Aux délices de la Torah

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La plus belle offrande que l'on peut présenter à Hachem, c'est de s'efforcer du Père céleste les coeurs des Bné Israël qui ont été séparés de Lui.
[Ohr ha'Haïm - Vayikra 1,2]

Le renvoie des juifs par Pharaon = un signe annonçant d’autres exils

+ Le renvoie des juifs par Pharaon = un signe annonçant d'autres exils :

"Lorsque le Pharaon renvoya le peuple (juif), Hachem ne le fit pas passer par la terre des Philistins, car celle-ci était proche, ... ; peut-être auraient-ils changé d’avis en voyant une guerre et seraient-ils retournés en Égypte" (Béchala'h 13,17)

-> Le Zéra Shimshon demande : pourquoi la Torah décrit-elle les choses comme si c'était Pharaon qui avait laissé le peuple juif quitter son pays? C'est Hachem qui les a fait sortir d'Égypte, et c'est ainsi que le verset aurait dû le formuler.
Pourquoi alors la Torah choisit-elle de donner l'impression que Pharaon, de son propre chef, a décidé de renvoyer les juifs?

Le Zéra Shimshon répond que bien que l’exil et l’esclavage devaient durer 400 ans, le peuple juif estimait néanmoins que les difficultés de l’esclavage compensaient le temps restant et il implorait Hachem de le délivrer sans plus attendre.

Si le moment réel de leur délivrance était arrivé, soit après 400 ans, soit parce que Hachem avait considéré la dureté de l’esclavage comme équivalente à 400 ans, il n’y aurait pas eu besoin de la "permission" de Pharaon pour faire partir les juifs, puisqu’il aurait été impuissant à les retenir.
Pour montrer que le moment n’était pas encore venu et que, malgré tout, Hachem avait décidé de les délivrer, Il a formulé la Torah de manière à donner l’impression que les juifs avaient été libérés selon le souhait de Pharaon.

En formulant cela ainsi, les juifs sauraient désormais que Hachem avait bel et bien écouté leurs prières, mais pas en fonction de leur raisonnement, selon lequel l’exil était terminé puisque les souffrances avaient compensé les 400 ans.
Au contraire, Il avait eu pitié d’eux, mais le décret de l’exil devrait être rattrapé à une date ultérieure.

Sachant cela lorsqu’ils partirent, il était dangereux de faire traverser le pays des Philistins au peuple juif, car s’ils avaient rencontré les corps des Bné Éfraïm (voir le Targoum Yonatan Ben Ouziel qui dit que ces gens avaient quitté l’Égypte plus tôt à cause d’un calcul erroné, avaient traversé le pays des Philistins et avaient été exterminés), ils auraient pris peur et, sachant qu’ils devraient de toute façon retourner en exil un jour, ils auraient pu décider de retourner en Égypte.
Si toutefois ils n’avaient pas eu conscience du fait qu’ils devaient, en tant que nation, accomplir le reste du décret, ils n’auraient jamais envisagé de retourner en Égypte.

C’est pourquoi, après que la Torah a dit que Pharaon avait chassé les juifs d’Égypte pour montrer que ce n’était pas la fin de tous les exils, Hachem leur fit contourner le pays des Philistins, "ki karov ou" (car il était proche).
Le Zéra Shimshon en donne une nouvelle interprétation, fondée sur son explication. Comme le moment de leur rédemption (délivrance) avait été avancé par rapport à ce qu’il était censé être (et qu’il y aurait donc d’autres exils), Hachem ne pouvait pas les faire passer par le pays des Philistins.

C'est ainsi que le Zéra Shimshon explique le fait singulier que lorsque Moché vint informer le peuple juif qu'il allait le faire sortir d'Égypte, celui-ci ne l'écouta pas (Vaéra 6,9).
La question qui se pose naturellement est : pourquoi pas?

Le Zéra Shimshon explique que les quatre termes de la rédemption que Moché a répétés au nom d'Hachem (véhotséti, véhitsalti, ... Je ferai sortir, Je sauverai, ...) étaient également une allusion aux exils ultérieurs, indiquant que de ceux-ci aussi, les juifs seraient finalement sauvés.
Une fois que les juifs eurent compris que l’exil égyptien n’était pas la fin de tous les exils, que ces 400 années de souffrance ne suffisaient pas à les délivrer et qu’ils devraient finalement subir d’autres exils, ils n’écoutèrent pas Moché, estimant qu’ils feraient mieux de terminer leur exil là, en Égypte.

