Aux délices de la Torah

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Décès de Rabbi Akiva un jour de Kippour

+ Décès de Rabbi Akiva un jour de Kippour :

-> Le midrach (Yalkout Chimoni - Michlé 944) rapporte que Rabbi Akiva décéda le jour de Kippour.
Le midrach raconte à cet endroit, que le prophète Éliyahou se rendit chez Rabbi Yéhochoua Hagarsi, qui était l'élève et le fidèle serviteur (chamach) de Rabbi Akiva, et lui annonça le décès de son maître en prison. Tous deux se rendirent à la prison, allongèrent Rabbi Akiva sur son lit et le transportèrent durant toute la nuit jusqu'à ce qu'ils arrivent à Antipras. Là-bas, une grotte s'ouvrit devant eux, et ils virent une chaise, un banc, une table ainsi qu'une lanterne. Ils allongèrent Rabbi Akiva dans la grotte et sortirent. Dès qu'ils sortirent, la grotte se referma et la bougie se mit à brûler.

Le midrach conclut : "Lorsqu'Éliyahou vit cela, il dit : Heureux sont les tsadikim, Heureux sont ceux qui s'adonnent à la Torah, et Heureux sont ceux qui craignent D., car une place vous est réservée et gardée dans le Gan Eden pour le monde futur. Heureux sois-tu Rabbi Akiva d'avoir trouvé une auberge agréable au moment de ta mort.' "

-> Rabbi Akiva fut tué par les romains d'une mort cruelle et terrible, ils arrachèrent sa chair avec des peignes de fer. Le Ben Ich 'Haï (Ben Yéhoyada) écrit qu'ils lui ont arraché sa chair pendant 40 jours, depuis Roch 'Hodech Eloul jusqu'à Yom Kippour, jusqu'à ce que son âme le quitte, le jour de Kippour.

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+ Au sujet de sa mort :

-> La guémara (Béra'hot 61b) : "Lorsque Rabbi Akiva fut exécuté, l'heure de la lecture du Shéma approchait. Alors qu'ils arrachaient sa chair avec des peignes de fer, Rabbi Akiva acceptait sur lui le joug Divin. Ses élèves lui demandèrent alors : "Notre Maître, à tel point?"
Il leur répondit : "Toute ma vie, j'étais peiné de ne pas pouvoir accomplir le verset : 'De toute ton âme' (bé'hol nafché'ha) c'est-à-dire même s'il te prend ton âme. Je me demandais quand viendrait le moment où je pourrais l'accomplir ; maintenant que j'ai l'opportunité de l'accomplir, ne le réaliserais-je pas?"
Il prolongea la prononciation du mot "E'had" jusqu'à ce que son âme le quitte. Une voix céleste retentit et annonça : "Heureux sois-tu Rabbi Akiva, que ton âme soit sortie lorsque tu prononçais le mot E'had ".

-> La guémara Yérouchalmi (Béra'hot 9,5) décrit l'exécution de Rabbi Akiva, et nous raconte que lorsqu'il se tenait devant Turnus Rufus qui allait l'exécuter, l'heure de la lecture du Shéma était arrivée. Rabbi Akiva récita le Shéma et sourit. Turnus Rufus lui dit alors : "Récites-tu une formule magique ou bien souris-tu pour te moquer des souffrances?"
Rabbi Akiva lui répondit : "Je ne récite ni une formule magique, ni ne me moque des souffrances ; j'ai récité toute ma vie ce verset 'Tu aimeras Hachem, ton D., de tout ton cœur, de toute ton âme, et de tout ton pouvoir. Jusqu'à présent, je L'ai aimé de tout mon cœur et de toute ma fortune, mais je n'ai pas encore été éprouvé 'par mon âme'. Maintenant que Hachem m'éprouve et me teste par 'mon âme' ne me réjouirais-je pas?"

"Tu seras un objet de terreur pour tous les royaumes de la terre" (Ki Tavo 28,25)

-> Tout au long de l’Histoire, on a pu constater combien les nations ont pu repousser et éprouver du dégoût pour le peuple juif, à un point qui défie la logique. Il est intéressant de se demander pourquoi Hachem a fait qu’il en soit ainsi.
Le rav Yérou’ham halevi Lévovitch de Mir l’explique en comparaison avec un père qui cherche à protéger ses enfants de jeunes voisins qui pourraient exercer une mauvaise influence sur eux. Malgré les leçons, les mises en gardes et les sanctions, ses enfants persistaient à conserver ces fréquentations. Alors en désespoir de cause, le père alla trouver les familles des voisins et leur annonça que ses enfants ont contracté la maladie des ulcères qui abîme la forme de la peau et qui est très contagieuse. A partir de ce jour, les voisins commencèrent à éviter ces enfants et les fuir comme on fuit la peste. C’est ainsi que le père réussit à protéger ses enfants de mauvaises influences.

