Aux délices de la Torah

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"Chaque personne doit se demander : 'Quand mes actes atteindront-ils ceux d'Avraham, d'Its'hak et de Yaakov, qui ont acquis ce monde et l'autre grâce à leurs bonnes actions et à l'étude de la Torah?' " (Tana déBé Eliyahou - chap.23)

-> Le Yalkout Chimoni (Vaét'hanan 830) cite cet enseignement d'une manière quelque peu différente : "Une personne est obligée de se demander : 'Quand mes actes atteindront-ils ceux d'Avraham, d'Its'hak et de Yaakov' ".

Cette formulation suggère une obligation réelle, pas moins que toute autre obligation trouvée dans les enseignements de nos Sages, que nous devons nous efforcer d'accomplir avec messirout néfech (abnégation, don de soi).
Dans toutes les situations où l'on peut se trouver au cours de notre vie, nous devons essayer de suivre les traces des Patriarches (Avot), et leur mérite nous aidera à le faire.
Dans la mesure où l'on s'efforce d'atteindre cet objectif avec la messirout néfech (agissant au mieux de nos capacités personnelles), nous méritons la lumière et l'assistance du Ciel.
[rabbi David Abou'hatséra]

En servant Hachem, une personne éprouve un grand plaisir, car elle sait que son service réjouit Hachem, comme le dit le verset : "Un fils sage réjouit son père" (Michlé 10,1).
À son tour, une personne sait (au moins inconsciemment) que cette joie et ce plaisir Divins descendent dans tous les mondes, où il est annoncé : "Honorez ceux qui accomplissent la volonté du Maître" (Zohar 3:52a, 265a).
Il ne peut y avoir de bonheur et de joie plus grands que ceux-là.

Néanmoins, cela ne constitue pas la manière idéale de servir D., car cela implique une attente de récompense, à savoir le plaisir que l'on ressent à donner de la joie à D.
Dans son Hilkhot Téchouva (10,4-5), le Rambam qualifie une telle approche de "pas complètement pour le Ciel" (lechem chamayim). Idéalement, une personne devrait servir Dieu simplement parce qu'Il est le Maître et le Dirigeant qui insuffle la vie dans tous les mondes et dans toutes les âmes.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - A'haré Mot 16,1 ]

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[pour la majorité des gens, il faut reconnaître la nécessité de passer par un service Divin avec un part d'intérêt (même élevée comme le faire pour apporter du plaisir à D.), pour plus tard pouvoir le faire 100% lechem chamayim. En ce sens, il est important d'avoir cette phase où l'on vit pour apporter de la joie, du plaisir, à Hachem. ]

La joie principale qu'une personne éprouve provient de l'élévation des étincelles Divines par son service Divin.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Métsora 14,34 ]

[ même la chose la plus éloignée de la sainteté doit avoir une étincelle de Divinité en elle afin de lui permettre d'exister. Ces étincelles ont une source élevée, mais elles sont "tombées" et doivent être récupérées, affinées et élevées jusqu'à leur source de sainteté, un processus connu sous le nom de "beirour hanitsotsot" (l'affinage des étincelles). ]

Les trois fils de Noa'h se sont dispersés à travers le monde. Shem a pris l’Asie, l’Afrique est revenue à 'Ham, et l’Europe à Yaphet.
[Abarbanel - sur Noa'h 9,18 ]

La guerre de Gog et Magog qui s’abattra sur Israël n’impliquera pas toutes les nations, mais plus précisément Édom (l'Ouest) et Ichmaël.
[Abarbanel - sur Yoël 4,1 ]

Chaque épreuve de la vie provient du pouvoir de notre égo.
[rav Shlomo Eliyachiv - le Léchem - séfer haDéa - vol.2,127a]

Grâce à la joie, vous pouvez donner la vie à une autre personne ... Une personne peut traverser de terribles souffrances et être incapable d’exprimer ce qu’elle a dans le cœur ... Si vous vous approchez d’une telle personne avec un visage radieux, vous pouvez littéralement lui donner la vie.
[rabbi Na'hman de Breslev - Si'hot HaRan 43 ]

Le peuple demanda à Moché : "Que nous réserve Hachem dans le monde à Venir?"
Moché répondit : "Je ne le sais pas, mais ce que je peux vous dire (à vous les juifs), c’est que vous avez de la chance pour ce qui vous attend."
[Sifri - Dévarim 356 ]

À la fin des temps, l’humanité retrouvera son état originel, vivant dans des conditions semblables à celles du Gan Eden.
[Ramban - Nitsavim 30,6 ]

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-> Dans le monde à Venir, il n’y a ni corps ni forme physique, seulement des âmes.
[Rambam - Hilkot Téchouva 8,2 ]

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-> Depuis la Création, les êtres humains ont eu la liberté d’agir à leur guise, c’est-à-dire de choisir entre une attitude de tsadik ou de racha ... mais, à l’ère messianique, ils choisiront naturellement ce qui est bon pour eux.
Leur cœur ne désirera rien qui soit inapproprié ; ils n’éprouveront tout simplement plus le souhait de telles choses.
[Ramban - Nitsavim 30,6]

"Tu supprimeras le mal de ton sein" (17,7)

Ce verset a été dit concernant la peine de mort imposée à l'idolâtre.
Le verset qui vient juste après est : "Si une chose t'échappe au sujet d'une loi", qui a été dit à propos du fait d'écouter les Sages quand ils tranchent une question dont on ignorait la façon de procéder.

On peut expliquer le lien entre ces deux versets ainsi :
Quand une personne est éloignée de la Torah et vit dans l'impureté, alors il est clair qu'elle ne se posera même pas la question de savoir si ce qu'elle fait est convenable ou pas.
Quand on baigne dans la faute, on ne se rend même plus compte que ce que l'on fait est mal. C'est seulement quand on décide de se purifier et que l'on se repent de ses fautes que commencent à se poser ce genres de questions.
Seul celui qui veut éradiquer le mal en lui commencera à envisager que peut-être son comportement n'est pas correct et se demandera si ce qu'il fait est bien.

Ainsi tout d'abord, "tu supprimeras le mal en toi" (v.7), et seulement alors : "Si une chose t'échappe au sujet d'une loi" (v.8), tu commenceras à t'interroger sur ta conformité à la loi.
Mais tant que tu vis dans le mal, tout ce que tu fais te paraîtra bien et tu n'auras pas ces questions.
[Tiféret Avot]