Cela explique ce que le peuple juif a dit à Moché alors que l’Égypte était derrière eux et qu’ils étaient pris au piège face à la mer (Béchala'h 14,12) : "Ne t’avons-nous pas dit en Égypte qu’il aurait mieux valu rester là-bas?". La question est de savoir où trouve-t-on que les juifs ont exprimé une telle opinion en Égypte?

Le Zéra Shimshon explique que cela fait référence au moment où ils n’ont pas écouté Moché : ce n’était pas simplement parce qu’ils étaient à bout de souffle à cause de leur esclavage. C’était plutôt l’idée de devoir endurer un nouvel exil qui les a poussés à ne pas écouter et, en substance, à montrer à Moché que si tel était le cas, ils n’étaient pas intéressés par le départ d’Égypte.

Introduction aux 10 plaies

+ Introduction préalable aux 10 plaies :

-> Chaque plaie a duré un mois, mais certains commentateurs pensent que la durée de la mise en garde était de 7 jours et ensuite la plaie durant 3 semaines, ou bien pour d'autres c'était l'inverse : 3 semaines de mise en garde et une semaine de plaie. [midrach Chémot rabba 9,12]
Toute les opinions s'accordent à dire que la période totale couverte par les plaies a été de 12 mois, prenant fin le 14 Nissan.
[l'esclavage a pris fin 1 an avant la sortie d'Egypte]
[Selon les Avot de Rabbi Nathan, les plaies d'Egypte se poursuivirent durant 12 mois, car les plaies ressemblaient au jugement des réchaïm dans le guéhinam, qui dure 12 mois.]

-> Le Séfer Péninim Yékarim (Ekev 7,15) cite l'enseignement de nos Sages selon lequel à chaque fois qu'une plaie s'abattait sur les égyptiens, il y en avait un petit peu chez les juifs pendant un moment, pour qu'ils sachent ce que souffraient les égyptiens.

-> Le 'Hida (Pné David) enseigne également en ce sens :
Toutes les plaies ont également affecté les juifs pendant un court laps de temps, afin qu'ils puissent connaître la puissance des plaies qui étaient infligées aux égyptiens.
Cela se voit dans le verset : "mais tous les Bné Israël jouissaient de la lumière dans leurs demeures" (Bo 10,23) = cela implique que les juifs ont ressenti la joie d'avoir de la lumière après avoir été exposés à l'obscurité pendant un petit moment.
Ce phénomène de d'abord ressentir la plaie a également eu lieu pour les autres plaies.

-> Selon le Saba de Kelm, en Egypte chaque plaie durait une semaine, et entre 2 plaies, il y avait une pause de 3 semaines.
Que faisaient les juifs pendant ces 3 semaines?

Ils étudiaient la plaie qui venait de passer, afin de se rendre compte à quel point Hachem était précis avec chaque égyptien en fonction de ce qu'il avait pu faire durant l'esclavage des juifs.
Il était alors clair dans la tête de chaque juif, que pour Hachem chaque acte (même le plus petit/anodin) positif ou négatif donne droit à une conséquence.
Rien n'est caché, ni oublié de D.

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-> Chacune des plaies avait toute seule la puissance de complétement détruire l'Egypte, si on lui avait laissé durer plus longtemps que le nombre fixé de jours.
La raison pour laquelle Hachem a amené 10 plaies était afin de démontrer Sa maîtrise totale sur toute la nature.
[Steïpler - 'Hayé Olam 15]

-> Le Maharal (Guévourot Hachem 57) explique qu'avec chaque plaie, Hachem a démontré un aspect différent de Son pouvoir, montrant comment chaque tissu de l'existence du monde repose uniquement entre Ses mains. [rien ne peut exister ou se produire sans un décret de Sa part. ]
Chaque plaie témoigne qu'Hachem manipule les fondements de la création du monde, révélant à tous que c'est Lui, et Lui seul, qui apporte les plaies parce que Lui seul, en tant que Créateur du monde, a le pouvoir de le faire.