Hachem agit de la même façon avec Son peuple qu’Il aime tant et cherche à protéger spirituellement et moralement des dépravations et des comportements légers des autres nations. Quand Il constate que les Juifs ne se méfient pas et se rapprochent un peu trop de personnes étrangères, aux idées et mœurs dangereuses pour leur sainteté, alors Hachem met dans leur cœur l’idée et la conviction que le peuple Juif est répugnant et qu’ils doivent s’en éloigner avec dégoût.
De la sorte, Hachem parvient à préserver malgré tout l’intégrité de son peuple. Si nous ne savons pas nous protéger par nous-même, de Son côté Hachem ne nous laissera pas nous abîmer, et même contre notre gré, Il veillera à notre véritable bien en éveillant la haine et le dégoût des nations envers nous, pour nous éloigner des souillures spirituelles, même contre notre gré. Car même si nous, nous ne connaissons pas quel est notre véritable bien, Hachem Lui le connaît et nous aide à l’obtenir en forçant parfois un peu les choses, par amour véritable pour nous.

"Tout celui qui prend le deuil sur Jérusalem mérite de voir son bonheur (à Jérusalem)" (guémara Taanit 30b).

-> Le principe sous-jacent est le suivant : Toutes les facultés d'une personne sont inspirées par ses pensées. L'essence d'une personne est attirée par ce à quoi elle pense.
Ainsi, lorsqu'une personne a des pensées saintes et pleure Jérusalem, ses pensées et son essence sont dans le domaine de la sainteté.

Le mot hébreu pour "mérite" (zo'hé - זוכה) est lié au mot pour "raffinement" (izdak'krout - הזדככות).
Ainsi, le sens profond de la déclaration ci-dessus est que lorsqu'une personne a des pensées saintes et pleure sur Jérusalem, elle s'affine et voit, au moment présent, un peu de la réjouissance qui se produira dans l'avenir.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Eikha ]

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=> "La présence Divine ne réside [dans l'homme] que lorsqu'il est joyeux" (guémara Shabbath 30b).
Il s'ensuit qu'un état de deuil précipite l'absence de D. dans la vie de la personne.
Néanmoins, le deuil de Jérusalem affine l'homme et lui permet de ressentir la Présence divine.

La crainte du Ciel

+ La crainte du Ciel (par le rav Nathan Watchfogel) :

-> "Si une personne n'a pas de crainte [d'Hachem], elle n'a pas non plus de sagesse" (Pirké Avot 3,17).
... La seule façon de gagner en crainte d'Hachem est d'étudier du moussar, il adoucit nos cœurs de pierre.
Cela nous ouvre les yeux, nous remarquons la main d'Hachem dans nos vies, et nous ressentons plus de crainte d'Hachem grâce à cela.
[rabbi Nathan Watchfogel]

-> Une personne doit commencer à apprendre le moussar par le biais du yira (crainte d'Hachem), mais cela doit immédiatement se transformer en joie.
Si une personne prend le moussar qu'elle étudie et en fait vraiment une partie de sa vie, et le prend vraiment à cœur, alors cela lui apporte de la joie, parce qu'au fond de nos cœurs, la joie nous vient plus naturellement que la peur/crainte.
Lorsqu'une personne étudie le moussar comme il se doit, elle est immédiatement remplie de joie.
[rabbi Nathan Watchfogel]

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-> Aujourd'hui, il y a beaucoup plus de gens qui s'assoient et étudient dans le monde entier. Il y a beaucoup plus de yechivot et de kollélim. Avec autant d'étude, nous devrions nous attendre à ce que cette nouvelle génération produise plus de guédolé hador que jamais auparavant, mais nous n'avons pas constaté que c'était le cas. Pourquoi?

Les gens sont occupés à étudier la Torah, mais ils ne font pas d'effort pour acquérir la crainte d'Hachem.
Il est dit : "Sans crainte (d''Hachem), il n'y a pas de 'hochmah (sagesse)" (Pirké Avot 3,21).
Comme le dit le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm), la yirat Chamayim (crainte du Ciel) est l' "entrepôt" de la Torah.
Le rav de Volozhin écrit : "Plus l'entrepôt de yirat chamayim qu'une personne se construit est grand, plus elle peut y mettre de 'grains' de Torah et les garder en sécurité dans son entrepôt" (Néfech ha'Haïm 4,5).
Nos Sages (guémara Yoma 72b) disent : "Malheur aux talmidé 'hakhamim qui étudient la Torah mais n'ont pas de yirat Chamayim".
Etudier le moussar est ce qu'une personne doit faire pour acquérir la yirat chamayim. C'est ce qui permet de réussir dans la Torah.
[rabbi Nathan Watchfogel]

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-> Sans un séder de moussar quotidien, "la chose la plus importante manque".
Le rav Yérou'ham Lévovitz a dit que le yétser ara laissera une personne faire tout ce qu'elle veut, juste pour qu'elle n'étudie pas le moussar!

