et qu'il apprend la punition qui a été décrétée de redescendre à nouveau dans ce monde, une fois de plus, il se met immédiatement à pleurer et pousse des cris amers pour la faute qu'il a commise.
Il implore alors le Maître de l'univers, quant à sa première réincarnation : s'il était riche, il dira : "Le riche répond avec effronterie" (Michlé 18,23), puis déclare : si j'avais été crée, dès la première fois, pauvre, je n'aurais jamais été effronté de cette manière. Il supplie donc le Créateur de ne pas le renvoyer de nouveau dans ce monde-ci.
Lorsqu'il constate que le verdict du Jugement céleste est irrévocable et qu'il doit revenir à nouveau en réincarnation dans le monde, il supplie de pouvoir, cette fois-ci, être créé pauvre ou bien de naître avec un défaut, comme par exemple de naitre sans main, afin qu'il ne puisse plus frapper personne et ne plus s'enorgueillir.
Cependant, les accusateurs objectent et s'opposent à cette requête en affirmant que ceci ne saurait constituer un repentir digne de ce nom. Au contraire, ils souhaitent qu'il revienne de nouveau dans ce monde en étant riche, avec ses deux mains.
Ce n'est qu'au terme de nombreuses prières et de nombreuses supplications, avec l'appui et le soutien de ceux qui le défendent, qu'il pourra avoir le mérite que le Tribunal céleste accède à sa demande et le crée avec un défaut.
Ainsi, certains hommes se plaignent d'avoir hérité ici-bas d'une destinée difficile ou de défauts corporels, en ayant complètement oublié que c'est, en réalité, au prix de grandes difficultés qu'ils ont pu être créés avec des défauts afin qu'ils ne soient plus en mesure de recommencer a nuire a leurs prochains. "

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[la nature humaine fait que nous aimons avoir le dernier mot, ressortir supérieur dans notre confrontation avec autrui (notre honneur, notre égo, devant être défendu à tout prix), mais si nous savions le prix à payer pour cela, plutôt que de suivre la volonté d'Hachem, où l'on doit rechercher la paix avec autrui. ]

Honorer ses parents

-> D’un point de vue kabbalistique, le fait d'honorer ses parents accomplit de grands tikounim au Ciel, unifiant Hachem avec la Chékhina (présence Divine en ce monde).

Le Chla hakadoch (Massé'het Shavouot - Torah Ohr 168) explique ce point en se basant sur le Zohar (III,119a) :
"Que ton père et ta mère se réjouissent ; qu'elle jubile, celle qui t'a enfanté" (yisma'h avi'ha vé'imékha, vétaguel yoladté'ha - Michlé 23,25).
Si le verset dit déjà que "ta mère se réjouira", pourquoi faut-il ajouter : "qu'elle jubile, celle qui t'a enfanté"?
En réalité, "ton Père" fait référence à Hachem. "Ta mère" fait référence à la Knesset Israël (toutes les âmes juives). "Celle qui t’a enfanté" fait référence à ta mère biologique.
[rav David Abou'hatséra]

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-> La Guémara (Kidouchin 30b) explique que trois partenaires participent à la création de chaque personne : son père, sa mère et Hachem.
Si un enfant honore ses parents, Hachem considère que c’est comme s’Il résidait Lui-même parmi eux et que l’enfant L’honorait également.
[rav David Abou'hatséra]

-> L'honneur dû aux parents est égal à l'honneur que nous devons à Hachem.
[rav Yaakov Abou'hatséra - Bidgé Hasrad - Haggada chel Pessa'h]

-> Concernant la place de l’honneur des parents parmi les 10 Commandements, Rabbénou Bé'hayé (Yitro 20,12) écrit ce qui suit :
"Après nous avoir prescrit l’honneur dû à notre premier Père d’en-Haut (Hachem), la première Table de la Loi se termine par l’honneur dû au dernier père d’ici-bas (notre père biologique).
Cela revient donc à dire : "Tout comme je vous ai prescrit concernant Mon honneur, de même je vous prescris concernant l’honneur de votre père et de votre mère, qui ont été Mes partenaires dans votre création"."

Plutôt l’exil que le lachon ara

Au moment de la destruction du 2e Temple, il y avait deux fois plus de juifs vivant en Egypte et dans d’autres régions de la diaspora qu’il n’y en avait en Israël. Pourquoi en était-il ainsi?
A cette époque, le lachon ara à l’égard d’un autre juif et la haine indésirable entre juifs étaient monnaie courante. De nombreux juifs ne supportaient pas de vivre dans un tel environnement, ils ont donc fui la Terre Sainte [d'Israël].
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1 ]

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-> L'une des expériences les plus stressantes que l'on puisse vivre est de devoir déménager, surtout si cela implique de s'installer dans un autre pays. Si c'est stressant dans le monde d'aujourd'hui, où nous disposons de toutes les commodités imaginables, y compris des déménageurs en gants blancs, à quel point l'était-ce davantage dans les temps anciens?
Pourtant, de nombreux juifs étaient prêts à renoncer à tout et à endurer les difficultés du déménagement afin d'éviter d'être entraînés dans un monde de haine gratuite d'un juif envers un autre.

Certains facteurs peuvent contribuer à ce qu’une personne ait un seuil de tolérance à la souffrance plus élevé, notamment la génétique, l’âge et le sexe, pour n’en citer que quelques-uns.
Le peuple juif, puisqu’il possède une étincelle de divinité, est capable de supporter un niveau de souffrance plus intense pendant une période plus longue que le reste de l’humanité.
[rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan - Vayichla'h ]

Être saint, c’est concentrer et orienter toutes nos actions vers le bien d’autrui ; cela doit être le but suprême de notre vie.
Tout comme les actions d'Hachem, pour ainsi dire, visent toutes le bien de Ses créatures, nous devons nous efforcer de L’imiter pour venir en aide à nos semblables.
[rav Shimon Shkop - Shaaré Yocher ]