Le Maharal écrit que les plaies ne démontrent pas seulement la souveraineté d'Hachem sur l'Égypte, mais aussi sa domination sur le monde entier, car chacune des 10 plaies correspond aux 10 Paroles qui ont été utilisées pour créer le monde, établissant ainsi son contrôle total sur la création.

C'est pourquoi nous lions la sortie d'Egypte avec le Shabbath en déclarant zé'her l'Yetsiat Mitsrayim et zikaron lémaassé Béréchit dans le Kidouch, par exemple.
En effet, bien qu'aucun être humain n'ait été présent au moment de la Création pour témoigner qu'Hachem a créé le monde (ex: comme la notion du temps!), la nation juive était présente en Égypte.
On a été témoin des miracles, on ont vu les "signes et les prodiges" (Vaéra 7,3) qu'Hachem a fait subir à l'Égypte. Par conséquent, on peuvent témoigner de la Création du monde, car seul Celui qui a créé la nature peut totalement la manipuler. [voir Ramban - Dévarim 5,15]

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-> Pourquoi les appelons-nous : "les 10 Plaies (makot)" et non "les 10 Prodiges"?
Le rav Mattitiahou Salomon donne la réponse suivante.
C'est parce que le prodige n'est pas le principal, ni le but recherché par Hachem, mais seulement le moyen pour Le craindre, d'où l'utilisation du mot : "maka" (un coup/plaie).

Le Ramban écrit : "Si un homme fait une mitsva, il gagnera son salaire et s'il faute il recevra la punition d'Hachem. Tout le but des actions d'Hachem en Egypte était d'apprendre au monde entier qu'Il se conduit dans Son monde avec la conduite de la Justice".

Malheureusement, beaucoup de gens pensent que Hachem met tout le monde au Gan Eden, et qu'Il est tellement bon qu'Il pardonnera tout, peu importe les bêtises que la personne en question a fait.
Ceci est une grande erreur, Hachem est certes d'une bonté infinie, mais ce qu'Il attend de nous est qu'on Le craigne dans Son monde.
Il est prêt à tout pardonner si l'homme en question fait téchouva (n'importe quelle faute sans exception!), mais il faut qu'il sache qu'Hachem a aussi l'Attribut de Justice, et que pour toute chose qu'un homme fait, il devra rendre des comptes à 120 ans.

[à Pessa'h, en développant largement les  détails concernant les plaies, nous en venons à prendre conscience que rien n'a été fait par hasard, mais selon le principe de : mesure pour mesure (mida kénégéd mida). Les égyptiens ont été punis pour chacune des fautes qu'ils ont pu faire subir aux juifs (même en cachette!).
[par exemple, à la mer Rouge, on voit que chaque égyptien a reçu une punition personnelle, en fonction de ce qu'il avait pu imposer aux juifs. ]
En développant concrètement cette notion en nous, nous en venons à craindre Hachem, et se dire que : certes Il est d'une miséricorde infinie, mais nous devrons également rendre des comptes sur toutes nos actions (sa Justice est parfaite).

=> Cela doit éveiller en nous un sentiment de crainte, qui vient s'ajouter au sentiment d'amour (vu tous les miracles que D. a réalisé pour nous!). Or, la crainte et l'amour sont les 2 jambes indispensables au bon déplacement spirituel de tout juif!]

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+ Les 10 plaies = Hachem laisse plusieurs occasions de faire téchouva, même aux égyptiens :

-> Il existe une autre facette à la fonction des 10 plaies. Une seule grande plaie n'aurait pas été aussi efficace pour convaincre les Egyptiens de l'existence de D. que plusieurs petites. Si l'Égypte avait été effacée dès l'instant de son premier refus, cela lui aurait supprimé toute possibilité de téchouva.
Bien que les égyptiens fussent punis de leur conduite cruelle, ils bénéficièrent de l'opportunité de s'arrêter un instant pour réfléchir à leurs erreurs et se repentir. À la suite de chacune des plaies, ayant assisté à l'intervention miraculeuse de D. au sein de leur existence, ils auraient pu revenir sur leur opposition vis-à-vis du peuple juif et accepter sur eux le joug de la royauté d'Hachem. Ainsi, ils auraient été pardonnés.
Malheureusement, ils n'en firent rien, tout comme les autres nations du monde n'en feront rien jusqu'aux Temps Futurs. Toutefois, durant les plaies, D. laissa aux Égyptiens la porte ouverte vers la téchouva.
[Chem miChmouël - Vaéra 5678]