-> Le rav El'hanan Wasserman parlait un jour au 'Hafets 'Haïm d'une nouvelle yéchiva qui venait d'ouvrir, et il en disait beaucoup de bien.
Le 'Hafets 'Haïm lui demanda s'il y apprenait le moussar.
Lorsque Rav El'hanan répondit par la négative, le 'Hafets 'Haïm dit : "Si c'est le cas, alors la yéchiva ne vaut même pas une bouffée de tabac".

Avoir la crainte du jugement

+ Roch Hachana - Avoir la crainte du jugement (par le rav Nathan Wachtfogel - Léket Réchimot) :

-> "Chaque année qui est pauvre à son début devient riche à sa fin" (Roch Hachana 16b).

Cela signifie que si nous faisons preuve de soumission et d'humilité à Roch Hachana, par crainte du Jugement [impitoyable], nous acceptons sur nous-mêmes la Royauté d'Hachem.
Lorsque nous faisons cela, nous avons un lien avec le Roi et nous devenons dignes de mériter un bon jugement et une bonne année.

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-> Le Alter de Kelm a dit qu'en réalité nous n'avons qu'un seul objectif, qui est d'accepter Hachem comme Roi, d'accepter Sa Royauté (Malkhout Chamayim).
C'est pourquoi nous récitons le Shéma deux fois par jour. Cependant, la "Royauté" est quelque chose que nous ne connaissons que dans notre esprit ; nous ne la ressentons pas dans notre corps et dans notre cœur. Il nous manque donc quelque chose.

C'est pourquoi Hachem, dans Sa grande sagesse et Sa bonté, nous a donné deux jours de Jugement : Roch Hachana et Yom Kippour. Ces jours sont destinés à nous effrayer et à nous faire ressentir la Malkhout Chamayim.
Nous devons ensuite porter ce "sentiment" de Malkhout Chamayim avec nous pendant le reste de l'année.

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-> Quelqu'un a demandé au rav Wachtfogel : "Pourquoi n'ai-je pas peur de Roch Hachana?"
Le machia'h lui répondit : "Si vous pensez à ce que vous dites dans les prières : 'Oupoked kol yétsouré kédem, mi lo nifkad kéhayom hazé" (et Il juge chaque créature, qui n'est pas jugé en ce jour?), vous aurez peur, et vous commencerez alors à faire ce que vous êtes censé faire.

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-> Quelqu'un s'est plaint un jour au rav Wachtfogel : "Lorsque je pense à ces choses (jugement de Roch Hachana), je ressens de la peur, mais cela ne dure qu'une seconde. Puis elle disparaît et je me sens comme avant".
"Ne dépréciez pas ce sentiment de peur. Même si cela ne dure qu'une seconde, cela vaut beaucoup!" lui répondit le rav.

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-> Nous devons nous rappeler que tout se décide à Roch Hachana : toute notre matérialité, nos besoins physiques, et toute notre spiritualité, notre réussite dans la Torah, absolument tout.
Si nous avons peur du Jugement, nous agirons différemment et deviendrons de nouvelles personnes.

-> Lorsque nous pensons vraiment à la façon dont nous nous tenons devant Hachem, le Roi des rois, et que nous imaginons ne serait-ce qu'un peu ce que cela signifie, nous devrions être soudainement envahis par la peur.

-> Nous devons vraiment réfléchir et imaginer comment notre Jugement est écrit à Roch Hachana et scellé à Yom Kippour, comment il est décidé combien de personnes quitteront le monde.
Absolument tout est contrôlé par Hachem. Pensez à tout ce qui s'est passé l'année dernière, tout a été décidé l'année dernière, à Roch Hachana.
Lorsque nous y pensons, nous craignons vraiment la Royauté d'Hachem.

"Une fois que nous avons été jugés par Hachem à Roch Hachana, c'est comme si nous étions un être nouvellement créé".
[midrach Yalkout Pin'has 782]

-> Le rav Hutner (Pa'had Its'hak - Roch Hachana - maamar 6,3) explique qu'à Roch Hachana, si nous prions et avons les bonnes intentions, la force même de la Création habite notre être intérieur, lui permettant non seulement de changer, mais aussi d'être recréé une fois de plus.
Telle est la force cachée à laquelle chacun d'entre nous peut accéder le jour de sa naissance, Roch Hachana.

Rabbi Na'hman de Breslev enseignait toujours : "Cherche la vérité, recherche-la sans répit ; élève toi au-dessus de ton nitsa'hon, ton désir de victoire. Elève-toi au-dessus de la sottise de l'orgueil et du courroux. Prie simplement que Hachem t'ouvre les yeux."

Antisémitisme sur les juifs & l’argent

-> Il est intéressant de noter l'obsession dont les nations ont toujours fait preuve envers la richesse et l'argent des juifs.
Nous accusant par exemple de s'être emparés et de contrôler les finances du monde. Pourquoi cela?

-> Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan I 25,4) enseigne :
"Les qualités divines se manifestent dans ce monde sous des formes matérielles diverses.
Par exemple, la qualité divine de grâce apparaît sous forme d'argent. Quand les juifs font la charité, le charme de l'argent rayonne et se diffuse et sa beauté se manifeste.
C'est la raison pour laquelle l'argent du juif est si désirable. Les nations le convoitent.
Comme nous l'ont enseigné nos Sages (Baba Batra 9a), les taxes continuelles imposées aux communautés juives par les autorités dans leur pays d'accueil peuvent également être considérées comme une forme de "charité". ["si une personne a du mérite, sa charité va à de bonnes causes. Sinon, les nations se présentent à sa porte" - Baba Batra 9a]
Mais, aussitôt que l'argent sort des mains des juifs, il perd de son charme et de son attrait, car l'éclat intérieur de l'argent (sa grâce) en est devenu caché."

Prier Hachem fait de nous un Homme

-> Rabbi Na'hman parlait de vêtements une fois avec un de ses disciples : "Il faut prier pour chaque chose, lui dit-il. Si tes habits sont déchirés et doivent être remplacés, prie Dieu de t'en procurer de neufs. Fais ainsi pour chaque chose. Prends l'habitude de prier pour tous tes besoins, importants ou mineurs ...
Celui qui ne prie pas Dieu pour obtenir ce dont il a besoin est semblable à un animal. Dieu donne à toute créature son pain sans être sollicité.
Pour être considéré comme un homme, on doit, par la prière, obtenir de Dieu tout ce qui est nécessaire à la vie.
[Si'hot haRan - 233]

-> Rabbi Nathan écrit (idem) : "Je parlais un jour avec Rabénou d'une babiole que je désirais. Il me dit: "Prie Dieu pour l'obtenir". J'étais très étonné d'apprendre que l'on doit prier Dieu, même pour des choses aussi banales. Dans ce cas particulier, il ne s'agissait même pas d'une nécessité.
Voyant ma surprise, Rabbi Na'hman me dit : "Te crois-tu trop respectable pour prier Dieu pour une chose mineure aussi insignifiante?"

Contrôler ses aspirations spirituelles & la simplicité

"L'individu passe constamment d'une pensée à l'autre. Cependant, deux pensées ne peuvent occuper l'esprit en même temps. Nous savons qu'il faut annihiler les mauvaises pensées. Il est également parfois nécessaire de différer les bonnes pensées. Il est sûr qu'on a tendance à ne penser qu'à sa propre idée des choses, ne reconnaissant que leur valeur. Cela peut pousser à l'erreur et à la déception.
Rechercher et désirer la sainteté est parfois au-dessus de ses possibilités. On doit par conséquent se contrôler, limiter ses aspirations et accomplir avec simplicité le service divin dont on est capable à ce moment précis.
On doit ensuite crier vers Hachem, en priant d'être guidé sur le chemin conforme à son niveau personnel, et en servant Dieu avec simplicité et joie."
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Beth Kenesset - 5,24 ]

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-> "Tu seras intègre avec Hachem ton D." (tamim tiyé im Hachem Eloké'ha - Choftim 18,13)

-> Selon Rachi : Marche avec Lui avec intégrité/simplicité, aie confiance en Lui, et ne scrute pas l’avenir. Mais accepte avec intégrité/simplicité tout ce qui t’advient, et alors tu seras avec Lui et tu seras Sa part.

-> b'h sur ce sujet de la simplicité : https://todahm.com/2025/10/09/47846

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-> "Le but principal du juif est de servir Hachem avec simplicité et sans artifices".
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan II, 19 ]

[Servir Hachem en toute simplicité, signifie adhérer à l'essentiel, être soi-même et éviter toute forme de complexité et de sophistication. C'est éviter de laisser notre imaginaire issu du yétser ara polluer notre approches simple (tam) qui est l'expression de notre cœur, de nos sentiments (dans leur forme pure, totale, sincère) envers Hachem. ]

-> Au cours de l'une de ses conversations, Rabbi Na'hman rappela aussi un verset du plus sage des hommes : "Un sot croit tout" (Michlé 14,15).
Rabbi Na'hman dit : "Il est bon d'être un tel sot. Parce que, lorsque vous croyez à des mensonges et à des sottises, vous croyez aussi à la vérité. Dans ce sens, vous valez mieux que la personne compliquée et sceptique envers toute chose. Elle commence par tourner en ridicule la sottise et le mensonge, mais finit par tout remettre en question, déniant même la vérité".
[Si'hot haRan 103]