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-> Lorsque Moché et Aharon sont venus pour la 1ere fois rendre visite à Pharaon afin de lui demander de libérer le peuple juif, il a répondu en augmentant la difficulté de leur esclavage.
Pharaon dit : "Qu'il y ait donc surcharge de travail pour eux et qu'ils y soient astreints; et qu'on n'ait pas égard à des propos mensongers" (Chémot 5,9).
Ce verset contient 10 mots (dans la Torah), indiquant que Pharaon a augmenter la charge de travail des Bné Israël d'une proportion 10 fois plus importante qu'auparavant.
En conséquence de cela, Hachem a puni Pharaon avec 10 plaies.
Ainsi : un travail * 10 a entraîné que Pharaon et sa nation se sont amenés sur eux les 10 plaies.
[Na'hal Kédoumim (Chémot 5,9) ; Shévet Sofer]

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-> La façon de parvenir [à la crainte du Ciel (yirat Chamayim) ] consiste à créer des images vivantes des événements de la sortie d'Egypte. Il ne suffit pas de simplement penser au concept de Délivrance ; il faut plutôt visualiser la situation du peuple juif pendant tout son séjour en Égypte." (d'où l'importance de la vivre dans ses détails)
[rav Yé'hezkel Levenstein - Ohr Yé'hezkel]

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-> En quoi le récit des détails des 10 plaies est-il pertinent dans nos vies, dans notre quotidien?
L’objectif principal des 10 Plaies était d’enseigner la émouna aux égyptiens et au reste du monde. Elles furent également là pour punir les égyptiens, de la façon la plus précise qui soit, du traitement abominable qu’ils firent subir au peuple juif.
Nous savons qu’Hachem récompense le bien de manière bien plus marquée qu’Il ne punit le mal. Donc s’Il fit en sorte que chaque détail de la plaie vienne sanctionner les mauvaises actions des tortionnaires, on imagine combien de bontés sont réservées à Son peuple qui accomplit Sa volonté.
[rav Yehonathan Gefen]

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-> "Nous nous souvenons du poisson que nous mangions gratuitement en Egypte" (Béaaloté'ha 11,5)

-> Rachi rapporte le Sifri : "Se peut-il que les égyptiens leur aient donné du poisson gratuitement? Il est pourtant écrit : "Et la paille ne vous sera pas donnée" (Chémot 5,18). S’ils ne leur donnaient pas gratuitement la paille, leur auraient-ils donné du poisson pour rien?"

-> Rabbi Zlig Bengis (cité dans Peninim miChoul'han Gavoa sur ce verset) explique cela ainsi :
Après avoir souffert de la plaie des poux, Pharaon a libéré totalement les juifs de leur esclavage, 6 mois avant la sortie d'Egypte. Pharaon a alors conçu un plan pour encourager les juifs à rester en Egypte, en distribuant les meilleurs produits à ses anciens esclaves.
Hachem a orchestré ces événements pour permettre aux juifs de prouver leur loyauté à Hachem en résistant aux tentations de rester en Egypte et de vivre une vie de luxe, plutôt que de suivre Moché dans un désert aride (où il n'y a rien (à boire, manger), si ce n'est des scorpions).
C'est au sujet de cette période de 6 mois que les juifs font allusion lorsqu'ils se plaignent de la manne et se lamentèrent : "nous nous souvenons du poisson que nous mangions gratuitement en Egypte".

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+ Les 10 plaies d'Egypte inscrites sur les égyptiens :

-> En Egypte, lors que les plaies se produisaient, les égyptiens avaient un rappel remarquable des plaies sur leur corps, les noms des plaies étaient écrits entièrement sur leur corps.