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-> Quelqu'un demande un jour à Rabbi Na'hman de Breslev : "Lorsque je prie et que je mentionne le Nom saint d'Hachem. Quelles pensées profondes, quelles intentions dois-je avoir à l'esprit?"
Rabbi Na'hman répondit : "Le sens simple, Hachem, ne te suffit-il pas?"
['Hayé Moharan - 414 ]

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-> Rabbi Na'hman fait remarquer : "Mes réalisations, je les dois essentiellement à ma simplicité. J'ai consacré beaucoup de temps à converser simplement avec Hachem et à réciter les Téhilim".
[Si'hot haRan - 154 ]

Rabbi Na'hman nous conseille de tout tenter pour simplifier notre vie et nos dévotions à Hachem.
Rabbi Nathan écrit : "Il désirait que nous servions Hachem, le mieux possible, chaque jour. Notre objectif majeur, disait-il, doit être de servir Hachem sans artifices. Toute bonne action et toute chose sacrée peuvent être menées à bien avec une simplicité absolue. Nous devons étudier la Torah, prier, réciter des Téhilim et d'autres prières, et accomplir des mitsvot sans nulle sophistication et avec une grande joie. [Si'hot haRan - 19]

-> Rabbi Na'hman aimait beaucoup les actes simples des gens : réciter les Téhilim, chanter les chants du Shabbath, ... Il raillait ceux qui se sentent trop intelligents pour agir avec simplicité. D'ailleurs, jusqu'à sa tuberculose, qui devait l'emporter très jeune, il chantait beaucoup à table le Shabbath (Likouté Moharan II, 104).

-> "Parfois, en cherchant à accomplir une mitsva avec perfection, on finit par ne pas la faire du tout"
[rabbi Na'hman de Breslev - Sia'h Sarfé Kodech I, 571 ]

[avec un certain orgueil on pense qu'on doit faire une mitsva, une prière, ... dans des conditions et d'une façon parfaite (bien au-delà du nécessaire par la halakha). (ex: c'est soit ça soit cela ne vaut rien!). Au final, on réalise beaucoup moins, et souvent on est jamais content de ce qu'on a pu faire (ça pourrait toujours être mieux).
Mais si on agit sans chichi, uniquement porté par amour d'Hachem, alors l'essentiel est de faire au mieux de mes capacités du moment. C'est pas forcément tiptop, mais c'est de tout mon cœur! Or, ce qu'Hachem préfère c'est le cœur (nos sentiments), notre intériorité plutôt que tout un cinéma d'actes extérieurs mais vides en nous. ]

[servir Hachem avec simplicité, c'est pas avoir la grosse tête issue de notre égo, mais plutôt c'est être à sa place (aves ses qualités et défauts) et donner/connecter tout ce que nous sommes intérieurement à Hachem, par envie de se lier davantage à Lui, qui est tout pour tout (c'est l'expression que c'est le é'had, le Un dans notre cœur!). ]

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-> Pour illustrer comment notre égo, notre orgueil, peut nuire à notre simplicité :

-> Rabbi Na'hman parlait de vêtements une fois avec un de ses disciples : "Il faut prier pour chaque chose, lui dit-il. Si tes habits sont déchirés et doivent être remplacés, prie Dieu de t'en procurer de neufs. Fais ainsi pour chaque chose. Prends l'habitude de prier pour tous tes besoins, importants ou mineurs ...
Celui qui ne prie pas Dieu pour obtenir ce dont il a besoin est semblable à un animal. Dieu donne à toute créature son pain sans être sollicité.
Pour être considéré comme un homme, on doit, par la prière, obtenir de Dieu tout ce qui est nécessaire à la vie.
[Si'hot haRan - 233]

-> Rabbi Nathan écrit (idem) : "Je parlais un jour avec Rabénou d'une babiole que je désirais. Il me dit: "Prie Dieu pour l'obtenir". J'étais très étonné d'apprendre que l'on doit prier Dieu, même pour des choses aussi banales. Dans ce cas particulier, il ne s'agissait même pas d'une nécessité.
Voyant ma surprise, Rabbi Na'hman me dit : "Te crois-tu trop respectable pour prier Dieu pour une chose mineure aussi insignifiante?"

=> Normalement on devrait avoir conscience que tout vient d'Hachem (sans Lui on n'a rien) et qu'Il peut tout, ainsi on devrait sans cesse demander son aide pour toute chose (même la plus petite, la plus futile, voir qu'on a honte à demander, ...). Cependant notre yétser ara réussit à nous retirer cette simplicité, et du coup on ne se tourne presque pas vers papa Hachem (qui pourtant attend nos paroles pour pouvoir nous combler du meilleur!).
Cela illustre que notre manque de simplicité nous fait perdre beaucoup (dans la prière, notre relation avec Hachem et plus généralement dans toute notre vie).