Il y a différents avis sur lesquelles plaies y étaient inscrites :
Selon Rabbénou Efraïm (Bo) et Tossefot Hachalem (Bo) : les plaies des poux, des bêtes sauvages, la grêle, l'obscurité et la mort des premiers-nés ;
Selon le Rokéa'h (Chémot) : celles des grenouilles, des poux, des bêtes sauvages, de la grêle et la mort des premiers-nés ;
Selon le midrach (Dévarim rabba 7,9) : celles du sang, des grenouilles et des poux ;
Selon un autre avis du Tossefot Hachalem (Bo) : celles du sang et des grenouilles ;
Selon le Shocher Tov (78,105) : l'ensemble des dix plaies étaient écrites sur leur corps.

Il existe même une opinion (le Vayaged Yaakov), selon laquelle seules les premières lettres des plaies (Détsa'h Adach Béa'hav) ont été écrites sur le front des égyptiens au début des dix plaies, et à la fin de chaque plaie, cette lettre a été effacée de leur front.

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+ Y a-t-il eut 10 plaies ou bien 16 plaies?
Que s’est-il réellement passé lors des plaies des poux, des ulcères et des ténèbres (obscurité) ?

-> Le Zéra Shimshon (parachat Bo) souligne qu’en parcourant les versets relatifs aux 10 plaies, on constate que Moché n’a pas donné d’avertissement avant l’arrivée de trois d’entre elles : les poux (כנם - la 3e plaie), les ulcères (שחן - la 6e plaie), et l'obscurité (חשך - la 9e plaie).
Le Zéra Shimshon explique la raison de cela de la manière suivante.

Le Yalkout Réouvéni (Vaéra) cite le Séfer HaPliah selon lequel ces trois plaies se sont produites simultanément. Lorsque l'Égypte a été frappée par les poux, cela s'est accompagné également d'ulcères et de l'obscurité.
[il semblerait que les poux aient été le plaie principal et que les autres plaies qui les accompagnaient ne se soient pas manifestés avec la même force que lorsqu’elles servaient de plaies principales. ]
De même, lorsque l’Égypte fut frappée par les ulcères, cela s’accompagna d’un degré moindre de poux et d'obscurité, ...

Cela est illustré dans le diagramme suivant :

Toutes ces plaies peuvent être lus normalement (de droite à gauche) et peuvent également être lus de bas en haut. Cela indique qu’elles sont interconnectées.

C’est pour cette raison que Moché Rabbénou n’a pas averti Pharaon avant l’arrivée de ces plaies, car s’il l’avait averti au sujet des poux, Pharaon aurait dit que Moché avait tort, puisque ce n’étaient pas seulement des poux qui étaient venus, mais plutôt des poux, des ulcères et l'obscurité.
De même, il ne pouvait pas avertir Pharaon des deux autres plaies qui accompagneraient les poux, car ce n’était pas encore le moment pour ces deux autres plaies de servir de plaie principale. C’est pourquoi aucun avertissement n’a précédé ces plaies.

Hachem, le Roi des rois, se dissimule sous de nombreux "vêtements" différents et derrière de nombreux murs différents ...
Cependant, pour les personnes éclairées qui savent qu’il n’existe aucun lieu dépourvu de la présence d'Hachem, de tels "voiles" ne sont pas des voiles pour elles.
Lorsque nous sommes conscients qu'Hachem, le Maître du monde, est en tous lieux et en toutes situations, alors toute souffrance est supportable.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 66]

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-> D'un autre côté, c'est uniquement parce que nous vivons dans les ténèbres, uniquement parce que D. se cache, que nous recherchons la Lumière et cherchons à trouver d'Hachem. Cette idée est contenue dans l'enseignement kabbalistique selon lequel le fait que Hachem restreigne la Lumière, le tsimtsoum, fut le plus grand acte d'amour de la part d'Hachem, car sans cela, l'homme n'aurait jamais pu trouver D.

La guémara (Shabbat 118a) dit : "Quiconque se réjouit du Shabbat, Hachem lui accorde une part sans limite."
Quelle est cette part sans limite que nous mériterons grâce à notre observance du Shabbat?