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-> Rabbi Nathan enseigne :
Je fais preuve de simplicité dans les mitsvot si j'accomplis le précepte divin parce que c'est Hachem qui me l'a commandé. Chercher ma propre motivation dans la mitsva lui octroie une forme spécifique qui, en réalité, la limite et l'étiole.
De plus, quand il me semble comprendre la signification de la mitsva et que je suis motivé pour l'accomplir précisément parce que j'en comprends le sens et la portée, en cela je manque de naturel. Je suis prêt à la chute.
Il peut arriver un moment où les choses seront en contradiction avec la conception que j'en ai, ou une situation pourra se présenter, qui contredira la structure spécifique que j'avais accordée à la mitsva. Qu'arrive-t-il alors?
[Likouté Halakhot - Dévarim min ha'haï 4,49 ]

=> certes il est utile de se renforcer sur le sens et la grandeur des mitsvot pour nous donner davantage de motivations/goûts à les faire, mais souvent c'est justement le fait de comprendre qu'on réalise quelque chose de si énorme que cela nous dépasse (c'est un acte divin, qui impact tous les cieux, l'éternité!), que c'est un honneur qu'Hachem nous fasse confiance de le faire (alors que 99,8% des êtres humains ne sont pas juifs!), ...
On en vient à être petit face à l'immensité d'un ordre du Roi des rois, on en vient à agir avec simplicité car toutes les intentions cachées nous dépassent largement, et alors on connecte notre coeur d'amour avec notre papa Hachem, en espérant agir au mieux et qu'Il soit fier de nous!

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+ Contre toute rigueur non nécessaire :

-> "L'extrémisme sous toutes ses formes est absolument inutile" (Si'hot haRan - 51).

-> Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan II, 44) enseigne :
A propos de ceux qui exagèrent dans le service divin, il est écrit : "Les mitsvot doivent nous aider à vivre, pas à mourir" (A'haré Mot 18,5).
Des gens pareils n'ont pas de vie. Ils sont constamment déprimés parce qu'ils n'ont jamais l'impression d'avoir fait leur devoir en accomplissant les mitsvot. A cause de leur perfectionnisme et de leur rigueur, ils ne retirent aucune force, aucune vie de leurs actions".

-> Le rav 'Haïm Kramer développe :
On n'a pas besoin d'être rabbin ou même quelque peu érudit pour faire preuve de zèle à outrance. Un ignorant peut tout aussi bien affirmer : "C'est interdit!" Au contraire, "tout comme il est interdit de permettre ce qui est interdit, il est interdit d'interdire ce qui est permis" (Beit Yossef - Tour Yoré Déah 115; s.v. Harav Peretz).
Rabbi Na'hman se proposait de mettre à notre portée toute mitsva, fût elle la plus élevée. En agissant avec simplicité, nous pouvons sentir que nous aussi, pouvons accomplir la mitsva. Nous pouvons l'accomplir en toute franchise et en retirer une joie vivifiante.

Il existe cependant des circonstances où il est bon d'observer la loi le plus strictement possible. Le Talmud (Shabbath 118b) enseigne à cet effet : Rabbi Yossef demanda au fils de Rabba : "A propos de quelle mitsva ton père se montrait-il le plus rigoureux?" Chacun des Sages du Talmud choisissait un commandement qu'il s'efforçait d'observer dans ses moindres détails et avec la rigueur la plus extrême.
C'est ce que Rabénou conseille à chacun de faire (cf. Séfer Hassidim n°529).
Il écrit : "Et même pour ce commandement particulier, il ne faut pas faire preuve d'une rigueur anormale qui confine à la folie et à la sottise ... Observe un commandement de façon très stricte, mais pour tous les autres, ne sois pas d'une intransigeance inutile. Si seulement nous avions le mérite d'observer l'ensemble des commandements de la Torah en toute simplicité, sans extrémisme!" (Si'hot haRan - 235).

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-> "Je me demande bien pour quelle raison les gens choisissent toujours d'être stricts dans une mitsuah qui se fait en public, ils devraient plutôt éviter la calomnie, étudier davantage la Torah et se concentrer davantage dans leur prière".
[rabbi Eliyahou 'Haïm Rosen ]

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+ Hachem est un :

-> "La simplicité est la vertu la plus grande possible, puisqu'Hachem, qui est certainement au-dessus de tout, est d'une simplicité extrême" (Si'hat haRan - 101).

-> "Les voies du Tout Puissant sont simples» (Deutéronome 32, 4).

-> Rabbi Na'hman (Likouté Moharan 2, 6) enseigne :
"La Création est constituée d'une variété d'éléments. Mais toutes ces parties émanent d'Hachem qui est UN et qui est simple. Notre mission dans ce monde est de "révéler l'unité parmi la multiplicité".
C'est-à-dire, à partir de nous tous, dans nos différentes pensées et perspectives, dans nos actes, dans les divers milieux, il faut arriver à reconnaître le Dieu unique."