La part illimitée fait référence à la terre d’Israël.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 2,10 ]

Tsadik & canal avec Hachem

+ Tsadik & canal avec Hachem :

-> "Une bat kol (une voix venue du Ciel) s’élève du mont 'Horev (le mont Sinaï) et dit : "Le monde entier est soutenu bi'chvil (littéralement, en l'honneur) de mon fils 'Hanina" (guémara Béra'hot 17b).
Le mot hébreu "chvil" signifie également un chemin, un canal. Ainsi, les sages veulent dire ici que Rabbi 'Hanina a ouvert un canal et un chemin pour le flux de la bienveillance divine, et par conséquent, "Le monde entier est soutenu par le chvil de mon fils 'Hanina".
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov - 5 ]

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-> On nous enseigne que Moché a servi d’intermédiaire entre Hachem et l’homme pour transmettre la Torah, car Moché était "l’homme de D." : il était divin, tout en étant pleinement homme (ich aélokim Vézot haBéra'ha 33,1 ; Sidouro Shel Shabbath, II,2).

À cet égard, chaque tsadik porte en lui une étincelle de "l’âme de Moché" et est donc un intermédiaire, un canal, entre Hachem et l’homme. [Méor Eynayim - Vayélé'h [fin] ; ibid. Yitro ]

Mais ce canal ne sert pas seulement à apporter des bienfaits matériels, mais aussi spirituels. Par exemple, les grands tsadikim ouvrent de nouveaux chemins spirituels que d’autres peuvent ensuite emprunter, ou parfois, simplement en atteignant eux-mêmes des sommets spirituels, ils permettent aux autres de les atteindre plus facilement et avec beaucoup moins d’efforts. [Noam Elimélé'h - 'Haya Sarah]

+ Personnes ne pouvant bénéficier de la Présence Divine

+ Personnes ne pouvant bénéficier de la Présence d'Hachem :

Il y a 4 catégories de fauteurs qui ne peuvent bénéficier de la Présence divine :
- les menteurs, selon le verset : "Celui qui débite des mensonges ne subsistera pas devant Mes yeux", déclare Hachem (Téhilim 101,7).
- les hypocrites, selon le verset : "Nul hypocrite ne peut se présenter devant Lui" (Iyov 13,16).
- les médisants, selon le verset : "Celui qui profère le mal ne trouve point accès auprès de Toi" (Téhilim 5,5).
- les railleurs, selon le verset : "Les (railleurs) insensés ne peuvent se maintenir sous Ton regard" (Téhilim 5,6).
[séfer 'Hassidim - chap.44]

"Le désir le plus profond d'un juif est de servir Hachem.
Indépendamment de toute récompense ou punition, un juif cherche à réaliser la volonté de Hachem et à Lui donner satisfaction."

[Kédouchat Lévi]

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-> Aujourd’hui, on entend partout de bruyants éclats de rire? Qu’est-ce que cela signifie?

En réalité, au plus profond d’eux-mêmes, beaucoup de gens sont tristes, et c’est pourquoi ils s’efforcent de rire. Ils recherchent sans cesse ce qui pourrait leur apporter de la joie, et ils ne le trouvent pas.

De par sa nature, l’âme de l’homme est assoiffée de quelque chose, et lorsqu’elle ne le trouve pas, elle reste affamée ... et devient triste.

Nous devons donc vérifier, en nous-mêmes, si nous connaissons la vraie joie, si nous sommes heureux d’être juifs, de pouvoir accomplir les mitsvot, d’étudier la Torah : bref, être en relation directe avec le Maître du monde.

[Rav Chimchon David Pinkous]

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-> ''Une fois que nous avons compris que nous existons que pour nous rapprocher d’Hashem, nous sommes en possession de la véritable sagesse.''
[l'Admour de Neshiz]

[il n'existe pas de plus grande joie/bonheur que le sentiment de se rapprocher de Sa véritable source : Hachem]

"Il est impossible d'honorer ses parents autant que nous le devrions"

[Rachi - guémara Kidouchin 31]

Il faut les honorer de notre mieux (c'est une mitsva énorme!), et en même temps savoir qu'ils doivent être tellement énormes à nos yeux que cela ne sera jamais suffisant.

"[La mitsva d'aimer son prochain comme soi-même] comprend de nombreux aspects.

La règle générale est qu'un homme doit traiter son ami comme lui-même voudrait être traité : il doit veiller à son argent, éviter de lui causer du tort, parler favorablement de lui, protéger son honneur et ne pas chercher à se faire bien voir à ses dépens."

[Séfer ha'Hinoukh - mitsva 243]