-> Le rav 'Haïm Kramer développe :
Cela n'est pas aussi compliqué qu'il le paraît à première vue. Rappelons-nous que tout émane d'une source unique. Par conséquent, par sa voie propre et ses différences spécifiques, chacun d'entre nous reflète cette source.
Par extension, il n'y a en fait aucune raison de considérer la vie de façon si compliquée, comme la plupart des gens ont tendance à le faire. En réalité, tout provient de l'unité d'Hachem simple et unique.
Les différences viennent du fait qu'Il se manifeste différemment à chacun de nous. Ce que nous avons à faire, c'est de chercher Hachem partout, dans toute chose. Nous verrons ainsi que tout ce qui apparaît compliqué et diversifié est en fait très simple et unique, ce qui apparaît fragmenté est en fait entier, monolithe, ce qui semble requérir de nombreux artifices nécessite la simplicité la plus totale.

Rabbi Na'hman comprit que très rares sont ceux qui réussissent à distinguer l'unité à partir de la pluralité, et ceux qui peuvent mettre vraiment en pratique ce principe sont encore plus rares.
La plupart d'entre nous éprouvent les plus grandes difficultés à respecter la simplicité dans la vie.
Rabbi Na'hman était à même d'apprécier nos luttes incessantes contre toutes les diversités de ce monde et comprenait la complexité de notre tâche. Il se rendait également compte que la plupart des gens tendent à compliquer les choses, au-delà de toute mesure.
Nous passons nos jours et nos années à anticiper et à évaluer les problèmes et les difficultés que nous croyons trouver sur notre chemin.
Nous nous fixons des objectifs, aussi bien matériels que spirituels, et les échecs éventuels nous jugulent.
Nous nous préparons à nous divertir et nous sommes rongés par le souci que tout ne se passe pas comme prévu. Nous passons notre temps à nous soucier de choses qui n'arriveront probablement jamais. Angoisse! Anxiété!

Nul ne peut nier que des moments difficiles surviennent: ils surgissent parfois, c'est vrai! Mais nous n'avons pas la moindre idée de la façon dont ils affecteront notre vie ; on arrive en revanche à résoudre un grand nombre de problèmes sérieux de la vie, si on en a une perspective simple.
C'est la raison pour laquelle Rabbi Na'hman insiste tellement sur la simplicité. Si nous prenions les choses telles qu'elles sont, chacune en son temps, nous pourrions mener une vie beaucoup plus simple et heureuse.

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+ Le conte : le 'Hakham et le Tam :

-> L'un des contes les plus mémorables de Rabbi Na'hman est sans doute "Le Sophistiqué et le Simple" (le 'Hakham et le Tam).
Dans cette histoire, le Tam n'a reçu qu'une éducation formelle minime, et ses capacités sont très limitées. Il coud des souliers triangulaires pour gagner sa vie, n'a que du pain et de l'eau pour toute subsistance, et il est si pauvre qu'il doit partager avec sa femme un "manteau" rapiécé, en peau de mouton. Ce manteau lui sert cependant de "raffinement exquis" en toute occasion, et sa nourriture quotidienne a la saveur des mets les plus exquis.
Bien que, du fait de ses limites, le Tam gagne beaucoup moins que ses collègues savetiers, sa confiance en lui-même et sa joie sont telles qu'il ne ressent aucunement ni jalousie ni besoin.
"Pourquoi devons-nous parler des autres?" dit-il à sa femme, quand elle se plaint de son incapacité à gagner autant que les autres pour son travail.
"De quoi dois-je me mêler? C'est leur travail, et celui-ci est le mien!"
Et lorsque des citadins essayaient d'engager une conversation avec lui pour se moquer de lui, le Simple n'avait qu'une requête : "Sans moquerie, s'il vous plaît!"
S'ils l'assuraient de leur sincérité, il ne la mettait jamais à l'épreuve. Etant une personne simple, il n'engageait jamais dans des spéculations complexes, qui auraient pu inciter les autres à se moquer de lui.

En fait, le Tam ne se pose jamais de questions et n'essaie jamais de rien deviner. Il ne fait que se conduire simplement et honnêtement, étant parfaitement satisfait de son sort.
Quoi qu'il puisse advenir, il est toujours joyeux. Grâce à sa simplicité, il n'a aucune sensation de manque, et c'est elle qui le fait accéder au rang de premier ministre du pays, surpassant ainsi par sagesse son ami le 'Hakham.

Le 'Hakham, quant à lui, a reçu une éducation très poussée; c'est vraiment l'homme du monde, doué d'une grande expérience dans le commerce, l'artisanat et même la médecine, et ayant élargi ses horizons à la suite de ses nombreux voyages dans le monde. Malgré cela, il n'est jamais satisfait de son sort et est toujours à la recherche de quelque chose de meilleur au-delà de ses perspectives.
D'une minutie et d'une exigence extrêmes, il se sent rejeté quand ses travaux d'orfèvrerie ne sont pas appréciés par les autres, et même lorsque les menues imperfections dans le diamant qu'il taille ne sont évidentes pour personne, il se châtie sévèrement en dénigrant son habilité.
Contrairement au Tam, il a constamment besoin de l'approbation du public, et quand ses qualités médicales ne sont pas reconnues, il n'hésite pas à abandonner cette profession. De par sa rigidité, il lui est impossible d'apprécier le travail des autres.
Son habillement, ses conditions de logement ou son style de vie doivent répondre à ses exigences, sinon il est contrarié et tombe dans la dépression. Il est incapable d'apprécier la simplicité dans son mode de vie; en fait, il ne vit pas.

Son manque de confiance en lui-même ne lui permet pas de parler à ceux qu'il considère comme inférieurs, parce que cela risquerait de ternir son statut personnel, qu'il veut protéger à n'importe quel prix. Incapable en fin de compte de trouver quelqu'un sur qui se reposer, c'est un grand malheureux (Hokhmah Outévounah, 8).
Sa complexité ne le rend pas seulement arrogant, mais également sceptique et incapable d'avoir confiance en qui que ce soit. Ne se contentant jamais du contenu logique des choses, il en cherche toujours la "vraie" preuve et le sens réel, ce qui le mène le plus souvent à des conclusions erronées et lui fait perdre en fin de compte à la fois son statut et sa sagesse.

-> Rabbi Na'hman de Tchérin, l'un des disciples de Rabbi Nathan, écrit : "Rabénou nous a relaté ce conte pour nous insuffler en particulier l'importance de la simplicité. Qui suit le sentier de la simplicité mènera une vie heureuse et comblée" (Rimzé Maassiot).

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-> L'une des plus grandes bénédictions de l'homme est de savoir qu'en toute circonstance, il a fait de son mieux.
Hachem ne nous a pas créés pour être des anges (cf. Avoda Zara 3a). Etres humains, nous avons des hauts et des bas et sommes enclins aux variations d'humeur, de sentiments et de désirs. Peu importe si ces changements proviennent de pressions intérieures ou extérieures, un fait est certain: nous y sommes sujets.
C'est pourquoi Rabbi Na'hman enseigne : "Sois simple; ne t'attends pas à ce que la vie soit tous les jours uniforme ; ne t'attends pas à la perfection, même de toi-même. Fais ce que tu peux, quand tu le peux. Tu resteras de la sorte assez souple pour t'adapter à n'importe quelle situation.

C'est exactement la définition du Tam. Il vit dans le présent, ne se soucie jamais de l'avenir et ne se chagrine pas pour ce qui est passé. Il est confiant dans la certitude qu'il fera de son mieux quoi qu'il arrive.
Cela pourrait expliquer pourquoi le même mot tamim est utilisé pour définir la simplicité et l'intégralité. Celui qui est vraiment "sain", a confiance en lui-même et est simple, n'éprouve pas du tout la nécessité d'impressionner les autres par ses sophistications.
Il est en outre, tout comme le Tam, toujours heureux, grâce à son approche simple de la vie.

Le Hakham, par contre, est toujours soucieux. Il désespère de l'avenir et ce que les autres pensent le navre ; "suis-je assuré du pain quotidien jusqu'à la fin de mes jours? Cette mode et ce style conviennent-ils à mon entourage? Que diront de moi les autres, s'ils voient des imperfections dans mon travail?" Cette atmosphère constante d'incertitude lui font prendre des airs sophistiqués, et la déception est souvent son lot. Son angoisse permanente, sa vie active et compliquée le mènent en fin de compte à un malheureux désarroi.

-> Rabbi Na'hman enseigne : "S'il était vrai que les "sagesses" sont indispensables pour servir Hachem, comment pourrait-on s'attendre à ce que les gens simples, qui ne possèdent pas une intelligence brillante, Le servent? Ne te sers que de la simplicité pour servir Hachem, que de la simple crainte du Ciel ; accomplis en toute simplicité les préceptes divins et les bonnes actions. Ne complique pas les choses ; tu dévierais ainsi de la vérité. Avant tout, reste SIMPLE!" (cf. Likouté Moharan II, 19).

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-> La simplicité, surtout en ces temps modernes et compliqués, constitue une très grande bénédiction, bien rare. Rabbi Na'hman enseigne : "Il viendra un temps où un homme pieux et simple sera aussi rare et unique que le Baal Chem Tov" (Si'hot haRan - 36).

[on est à une époque où l'on a accès à pléthore d'informations (ex: internet & IA), et où l'on peut commencer à se prendre pour quelqu'un, notre coeur se sent fort, or l'humilité et la simplicité sont nécessaires pour que notre coeur s'ouvre à Hachem (à l'image de la prière du pauvre qui n'a rien, ne peut compter sur rien d'autre qu'Hachem!).]